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Suisse

Pétrole et gaz restent sous pression avec la guerre au Moyen-Orient

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Vers 12h10, le prix du baril de Brent du mer du Nord bondissait de 8,1% à 84,00 dollars, au plus haut depuis juillet 2024. Côté gaz naturel, le prix du TTF européen bondissait de 44,4% à 62,61 euros, un record depuis janvier 2023 (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les cours de l'or noir et du gaz naturel se reprenaient quelque peu mardi matin après leur envolée de la veille, au 4e jour de l'attaque israélo-américaine contre l'Iran et alors que Téhéran a répliqué. La hausse du prix ravive les craintes de retour de l'inflation.

Vers 12h10, le prix du baril de Brent de mer du Nord bondissait de 8,1% à 84,00 dollars, au plus haut depuis juillet 2024. Le WTI américain accélérait quant à lui de 7,9% à 76,86 dollars, un niveau inégalé depuis juin 2025.

Côté gaz naturel, le prix du TTF européen bondissait de 44,4% à 62,61 euros, un record depuis janvier 2023.

"Le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% du pétrole mondial, redevient le point de fixation des opérateurs, d'autant que plusieurs compagnies maritimes ont commencé à détourner leurs navires par précaution", a souligné John Plassard.

Selon le responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion, "les frappes américaines et israéliennes contre des cibles iraniennes, suivies de représailles de Téhéran, ont ravivé la crainte d'un choc d'offre brutal, même si, à ce stade, il s'agit davantage d'anticipation que de rupture massive des flux".

Pour l'expert de la banque genevoise, le gaz naturel liquide (LNG) a le plus vivement réagi. "Des attaques ciblant des installations stratégiques ont réduit l'offre disponible, notamment en provenance du Qatar, acteur central du marché mondial du LNG, ce qui a immédiatement tendu l'équilibre entre l'Europe et l'Asie. Or, l'Europe n'a plus le luxe d'un coussin russe structurel, et ses stocks, déjà inférieurs à la moyenne saisonnière, ont amplifié le mouvement."

"Si les perturbations se prolongent, la pression sur les banques centrales européennes pourrait se raviver au moment même où le cycle de détente monétaire était attendu. Le gaz devient un baromètre plus sensible que le pétrole pour l'économie européenne, car il touche directement la compétitivité industrielle", a averti M. Plassard.

Dans ce contexte, un prix du baril dépassant la barre des 100 dollars n'est pas à exclure, a estimé l'analyste de CMC Markets, Andreas Lipkow. "L'Europe, en particulier, s'est mise elle-même dans une impasse avec la politique énergétique menée ces dernières années. La forte dépendance vis-à-vis du pétrole et du gaz provenant des Etats-Unis et des pays du Moyen-Orient devient un problème majeur", a-t-il souligné.

Spectre de la guerre du Kippour

Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote, a pour sa part prévenu qu'"une hausse durable des prix de l'énergie risque de peser sur les marges des entreprises et la demande des consommateurs, notamment aux Etats-Unis".

Les risques géopolitiques s'accroissent, tout comme la volatilité sur les marchés et les incertitudes commerciales. Cette situation pourrait faire repartir l'inflation et "resserrer les conditions financières au niveau mondial".

"La hausse actuelle des prix du pétrole finira par s'inverser, au moins partiellement, une fois qu'il deviendra clair que les perturbations de l'approvisionnement seront temporaires, que les infrastructures pétrolières critiques ne seront pas détruites et que la nécessité de poursuivre les actions militaires s'atténuera", ont estimé les spécialistes d'UBS dans leur scénario de référence.

Dans un scénario de risque plus élevé, "une hausse prolongée des prix de l'énergie (...) aurait un impact plus important sur l'économie et les marchés mondiaux, à l'image de ce qui avait été observé après la guerre du Kippour en 1973 et le début de la guerre entre la Russie et l'Ukraine en 2022".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Culture

La Suissesse Veronica Fusaro échoue en demi-finale de l'Eurovision

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La Suissesse Veronica Fusaro a interprété la chanson "Alice" lors des demi-finales de l'Eurovision de la chanson à Vienne. (© KEYSTONE/AP/Martin Meissner)

La finale du 70e concours Eurovision de la chanson se déroulera samedi à Vienne sans la Suisse. La Bernoise Veronica Fusaro, 28 ans, a été éliminée jeudi soir lors de la deuxième demi-finale. Les favoris danois et australien ont en revanche passé.

