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Suisse

Normes contraignantes pour les pesticides

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Les pesticides seront soumis à des normes plus contraignantes (Archives © KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'utilisation des pesticides doit être soumise à des normes plus contraignantes. Mais certaines dispositions prévues ne plaisent pas au Conseil des Etats qui a rejeté mercredi plusieurs propositions du National.

Le projet vise à mieux protéger les nappes phréatiques et à répondre aux deux initiatives populaires contre les pesticides sur lesquelles le peuple doit se prononcer en juin. Les risques liés aux produits phytosanitaires devront être réduits de 50% d'ici 2027 par rapport à la valeur moyenne des années 2021 à 2025. En cas de risques inacceptables, le Conseil fédéral devra définir des objectifs de réduction au-delà de 2027.

Le projet permet de réglementer l'utilisation de pesticides de manière plus stricte et de réduire considérablement les risques pour l'être humain, les animaux et l'environnement. Il vise aussi à protéger les eaux de surface, les habitats proches de l'état naturel et les eaux souterraines utilisées comme eau potable.

Obligation d'annonce affaiblie

Mais certaines nouveautés apportées par le National ne sont pas du goût des sénateurs. Dans la loi sur l'agriculture, ils sont revenus à la charge sur l'obligation de communiquer les livraisons d'aliments pour animaux et les engrais à la Confédération.

Contre l'avis de leur commission, ils ont adopté par 23 voix contre 22 une proposition de Beat Rieder (PDC/VS) pour ne pas imposer ces annonces pour les aliments importés. Pour la droite, ces devoirs d'annonce créent une surcharge administrative de plus pour les exploitants.

La gauche a combattu sans succès ce pas en arrière. Il s'agit de ne pas vider de leur substance ces nouvelles dispositions censées aller dans le sens des deux initiatives populaires, selon Roberto Zanetti (PS/SO).

Le ministre de l'économie Guy Parmelin a aussi précisé sans succès que les aliments pour animaux sont tout aussi importants que les engrais: 49'000 tonnes d'azote sont apportés via les aliments concentrés contre 47'000 tonnes d'engrais minéraux. Sans les données sur les aliments pour animaux, on ne peut pas faire un bilan global des fertilisants, a-t-il dit.

Cantons épargnés

Dans la loi sur la protection des eaux, ils ne veulent pas non plus contraindre les cantons à délimiter des aires d'alimentation des captages d'eau d'intérêt général jusqu'en 2035. La majorité (26 voix contre 14) estime que les cantons se verraient imposer de trop nombreuses obligations sans qu'une consultation ait eu lieu au préalable.

Adèle Thorens (Verts/VD) a rappelé que cette nouvelle obligation pour les cantons n'est pas une nouveauté. La loi permettra d'aider un processus en cours. En vain.

Suisse-Bilanz

Le Conseil des Etats a dans la foulée adopté par 26 voix contre 15 une motion de sa commission demandant d'adapter le Suisse-Bilanz, un outil pour les bilans de fertilisation. Cet instrument devrait davantage tenir compte du potentiel de rendement des cultures ainsi que de la consommation de fourrage, une adaptation partagée par tout le monde.

Mais le point de litige était ailleurs: cette motion exige de maintenir la marge de tolérance de 10% actuellement en vigueur et que PA22+ voulait abroger. Pour Guy Parmelin, cette marge était compréhensible car à l'époque de son introduction, le Suisse-Bilanz manquait de précision. "Aujourd'hui, cette marge n'est plus justifiable".

Rien n'y a fait. Cette base est très détaillée, selon Peter Hegglin (PDC/ZG). Mais les valeurs ne correspondent plus à la réalité. Il faut donc maintenir un seuil de tolérance notamment en cas de conditions exceptionnelles, par exemple de type météo.

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Sport

A Crans-Montana, une Coupe du monde de ski discrète

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Une délégation de l'équipe italienne de ski s'est rendue à proximité du bar "Le Constellation", pour rendre hommage aux victimes du tragique incendie du Nouvel an. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Coupe du monde de ski alpin fait halte cette semaine dans la station endeuillée de Crans-Montana (VS). Plutôt que la fête, les organisateurs privilégient le sport, la discrétion et les moments de recueillement.

Sur le Haut-Plateau, les grands logos et slogans des sponsors qui entourent d'habitude les pistes de ski ont été remplacés par des rubans noirs et un message de soutien. "Nos pensées vous accompagnent", peut-on lire en français, en italien et en anglais.

"L'accent est mis sur le sport, avec, espérons-le, le même nombre habituel de spectateurs et d'invités. (...), a expliqué le directeur des opérations de l'évènement et des futurs Championnats du monde 2027 Daniel Bollinger mercredi. "Tout ce qui était prévu au programme le soir dans le centre de Crans-Montana, à l'image des cérémonies, concerts et fêtes, est annulé".

Lors des trois courses prévues - une descente féminine (vendredi) et masculine (dimanche) ainsi qu'un super-G féminin (samedi) -, les dossards et fanions de porte seront exceptionnellement dépourvus d'impressions de sponsors. Presque tout, y compris les banderoles publicitaires, la maison de départ et l'arche d'arrivée, sera en noir et blanc.

