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Suisse

L'utilisation des armoiries suisses réservée à la Confédération

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Le Conseil fédéral estime que seule la Confédération doit pouvoir utiliser les armoiries suisses, sous forme d'écusson (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les équipes nationales suisses de sport peuvent utiliser la croix suisse ou le drapeau suisse (croix blanche dans un carré rouge) sur leurs maillots, mais pas les armoiries suisses. Sous forme d'écusson, celles-ci doivent rester réservées à la Confédération.

Deux motions similaires déposées dans les deux Chambres, par le député Matthias Aebischer (PS/BE) et par le sénateur Damian Müller (PLR/LU), demandent que les équipes nationales puissent légalement utiliser les armoiries suisses. Depuis 2017 et l'entrée en vigueur du projet "Swissness", les conditions sont devenues plus strictes.

En principe, seule l’administration fédérale est autorisée à utiliser ces armoiries. Si elles sont utilisées de bonne foi, des exceptions sont permises, par exemple pour Victorinox ou le TCS. Le Conseil fédéral doit donner une autorisation exceptionnelle.

Hockey sur glace

Les armoiries suisses figuraient sur les maillots des équipes nationales féminines et masculines de hockey sur glace et des équipes de tous les niveaux de la relève. Or, en 2018, l'Institut fédéral de la propriété intellectuelle (IPI) a fait savoir à la fédération de hockey sur glace que l’utilisation des armoiries suisses par l’équipe nationale était abusive, déplorent les motionnaires.

Plusieurs services avaient pourtant assuré oralement à la fédération qu’elle obtiendrait l’autorisation exceptionnelle nécessaire. Celle-ci n'a cependant jamais été délivrée. En décembre dernier, l'IPI a porté plainte contre la fédération suisse de hockey sur glace pour usage abusif des armoiries suisses, écrivent les auteurs des motions.

Ni le Département fédéral de justice et police (DFJP) ni l'IPI n'ont "porté plainte" contre la fédération suisse de hockey devant le Tribunal administratif fédéral, rétorque le Conseil fédéral dans sa réponse publiée jeudi. L'IPI a simplement constaté que les conditions d'octroi d'un droit de poursuivre l'usage n’étaient pas remplies. La fédération a ensuite contesté cette décision auprès du Tribunal administratif fédéral. La procédure est toujours en cours.

Le gouvernement rappelle que, dans certains cas, il était possible, jusqu'à fin 2018, de demander au DFJP de pouvoir continuer à utiliser les armoiries. Pour ce faire, il fallait que ces dernières aient été utilisées de façon ininterrompue et incontestée depuis 30 ans au moins et qu'il existe un intérêt digne de protection à la poursuite de l’usage.

Emblèmes des pouvoirs publics

Le Conseil fédéral insiste encore sur le fait que la croix suisse et le drapeau suisse peuvent être utilisés par toute personne remplissant les conditions d'utilisation de la désignation "Suisse". Dans ce cadre, l'utilisation de la croix suisse est ouverte aux fédérations sportives suisses et à leurs équipes nationales.

Toutefois, la Confédération doit continuer à être la seule à pouvoir utiliser les armoiries suisses, sous forme d'écusson. La loi vise à protéger non seulement l'emploi des emblèmes par les pouvoirs publics, mais également les agents économiques concurrents et les consommateurs de la tromperie induite par l'usage de ces signes publics, estime le gouvernement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Swiss Press Photo Actualité pour des images de Blatten

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Dans la photo prise par Laurent Gilliéron à Blatten, "la gravité de l'événement ne se manifeste pleinement qu'à travers l'observation attentive de ces fragments émergés, témoins silencieux de la catastrophe", selon le jury du Swiss Press Photo (archives). (© LAURENT GILLIERON/Swiss Press Photo)

Sept photographes romands ou travaillant pour des publications romandes ont été récompensés par les "Swiss Press Photo" 2026. Le Vaudois Laurent Gilliéron, de Keystone-ATS, s'impose notamment dans la catégorie Actualité pour un cliché de Blatten (VS).

