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Économie

Résidences secondaires: Saint-Moritz reste la station la plus chère

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A Saint-Moritz, un appartement de vacances haut de gamme coûte au minimum 22'300 francs par mètre carré (archives). (© KEYSTONE/AP NY/FRANZ NEUMAYR)

Saint-Moritz, dans les Grisons, conserve son titre de marché de résidences secondaires le plus cher des Alpes, selon une étude d'UBS. En constante augmentation depuis cinq ans, les prix des logements de vacances devraient diminuer en 2025.

A Saint-Moritz, un appartement de vacances haut de gamme coûte au minimum 22'300 francs par mètre carré, selon la dernière étude "UBS Alpine Property Focus 2025" publiée mercredi. Verbier, en Valais, occupe la deuxième place du classement avec des prix à partir de 22'100 francs le mètre carré. Les stations de Zermatt, en Valais, Gstaad, dans l'Oberland bernois, et Andermatt, dans le canton d'Uri, complètent le top cinq.

Ailleurs en Europe, Courchevel détient la palme de la station la plus chère des Alpes françaises. Les prix des résidences secondaires haut de gamme y atteignent au moins 17'900 francs par mètre carré. Avec des prix à partir de 13'900 francs le mètre carré, Kitzbühel arrive en tête du classement en Autriche. Cortina d'Ampezzo, qui accueillera les prochains Jeux olympiques d'hiver, est la destination la plus chère des Alpes italiennes, avec des prix à partir de 11'800 francs le mètre carré.

Depuis 2020, les prix des résidences secondaires dans les Alpes ont augmenté en moyenne d'environ 30%, ce qui correspond à une hausse annualisée de 5,5%. En cause, la pandémie de coronavirus et l'essor du travail hybride qui ont déclenché un boom durable de la demande dans l'ensemble de la région alpine.

En 2024, les prix dans les principales destinations analysées ont progressé d'environ 2,3% en moyenne, avec un pic de 4% observé en France et en Italie. En Suisse, les prix des résidences secondaires ont augmenté de près de 3% l'an dernier. Seule la région alpine autrichienne a enregistré un recul des prix, d'environ 3%.

Diminution des prix attendue

Pour cette année, la dynamique des prix devrait s'affaiblir. "Les perspectives économiques pour l'Europe restent prudentes, l'inflation pèse sur le pouvoir d'achat des ménages et les coûts de financement élevés rendent l'acquisition d'une résidence secondaire alpine particulièrement onéreuse", souligne l'auteur de l'étude, l'économiste immobilier Maciej Skoczek, cité dans le communiqué.

Avec l'assouplissement de la loi sur les résidences secondaires décidé en octobre 2024, la pénurie d'offre actuelle devrait s'atténuer et davantage de biens immobiliers devraient arriver sur le marché suisse. Les logements qui relèvent de l'ancien droit peuvent désormais être agrandis jusqu'à 30%. Au premier trimestre 2025, le nombre de demandes de permis de construire dans les destinations touristiques était déjà supérieur d'environ 10% à celui de l'année précédente, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis 2017.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Droits de douane: le Congrès inflige un revers à Trump

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Donald Trump a été désavoué par des Républicains de la Chambre des représentants qui ont voté pour l'abrogation des droits de douane du Canada. (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Plusieurs élus républicains à la Chambre américaine des représentants sont allés mercredi à contre-courant de M. Trump. Ils ont voté pour l'abrogation des droits de douane sur le Canada, un revers pour le président US qui a menacé les députés rebelles pendant le vote.

Le texte doit à présent être approuvé par le Sénat. Mais même en cas d'adoption, il fera assurément l'objet d'un veto du locataire de la Maison Blanche, qui a fait des droits de douane la pierre angulaire de sa politique économique.

Seul un nouveau vote au Congrès et une adoption avec une majorité des deux tiers permettrait d'outrepasser ce veto, une quasi impossibilité au vu de la majorité dont disposent actuellement les républicains dans les deux chambres. La résolution a donc une portée avant tout symbolique.

Pendant le scrutin, Donald Trump a averti que les élus de son camp votant contre ses droits de douane "en subiront les conséquences au moment des élections, y compris des primaires".

"Les droits de douane nous ont donné une sécurité économique et nationale, et aucun républicain ne devrait être responsable de la destruction de ce privilège", a-t-il ajouté dans son message sur sa plateforme Truth Social.

Six députés de la majorité ont malgré tout rejoint les démocrates pour mettre fin à l'état d'urgence décrété par le président en février 2025, qui lui avait permis d'imposer des droits de douane sur les produits importés du Canada.

