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Suisse

Nestlé taclé pour l'ajout de sucre dans des aliments pour bébé

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L'ONG Public Eye a de nouveau dénoncé Nestlé pour l'ajout de sucre dans les aliments pour bébé. (archive) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'ONG suisse Public Eye a de nouveau dénoncé Nestlé pour l'ajout de sucre dans les aliments pour bébé de la marque Cerelac dans un second rapport centré sur l'Afrique. Ces accusations sont rejetées par le géant de l'alimentation.

L'ONG suisse avait déjà publié en avril 2024 une étude, menée sur plusieurs continents, accusant Nestlé d'ajouter du sucre dans des produits pour bébés dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires, alors que les mêmes produits vendus en Europe n'en contiennent pas.

Un an et demi après, elle a voulu refaire un point en se concentrant cette fois uniquement sur l'Afrique où l'obésité, longtemps "assimilée à un problème de pays riches", est "en train de se diffuser rapidement", a déclaré à l'AFP Laurent Gaberell, responsable des questions d'agriculture et alimentation au sein de l'ONG.

Pour cette seconde étude, l'ONG suisse s'est concentrée sur des produits de la marque de céréales infantiles Cerelac, destinée aux bébés à partir de six mois.

Elle a demandé à des organisations de défense des consommateurs et associations qui travaillent sur des questions de nutrition dans 20 pays d'Afrique de lui envoyer des produits de la marque achetés dans les supermarchés locaux. Elle ainsi reçu "près de 100 produits" qu'elle a fait analyser .

D'après l'étude publiée mardi, chaque portion analysée comptait en moyenne près de six grammes de sucre ajouté, soit environ un carré et demi. La quantité la plus élevée détectée venait d'un produit vendu au Kenya, avec 7,5 grammes par portion, soit près de deux carrés de sucre.

"Ce sont des produits donnés à des bébés de six mois", "à cette période où se définissent les les goûts alimentaires qui vont perdurer toute la vie", avec le risque qu'ils deviennent "accros au sucre", s'inquiète M. Gaberell.

Dans un communiqué, Nestlé a dit ne pas être d'accord avec ce rapport, estimant qu'il contenait "des allégations trompeuses et sans fondement".

"Si l'on exclut les sucres venant des ingrédients comme le lait, les céréales et les fruits, nos céréales infantiles ne contiennent pas les niveaux de sucre mentionnés dans ce rapport", conteste notamment Nestlé.

"La santé et la nutrition des enfants dans le monde sont notre priorité absolue", a ajouté le groupe suisse, insistant sur le fait qu'il n'appliquait pas "deux poids, deux mesures".

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre d'adultes en surpoids a presque doublé en Afrique entre 2000 et 2016, les tendances étant les mêmes pour les enfants.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Lausanne

Vaud: le Grand Conseil veut pouvoir destituer un conseiller d'Etat

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Le Grand Conseil vaudois est favorable à l'introduction d’un mécanisme de suspension et de destitution d'un membre du Conseil d'Etat (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Un membre du Conseil d'Etat vaudois devrait pouvoir être suspendu voire destitué en cas de situation très problématique. Le Grand Conseil a accepté le principe d'un tel mécanisme, dont l'application doit désormais être précisée.

Auteur de cette motion, soutenue à une large majorité mardi, Yannick Maury a évoqué "un outil essentiel" pour éviter un grave dysfonctionnement au sommet de l'Etat. Un ministre ne doit pas avoir le sentiment d'être "intouchable" durant son mandat, a ajouté le député écologiste.

Selon lui, un tel mécanisme ne serait appliqué que pour des cas exceptionnels, et "on n'espère même jamais". Cet outil aurait alors au moins un effet "préventif", contraignant les membres de l'exécutif à faire "encore davantage attention à leur comportement", a-t-il ajouté.

Yannick Maury a relevé que cet instrument n'avait "rien de révolutionnaire", d'autres cantons l'ayant déjà adopté comme Genève, le Jura ou le Tessin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Faire primer l'expulsion sur le traitement thérapeutique

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Le conseiller fédéral Beat Jans a rappelé que les mesures thérapeutiques ordonnées par la justice servaient à protéger la société (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les criminels condamnés à une mesure d'expulsion pourraient se voir privés de mesures thérapeutiques. Le Conseil national a adopté mardi, par 117 voix contre 71, une motion en ce sens. La gauche a dénoncé un projet contraire à l'objectif de réinsertion.

Le texte, déposé par la commission des affaires juridiques, demande de régler la contradiction entre deux dispositions du Code pénal. L'une prévoit des mesures thérapeutiques institutionnelles visant la réinsertion. L'autre stipule l'expulsion obligatoire de 5 à 15 ans pour des crimes graves commis comme le meurtre ou le viol.

Il est pratiquement impossible de préparer une réinsertion sociale en Suisse pour une personne appelée à quitter le territoire national, a relevé Philippe Nantermod (PLR/VS) au nom de la commission. Les traitements ordonnés coûtent en outre des centaines de milliers de francs et privent d'autres personnes de places dans des institutions spécialisées, selon lui.

