Climat
Blatten: les maisons épargnées nettoyées par plus de 70 bénévoles
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Une importante action de nettoyage s'est tenue samedi à Blatten (VS). Plus de 70 bénévoles se sont affairés pour enlever la poussière, boue et autres débris qui ont recouvert les maisons du hameau de Weissenried, tout juste épargné par l'éboulement du 28 mai.
"Redonner vie à ce hameau pour que les gens puissent y revenir le plus rapidement possible" est l'un des objectifs principaux, explique à Keystone-ATS Urs Heimberg, président de la Fondation Blatten, qui chapeaute l'événement. Il s'agit aussi de "prendre soin du patrimoine architectural historique qui reste", poursuit-il.
Le cône de déjection de l'éboulement qui a englouti Blatten s'est arrêté à seulement quelques mètres de Weissenried ou "Wissriäd" en dialecte. Le village est en effet situé en face de la montagne qui s'est effondrée, sur le versant opposé de la vallée.
"La saleté est très importante en raison de l'onde de choc provoquée par le glissement de terrain, observe celui qui est aussi professeur au sein du département d'architecture de la Haute école spécialisée de Berne (BFH). Toutes les façades ont été salies et partiellement endommagées."
Une opération délicate
Le nettoyage de cette épaisse "patine" en est d'autant plus complexe. Car l'eau sous pression ne doit pas être utilisée, sinon elle abîmerait le bois de ces édifices historiques. Ces derniers comptent d'ailleurs parmi les sites construits d'importance nationale à protéger en Suisse, selon l'inventaire fédéral qui liste quelque 1200 sites.
C'est donc munis de brosses, grattoirs et spatules que les volontaires ont commencé à laver les murs des 80 édifices du village. Parmi eux, des chalets, des cabanes, des granges mais aussi une fontaine, la croix située à l'entrée du village ou encore la chapelle Saint-Georges - construite en 1787 et rénovée en 1933.
Ce travail est le fruit d'une action solidaire, qui coûte, au passage, nettement moins que de faire appel à des instituts de nettoyage spécialisés, note Urs Heimberg. Il était d'ailleurs important de polir tous les bâtiments, y compris ceux qui n'étaient pas protégés contre les incendies et les événements naturels, le canton du Valais ne rendant pas cette assurance obligatoire.
Dans un même élan, le rendez-vous de samedi permet de fédérer propriétaires directement concernés, habitants du Lötschental et visiteurs venus de toute la Suisse. "Il y a une importante solidarité et beaucoup d'énergie", relève Urs Heimberg.
Regard vers l'avenir
"Cela permet aussi de ramener un peu de normalité dans la vallée. Il est important que tout le monde voie qu'il y a un avenir ici", continue le président de la Fondation. Fondation qui a d'ailleurs reçu près de 3 millions de dons depuis la catastrophe de ce printemps. L'institution entend ainsi remplir sa mission de préservation et de restauration du paysage culturel et du patrimoine.
Afin de réaliser le projet de nettoyage, de nombreux points logistiques ont aussi dû être pris en compte, à l'image de l'accès des bénévoles au site, encore situé en zone interdite. "Il a fallu obtenir l'autorisation auprès de la police cantonale pour chaque personne", indique le professeur.
Pour se rendre à Weissenried, la plupart des volontaires ont dû marcher sur des sentiers de randonnée, les routes menant au village ayant été endommagées ou détruites. Quelques bénévoles, notamment les personnes âgées, ont toutefois pu être acheminés sur le site en voiture, grâce à la route de secours construite en terre, qui permet aussi de rejoindre Blatten.
Entraide avant tout
La reconstruction du village détruit revient d'ailleurs aux autorités. Mais le travail réalisé ici, en collaboration avec la commune, est complémentaire, relève Urs Heimberg. "Chacun aide comme il peut", résume-t-il.
