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Suisse

Nourrir les oiseaux en hiver, nécessaire ?

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Une mesange charbonniere mange dans une mangeoire à oiseaux. (© KEYSTONE/ MARTIAL TREZZINI)

Vingt à trente espèces d’oiseaux passent l’hiver chez nous. A l’arrivée du froid, les maisonnettes et mangeoires nourrissent les mésanges, les pinsons des arbres et autres troglodytes mignons. Une pratique qui donne l’occasion d'observer les oiseaux mais pas forcément de les aider à passer l’hiver, puisqu’ils savent trouver par eux-mêmes de quoi se sustenter dans la nature.

Garnir les mangeoires et maisonnette pour oiseaux à l’arrivée du froid est le moyen idéal pour observer les oiseaux de plus près. 20 à 30 espèces passent l’hiver en Suisse. Si ces granivores se nourrissent volontiers de graines ou de quelques fruits à coque mis à leur disposition, nourrir les oiseaux n’est pas nécessaire à leur survie en hiver. François Turrian nous explique pourquoi il est préférable de favoriser leur habitat au lieu de les nourrir.

François TurrianDirecteur romand Birdlife Suisse

Si l’on souhaite donner un coup de pouce à la nature, le directeur de BirdLife Suisse conseille d’aménager son jardin de sorte à préserver leur milieu de vie et leur offrir plus de perspectives de survie tout au long de l’année.

François TurrianDirecteur romand Birdlife Suisse

Une pratique qui donne l’occasion de faire d'observer les oiseaux de près. Mais pas forcément de les aider à passer l’hiver, puisqu’ils savent comment trouver de quoi se sustenter dans la nature. François Turrian revient sur quelques règles à respecter pour éviter les effets négatifs du nourrissage des oiseaux.

François TurrianDirecteur romand Birdlife Suisse

La période de nourrissage débute à l’arrivée du gel, jusqu’à mars. Préserver l’hygiène à la place de nourrissage est essentiel pour éviter que des moisissures ne contaminent les oiseaux ainsi que de garnir les mangeoires en continu. Les boules de graisse des commerces sont à éviter car elles contiennent des graisses nocives et que les oiseaux s’emmêlent les pattes dans les filets plastiques.

Laisser de la végétation et des endroits non fauchés ou encore un plan d’eau dans les jardins reste la meilleure façon de favoriser leur habitat.

Le rouge-gorge : élu oiseau de l’année 2025

 

Le Rouge-gorge familier a été élu oiseau de l'année 2025. (© KEYSTONE/Melanie Duchene)

Chaque année, Birdlife Suisse sélectionne élit un oiseau de l’année via un comité d’experts. Mais cette fois, l’association a proposé à la population de désigner elle-même son oiseau favori. C’est l’oiseau à poitrine orange qui a récolté les louanges des 12’000 internautes parmi cinq oiseaux que l’on retrouve fréquemment autour de chez soi.

François TurrianDirecteur romand Birdlife Suisse

Le passereau fait partie des oiseaux nicheurs les plus fréquents de Suisse. L’occasion de rappeler l’importance des espèces d’oiseaux qui vivent à proximité des zones habitées.

François TurrianDirecteur romand Birdlife Suisse

Tous les conseils sur le nourrissage des oiseaux sont à retrouver sur le site internet birdlife.ch.

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Culture

Biennale Venise: le Pavillon suisse interroge le vivre ensemble

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Les curateurs Luca Beeler (à gauche) et Gianmaria Andreetta (à droite) ont préparé l’exposition « The Unfinished Business of Living Together » à voir dès samedi au Pavillon suisse de La Biennale d’art de Venise. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le Pavillon suisse à la 61e Biennale Arte de Venise place au c½ur de son exposition "The Unfinished Business of Living Together" la question de la coexistence dans une société traversée par les différences. Il sera ouvert au public samedi.

