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Suisse

Remous autour du procureur Michael Lauber

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Le procureur général de la Confédération Michael Lauber est sous pression. Il ne jette pas l'éponge malgré l'enquête disciplinaire contre lui (archives). (©KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Michael Lauber veut rester procureur général de la Confédération. L’ouverture d’une enquête disciplinaire à son encontre n’a pas entamé sa détermination à briguer un nouveau mandat. Le Parlement tranchera en juin.

L’Autorité de surveillance du Ministère public de la Confédération (MPC) a annoncé juste auparavant qu’elle ouvrait une enquête disciplinaire contre Michael Lauber. Celle-ci devra éclaircir d’éventuelles violations des devoirs de fonction du procureur dans le cadre des procédures sur la FIFA. Son ouverture ne préjuge en rien de son résultat.

L’affaire tombe à un mauvais moment pour le procureur général car le Parlement doit décider en juin s’il le reconduit dans ses fonctions pour la période 2020-2023. La commission judiciaire des Chambres fédérales donnera mercredi soir sa recommandation.

Le procureur général a dit se voir comme une partie de la solution à la crise. Il revient désormais au Parlement de trancher sur la poursuite de ses activités, a-t-il déclaré devant la presse. Et de préciser qu’il avait pu faire valoir son point de vue devant une sous-commission des commissions de gestion juste avant d’apparaître devant les médias.

Michael Lauber, qui a affirmé ne pas mentir et n’avoir rien relativisé, n’a pas caché sa déception face au manque de confiance de l’autorité de surveillance à son encontre. « C’est une attaque contre l’indépendance du Ministère public ». Tout ne reconnaissant qu’il pouvait faire des erreurs, le procureur ne souhaite pas que toute la discussion soit réduite à sa capacité à se souvenir ou non d’un entretien.

Troisième rencontre secrète

Des rencontres informelles avec le président de la FIFA Gianni Infantino pourraient être fatales à la carrière à M. Lauber. Servant à discuter de la suite de la procédure, de telles séances ne sont pas problématiques en tant que telles. Mais le procureur aurait dû les documenter, selon l’autorité de surveillance.

Elément crucial pour l’ouverture de l’enquête disciplinaire, M.Lauber a tu une troisième entrevue secrète. En novembre 2018, il avait déclaré qu’il n’y en avait eu que deux (en 2016). Aucun des participants supposés à la troisième rencontre en 2017 ne s’en rappelle.

Dans une interview donnée fin avril, le procureur avait expliqué que de telles rencontres faisaient partie du courant normal pour faire avancer une procédure complexe et souligné que M. Infantino n’était pas prévenu dans les affaires concernant la FIFA sur lesquelles le MPC enquêtait.

La première réunion a été souhaitée par M.Infantino. Ami d’enfance du nouveau patron valaisan du football, Rinaldo Arnold a contacté le porte-parole du MPC André Marty et participé ensuite avec lui à la rencontre. Premier procureur du Haut-Valais, M.Arnold n’était toutefois pas là à titre professionnel. Si M.Lauber a évoqué des détails de l’enquête devant lui, il pourrait avoir violé le secret professionnel.

Expert externe

Dans le but de garantir une procédure objective et équitable, l’enquête disciplinaire sera confiée à un expert externe. Son nom sera communiqué séparément au public. M. Lauber risque un avertissement, un blâme ou une réduction de salaire de 10% pendant un an au plus.

(KEYSTONE-ATS)

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Suisse

Pour un recensement des crimes LGBTI-phobes

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Les communautés LGBTI+ demandent des statistiques officielles recensant les crimes haineux à leur égard. (Photo: D.R.)

Les crimes haineux contre les personnes LGBTI+ doivent être recensés en tant que tels. C’est le principal message des motions qui sont ou seront déposées ce mois dans 13 parlements cantonaux. En terres vaudoises, c’est la députée Léonore Porchet qui déposera le texte ce mardi.

