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Économie

L'inflation recule, mais ce n'est pas forcément une bonne nouvelle

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Tant un nouveau repli, qu'un rebond de l'inflation, pourraient susciter de l'inquiétude. L'indice des prix à la consommation (CPI) pour janvier, dont la publication est prévue vendredi 13 février, est attendu autour de 0%, comme le mois précédent et en ligne avec l'année écoulée. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les prix tendent à stagner voire à reculer en Suisse, depuis plusieurs mois, une détente qui n'est pas ressentie comme telle par nombre de consommateurs. Cela pourrait susciter de l'inquiétude. L'indice des prix à la consommation (CPI) de janvier est attendu vers 0%.

Le climat de consommation, soit la propension des ménages à dépenser, est lui resté pratiquement inchangé par rapport au même mois de l'année précédente, à -30 points. Ces derniers sont en outre plus pessimistes quant aux perspectives économiques.

"Il existe une différence entre l'inflation ressentie et l'inflation effective", observe Fredy Hasenmaile, chef économiste chez Raiffeisen. "Le CPI ne capture pas toujours la réalité individuelle: selon la structure de consommation d'un ménage - familles, retraités, bas revenus -, l'inflation ressentie peut être plus élevée en raison d'une érosion du pouvoir d'achat pour certains ménages", renchérit Bertrand Lemattre de la banque Bonhôte & Cie.

Celle-ci est due à plusieurs facteurs, à commencer par la hausse des primes d'assurance maladie, qui pèsent de plus en plus lourd dans les budgets, mais n'entrent pas dans le calcul du CPI à l'instar d'autres dépenses obligatoires. "D'un point de vue statistique, c'est exact, puisque l'indice capte exclusivement l'évolution des prix des biens de consommation. Or, la hausse des primes est davantage liée à un effet de volume que de prix", note Fredy Hasenmaile.

Par ailleurs, "les ménages consacrent une part croissante de leurs dépenses au loyer et charges, près de 30%", ce qui érode encore le pouvoir d'achat, note Bertrand Lemattre.

Baisse trop importante des prix problématique aussi

Dès lors, un recul de l'inflation ne se traduit pas nécessairement par une diminution du coût de la vie ou une hausse du pouvoir d'achat pour le consommateur. Et si l'inflation venait à s'installer en terrain négatif, la situation économique pourrait même se péjorer.

En effet, lorsque les prix reculent pendant un certain temps, le consommateur tend à reporter ses dépenses, dans l'attente de baisses supplémentaires, ce qui est mauvais pour l'économie et les entreprises. Ces dernières dépensent moins à leur tour, jusqu'à supprimer des emplois, mettant davantage de pression encore sur le consommateur, et ainsi de suite.

"C'est ce que l'on appelle une spirale déflationniste, à l'instar de ce qui se produit actuellement en Chine", note Fredy Hasenmaile. Un scénario qui a toutefois peu de risques de se produire en Suisse, puisque selon l'expert, "la conjoncture est stable".

Quant à un renchérissement marqué, au-delà de la fourchette de stabilité établie par la Banque nationale suisse (BNS) entre 0 et 2%, il entraînerait lui aussi un affaiblissement de l'économie. Et l'inflation serait ressentie "de manière disproportionnée", par les ménages plus modestes, ayant une capacité d'épargne limitée, souligne l'expert de Raiffeisen, soulignant "l'importance d'une bonne maîtrise de l'inflation par la BNS".

L'évolution la plus probable pour cette année reste toutefois celle d'une hausse modérée, entre 0,2 et 0,5%, selon les experts. "Les récents droits de douanes imposés par l'administration Trump de 15% risquent fort d'entraîner un rebond de l'inflation. Mais celui-ci devrait être compensé là encore par la solidité du franc", note Bertrand Lemattre, à l'instar de ces cinq dernières années où le CPI a cru de près de 7%, tandis que la force du franc a permis de limiter la hausse des prix des produits importés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La Banque cantonale de Bâle portée par Banque Cler en 2025

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Malgré un environnement marqué par les incertitudes, la Banque cantonale de Bâle table sur la poursuite de la croissance à l'échelle du groupe cette année (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Malgré la faiblesse des taux d'intérêt, la Banque cantonale de Bâle (BKB) a généré davantage de recettes dans son activité phare, le crédit. Le bénéfice net du groupe a bondi de 8,8% à 202,8 millions de francs, dont 44 millions imputables à la filiale Banque Cler.

Le conseil d'administration propose le versement d'un dividende ordinaire relevé de 35 centimes à 3,60 francs par action, selon un communiqué diffusé jeudi. Au titre de 2024 et en raison du 125e anniversaire de la banque, les actionnaires avaient touché une rémunération spéciale (et supplémentaire) de 1,25 franc, portant le total à 4,50 francs par titre.

L'année dernière, le résultat opérationnel s'est enrobé de 2,1% à 281,2 millions de francs, fruit d'une maîtrise des charges (+1,0% à 367,7 millions) et d'une croissance de 1,9% des recettes à 675,1 millions. Le rapport entre les coûts et les revenus s'est établi à 54,6%, amélioré de 0,2 point de pourcentage.

Principale source des revenus, les opérations porteuses d'intérêt ont dégagé un résultat net de 470,3 millions de francs, en hausse de 4,3%. Pourtant, les volumes hypothécaires de l'établissement ont stagné (-0,7%) à 33,5 milliards. Les recettes de commissions ont pris 1,7% à 142,9 millions. Une bonne partie de la croissance est imputable à la filiale banque Cler.

