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Suisse

Rappel des privilèges de la démocratie directe à Glaris

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La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider était l'invitée d'honneur cette année de la traditionnelle Landsgemeinde. (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

La Landsgemeinde de Glaris a délibéré dimanche sur la place du chef-lieu. Le Landammann, chef de l'exécutif cantonal, Benjamin Mühlemann, a rappelé en ouverture les privilèges qu'apporte la démocratie directe en ces temps de crise.

Pandémie de coronavirus, crise énergétique, débâcle de Credit Suisse et surtout guerre en Ukraine: l'élu PLR a appelé les citoyens de Glaris présents à se battre ensemble pour la liberté et la sécurité dans le pays.

Le privilège de pratiquer ici la "forme la plus directe de la démocratie" est perceptible comme rarement ailleurs, a t-il souligné devant la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider venue en invitée d'honneur cette année.

La cheffe du Département fédéral de justice et police a publié quelques photos sur Twitter, affirmant que c'était un "honneur" d'assister aux débats et aux votes aux côtés des citoyennes et citoyens glaronnais - les "Mitlandlüüt".

Pas de contrainte

La Landsgemeinde est l'organe législatif suprême du canton. Elle a traditionnellement lieu le premier dimanche de mai. Tous les détenteurs du droit de vote peuvent participer sur place aux décisions et déposer des propositions, un scénario qui n'est pas possible dans les urnes.

Cette année, l'assemblée des citoyens a délibéré pendant quatre heures sur une douzaine de sujets à l'ordre du jour, dont l'introduction de parlements dans les trois communes du canton, les impôts et la péréquation financière.

Visant à une meilleure participation politique des citoyennes et citoyens dans les communes, l'introduction obligatoire de parlements communaux a été rejetée. Cette proposition du PS faisait suite au constat que depuis la refonte radicale de la structure des communes il y a douze ans, réduisant leur nombre de 25 à 3, la participation aux assemblées a nettement diminué.

Pendant les 50 minutes de débats, tous les participants se sont accordés sur le fait qu'il fallait agir contre cette situation. La question du "comment" est cependant restée en suspens. Le conseiller aux Etats Thomas Hefti (PLR) a lancé: "Ce n'est pas parce que de nombreux citoyens renoncent à leur liberté en ne participant pas aux assemblées communales que nous devons simplement renverser ce droit."

Le peuple a finalement suivi la proposition de l'exécutif et du législatif cantonaux de laisser la liberté aux communes de créer des parlements et de les encourager en ce sens, sans toutefois les contraindre.

Ces décisions jettent les bases de la future révision totale de la loi sur les communes.

Baisses d'impôts pour les couples mariés

Au chapitre de la péréquation financière, le souverain glaronnais a décidé d'augmenter la part allouée à Glaris Sud de deux millions à trois millions de francs. Il a également accepté d'alléger l'impôt sur le revenu des personnes mariées, une mesure qui coûtera 2,9 millions de francs au canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse

Foie gras: le Parlement favorable à des restrictions

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La production de foie gras est interdite en Suisse depuis plus de 40 ans. Son importation est en revanche toujours autorisée (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/BOB EDME)

Le Parlement est favorable à un contre-projet à l'initiative foie gras. Après le National, le Conseil des Etats a approuvé lundi, par 24 voix contre 15, un projet prévoyant des mesures supplémentaires à la déclaration obligatoire. Il a ajouté des précisions.

La production de foie gras est interdite depuis plus de 40 ans en Suisse en raison de la grande souffrance infligée aux oies et aux canards lors du gavage. L'initiative foie gras veut interdire l'importation de foie gras et de produits à base de foie gras comme le magret ou le confit; aussi pour les particuliers.

Le Conseil fédéral a introduit en juillet 2025 une déclaration obligatoire. Jugeant cette mesure insuffisante, le National a adopté un contre-projet indirect qui prévoit l'introduction de restrictions d'importation dans le cas où la déclaration obligatoire ne produirait pas l'effet escompté dans un délai de cinq ans. Il s'agit de réduire la consommation.

Lundi, le Conseil des Etats a donné son feu vert au contre-projet avec quelques précisions. Il y a ajouté la possibilité pour le Conseil fédéral de prendre des mesures liées au bien-être animal et aux méthodes de production. Les conditions liées au bien-être animal devront répondre à des critères clairs et contrôlables.

Suivant une proposition de Pascal Broulis (PLR/VD), les sénateurs ont précisé que les mesures de réduction s'appliqueront également aux importations à titre privé.