Elles veulent des chiffres pour agir. Les communautés LGBTI+ demandent des statistiques officielles recensant les crimes haineux à leur égard. À l’occasion de la journée internationale contre l’homo-, la bi-, la trans- et l’interphobie, elles ont annoncé que des motions en ce sens seront, ou ont été déposées, dans 13 cantons. Tous les cantons romands participent à cette action concertée, à l’exception de Genève qui a déjà pris les devants. En Suisse, les violences envers les personnes LGBTI+ ne sont pas recensées en tant que telles, ce qui ne permet pas d’agir en amont. Muriel Waeger, directrice romande de l’Organisation suisse des lesbiennes (LOS) et de Pink Cross, la Fédération suisse des hommes gais et bi :

Muriel Waeger
Directrice romande de LOS et de Pink Cross
Muriel Waeger Directrice romande de LOS et de Pink Cross

Pink Cross, la Fédération suisse des hommes gais et bi, a mis en place une helpline en Suisse allemande qui lui permet de saisir une petite partie de l’ampleur de ces crimes contre l’homo-, la bi-, la trans- et l’intersexualité :

Muriel Waeger
Directrice romande de LOS et de Pink Cross
Muriel Waeger Directrice romande de LOS et de Pink Cross

Selon Muriel Waeger, avoir des chiffres sur les agressions dont sont victimes les personnes LGBTI+ permettrait de mettre en lumière l’ampleur du phénomène et agir en conséquence :

Muriel Waeger
Directrice romande de LOS et de Pink Cross
Muriel Waeger Directrice romande de LOS et de Pink Cross

Les motions contiennent un second volet. A l’image des polices vaudoise, lausannoise et genevoise, les textes demandent que les corps de police soient formés à la prise en charge des victimes LGBTI+. Aymeric Dallinge, président du PAV, le Pôle agression et violence qui s’occupe de cette formation dans le canton de Vaud :

Aymeric Dallinge
Président du Pôle agression et violence
Aymeric Dallinge Président du Pôle agression et violence

Pour Aymeric Dallinge, la formation du corps de police est d’autant plus importante parce qu’ils sont en première ligne pour accueillir les victimes. Or, une prise en charge adéquate, c’est encourager les victimes LGBTI+ à porter plaine, selon Aymeric Dallinge :

Aymeric Dallinge
Président du Pôle agression et violence
Aymeric Dallinge Président du Pôle agression et violence

Dans le canton de Vaud

En terres vaudoises, c’est la députée Léonore Porchet qui déposera le texte mardi prochain au Grand Conseil. Selon l’élue Verte, avoir des chiffres permettrait d’agir en termes de politique publique. Léonore Porchet :

Léonore Porchet
Députée Les Verts, VD
Léonore Porchet Députée Les Verts, VD

Sa motion, comme les autres, contient le volet sur la formation et la sensibilisation des corps de police à la prise en charge des victimes LGBTI+. Une formation existe déjà pour la gendarmerie vaudoise et la police lausannoise. Elle est donnée par le Pôle agression et violence, mais Léonore Porchet souhaite aller plus loin :

Léonore Porchet
Députée Les Verts, VD
Léonore Porchet Députée Les Verts, VD

La députée estime que ce que proposent les motions est d’autant plus important que lorsqu’une agression a lieu contre une personne LGBTI+, c’est toute une communauté qui est directement touchée :

Léonore Porchet
Députée Les Verts, VD
Léonore Porchet Députée Les Verts, VD

Les associations LGBTI+, qui sont à l’origine de ces motions, soulignent enfin que les statistiques leur permettraient de faire un meilleur travail en amont, notamment de prévention. Elles rappellent que le taux de suicide est 2 à 5 fois plus élevé chez les jeunes des communautés LGBTI+ qu’au sein du reste de la population.

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Suisse

Assura va reverser 30 millions à certains de ses assurés

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Assura reversera 30 millions à près de la moitié de ses assurés. (Photo: DR)

En bonne santé financière, Assura va reverser 30 millions à ses assurés. La caisse maladie sort d’une année 2018 favorable qui lui permettra de reverser une partie de ses bénéfices aux assurés à la base.

Assura reversera 30 millions à près de la moitié de ses assurés. Le groupe annonce un résultat net 2018 de 61,9 millions, après constitution d’une provision de 30 millions destinée à ses clients. 500’000 assurés à la base répartis sur 10 cantons sont concernés par ce geste. En Suisse romande, les Vaudois toucheront 50 francs, les Genevois 100 francs et les Jurassiens 40 francs. Pour les enfants, cela représente respectivement 25, 50 et 20 francs, soit la moitié des adultes. Une gratification qui s’explique par un montant total des prestations à prendre en charge plus favorable que prévu dans certains cantons. Ruedi Bodenmann, directeur général d’Assura :

Ruedi Bodenmann
Directeur général d’Assura
Ruedi Bodenmann Directeur général d’Assura