Prérogative du Congrès

Le vote est intervenu après l'expiration d'une mesure qui interdisait tout scrutin sur cette question des droits de douane. Le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, avait tenté jusqu'à mardi soir de la prolonger, en vain.

Tenants du libre-échange, de nombreux élus à droite désapprouvent plus ou moins publiquement la politique protectionniste de Donald Trump, d'autant plus que c'est le Congrès, et non le président, qui détient le pouvoir constitutionnel d'imposer des droits de douane.

Réaffirmant cette prérogative du législatif, le député républicain Don Bacon a affirmé mercredi: "nous ne pouvons pas et nous ne devons pas délocaliser nos responsabilités".

"En tant que conservateur vieux jeu, je sais que les droits de douane sont une taxe sur les consommateurs américains", a-t-il déclaré sur X avant de voter pour l'abrogation.

Le Canada, comme de nombreux alliés des Etats-Unis, a été touché par des vagues successives de droits de douane décidées par Donald Trump depuis son retour au pouvoir en janvier 2025.

Le président américain avait décrété des surtaxes de 35% à l'importation sur de nombreux produits canadiens l'an dernier, mais avait réduit ce taux pour les importations d'énergie et créé de larges exemptions pour les biens entrant dans le cadre de l'accord ACEUM de libre-échange entre les Etats-Unis, le Canada, et le Mexique.

Plus de 85% des échanges commerciaux entre les deux pays sont restés exemptés de droits de douane selon les termes de cet accord.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

L'inflation recule, mais ce n'est pas forcément une bonne nouvelle

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Tant un nouveau repli, qu'un rebond de l'inflation, pourraient susciter de l'inquiétude. L'indice des prix à la consommation (CPI) pour janvier, dont la publication est prévue vendredi 13 février, est attendu autour de 0%, comme le mois précédent et en ligne avec l'année écoulée. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les prix tendent à stagner voire à reculer en Suisse, depuis plusieurs mois, une détente qui n'est pas ressentie comme telle par nombre de consommateurs. Cela pourrait susciter de l'inquiétude. L'indice des prix à la consommation (CPI) de janvier est attendu vers 0%.

Le climat de consommation, soit la propension des ménages à dépenser, est lui resté pratiquement inchangé par rapport au même mois de l'année précédente, à -30 points. Ces derniers sont en outre plus pessimistes quant aux perspectives économiques.

"Il existe une différence entre l'inflation ressentie et l'inflation effective", observe Fredy Hasenmaile, chef économiste chez Raiffeisen. "Le CPI ne capture pas toujours la réalité individuelle: selon la structure de consommation d'un ménage - familles, retraités, bas revenus -, l'inflation ressentie peut être plus élevée en raison d'une érosion du pouvoir d'achat pour certains ménages", renchérit Bertrand Lemattre de la banque Bonhôte & Cie.

Celle-ci est due à plusieurs facteurs, à commencer par la hausse des primes d'assurance maladie, qui pèsent de plus en plus lourd dans les budgets, mais n'entrent pas dans le calcul du CPI à l'instar d'autres dépenses obligatoires. "D'un point de vue statistique, c'est exact, puisque l'indice capte exclusivement l'évolution des prix des biens de consommation. Or, la hausse des primes est davantage liée à un effet de volume que de prix", note Fredy Hasenmaile.

Par ailleurs, "les ménages consacrent une part croissante de leurs dépenses au loyer et charges, près de 30%", ce qui érode encore le pouvoir d'achat, note Bertrand Lemattre.

Baisse trop importante des prix problématique aussi

Dès lors, un recul de l'inflation ne se traduit pas nécessairement par une diminution du coût de la vie ou une hausse du pouvoir d'achat pour le consommateur. Et si l'inflation venait à s'installer en terrain négatif, la situation économique pourrait même se péjorer.

En effet, lorsque les prix reculent pendant un certain temps, le consommateur tend à reporter ses dépenses, dans l'attente de baisses supplémentaires, ce qui est mauvais pour l'économie et les entreprises. Ces dernières dépensent moins à leur tour, jusqu'à supprimer des emplois, mettant davantage de pression encore sur le consommateur, et ainsi de suite.

"C'est ce que l'on appelle une spirale déflationniste, à l'instar de ce qui se produit actuellement en Chine", note Fredy Hasenmaile. Un scénario qui a toutefois peu de risques de se produire en Suisse, puisque selon l'expert, "la conjoncture est stable".