Une deuxième journée de nettoyage similaire aura lieu le samedi 25 octobre, toujours à Weissenried. Elle sera guidée par le même mot d'ordre: "A Blatten, ce qui a été épargné mérite une attention particulière."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Nuit tropicale: le mercure bloqué à 28 degrés par endroits
La Suisse a subi une nouvelle nuit tropicale de vendredi à samedi. La station de St. Chrischona (BS), près de Bâle, a enregistré la température nocturne la plus haute: le mercure n'y est pas descendu en dessous de 28,3 degrés.
A Uetliberg (ZH) et Lugano (TI), le thermomètre a affiché plus de 25 degrés durant toute la nuit, selon les données de MétéoSuisse. L'Office fédéral de météorologie a mesuré une nuit tropicale dans 76 de ses 152 stations. Selon les prévisions de MétéoSuisse, la vague de chaleur devrait atteindre son pic aujourd'hui.
Jusqu’au début du XXIe siècle, il n'y avait pratiquement pas de nuits tropicales en Suisse, selon MétéoSuisse. Elles ne se produisaient que de temps à autre au Tessin. La température augmentant en raison du changement climatique, on observe aujourd’hui presque chaque année des nuits tropicales isolées en plaine dans toute la Suisse.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Les Etats-Unis frappent l'Iran, qui dit avoir répliqué
L'Iran a attaqué des cibles américaines dans la région du golfe Persique en réponse aux frappes des Etats-Unis menées plus tôt vendredi. Il s'agit des premières attaques connues depuis la signature du protocole d'accord entre Washington et Téhéran le 17 juin.
"Si l'agression se répète, notre réponse sera plus large que cela", ont averti les gardiens iraniens de la révolution, cités par la télévision d'Etat Irib.
De son côté, l'armée américaine avait annoncé un peu plus tôt avoir "ciblé des lieux de stockage de missiles et de drones et des sites de radars côtiers en Iran" en réponse "à l'attaque de la veille contre un navire commercial qui transitait par le détroit d'Ormuz".
La télévision d'Etat iranienne a fait état vendredi soir d'une explosion et d'un impact de projectile sur un quai de la ville de Sirik, dans le sud du pays, ainsi que plusieurs tirs d'avertissement visant ce que Téhéran qualifie de "navires en infraction" dans le détroit d'Ormuz.
Menaces de Vance
Le vice-président américain JD Vance a écrit sur le réseau social X que l'Iran avait "signé un accord de cessez-le-feu. Nous l'avons respecté. [Si les Iraniens] ont des désaccords sur la mise en oeuvre du protocole d'accord, ils peuvent décrocher leur téléphone. Mais la violence n'engendrera que la violence".
Plus tôt dans la journée, le président américain Donald Trump a qualifié l'attaque du cargo de "violation stupide" du cessez-le-feu, alors que les deux belligérants sont entrés dans une phase de soixante jours de négociations pour parvenir à un accord final.
"Vous verrez bien", a-t-il répondu de manière évasive aux questions sur une éventuelle réponse militaire américaine.
Des navires ont néanmoins continué vendredi à traverser le détroit d'Ormuz, que l'Iran a rouvert suite au protocole d'accord entre Washington et Téhéran.
Et plusieurs bateaux ont emprunté une route non approuvée par Téhéran, même si l'autorité maritime iranienne avait averti que "tout passage en dehors du cadre défini ne bénéficierait pas des garanties de passage sécurisé".
29 bateaux passent Ormuz
Vendredi, 29 navires commerciaux ont franchi le détroit, selon les données du site de suivi Kpler en fin d'après-midi. Dix-sept ont suivi une route longeant les côtes d'Oman. Après un pic de 57 navires mercredi, 42 étaient passés jeudi.
Suspendu après l'attaque du cargo, le processus d'évacuation des quelque 600 navires, avec 11'000 marins à bord bloqués dans le golfe Persique depuis le début de la guerre, sera relancé dès l'obtention de "confirmations supplémentaires" sur les garanties de sécurité, a expliqué l'Organisation maritime internationale (OMI).
Depuis son lancement mardi, quelque 2500 marins et 115 navires ont été évacués jusque-là, selon l'OMI.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Climat
Les agriculteurs face au défi de la canicule
Les agriculteurs sont inquiets par ces temps de canicule à répétition. Ils redoutent à terme un manque d'eau pour les cultures, même si des solutions de pompage sont souvent mises en place. Pour les maraîchers, les grandes serres offrent une alternative indispensable.