Ce geste ne concerne que les assurés de dix cantons. Ruedi Bodenmann explique comment le choix s’est fait :

Ruedi Bodenmann
Directeur général d’Assura
Ruedi Bodenmann Directeur général d’Assura

Les assurés devraient recevoir la rétrocession d’ici à la fin de l’année, une fois que l’Office fédéral de la santé publique aura donné son accord. C’est la première fois qu’Assura fait profiter ses assurés de sa bonne santé financière. Ruedi Bodenmann :

Ruedi Bodenmann
Directeur général d’Assura
Ruedi Bodenmann Directeur général d’Assura

A la question, ne vaudrait-il pas mieux revoir les primes à la baisse plutôt que de faire ce virement rétroactif, Ruedi Bodenmann, directeur général d’Assura, répond par la négative :

Ruedi Bodenmann
Directeur général d’Assura
Ruedi Bodenmann Directeur général d’Assura

Le chiffre d’affaires 2018 du Groupe Assura atteint 3,8 milliards francs, contre 3,4 milliard un an plus tôt. Même après le versement aux assurés, le taux de solvabilité de l’assureur, comme l’exige la loi, reste supérieur à 150%. Alors qu’une nouvelle progression du nombre d’assurés la place au 3e rang des assureurs-maladie suisses, Assura couvre un Suisse romand sur trois.

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Suisse

Les Suisses ne voteront que sur les avions de combat à 6 mia

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Les Suisses ne se prononceront que sur l'achat d'avions de combat pour une facture maximale de six milliards de francs (archives). (©KEYSTONE/ALEXANDRA WEY)

Les Suisses ne voteront que sur les avions de combat, pour une facture maximale de six milliards de francs. L’achat d’un système de défense sol-air se fera dans le cadre des programmes d’armement ordinaires. Le Conseil fédéral a revu la donne suite aux critiques.

Le Parlement devrait se prononcer à la fin de l’année. Le gouvernement a communiqué jeudi avoir chargé la ministre de la défense Viola Amherd de lui soumettre un projet d’ici le début du mois de septembre.

Votation populaire

La nécessité de pouvoir laisser le peuple se prononcer était reconnue dès le départ, même si les acquisitions militaires ne sont normalement pas soumises à référendum. Une motion pour un vote de principe a été adoptée par le Parlement. Le recours aux urnes est une attente dont il faut tenir compte sur le plan politique, selon le Conseil fédéral.

Les deux derniers projets d’achats de jets avaient été marqués par un scrutin populaire. L’acquisition de F/A-18 avait été rendue possible après l’échec en 1993 de l’initiative populaire s’y opposant. L’achat de Gripen a été rejeté en 2014 après un référendum contre le fonds qui aurait dû être mis sur pied.

Première tentative

En novembre 2017, le gouvernement avait opté pour un arrêté de planification pouvant être combattu par référendum. La version mise en consultation portait sur l’achat de nouveaux jets mais aussi de moyens de défense sol-air de longue portée.

Plusieurs conditions devaient être remplies. La facture totale ne devait pas dépasser 8 milliards de francs. Les entreprises étrangères avec lesquelles des contrats seront signés auraient dû compenser le 100% de la valeur des contrats par des affaires compensatoires en Suisse.

Que les avions

Si l’idée d’un arrêté de planification est maintenue, son contenu va être complètement revu. Premièrement, il ne portera que sur les avions de combat. Le gouvernement tient ainsi compte des critiques formulées notamment par le PLR et le PDC sur le lien entre jets et défense sol-air.

Dans un rapport publié il y deux semaines, l’expert, ancien spationaute et pilote militaire, Claude Nicollier s’était aussi prononcé en ce sens. Le Conseil fédéral affirme désormais que l’attente de la population pour statuer dans un scrutin populaire ne concerne que les avions de combat. L’autre volet serait moins controversé sur le plan politique.

Six milliards au maximum

Le gouvernement devait aussi se prononcer sur la manne à disposition. Claude Nicollier a plaidé pour l’acquisition d’une quarantaine d’avions avec un retrait progressif des F/A-18 et des F-5 Tiger ainsi que pour un système de défense sol-air de longue portée pouvant couvrir environ 15’000 km2. Soit une facture totale de neuf milliards.