Quant à un renchérissement marqué, au-delà de la fourchette de stabilité établie par la Banque nationale suisse (BNS) entre 0 et 2%, il entraînerait lui aussi un affaiblissement de l'économie. Et l'inflation serait ressentie "de manière disproportionnée", par les ménages plus modestes, ayant une capacité d'épargne limitée, souligne l'expert de Raiffeisen, soulignant "l'importance d'une bonne maîtrise de l'inflation par la BNS".

L'évolution la plus probable pour cette année reste toutefois celle d'une hausse modérée, entre 0,2 et 0,5%, selon les experts. "Les récents droits de douanes imposés par l'administration Trump de 15% risquent fort d'entraîner un rebond de l'inflation. Mais celui-ci devrait être compensé là encore par la solidité du franc", note Bertrand Lemattre, à l'instar de ces cinq dernières années où le CPI a cru de près de 7%, tandis que la force du franc a permis de limiter la hausse des prix des produits importés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

L'indice des caisses de pension suisse positif en janvier

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Dans un contexte géopolitique tendu, "la détérioration du sentiment des investisseurs a conduit à une performance stagnante pour les actions suisses". (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

En janvier, les caisses de pension ont réalisé une performance moyenne de 0,53% après déduction des frais, variant entre -0,4% et 2,36% selon les caisses, d'après l'analyse compilée par UBS. Depuis 2006, le rendement annualisé de l'échantillon est de 3,33%.

En janvier, la performance médiane des petites caisses de pension avec des actifs sous gestion inférieurs à 300 millions de francs était de 0,42%, soit plus basse que celle des grandes caisses de pension avec des actifs sous gestion de plus d'un milliard de francs, à 0,53%, selon le calcul les analystes de la banque publié mercredi.

La performance moyenne des classes d'actifs mesurée en francs a été mitigée en janvier. Les plus importantes, du point de vue de l'allocation de la fortune, ont inscrit une performance positive, à l'instar des actions mondiales (1,04%), des obligations en francs (0,83%), des actions suisses (0,16%) ainsi que de l'immobilier indirect (0,14%) et de l'immobilier direct (0,13%). Par contre, les infrastructures (-0,85%), les obligations en devises étrangères (-1,1%), les fonds spéculatifs (-1,61%) et le placement privé (-1,68%) ont essuyé un rendement négatif.

Dans un contexte géopolitique tendu, "la détérioration du sentiment des investisseurs a conduit à une performance stagnante pour les actions suisses". Aux Etats-Unis, le début favorable de la saison des résultats pour le dernier trimestre 2025 a soutenu les marchés actions tandis que "les marchés émergents ont été soutenus par un affaiblissement du dollar américain et une diversification accrue hors des actifs américains".

"Les obligations à haut rendement aux États-Unis et en Europe ont bénéficié de l'augmentation saisonnière des émissions d'entreprises, avec une forte demande des investisseurs", souligne UBS. Les obligations en devises étrangères représentent environ 7% de l'allocation des actifs, pondérée en fonction de la fortune gérée, après déduction des frais, contre environ 22% pour les obligations libellées en francs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Accords avec l'UE: nouveau compromis au niveau national sur la protection des salaires

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Lorsque le Conseil fédéral avait adapté en décembre certains points du paquet d'accords avec l'UE après la consultation, la secrétaire d'Etat à l'économie Helene Budliger Artieda avait indiqué que les partenaires sociaux poursuivaient leur dialogue sur la protection des salaires (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les partenaires sociaux s'accordent sur la dernière mesure nationale garantissant la protection des salaires, dans le cadre du paquet d'accords avec l'UE. Le Conseil fédéral a validé mercredi les adaptations de cette mesure, qui avait été critiquée en consultation.

Sur les 14 mesures, les 13 autres ont déjà été acceptées. La dernière mesure vise une meilleure protection du partenariat social au niveau de l'entreprise.

La demande, émanant des syndicats, avait été vivement critiquée par le camp bourgeois. Concrètement, elle concerne la procédure de préavis lorsqu'un employeur a l'intention de licencier certains types de travailleurs, dans les entreprises d'au moins 50 collaborateurs.

Le Conseil fédéral tient à cette disposition pour maintenir l'équilibre du paquet de mesures et respecter les obligations de la Suisse à l'égard de l'Organisation internationale du travail. Ses modifications se fondent sur les résultats de la consultation et sur des discussions intensives avec les partenaires sociaux ces derniers mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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