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Économie

Oddo BHF Suisse vise les 10 milliards d'avoirs sous gestion

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La filiale helvétique du groupe bancaire franco-allemand Oddo BHF détenait fin 2025 des avoirs sous gestion (AuM) d'environ 8 milliards de francs dans la gestion de fortune et d'actifs, après 7,3 milliards un an plus tôt, soit une progression de 9,6%. (© KEYSTONE/LEANDRE DUGGAN)

La banque privée Oddo BHF Suisse vise d'ici deux à trois ans la barre des 10 milliards de francs d'avoirs sous gestion, soutenue par un afflux constant de clients et de liquidités. La demande pour des placements "sûrs" s'est renforcée face aux incertitudes.

L'exercice 2025 "a été une très bonne année grâce à un très solide résultat", s'est félicité le directeur général Hannes Gallus lors d'un entretien avec l'agence AWP. L'ancien directeur financier de l'établissement, qui en a pris les commandes en octobre 2025 suite à la disparition de son prédécesseur Martin Liebi, a fait état d'une "forte croissance" l'année dernière.

La filiale helvétique du groupe bancaire franco-allemand Oddo BHF détenait fin 2025 des avoirs sous gestion (AuM) d'environ 8 milliards de francs dans la gestion de fortune et d'actifs, après 7,3 milliards un an plus tôt, soit une progression de 9,6%. La banque a bénéficié de la bonne tenue des marchés financiers, mais également de l'apport net de 500 millions d'argent nouveau, a détaillé le patron.

Les afflux de liquidités proviennent essentiellement d'Allemagne, mais aussi de France et d'autres pays européens. "Les crises géopolitiques ont favorisé la demande pour le refuge sûr que représente la Suisse", a souligné M. Gallus, qui a démarré sa carrière en 2009 auprès de l'allemand BHF.

"Le produit des intérêts a certes été en recul en raison de la baisse des taux, mais nous avons été en mesure d'augmenter de 22% le produit d'exploitation, notamment grâce à la forte croissance dans la gestion de fortune et le renforcement de nos activités dans la recherche actions et le courtage", a-t-il précisé.

Oddo BHF Suisse a également tiré profit de la disparition de Credit Suisse, rachetée en mars 2023 par sa rivale UBS, en reprenant des experts de l'ex-numéro deux bancaire helvétique. Après la chute de la banque aux deux voiles, "nous avons été en mesure de croître encore plus rapidement, notamment dans la nouvelle activité de finance d'entreprise", a expliqué Hannes Gallus.

Présidentielle française en ligne de mire

La banque veut poursuivre sa croissance, non seulement dans la gestion de fortune mais également dans la banque d'affaires. L'établissement "reste ouvert" à des acquisitions, mais n'a pour l'heure pas trouvé chaussure à son pied. Elle compte également recruter cinq nouveaux conseillers clientèle.

Dans ce contexte, la banque a bien démarré en 2026, enregistrant une nouvelle croissance des entrées d'argent sur les trois premiers mois de l'année, comparé au premier trimestre 2025. D'ici deux à trois ans, la direction s'est fixé pour objectif d'atteindre les 10 milliards de francs d'avoirs sous gestion.

L'environnement international volatile devrait aider l'établissement à atteindre ses objectifs, même si les clients sont devenus "de plus en plus sensibles aux risques", a fait remarquer le directeur général. Ces six derniers mois, la banque a ainsi enregistré nettement plus d'afflux en provenance du Moyen-Orient, où la guerre fait rage depuis fin février entre les Etats-Unis et Israël d'un côté et l'Iran de l'autre.

Les afflux de fonds en provenance de l'Hexagone ont également augmenté, les clients français cherchant une plus grande sécurité et diversification en Suisse à l'approche de l'élection présidentielle en 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Les nuitées hôtelières toujours en repli en mai

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En mai, l'hôtellerie suisse était toujours à la peine, selon les chiffres de l'OFS. (archive) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

En mai, l'hôtellerie suisse était toujours à la peine, selon les chiffres de l'OFS. Le nombre de nuitées a continué de diminuer, et même davantage qu'en avril.

Le nombre de nuitées dans l'hôtellerie suisse a baissé de 1,2% sur un an en mai, relève lundi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans sa première estimation. Le recul s'inscrivait à 0,6% en avril.