Avec sa chanson "Alice", la chanteuse de Thoune s'est nettement démarquée des autres prestations, avec un style moins typique qu'entendu habituellement à l'Eurovision. Mais cela n'a pas suffi, confirmant les prédictions des parieurs.

La ballade rock de Veronica Fusaro aborde la violence faite aux femmes sous différentes formes, par l'abus de pouvoir et le contrôle notamment. "La violence peut s'exprimer de manière subtile. C'est de cette subtilité-là dont parle ma chanson", avait expliqué l'artiste avant la compétition.

Les favoris de cette deuxième demi-finale, l'Australie et le Danemark, se sont qualifiés sans surprise pour la finale qui aura lieu samedi dans la capitale autrichienne et pour laquelle ils comptent parmi les favoris.

La Bulgarie, l'Ukraine, la Norvège, la Roumanie, Malte, Chypre, l'Albanie et la République tchèque ont, eux aussi, convaincu les jurys nationaux et le public. En revanche, les prestations de l'Azerbaïdjan, du Luxembourg, de l'Arménie et de la Lettonie n'ont pas été retenues, tout comme celle de la Suisse.

L'Australienne Goodrem impressionne

Le Danois Søren Torpegaard Lund, 27 ans, a proposé devant 11'200 spectateurs originaires de 75 pays, avec "Før vi går hjem" ("Avant de rentrer"), une performance de clubbing sexy, littéralement mise en boîte.

Pour l'Australie, la vedette Delta Goodrem, 41 ans, qui a plus de neuf millions d'albums vendus à son actif, a subjugué l'audience avec sa ballade "Eclipse", debout sur un piano étincelant.

Ces deux pays retrouveront en finale la Finlande, la Grèce et Israël, les autres favoris qualifiés mardi lors d'une première soirée de sélection sous les lasers et des pluies de paillettes.

Monroe, 17 ans, qui a chanté "Regarde!" pour la France, a été très applaudie. Elle figure aussi parmi les artistes les mieux placés à l'occasion du 70e anniversaire du plus grand télécrochet au monde. Mais comme pour la représentante de l'Allemagne et ceux du Royaume-Uni et de l'Italie, principaux contributeurs financiers, sa place en finale est garantie.

En tant que pays hôte, l'Autriche jouit également de ce privilège cette année.

Pas de prise de contrôle LGBT

Surprise de la soirée, son diffuseur, l'ORF, a produit jeudi lors du concert une séquence préenregistrée dans un amphithéâtre universitaire évoquant la communauté LGBT+.

La présentatrice Victoria Swarovski a répondu aux questions d'un étudiant: "Pourquoi est-ce qu'il n'y a plus que d'homosexuels à l'Eurovision? Est-ce qu'ils ont pris le pouvoir?"

Elle a balayé ce préjugé en précisant que seuls huit gagnants sur 70 avaient revendiqué leur appartenance à la communauté LGBT+, concluant par: "Aucune prise de contrôle détectée".

Le directeur de l'Eurovision, Martin Green, avait déclaré auparavant aux journalistes que cette séquence, inédite, était "un message au monde: depuis 70 ans, nous donnons une voix à ceux qui n'en ont pas et nous accueillons les exclus", a-t-il dit.

Israël

Alors que le concours organisé l'an dernier par la Suisse à Bâle avait rassemblé 166 millions de téléspectateurs, les organisateurs espèrent faire aussi bien pour cette édition, ébranlée par un appel au boycott signé par plus d'un millier d'artistes en raison de la présence d'Israël.Certains Etats lui reprochent aussi la manière dont il a mené la guerre dans la bande de Gaza en représailles à l'attaque, le 7 octobre 2023, du mouvement islamiste palestinien Hamas sur son sol.

La Slovénie, l'Espagne et l'Irlande ne participent pas au concours et ne le diffusent pas non plus, alors que l'Espagne est d'ordinaire l'un des principaux contributeurs financiers et que l'Irlande a gagné sept fois l'Eurovision, un record ex aequo avec la Suède.

L'Islande et les Pays-Bas ont fait défection aussi, tout en choisissant, eux, de retransmettre les concerts.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Suisse

Personne ne décroche la bonne combinaison à l'Eurodreams

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Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams jeudi soir. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams jeudi soir. Pour gagner une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans, il fallait jouer les six numéros 3, 7, 9, 21, 24 et 27, ainsi que le numéro "dream" 4, a indiqué la Loterie romande.