Le dossier retourne au National. Le Conseil des Etats se prononcera sur l'initiative une fois que les deux Chambres se seront mises d'accord sur le contre-projet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Hôtellerie: la guerre au Moyen-Orient pourrit le début du printemps

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L'éclatement des hostilités a coïncidé avec un recul subit de la demande étrangère (-4,8% en mars et -5,7% en avril), notamment en provenance d'Asie et des pays du Golf, qui a pesé sur la fin de la saison, relève l'Office fédéral (OFS) de la statistique dans son point de situation saisonnier lundi. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Au sortir des vacances de février, le conflit au Moyen-Orient est venu jeter une ombre sur la fin de la saison hivernale dans l'hôtellerie helvétique. Et sur les perspectives pour la suite.

L'éclatement des hostilités a coïncidé avec un recul subit de la demande étrangère (-4,8% en mars et -5,7% en avril), notamment en provenance d'Asie et des pays du Golf, qui a pesé sur la fin de la saison, relève l'Office fédéral (OFS) de la statistique dans son point de situation saisonnier lundi.

Le net rebond de la demande autochtone en avril n'a pas suffi à compenser complètement une désaffection qui, de l'avis de Suisse Tourisme, risque de perdurer cet été. Les comptoirs de la faîtière à Dubaï ou à Ryad parient certes sur une nette reprise des réservations en provenance d'Arabie saoudite ou des Emirats, mais la fréquentation en provenance des marchés du Golfe risque de rester encore 30% inférieur à son niveau d'il y a un an.

Si la fréquentation chinoise s'annonce stable, la demande des autres pays asiatiques et de l'Inde laisse augurer un déclin de 18% pour l'ensemble de la région.

Retard rédhibitoire

"Le retard des réservations en provenance de l'Asie et des Etats du Golfe dans leur ensemble ne pourra plus être entièrement compensé en 2026. Cependant, nous attendons une demande estivale concentrée à partir de juillet sur certains marchés comme la Chine ou l'Arabie saoudite", assure dans un point de situation Simon Bosshart, directeur des marchés Est et membre de la direction de Suisse Tourisme.

Les hôteliers ne pourront toutefois guère compter sur le reste du monde pour redresser la barre. Une modeste hausse de fréquentation est certes attendues en provenance des marchés germanophones, mais la demande britannique s'achemine vers une contraction et celle des pays nordique vers une normalisation, après un été 2025 dopé au football féminin. La contribution du Vieux continent et attendue en recul de 3%.

Nonobstant une solide demande étasunienne, le nombre de visiteurs américains est attendu en baisse de 2%.

Le coup d'arrêt en mars, n'a pas empêché la saison hivernale - de novembre à fin avril - de se clore sur des chiffres inédits, avec un nombre de nuitées en hausse de 1,1% sur un an pour un total de 18,7 millions.

Le phénomène n'a été alimenté qu'à la marge par la demande étrangère (+0,5% à 9,3 millions), quand les réservations des hôtes indigènes ont progressé de 1,6% à 9,5 millions.

Les mois de décembre (+6,8%), janvier (+2,6%) et février (+2,9%) se sont avérés particulièrement fructueux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Vaud

Yverdon: déficit moins important que prévu pour les eHvn

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Déficit limité à 1,2 million de francs l'an dernier pour les eHnv (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les Etablissements hospitaliers du Nord vaudois (eHnv) ont bouclé leur exercice 2025 dans les chiffres rouges. L'hôpital a essuyé un déficit de 1,2 million de francs, toutefois moins important que la perte de 2 millions budgétée.

"Les coupes budgétaires étatiques ont été particulièrement impactantes pour les eHnv", écrivent-ils lundi dans un communiqué. Et de mentionner une réduction de plus de 2,1 millions de prestations d'intérêt général (PIG) et les 500'000 francs de coupes indirectes subies par le Réseau de santé Nord Broye.

"Ces coupes retardent le plan de retour à l'équilibre des eHnv, en place depuis 2022, et qui devrait aboutir avec le résultat 2027", poursuit le communiqué.