Le nombre de touristes étrangers a davantage diminué que celui des hôtes indigènes. Le fléchissement s'est ainsi affiché à 0,5% pour les Suisses et à 1,8% pour les étrangers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

UniCredit contre-attaque, accuse Commerzbank de semer la confusion

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L'établissement transalpin s'offusque d'insinuations de manipulation de la part de sa cible rétive allemande. (archive) (© KEYSTONE/EPA/DANIEL DAL ZENNARO)

UniCredit a annoncé lundi avoir saisi le superviseur financier allemand BaFin dans le cadre de son offre hostile sur Commerzbank.

La banque italienne accuse sa concurrente allemande de "semer la confusion" sur l'offre d'achat qui doit se clôturer mardi soir, sauf prolongation.

Commerzbank "choisit de se concentrer sur des allégations infondées avec l'intention, apparemment, de perturber l'intégrité de l'offre, semant la confusion parmi les parties prenantes", a accusé la direction d'UniCredit dans un communiqué.

"Cela détourne l'attention de l'opportunité stratégique de bâtir un champion bancaire européen plus solide et plus compétitif, créateur de valeur pour tous", selon UniCredit.

La banque italienne a demandé à la BaFin "d'examiner les circonstances entourant ces déclarations, leur exactitude et leur intention apparente de perturber l'intégrité de l'offre".

Commerzbank, qui avait déjà saisi la BaFin, accuse UniCredit de gonfler artificiellement l'impression de succès de son offre.

UniCredit communique régulièrement sur le taux d'acceptation de son offre sur Commerzbank: il était de 11,86% vendredi, s'ajoutant à une participation de 26,7% acquise au moment de lancer début mai son offre de reprise sur sa rivale allemande, valorisée 35 milliards d'euros.

La banque italienne y ajoute 13,19% du capital détenu via des dérivés en espèces et 3,22% via des dérivés en actions.

Selon la direction de Commerzbank, les actions apportées à l'offre proviennent quasi exclusivement de banques et d'institutions financières dans l'écosystème d'UniCredit, notamment comme contreparties sur des produits dérivés.

En d'autres termes, pas des actionnaires de Commerzbank convaincus par l'offre, qui ne serait du reste pas attractive car valorisant la banque allemande en dessous de son cours boursier actuel.

Le comité central d'entreprise de Commerzbank a d'ailleurs chargé vendredi son président de déposer une plainte contre X pour suspicion de manipulation de marché et d'information trompeuse.

UniCredit continue de "rejeter fermement les allégations et insinuations concernant ses déclarations et le processus d'offre".

"À aucun moment UniCredit n'a regroupé ni confondu les différentes catégories qui doivent être déclarées en vertu de la réglementation applicable; la confusion entre ces catégories provient à plusieurs reprises de la direction de Commerzbank, et non d'UniCredit, apparemment dans le but de monter un récit trompeur", a accusé lundi la banque italienne.

UniCredit souligne par ailleurs que sa participation dépasse désormais "confortablement" le seuil de 30% qu'elle s'était fixé. La banque serait ainsi en mesure de "nommer l'ensemble des représentants des actionnaires au sein du conseil de surveillance" pour mettre en place sa stratégie.

"Toute suggestion selon laquelle un seuil plus élevé serait requis pour ces mesures de gouvernance est incorrecte", a martelé la banque. "Les seules décisions nécessitant une majorité de 75% en assemblée générale seraient une fusion ou d'autres opérations de réorganisation de la société", ce qui n'est envisagé que dans un deuxième temps par UniCredit avec sa filiale allemande HypoVereinsbank.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Les Bourses soulagées après l'annonce d'un accord au Moyen-Orient

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De Paris à Milan, en passant par Londres et Zurich, les grandes places financières du Vieux continent saluent les progrès annoncés dans la résolution du conflit déclenché fin février par les Etats-Unis au Moyen-Orient. (archive) (© KEYSTONE/AP/KAMIL ZIHNIOGLU)

Les marchés boursiers ont salué lundi l'annonce d'un accord au Moyen-Orient qui ramène les cours du pétrole à leur plus bas niveau depuis mars, entraînant un recul des taux, dans l'attente d'une signature vendredi.

Kevin Thozet, conseiller en gestion de portefeuille pour Carmignac, entrevoit un futur bien plus avenant, avec un "pétrole plus bas et donc des taux en baisse" et "moins de craintes sur la croissance donc des actions en hausse", a-t-il détaillé à l'AFP.