Incertitudes persistantes

A fin décembre, la somme au bilan du groupe BKB affichait 57,37 milliards (+2,6%), dont 30,45 milliards de dépôts clientèle (+1,1%), précise le communiqué.

Les chiffres de la maison-mère - c'est-à-dire sans l'apport de Banque Cler - diffèrent quelque peu. Le résultat net des opérations d'intérêt a stagné (+0,8%) à 263,9 millions de francs, alors que les volumes hypothécaires ont grappillé 1,4% à 16,89 milliards. Le produit d'exploitation s'est tassé de 1,1% à 486,9 millions, en raison principalement de la chute des recettes dans l'activité de négoce (-17,4% à 44,5 millions).

Le résultat opérationnel s'est inscrit à 215,0 millions de francs, raboté de 4,8%, tandis que le bénéfice net s'est envolé de 9,4% à 189,2 millions. La maison-mère a cependant divisé par deux les réserves pour risques bancaires généraux à 26 millions afin de gonfler sa performance annuelle.

C'est l'inverse qui s'est produit chez Banque Cler, dont le bas de laine a été fortement renforcé, réduisant grandement la progression du bénéfice net. Le résultat opérationnel de l'ex-Banque Coop a néanmoins pris l'ascenseur (+21,3%), grâce à une croissance vigoureuse et un allègement des charges.

Les incertitudes vont se poursuivre en 2026, ce qui laisse présager de nouvelles difficultés. Malgré cela, la direction table sur la poursuite de la croissance à l'échelle du groupe, indique-t-elle, sans fournir davantage de précisions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Le patron de Zurich a touché 10,39 millions de francs en 2025

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Directeur général de Zurich Insurance, Mario Greco a gagné l'an dernier 10,39 millions de francs (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Mario Greco, le directeur général du géant de Zurich Insurance, a perçu une rémunération totale de 10,39 millions de francs au titre de l'exercice 2025. Le salaire du dirigeant italien a ainsi gonflé de 5,2% par rapport aux 9,88 millions perçus l'année précédente.

L'ensemble de la direction générale de Zurich a touché 57,67 millions de francs (+4,1%), contre 55,41 millions en 2024, selon les indications du rapport annuel de l'assureur zurichois publié jeudi.

Président du conseil d'administration, Michel Liès s'est vu attribuer 2,0 millions de francs d'indemnités, un montant inchangé. Les jetons de présence dévolus à tous les membres de l'organe de surveillance sont restés stables à 5,85 millions.

En 2025, Zurich a dégagé un bénéfice net de 6,8 milliards de dollars (5,32 milliards de francs au cours du jour), soit une envolée de 17% sur un an.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Helsana a chatouillé les 9 milliards de francs de primes en 2025

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Le rapport entre primes encaissées et prestations consenties s'est également dégradé, le ratio combiné d'Helsana passant à 99,5% contre 98,3% un an plus tôt (archives). (© KEYSTONE/ALEXANDRA WEY)

L'assureur maladie Helsana a encaissé l'an dernier pour 8,96 milliards de francs de primes, un volume en hausse de 8,6%. Les placements se sont révélés moins fructueux qu'en 2024, de sorte que le bénéfice net a chuté d'un cinquième à 357 millions.

Le rapport entre primes encaissées et prestations consenties s'est également dégradé, le ratio combiné passant à 99,5% contre 98,3% un an plus tôt, indique un compte-rendu diffusé jeudi. Les prestations ont en effet poursuivi leur essor pour représenter une charge de 8,4 milliards de francs.

Le groupe revendique l'adhésion de près de 70'000 nouveaux clients dans l'assurance de base.

Assurances complémentaires et accident ont tiré la rentabilité vers le haut, présentant des ratio combinés de respectivement 92,4% et 97,3%. Le rapport entre primes et frais d'exploitation a été ramené à 6,9%, contre 7,4%.

Fin décembre, la société zurichoise disposait de 3,30 milliards de francs de fonds propres, contre 3,22 milliards douze mois plus tôt. Les provisions actuarielles destinées à couvrir les imprévus ont été étoffées de 159 millions à 2,83 milliards.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le taux de chômage stable en février

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En février quelque 48'145 postes vacants étaient annoncés aux Offices régionaux de placement, en baisse de 1,6% sur un mois (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le taux de chômage en Suisse a fait du surplace en février à 3,2%, après deux mois de progression. Le niveau de sans-emploi reste ainsi à son niveau le plus élevé depuis avril 2021.

Pendant le mois sous revue, le nombre de chômeurs s'est contracté de 0,8%, ou de 1204 personnes, par rapport à janvier. Mais sur un an, leur nombre a bondi de 11,5% ou de 15'630 personnes, a détaillé jeudi le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) dans son rapport mensuel.

Diverses branches ont enregistré un nombre élevé de nouveaux chômeurs, notamment dans le commerce et l'entretien de voitures (+14,8% sur un an), qui comptabilise avec près de 20'400 personnes le nombre le plus important de personnes sans emploi. Le secteur de la santé et du social (+15,3%), l'hôtellerie et la restauration (+8,1%), ainsi que le commerce de gros (+19%) et de détail (+12,4%) ont également enregistré des accélérations importantes.

Parallèlement, quelque 48'145 postes vacants étaient annoncés aux Offices régionaux de placement, en baisse de 1,6% sur un mois.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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