Sa photo, prise trois mois et demi après la catastrophe du 28 mai, montre deux maisons dont seuls les toits émergent du lac formé par l'éboulement. La Tessinoise Flavia Leuenberger Ceppi se classe 2e avec sa série sur les féminicides publiée dans Le Temps, écrit mercredi la Fondation Reinhardt von Graffenried.

En Sport, Gabriel Monnet est primé pour son traitement de la fête fédérale de gymnastique à Lausanne pour L'Illustré. Il devance Adrien Perrittaz qui a suivi le combattant fribourgeois Volkan Oezdemir au Qatar pour l’Ultimate Fighting Championship (L'Illustré) et Sabine Papilloud pour les passionnés d'ultra-trail dans le Nouvelliste.

Dans la catégorie Histoires suisses, Odile Meylan décroche la palme pour son travail sur le parc du Jorat, plus grande forêt périurbaine du pays.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

50 ans d'Apple: entre innovation et art de vivre

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La marque à la pomme a 50 ans ce 1er avril, ici avec un de ses créateurs, Steve Jobs. (© KEYSTONE/EPA/JOHN G. MABANGLO)

Au cours des 50 dernières années, Apple a marqué le monde de la technologie et la société comme peu d'autres entreprises l'ont fait, estiment des experts. Aujourd'hui, les produits du groupe américain sont synonymes d'innovation, de statut social et de style de vie.

Quelque 2,8 milliards de personnes à travers le monde possèdent un iPhone ou un autre appareil Apple. Cela représente environ 27% de la population mondiale.

Il y a 50 ans, dans un petit garage, Apple a donné naissance à l'idée selon laquelle la technologie devait être personnelle. Cela a permis de redéfinir ce qui était possible et de développer des outils qui enrichissent la vie, écrit le géant américain de la technologie à l'occasion de l'anniversaire de l'entreprise, le 1er avril.

Statut social et mode de vie

Pour Katja Rost, professeure de sociologie à Zurich, Apple a effectivement été l'une des premières entreprises à saisir le potentiel des transformations techniques. "Au cours des dernières décennies, l'entreprise américaine a largement contribué au progrès technologique".

De nombreux produits Apple ont joué un rôle de pionniers techniques lors de leur lancement sur le marché, constate Matthias Riedel, professeur de sociologie à la Haute école spécialisée de Berne. Selon lui, ils occupent encore aujourd'hui une place importante dans la société, bien qu'il existe désormais des produits concurrents techniquement équivalents.

"Les produits Apple sont des symboles d'innovation, de statut social et de style de vie; ils contribuent à l'émergence d'une culture de communication et de consommation numérisée et interconnectée à l'échelle mondiale", explique M. Riedel. D'un point de vue sociologique, les produits Apple sont donc bien plus que de simples appareils techniques, ajoute-t-il, soulignant qu'ils reflètent également des évolutions sociétales, comme l'accélération vertigineuse de la vie sociale diagnostiquée par le sociologue allemand Hartmut Rosa.

"Les produits Apple sont aujourd'hui des symboles de statut social, notamment parce qu'ils sont chers et montrent l'affinité de leur propriétaire pour la technologie", relève Katja Rost. "Ils créent également une dépendance, car une fois qu'on possède un produit Apple, on en achète généralement d'autres".

Tous les produits techniques, comme les smartphones et les ordinateurs, jouent un rôle majeur dans la société actuelle, tant pour la communication que pour la vie en général, constate Mme Rost. "Celui qui ne possède pas de smartphone aujourd'hui est complètement à la traîne".

Les techniques de l'information modernes ont entraîné des changements sociaux et les ont accélérés, poursuit la sociologue, renvoyant à la notion de "destruction créatrice" forgée par l'économiste autrichien Joseph Schumpeter (1883-1950). Les innovations détruisent les anciennes structures, techniques et marchés pour faire place à la nouveauté, explique-t-elle.

Besoins nouveaux

Selon Katja Rost, les nouvelles techniques de l'information ont également fait naître des besoins nouveaux et supplanté ceux qui prévalaient auparavant. Parmi ces besoins relégués, elle cite par exemple les interactions sociales dans le train et le bus ou encore le temps consacré à entretenir des relations.