Eurodreams est proposé dans huit pays européens. En Suisse, le jeu est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique. Le tirage est effectué les lundis et jeudis soir.

https://jeux.loro.ch/games/eurodreams

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Super League: Lugano sauve sa 3e place en fin de match

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Winsley Botelli et Sion étaient proches de ravir la 3e place à Lugano. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Lugano a arraché le nul à Sion 2-2 en toute fin de rencontre lors de l'avant-dernière journée de Super League. Ce résultat fait les affaires des Tessinois, qui se maintiennent à la 3e place.

Pour le dernier match de la saison disputé à Tourbillon, Sion a cru renverser la rencontre en deuxième période avant de concéder l'égalisation par Antonios Papadopoulos à la 90e. Menés 1-0 à la mi-temps, les Sédunois ont concédé leur première défaite après une série de huit matches sans revers en championnat.

Les inspirations d'Ylyas Chouaref (55e) et de Baltazar (63e) ont répondu à l'ouverture du score de Georgios Koutsias à la 31e. L'attaquant des Bianconeri a trompé le gardien Anthony Raccioppi, qui avait maintenu sa cage inviolée lors des cinq dernières rencontres.

La troupe de Didier Tholot se déplacera au Wankdorf dimanche (16h30) pour tenter d'arracher la victoire, et espérer un faux-pas de Lugano face à Bâle pour s'emparer de la 3e place. Avec seulement deux unités d'avance sur Sion, l'équipe de Mattia Croci-Torti (64 points) devra l'emporter pour s'assurer de terminer dans le top 3.

Match à couteaux tirés entre YB et Thoune

Sans enjeux au niveau du classement, les autres rencontres disputées jeudi dans le Championship Group n'ont pas été dénuées de rebondissements. Alors qu'ils menaient 2-1 après 13 minutes, les Thounois ont fini par s'incliner... 8-3 face aux Young Boys et ont terminé à 9 contre 11.

Lors de leurs sept dernières sorties, les hommes de Mauro Lustrinelli, sacrés champions de Suisse, se sont inclinés à six reprises. A Bâle, St-Gall s'est imposé 3-1 pour s'assurer de la 2e place finale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Des démissions dans la gouvernance de la CPPG à Genève

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La présidente du conseil d'administration de la Caisse publique de prêts sur gages (CPPG) Lorella Bertani a décidé de quitter cette institution (aerchives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Caisse publique de prêts sur gages (CPPG) va faire face à des changements dans sa gouvernance. La présidente Lorella Bertani et l'administratrice déléguée Lynn Bertholet ont présenté leurs démissions.

Confirmant une information de Léman Bleu, la première a parlé jeudi à Keystone-ATS de "raisons personnelles" derrière sa décision, annoncée mardi au conseil d'administration. "Je suis soulagée. Je vais passer à autre chose", dit de son côté Mme Bertholet. Elle a écrit mardi à la conseillère d'Etat de tutelle Nathalie Fontanet qui en a accusé réception mercredi.

Fin mars, un rapport de la Cour des comptes avait épinglé la poursuite des travaux du bureau du conseil, malgré une révision législative entrée en vigueur en 2018 qui en prévoyait la suppression. Des indemnités versées n'auraient pas dû l'être, expliquait le gendarme administratif, qui suggérait un remboursement.

Le conseil avait contesté ces conclusions. Mme Bertholet estime de son côté qu'"on s'est moqué d'elle". Comme les conditions pour qu'elle poursuive son activité ne sont pas réunies, elle a décidé d'y mettre un terme, s'en prenant au passage à la conseillère d'Etat.

Selon elle, "tout vient du licenciement d'un directeur qui ne faisait que 4% des opérations avec quatre employés". Une décision, pour laquelle un recours est pendant au Tribunal fédéral (TF), que certains veulent faire payer à Mme Bertani et elle-même, dit-elle.

Elle admet que "de grosses lacunes" subsistent, y compris légales, mais celles-ci ne sont pas celles qui ont été identifiées par la Cour des comptes. Sa décision n'est pas non plus liée au projet de modification législative dévoilé mercredi par le Conseil d'Etat, dont elle n'avait pas connaissance. Ce dispositif prévoit de réduire de 9 à un maximum de 5 le nombre de membres du conseil et de supprimer la fonction d'administrateur délégué ou administratrice déléguée.

Cette réforme prendra des années avant d'entrer en vigueur, ajoute Mme Bertholet. Une absence de lien également partagée par Mme Bertani. "Je n'étais pas encore officiellement au courant du projet de loi au moment d'annoncer ma décision", selon elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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