"The Unfinished Business of Living Together", projet des commissaires Gianmaria Andreetta et Luca Beeler avec l’artiste britannique Nina Wakeford, part d’une question volontairement ouverte: "Que signifie vivre ensemble lorsque la différence devient quelque chose qu’une société doit organiser, admettre, contenir, exposer?", explique le curateur Gianmaria Andreetta à Keystone-ATS, en amont de la conférence de presse tenue mercredi par Pro Helvetia à Venise.

Le projet s’inspire de deux émissions de télévision suisses, "Telearena" (1978) de la télévision alémanique SRF et "Agora" (1984) de la RTS, consacrées à ce que l’on appelait alors le "problème de l’homosexualité". L’enjeu est de comprendre "comment une société construit un problème public à partir d’un médium, la télévision", à un moment-clé pour la visibilité de l’histoire queer en Suisse.

Interroger le présent

L’exposition ne délivre pas de message univoque. "Je me méfie des expositions qui en ont un", affirme le curateur. Elle vise plutôt à rendre visibles les tensions qui traversent la coexistence: "Pour nous, vivre ensemble n’a jamais été un slogan ou un mot harmonieux. Au contraire, cela implique des frictions, une dépendance réciproque, des compromis".

Le public est ainsi invité non pas à juger le passé avec supériorité, mais à interroger le présent: "La question est de savoir quel type de public nous sommes capables d’être aujourd’hui".

"Telearena" et "Agora" étaient des talk-shows en direct construits autour de saynètes théâtrales, explique Gianmaria Andreetta. "Ces scènes jouées servaient à introduire le thème - en l’occurrence l’homosexualité - et à susciter, voire provoquer, le débat parmi le public en studio".

Une archive toujours vivante

"Le projet est pleinement collectif: les ½uvres de Miriam Laura Leonardi, Lithic Alliance et Yul Tomatala, aux côtés de celles de Nina Wakeford, n’accompagnent pas simplement l’archive, elles introduisent d’autres rythmes, d’autres formes de langage et de mémoire", souligne Gianmaria Andreetta.

Les artistes travaillent à partir de procédés similaires: reconstitutions, déplacements temporels, images imbriquées. "Revenir sur ces images du passé, c’est écouter à nouveau ce qu’elles produisent encore aujourd’hui, où elles vibrent, où elles dérangent", précise-t-il.

Les matériaux télévisuels sont ainsi retravaillés plutôt que simplement reproduits. Des extraits reviennent à plusieurs reprises avec des significations différentes, révélant les mécanismes idéologiques des programmes d’origine.

Une construction partagée

Le processus curatorial lui-même reflète le thème de la coexistence. L’exposition n’est pas une simple présentation collective, mais une construction partagée et mouvante: "Nous cherchions une grammaire commune", explique Gianmaria Andreetta, soulignant que les différences entre artistes ont été constitutives du projet.

Parmi les inspirations, il cite la pianiste de jazz Irène Schweizer (1941-2024), qui a suggéré la possibilité "d’apparaître sans devoir immédiatement se traduire dans un discours ordonné".

Le projet du Pavillon suisse entre en résonance avec le thème général de la Biennale, "In Minor Keys", imaginé par la curatrice Koyo Kouoh (1967-2025). Gianmaria Andreetta évoque la "tonalité mineure", faite "d’apparitions partielles, d’hésitations, de récits interrompus", qui caractérise les archives queer.

Une portée critique

Dans le contexte suisse contemporain, le projet revêt une dimension critique. "La Suisse aime se penser à travers des images de consensus, de neutralité et de stabilité", observe Gianmaria Andreetta, mais ces récits masquent une réalité plus complexe. La coexistence peut se comprendre comme "un outil politique", oscillant "entre reconnaissance et contrôle, inclusion et normalisation".

La dimension linguistique joue également un rôle central: "Dans une exposition qui parle de visibilité et d’espace public, la langue est politique", souligne-t-il.

Enfin, le parcours personnel de Gianmaria Andreetta, né à Lugano et installé à Berlin, influence son regard. Il décrit le Tessin comme "une position de seuil", propice à une perspective critique. "Ce qui m’intéresse, c’est ce qui se situe entre les centres, entre les langues".