Matthias Riedel, sociologue qui mène depuis plus de 20 ans des recherches sur le toucher et le contact physique, insiste sur les conséquences de la technologie numérique sur la santé mentale. L'utilisation permanente des smartphones et des applications renforce le stress, les comportements addictifs et les dynamiques de comparaison sociale, mais ne remplace pas la proximité physique immédiate, socialement nécessaire, estime-t-il.

Avec la dépendance technologique croissante de l'être humain, ajoute-t-il, des capacités essentielles, comme l'orientation, la mémoire ou les compétences en communication sont externalisées vers des "appareils intelligents". Selon lui, cela peut affaiblir la résilience et les compétences personnelles à long terme.

Les deux sociologues s'accordent à dire que la diffusion exceptionnellement large des techniques de l'information d’Apple et d'autres groupes de technologie a généralement accéléré l'individualisation, un phénomène qui s'observe dans tous les pays et constitue une évolution mondiale.

Incertitudes

Katja Rost compare les critiques à l'encontre des grands groupes numériques américains Google, Meta et Apple, qui se font de plus en plus entendre dans la société, à celles des "Luddites" lors de la révolution industrielle à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Menés par la figure mythique de "Ned Ludd", des ouvriers textiles britanniques ont détruit des machines au XIXe siècle, accusant la mécanisation de détruire les emplois, de baisser les salaires et de produire de la mauvaise qualité.

Les mutations techniques entraînent une insécurité extrême, remarque Mme Rost, soulignant que ce sont les personnes qui en ont peur qui portent un regard nostalgique sur le passé.

En période de bouleversements, les normes et les valeurs de la société sont généralement redéfinies, ajoute-t-elle. Comme beaucoup de gens se sentent aujourd'hui seuls malgré ou à cause des réseaux sociaux, on assiste également à "une retraditionalisation de la société", explique la sociologue, citant en exemple le retour des fiançailles, des jardins familiaux et des vacances en camping.

Des voix s'élèvent pour restreindre l'utilisation des smartphones à l'école ou interdire des réseaux sociaux pour certaines tranches d'âge, relève pour sa part M. Riedel, pointant la concentration croissante du pouvoir au sein des géants de la technologie et sur l'influence exercée sur la formation de l'opinion par les réseaux sociaux pilotés par des algorithmes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Ne pas monter trop haut pour Genève

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Faire redescendre les émotions avant l'acte VII de jeudi (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Malgré une victoire (4-3 ap) arrachée de haute lutte après avoir été mené 3-0 à Lausanne, Genève ne veut pas monter trop haut. Jeudi, le derby lémanique des quarts de finale se jouera à l'acte VII.

L'un des mantras les plus connus dans le sport veut qu'il ne faille ni monter trop haut, ni descendre trop bas. Le fameux "Never too high, never too low" dans la langue de Shakespeare. Cela signifie qu'il ne faut pas s'enivrer d'une douce euphorie à la suite d'une victoire comme celle-ci pour les Genevois, ou de se dire que tout est perdu dans le camp vaudois. Comme toujours en play-off, il s'agit d'appliquer la mentalité du reset.

L'entraîneur du LHC Geoff Ward symbolise parfaitement cet état d'esprit. Pas d'effusion devant la presse, pas de défaitisme, mais des réponses relativement lapidaires. "J'en ai tellement vu dans ma carrière, des deux côtés, rappelle le Canadien. On va se prendre une bière fraîche et être prêt pour le match de jeudi."

En analysant la rencontre un tout petit peu plus en profondeur, Geoff Ward est revenu sur deux actions chaudes, à ses yeux: "Honnêtement la première pénalité qui amène le 3-1 ne me semble pas avoir lieu d'être. Et sur le goal égalisateur, Vesey tient la canne de Caggiula quand il essaie d'aller contrer le tir de Saarijärvi, je ne comprends pas comment on peut manquer ça. Des fois c'est sifflé, des fois non. Maintenant c'est le match VII. On sera prêt pour jeudi."