La situation est inquiétante, car la canicule intervient "super tôt" cette année, après un premier coup de chaud en mai, témoigne Jimmy Romanens, à la ferme du Talent, à Chavornay (VD). "On se demande même si ça va être pire qu'en 2003", explique-t-il lors d'une visite de son exploitation familiale avec l'agence Keystone-ATS.
Actuellement, l'agriculteur est en train de pailler sa culture de courges pour essayer de maintenir au maximum la fraîcheur et l'humidité dans les sols. Mais cette année, pour la première fois, Jimmy Romanens a installé des kilomètres de goutte à goutte pour compléter le paillage. Cela permet d'économiser l'eau, surtout depuis les restrictions d'usage.
Dans la plaine de l'Orbe, des limitations ont été décrétées pour les cours d'eau à faible débit depuis quelques jours. La ferme du Talent envisage de pomper l'eau de la nappe phréatique. "L'agriculture c'est un peu le défi, on doit jouer avec cette météo un peu capricieuse", raconte-t-il.
Nuits blanches
A Büchslen (Buchillon, FR), près de Morat, le maraîcher Thomas Lehmann traverse des nuits blanches. "Nous arrosons la nuit, tant qu'il y a encore de l'eau", confie-t-il à Keystone-ATS. Si l'eau venait à manquer, il ne servirait plus à rien de cultiver quoi que ce soit".
Pendant la journée, l'irrigation est difficile à cause du vent et le soir, tout le monde veut arroser en même temps, explique M. Lehmann. Il tire l'eau pour ses cultures maraîchères d'une coopérative des eaux que ses parents avaient autrefois créée.
Lui et d’autres collègues peuvent ainsi acheminer l’eau du lac de Morat et de la Broye vers un grand bassin qui alimente directement les champs par des canalisations souterraines. Cela devrait suffire à surmonter les canicules. Mais ailleurs, le prélèvement d'eau dans les cours d'eau a déjà été restreint, voire interdit, comme dans les cantons de Lucerne et de St-Gall.
La serre, une véritable aubaine
Tout le monde n'est cependant pas logé à la même enseigne. A l'image de Claude Janin, maraîcher à Perly (GE), pour qui cette semaine de canicule se résume "à une semaine et demie d'été un peu chaude à gérer". Ses propos qui tranchent avec ceux des agriculteurs s'expliquent par le mode de production qu'il a choisi.
Toutes ses cultures maraîchères sont sous serres. L'arrosage est certes un petit peu plus intense que d'habitude, mais l'hygrométrie qui règne dans les grandes serres est comparable à une forêt vierge. Des conditions optimales pour les tomates, les aubergines et les melons, témoigne Claude Janin.
"En pleine terre, c'est de la survie"
Les tunnels qui abritent les productions de fraises et de persil souffrent en revanche un peu plus du chaud, du fait d'une végétation moins foisonnante et d'un taux d'humidité plus bas, poursuit le chef d'entreprise. En revanche, les conditions pour les cultures maraîchères en pleine terre sont très difficiles. "C'est de la survie", témoigne-t-il parlant d'un collègue.
Lui-même a abandonné cette production il y a trois ans déjà en raison des aléas de la météo. Son exploitation, d'une trentaine d'employés, se déploie désormais sur trois hectares de grandes serres et 1 hectare de tunnel, à côté de 25 hectares pour le blé, l'orge, le maïs et les tournesols.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
A Bâle, le mercure atteint des sommets comme jamais
Les records de température de jeudi sont battus: la station de mesure de Météosuisse à Bâle-Binningen a enregistré 38,8 degrés vendredi peu avant 15h00.
C'est non seulement un record pour le mois de juin - le mercure avait atteint 38 jeudi -, mais aussi un record absolu pour cette station de mesure, indique Météosuisse sur son site internet. L'ancien record de 38,6 degrés remontait à 2003.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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