En Europe, les investisseurs se montraient d'attaque sur le marché des actions à l'ouverture des Bourses, comme à Paris (+1,58%), Francfort (+1,79%), Milan (+1,01%) et Zurich (+0,83%). A Madrid, l'Ibex (+1,36%) passait pour la première fois le seuil des 19.000 points.

La prise de risque est plus limitée à Londres (+0,58%), où l'indice dépend davantage de la bonne santé des industries pétrolières. L'action de BP reculait ainsi de 3,76%.

Les investisseurs y suivent également d'un oeil l'actualité politique, avec une élection législative partielle jeudi que pourrait gagner Andy Burnham, figure de l'aile gauche du Labour au pouvoir et possible rival de Keir Starmer au poste de Premier ministre.

En Asie, les Bourses de Tokyo et Séoul ont clôturé en forte hausse d'environ 5% lundi. Comme l'Europe, l'Asie importatrice est très sensible aux cours du pétrole qui ont chuté.

L'annonce de l'accord "devrait rassurer les marchés (...) l'apaisement des craintes liées à la hausse des coûts (sur fond d'inflation énergétique) devrait favoriser les achats sur un large éventail d'actions", ont commenté les analystes de Tokai Tokyo Intelligence.

Le pétrole à 80 dollars le baril

Très volatiles, les cours pétroliers ont en effet chuté à l'annonce d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin au conflit que le président américain et Israël avaient déclenché le 28 février.

Vers 07H30 GMT, le Brent de la mer du Nord reculait fortement (-5,06%) à 82,91 dollars le baril. Le WTI américain suivait la même tendance (-5,70% à 80,04 dollars le baril).

"C'est de loin le plus bas niveau depuis les premiers jours de la guerre", commente Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote.

Les marchés anticipent le retour à la normale dans le détroit d'Ormuz, point de blocage de 20% de l'offre mondiale de pétrole, après l'annonce de l'accord.

Cet accord a été annoncé dimanche soir par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur clé du conflit, et confirmé peu après par Washington et Téhéran. Il doit être signé vendredi à Genève et ouvrira une phase de soixante jours de négociations.

"Que le pétrole coule à flots!", s'est félicité Donald Trump, ajoutant que cette ouverture interviendra "dès la signature de l'accord vendredi afin de permettre le déminage".

Acteurs et commentateurs insistent sur la prudence nécessaire.

"On a été échaudés un certain nombre de fois par l'imminence d'un accord, mais il semble (...) que cette fois-ci ce soit le bon", a déclaré la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde sur la radio France Culture.

Détente sur les taux

Sur le marché obligataire, l'annonce de l'accord a également provoqué un soulagement sur les taux d'emprunt des Etats, qui avaient fortement augmenté depuis le début du conflit avec les risques d'inflation.

Lundi matin, le rendement du "Bund" allemand à dix ans affichait 2,95% contre 2,99% vendredi en clôture et son équivalent français suivait la même trajectoire (3,68% contre 3,73%).

"C'est aussi un vrai soulagement pour les sept banques centrales qui se réunissent cette semaine", observe Kevin Thozet.

Hasard ou pas, l'accord annoncé par Donald Trump intervient en effet juste avant la première réunion de la Réserve fédérale sous la présidence de Kevin Warsh.

"Pour l'instant, le marché achète le rebond de soulagement. La prochaine épreuve sera de voir si les données macroéconomiques et les banques centrales permettent à ce soulagement de durer", souligne Florian Ielpo de la banque privée Lombard Odier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Les prix à la production et à l'importation s'affaissent en mai

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Exception notable à la tendance baissière, les prix sortie d'usine des produits autochtones destinés au marché indigène ont pris de l'embonpoint. (archive) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les prix à la production et à l'importation (PPI) en Suisse se sont repliés en mai de 0,4% en glissement mensuel et de 1,8% sur un an. Le recul a été mû principalement par les produits pharmaceutiques, les hydrocarbures et l'électricité

Par rapport à avril, les prix des produits autochtones à leur sortie d'usine se sont tassés de 0,4%, quand ceux des produits étrangers relevés à la frontière ont reflué de 0,3%, indique lundi l'Office fédéral de la statistique dans son point de situation périodique.

Exception notable à la tendance baissière, les produits manufacturés en Suisse et destinés au marché indigène ont enflé de 0,6%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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