Les eHnv rappellent qu'ils ont dû réorganiser leurs différents sites ces derniers mois, avec notamment la fermeture de celui Chamblon. La prochaine grande étape consistera à la construction d'un nouvel hôpital sur un site unique à Yverdon. Le choix du terrain - au parc technologique d'Y-Parc ou dans le quartier Aux Parties - sera pris d'ici l'automne prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le National entame le débat sur de nouvelles centrales nucléaires

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A la veille du débat au Conseil national, un sondage a montré que près de 60% des Suisses étaient favorables à la construction de nouvelles centrales nucléaires, par crainte de manquer d'électricité à long terme (Archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La possibilité de construire de nouvelles centrales nucléaires en Suisse divise sous la Coupole. Lors du débat au National lundi soir, le PLR, l'UDC et une partie du Centre ont dit y être favorables. La gauche, le PVL et une minorité centriste n'en veulent pas.

Les élus débattent du contre-projet indirect du Conseil fédéral à l'initiative populaire "De l'électricité pour tous en tout temps (Stop au black-out)". Les deux textes souhaitent rouvrir la porte à l'atome, en tablant sur de nouvelles technologies plus sûres.

Le Conseil des Etats s'est prononcé nettement en faveur du contre-projet en mars dernier. Au National, le dossier est plus controversé. La commission préparatoire a soutenu le contre-projet (qui modifie uniquement la loi) par seulement 13 voix contre 12.

Se garder une option

"Le contre-projet ne préjuge pas d'une future décision de construire de nouvelles centrales. (...) Il vise uniquement à supprimer une interdiction générale afin de préserver toutes les options susceptibles de contribuer à la sécurité d'approvisionnement dans un contexte marqué par des incertitudes géopolitiques et une demande d'électricité en hausse", a déclaré pour la commission Simone de Montmollin (PLR/GE).

Les énergies renouvelables ne suffiront pas à couvrir les besoins supplémentaires de 35 TWh, a ajouté le co-rapporteur de commission Mike Egger (UDC/SG).

La question centrale est de savoir si la Suisse peut se trouver une technologie pour remplacer le nucléaire qui fournit aujourd'hui environ 30% de l'électricité. Une pénurie de cette ampleur en hiver pourrait entraîner des dégâts économiques à hauteur d'un milliard de francs par jour, a-t-il mis en garde.

"Ruineux"

Au Centre, la prudence est de mise. Pour Stefan Müller-Altermatt (Centre/SO), "le nucléaire d'aujourd'hui est tout simplement ruineux." Il a déposé une proposition de moratoire jusqu'à fin 2035 afin de mieux identifier les besoins énergétiques et d'évaluer les avancées technologiques, notamment nucléaires.

Dans la même logique, Priska Wismer-Felder (Centre/LU) propose de renvoyer le contre-projet au Conseil fédéral afin de clarifier le financement de nouvelles centrales. Elle s'inquiète des risques qui y sont liés, sachant que toute production électrique nécessite un soutien étatique. Pour elle, le projet en l'état revient "à naviguer à l'aveugle".

Mais le Centre est divisé, a indiqué pour son groupe Christine Bulliard-Marbach (Centre/FR). Une majorité est pour le contre-projet, tandis qu'une minorité est contre. Outre le financement, les déchets sont une autre raison de la réticence d'une partie des élus de ce parti.

Gauche et PVL vent debout contre

La gauche, elle, plaide pour une non-entrée en matière. Pas question d'accepter ce contre-projet sans qu'il y ait un réel approfondissement sur les questions financières, sécuritaires et de gestion des déchets, a relevé Martine Docourt (PS/NE). Mais pour Susanne Vincenz-Stauffacher (PLR/SG), ce n'est qu'en cas de projet concret que toutes ces questions devront être résolues.

Christophe Clivaz (Vert-e-s/VS) s'est irrité des lobbies du nucléaire et du pétrole qui brandissent le spectre d'une pénurie. "On a tendance à exagérer l'augmentation attendue des besoins en électricité", a-t-il lancé.

Aux dépens des renouvelables

Les centrales nucléaires cannibaliseront les investissements dans les renouvelables, a renchéri Marionna Schlatter (Vert-e-s/ZH). Les Vert-e-s ont d'ores et déjà promis le référendum au cas où le contre-projet passerait.

Les réacteurs récemment construits, à l'image de celui de Flamanville (F), ont vu leurs coûts exploser et ont pris des années de retard, a rappelé Céline Weber (PVL/VD). Selon elle, préciser le financement est indispensable. Sans parler du risque sécuritaire; les centrales sont des cibles de choix pour des actes terroristes, estime-t-elle.

Le débat, très animé, se poursuit. Quelque 90 parlementaires ont demandé à parler à la tribune. Il faudra donc attendre mardi pour les votes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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