Pour le Valaisan, il faut inverser la logique actuelle. Une fois la peine privative de liberté exécutée, l'expulsion devrait en principe être exécutée prioritairement. Il appartiendrait ensuite à l'Etat de destination de décider de la poursuite d’un éventuel traitement.

Conseil fédéral opposé

Le Conseil fédéral s'est opposé à cette proposition. Ordonner un traitement sert à protéger la société. Cet objectif, selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, ne se limite pas à la Suisse.

En outre, les personnes malades psychiquement devront purger parfois de longues peines avant d'être expulsées. Cela pose un problème de prise en charge en prison, a estimé le ministre de la justice Beat Jans.

La gauche a aussi critiqué cette motion. Une expulsion peut concerner des personnes qui ont grandi en Suisse et qui veulent rentrer au terme de la période d'éloignement, a déclaré Sibel Arslan (Vert-e-s/BS). "Ces personnes de retour chez nous ne doivent pas représenter un danger", selon elle.

Ses arguments n'ont pas convaincu. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Ecouter le chant des oiseaux rend plus détendu et plus heureux

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Une étude publiée en mai par l'Université de Tübingen (Allemagne) a montré qu'écouter les oiseaux chanter durant une promenade de 30 minutes dans un parc urbain permet de faire chuter l'hormone du stress de près de 40% (photo prétexte). (© KEYSTONE/SIGI TISCHLER)

Se promener en écoutant le chant des oiseaux est bénéfique pour la santé mentale. Des études montrent en effet que l'observation des oiseaux favorise la détente et procure un sentiment de bien-être.

Différentes études scientifiques ont prouvé l'impact positif des oiseaux sur la santé mentale, souligne mardi la Station ornithologique suisse de Sempach (LU) dans un communiqué. Cela démontre l'importance de promouvoir l'avifaune dans les espaces urbains et périurbains.

Une étude publiée en mai par l'Université de Tübingen, en Allemagne, a montré qu'écouter les oiseaux chanter durant une promenade de 30 minutes dans un parc urbain permet de faire chuter le taux de cortisol - l'hormone du stress - de près de 40%. La tension artérielle baisse également et les émotions positives augmentent de plus de 20%, selon cette étude.

Les universités de Senckenberg et de Kiel (Allemagne) ont également étudié le lien entre bien-être et observation des oiseaux. Sur la base d'un échantillon de plus de 26'000 adultes issus de 26 pays européens, elles ont démontré que les personnes dont l'environnement abrite une grande diversité d'oiseaux sont significativement plus satisfaites de leur vie.

Selon leurs travaux, le bonheur provoqué par cette diversité serait comparable, en intensité, à celui procuré par une augmentation de salaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Guéguerre d'avions entre l'Inde et la Corée du Sud à Genève

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Le Boeing 747-800 sud-coréen, plus grand avion officiel des dirigeants participant au sommet du G7, s'est posé à Genève mardi en fin de matinée. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'Inde et la Corée du Sud ont donné mardi un coup de chaud au protocole de la Confédération et de l'aéroport de Genève. Guy Parmelin a dû accueillir au pas de course son homologue sud-coréen Lee Jae-myung puis le Premier ministre indien Narendra Modi.

L'avion sud-coréen aurait dû se poser trois minutes après l'appareil indien. Mais les Sud-Coréens ont refusé de patienter en vol. M. Lee est un chef d'Etat, rang protocolairement plus important que celui de chef de gouvernement de M. Modi.

Au final, le Boeing 747-800 sud-coréen, plus grand avion officiel parmi ceux qui ont atterri depuis lundi, est arrivé dix minutes avant l'avion indien. Tout le monde était en place et a dû traverser le tarmac pour venir à la rencontre de M. Lee. "Corée", criait le protocole de l'aéroport.

Le président de la Confédération Guy Parmelin, accompagné de son épouse, a souligné à son homologue l'importance des liens avec la Corée du Sud et la volonté suisse de les poursuivre, a-t-il dit à Keystone-ATS. Notamment sur la question de l'intelligence artificielle (IA) pour laquelle le Vaudois "espère qu'il y aura une forte délégation sud-coréenne" au sommet que la Suisse organisera à Genève à l'été 2027.

Le président de la Confédération a aussi dit à M. Modi qu'une importante participation indienne est souhaitée à cette réunion. Le Premier ministre l'a invité de son côté à se rendre dans son pays en octobre pour célébrer le premier anniversaire de l'accord de libre-échange entre l'Association européenne de libre-échange (AELE) et l'Inde.

Avec ces deux dirigeants, M. Parmelin a terminé ses nombreux accueils à Genève des participants au G7 depuis lundi. Il se rendra à son tour en fin d'après-midi à Evian, notamment pour une discussion avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, avant le dîner de gala du sommet. Il pourrait rencontrer de manière plus informelle d'autres dirigeants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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