A ce stade, le gouvernement ne s’est prononcé que sur la somme prévue dans l’arrêté de planification, qui doit comporter un volume de financement maximal. Celui-ci devrait être de six milliards. Un volume inférieur compromettrait la taille de la flotte. Prévoir davantage ne laisserait pas de cadre financier suffisant pour le système de défense sol-air, fait-il valoir.

Affaires compensatoires

Enfin, le Conseil fédéral a revu ses exigences en matière d’affaires compensatoires. Celles-ci ne porteront que sur 60% de la valeur contractuelle. Dans un rapport, l’ancien directeur du Contrôle fédéral des finances Kurt Grüter s’est montré sceptique sur un mécanisme qui enfreint le principe de la liberté du commerce et de l’industrie.

Pour lui, les compensations ne doivent être utilisées que pour renforcer la base technologique et industrielle suisse et il est impossible de compenser intégralement un volume de 6 à 7 milliards. Il serait plus réaliste de fixer à 20% les affaires compensatoires directes et à 40% les affaires compensatoires indirectes destinées à la technologie et à l’industrie de sécurité. Le gouvernement a avalisé ce concept.

Evaluation en cours

L’achat de nouveaux avions n’en reste pas moins lié au renouvellement de la défense sol-air. Cette dernière acquisition sera réalisée en parallèle, en coordination temporelle et technique avec celle des jets et selon le calendrier établi.

Les premières évaluations concernant les avions ont commencé. Cinq jets sont sur les rangs. De ce côté-ci de l’Atlantique, on retrouve le Gripen E suédois (Saab), le Rafale français (Dassault) et l’européen Eurofighter (Airbus).

S’y ajoutent deux avions américains: le successeur du FA-18, le Super Hornet de Boeing, et le F-35A de Lockheed-Martin. Pour la défense sol-air, deux systèmes sont dans la course: le SAMP/T français (eurosam) et l’américain Patriot (Raytheon). L’israélien David’s Sling (Rafael) n’a pas soumis d’offre.

 

(KEYSTONE-ATS)

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Suisse

Gare à l’arnaque à l’annuaire

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Gare aux annuaires professionnels bidon, dont le coût peut s'élever à plusieurs centaines voire milliers de francs par année. (©Keystone)

Ces dernières semaines, de nombreuses réclamations contre une arnaque à l’annuaire sont parvenues au Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO). Ce dernier met en garde contre des fax, qui se sont avérés être des arnaques.

La mise en garde concerne: Localsearch Switzerland – Business Directorie Suisse – Elmach Print Service. Cette « entreprise » contacte les victimes par téléphone ou par e-mail et leur demande de prolonger/mettre à jour leur inscription en signant et renvoyant un formulaire par fax, indique le SECO dans un communiqué lundi.

Elle fournit aux sociétés contactées des renseignements trompeurs susceptibles de les induire en erreur, créant la confusion avec les annuaires local.ch, search.ch et localsearch.ch, exploités par Swisscom Directories SA. De plus, même si le numéro de fax où renvoyer le formulaire est parfois suisse, cette entreprise n’a pas son siège en Suisse.

Or, toute personne qui renvoie le formulaire signé conclut un contrat à titre onéreux pour une période d’au moins deux ans. Par la suite, la victime reçoit une facture d’Elmach Print Service d’un montant total de plus de 1500 francs. Enfin, des courriers d’annonces de poursuite lui sont adressés par une société suisse de recouvrement.

 

(KEYSTONE-ATS)

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Deux clubs de motards en viennent aux mains, trois blessés

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La police a été mobilisée en force pour calmer les esprits des motards à Belp (BE). (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Une bagarre entre deux clubs de motards a mal tourné samedi soir à Belp, près de Berne. Trois personnes ont été blessées, dont deux grièvement. Plus d’une trentaine de personnes ont été contrôlées.

La police a été alertée vers 18h00. Des témoins ont rapporté une altercation entre motards et des coups de feu. Arrivée sur place, les agents ont trouvé deux personnes grièvement blessées, l’une atteinte par arme à feu, l’autre portant des coupures. Elles ont été acheminées à l’hôpital avec un troisième comparse plus légèrement touché, a indiqué dimanche la police.

Au total, 34 personnes ont été contrôlées. Une vingtaine d’entre elles ont été conduites au poste de Belp pour être interrogées. Une douzaine d’autres ont été temporairement interpellées ailleurs dans le canton de Berne. La police a ouvert une enquête sur ces événements.

 

(KEYSTONE-ATS)

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