Comme l’indique le titre, l’exposition ne propose pas de réponse définitive. "Vivre ensemble est inachevé, et peut-être doit-il le rester pour être pris au sérieux", conclut Gianmaria Andreetta.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La LNM veut prendre un nouveau départ après un rapport d'audit

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Le document met en lumière des défis structurels importants pour la LNM, relève l'entreprise présidée depuis février par l'ancien conseiller d'Etat neuchâtelois Alain Ribaux. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

En difficulté, la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et de Morat (LNM Navigation) veut prendre un nouveau départ. La décision fait suite à la remise d’un rapport sur le climat de travail et à une analyse approfondie de la situation opérationnelle.

La LNM Navigation s’engage dans une "transformation majeure", a indiqué la société mercredi. Entre modernisation du modèle d’affaires, réforme de sa gouvernance, développement d’une culture d’entreprise performante et viabilisation de sa flotte, elle se donne les moyens d'une "mue profonde", précise le communiqué.

La transformation doit "répondre aux attentes des usagers, de son personnel et des cantons commanditaires (Neuchâtel, Fribourg et Vaud). Par ailleurs, afin d'assurer une exploitation sans risque et dans le respect des normes, le passage à la haute saison est reporté au 19 juin, au lieu du 8 mai, pourtant confirmé il y a un peu.

Le conseil d’administration a présenté mercredi à son personnel les conclusions du rapport d’analyse du climat de travail mené par un cabinet spécialisé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Soutien de justesse à Erasmus+ en commission

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L'association de la Suisse à Erasmus+ fait partie du paquet d'accords entre Berne et Bruxelles (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La Suisse doit participer à Erasmus+. La commission de l'éducation du Conseil des Etats a validé de justesse le financement de la participation suisse à ce programme de l'UE pour l'éducation et la formation pendant l'année 2027.

La décision a été prise par 5 voix contre 5 avec la voix prépondérante du président Matthias Michel (PLR/ZG), indiquent mercredi les services du Parlement. Pour la faible majorité de la commission, une participation à Erasmus+ constitue un investissement dans l'offre de formation.

Elle renforce les compétences des apprentis et des étudiants, en particulier aussi dans le domaine de la formation professionnelle. Cela profite en fin de compte à l'économie.

Au contraire, une forte minorité de la commission a avancé des arguments budgétaires. Compte tenu de la situation actuelle des finances fédérales, et, en particulier des mesures d'allègement récemment adoptées, de telles dépenses supplémentaires ne sont actuellement pas défendables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le Conseil fédéral ne sait pas si Epstein avait des biens en Suisse

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Plusieurs médias suisses ont ces derniers mois mis la lumière sur les liens du prédateur sexuel américain Jeffrey Epstein avec la Suisse (archives). (© KEYSTONE/AP)

Le Conseil fédéral est incapable de dire si Jeffrey Epstein possédait des biens immobiliers en Suisse. Il répondait mercredi à une interpellation parlementaire, alors que des ramifications suisses du réseau du pédocriminel américain ont été révélées ces derniers mois.

Le gouvernement "n'a pas connaissance d'éventuelles acquisitions immobilières de la part de Jeffrey Epstein en Suisse. Il ne peut cependant pas non plus exclure que de telles acquisitions aient eu lieu", indique-t-il dans sa réponse à l'interpellation du conseiller national Benoît Gaillard (PS/VD).

Les acquisitions immobilières par des personnes venant de l'étranger ne parviennent de loin pas toutes aux autorités cantonales d'autorisation, justifie encore le Conseil fédéral. Il renvoie la balle aux cantons.

La Confédération botte en touche sur plusieurs autres questions posées par l'élu. Le Vaudois avait déposé cette interpellation en mars, alors que des ramifications suisses de l'immense réseau de Jeffrey Epstein ont été révélées après la publication des "Epstein files" en début d'année.

Les autorités américaines ont publié 3,5 millions de pages déclassifiées liées au prédateur sexuel décédé en prison en 2019. Le millionnaire aurait financé les études de plusieurs jeunes femmes en Suisse et eu des contacts avec des grands noms de la finance, selon plusieurs médias.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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