Dans le camp vaudois, on ne regarde que le résultat final, à savoir la défaite. Et pas la manière. "Une défaite est une défaite, qu'elle se passe comme ça ou si on avait perdu 10-2", juge Geoff Ward.

A Genève, cette remontada doit rester une exception, un moment suspendu. Dès jeudi, tout sera oublié à entendre les joueurs grenat. "Ca fait plaisir, on a montré du caractère, mais la série n'est pas terminée et on a le plus gros match dans deux jours, estime le capitaine des Aigles, Noah Rod. A 3-0, tout le monde avait la tête en bas et c'était aux gars d'expérience de rappeler aux autres que ce n'était pas fini. On ne pourra pas toujours l'emporter de la sorte, mais l'essentiel était de montrer qu'on n'abandonnait pas et d'y aller jusqu'au bout."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

National League: Genève arrache un septième match

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Jesse Puljujärvi a offert la victoire au GSHC en prolongation. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le derby lémanique se jouera jeudi lors du 7e acte. A Malley mardi soir, les Aigles ont renversé une situation bien compromise pour revenir à 3-3 dans la série des quarts de finale de National League.

C'est un scénario assez fou qui s'est passé à Malley. Alors qu'il semblait avoir le match en mains en menant 3-0 à la 34e, le LHC a vu Genève lui faire le coup de la remontada sauce escalade pour l'emporter 4-3 après prolongation à la 64e. Les hommes de Ville Peltonen ont pu s'appuyer sur un power-play ultra efficace pour garder espoir. Trop indiscipliné, Lausanne a payé ses erreurs au prix fort.

Pour la première fois de ces séries, la partie s'est jouée en prolongation. Et il n'a fallu que quatre minutes aux Genevois pour clore la partie grâce à une habile déviation de Puljujärvi sur une passe de Granlund. Le Finlandais a signé un doublé après avoir inscrit le 3-2. Sur le coup, Genève a peut-être gagné plus qu'un match.

Les Vaudois avaient pourtant été les premiers à trouver l'ouverture à la 11e grâce à Dominik Kahun. L'attaquant allemand a repris victorieusement un rebond de Jäger laissé par Charlin. L'indiscipline genevoise aurait pu coûter cher, mais le box-play des hommes de Ville Peltonen a fait preuve d'une belle agressivité en annihilant la plupart des tentatives lausannoises. A la 8e, Jesse Puljujärvi a même failli jeter un froid dans la patinoire alors que Genève évoluait avec un homme de moins. Heureusement pour les Lions, Kevin Pasche a sorti la botte à bon escient.

Charlin remplacé par Mayer

Ce que l'on a pu retenir de ce premier tiers, c'est la capacité de Genève à créer malgré six minutes passées en infériorité numérique. Et au final, les Aigles ont tiré 14 fois au but contre 11 lancers pour les Lions. Mais les Vaudois se sont procuré les deux occasions les plus franches à la 18e par Suomela et à la 19e lorsque Rochette s'est présenté seul devant Charlin. Mais par deux fois, le portier grenat est sorti vainqueur des duels.

Malheureusement pour Genève, le grand gardien ne va pas terminer la partie. A la 34e, soit après le 3-0 de Caggiula, Peltonen a décidé d'envoyer Robert Mayer. L'artisan du titre de 2023 n'avait plus défendu la cage genevoise depuis le 17 janvier contre Zoug. Avant ce troisième but, Nathan Vouardoux avait trouvé le poteau à la 29e et Dominik Kahun le fond des filets pour le 2-0 à la 30e. Sans être génial, le LHC a su être opportuniste en prenant la défense adverse de vitesse.

Et puis tout s'est déréglé par la suite. Les Lions se sont-ils vus trop beaux? Peut-être. Ils ont surtout fait face à un power-play de très grande efficacité. A la 35e (Vesey), à la 47e (Puljujärvi et à la 50e (Saarijärvi) les Grenat vont punir des Vaudois qui ont semblé submergés. Le but en prolongation n'est finalement que la suite logique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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