Hommages et recueillements

En plus de cette réorganisation, les organisateurs prévoient divers hommages et recueillements. Mercredi après-midi, une délégation de l'équipe italienne de ski s'est rendue sur les lieux du drame, pour rendre hommage aux victimes de l'incendie du Nouvel An.

Les athlètes ont déposé un bouquet de fleurs à proximité du bar "Le Constellation" et une minute de silence a été observée. Pour mémoire, six adolescents italiens âgés de 15 à 17 ans figurent parmi les 40 personnes décédées lors du drame. On compte aussi une dizaine d'Italiens parmi les blessés.

Dimanche, jour qui marquera un mois depuis la tragédie, un autre moment de recueillement sera observé peu avant la course. En parallèle, les cloches des églises de Crans-Montana résonneront dans la station valaisanne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Hausse de 0,8 point de TVA pour financer l'armée et la sécurité

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L'augmentation des dépenses de l'armée à 1% du PIB d'ici 2032 n'est pas suffisante pour assurer la sécurité de la Suisse aux yeux du Conseil fédéral (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'armée et la sécurité doivent bénéficier de 31 milliards supplémentaires. Ces moyens supplémentaires seront financés par une hausse de 0,8 point de TVA pendant dix ans, a annoncé mercredi le Conseil fédéral. Un projet doit être présenté en mars.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le CAC inaugure un nouvel espace à Genève

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A Genève, le Centre d'art contemporain inaugure samedi son nouvel espace d'exposition temporaire à côté du cinéma Plaza (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, le Centre d'art contemporain (CAC) inaugure samedi un nouvel espace à côté du cinéma Plaza. Conçue comme un lieu d'expérimentation, l'Arcade accueillera des expositions aux formats inédits durant toute la durée des travaux de rénovation du Bâtiment d'art contemporain.

L'Arcade ouvre ses portes avec "Anti-nymphes", une proposition de l'historienne de l'art Giovanna Zapperi. Projections, conférences et rencontres viendront étayer une relecture des mythes gréco-romains dans l'art contemporain. Le programme comprend notamment une performance de Josèfa Ntjam samedi en fin de journée et une soirée festive de clôture à l'Usine le 6 mars.

Cinq autres expositions, dont celle des lauréats des bourses de la Ville de Genève, sont prévues à l'Arcade jusqu'à la fin de l'année. En parallèle, le CAC poursuit une programmation extra-muros en collaboration avec de prestigieux musées et centres d'arts internationaux pour faire rayonner la Genève artistique, indique-t-il.

https://centre.ch/fr

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Deux facteurs sur l'emploi, la famille ou la santé dans 3 cas sur 4

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Le Conseil d'Etat sous la houlette de Thierry Apothéloz en charge des affaires sociales demande à la Cour des comptes un audit sur l'Hospice général (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Trois personnes sur quatre qui recourent à l'aide sociale dans le canton de Genève cumulent au moins deux facteurs parmi ceux de la perte d'emploi, d'une situation familiale qui change ou de problèmes de santé. Le Conseil d'Etat a demandé mercredi un audit de performance de l'Hospice général (Hg) à la Cour des comptes.

Selon un rapport du bureau BASS publié le même jour, plus de deux tiers des 2128 personnes qui ont répondu à un questionnaire en ligne entre septembre et octobre derniers disent avoir subi une diminution des rentrées d'argent. Pour 37%, une perte d'emploi est en cause, ajoute cette étude mandatée par le Hg.

Autre problème, plus de la moitié ont vu leurs dépenses augmenter avant de recourir à l'aide sociale. Près de 40% font même face à ces deux problèmes à la fois.

Mais les questions financières ne constituent pas le seul point d'entrée vers l'aide sociale. Près de 40% des personnes interrogées ont fait face à un changement dans leur situation familiale durant la période précédant leur demande. Et une part similaire, 45%, a été confrontée à des problèmes de santé.

Le rapport aboutit au diagnostic selon lequel l'aide sociale est demandée en raison d'une accumulation de facteurs. Autre indication, les groupes les plus âgés et les femmes sont davantage affectés par ceux-ci.

Diminution du forfait d'intégration

La pandémie liée au coronavirus a aussi provoqué des conséquences sur la santé et la situation en termes d'emploi pour 40% des personnes interrogées. Elle a probablement eu une influence sur l'augmentation du nombre de demandes ces dernières années, affirme le rapport. Des investigations plus poussées sont toutefois requises pour mieux comprendre pourquoi celui-ci demandes a largement progressé.

Parmi les récipiendaires, la plupart ont attendu moins de cinq mois entre la survenue de leurs difficultés et leur demande. Le retour à l'emploi constitue la principale raison d'une sortie de l'aide sociale. Et la situation des personnes qui ont reçu ou reçoivent ce soutien de l'Hg par rapport à d'autres groupes de population est moins bonne comparativement au niveau suisse.

Depuis février 2025, le canton, l'Hospice général, des communes et des acteurs associatifs genevois oeuvrent ensemble pour lutter contre la précarité face à l'explosion des cas à l'aide sociale. Mercredi, pour compléter toutes ces analyses, le Conseil d'Etat a décidé de demander à la Cour des comptes un audit.

Celui-ci portera notamment sur le pilotage financier, les mécanismes de contrôle et l'adéquation entre les moyens engagés et les missions de l'Hg. Le gouvernement a aussi décidé de diminuer de 50 francs le forfait d'intégration pour les adultes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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