Climat
Il y a un mois, Blatten disparaissait
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Il y a un mois, l'après-midi du mercredi 28 mai, une partie du glacier du Birch au-dessus de Blatten se rompait. Des millions de mètres cubes de gravats, glace et eau qui se décrochaient, recouvrant le petit village haut-valaisan en moins d'une minute.
Les images de l'éboulement et du nuage gigantesque qui s'est créé juste après ont fait le tour du monde. Et les jours qui ont suivi, diverses chaînes de télévision, allemandes et française notamment, ont multiplié les reportages dans le Lötschental.
Le plan d'évacuation, déclenché onze et neuf jours avant la catastrophe, aura permis de sauver de nombreuses vies parmi les 300 habitants du village. Un seul décès est à déplorer. Reste que les résidents de Blatten ont tout perdu: leur maison, leur patrimoine et leurs souvenirs.
Durant quelques heures, une dizaine de propriétaires ont espéré pouvoir retrouver leur domicile, leur maison n'ayant pas cédé sous le poids de la coulée. Toutefois, la montée des eaux dans la plaine a fini par inonder les structures étant restées debout.
Le lac qui s'est ensuite formé derrière le cône d'éboulis a tenu en haleine la région, de crainte qu'un écoulement puisse atteindre les communes de plaine de Gampel et de Steg. Le danger semble désormais écarté et la situation est considérée comme sous contrôle, notamment au niveau du lac de Ferden.
Reconstruire le village
Parmi la population, l'abattement, la sidération et la colère se sont transformés, au fil des jours, en une volonté de donner un futur au village. "Nous reconstruirons Blatten", a rapidement affirmé le président de la commune, Matthias Bellwald. Une feuille de route a même déjà été présentée en assemblée primaire.
D'ici au printemps 2026, il s'agira de vider le lac formé derrière l'amas de gravats, d'entamer les premiers travaux de déblaiement et de rétablir l'accès aux hameaux de Weissenried et Eisten en créant une route, en restaurant l'électricité et en assurant à nouveau l'approvisionnement en eau.
Création d'un groupe stratégique
Dès 2028, les deux hameaux seront agrandis afin d'accueillir une partie des sinistrés. Enfin, une troisième et dernière étape prévue d'ici 2030 consistera à reconstruire en partie l'ancien coeur de Blatten, puis de l'étendre sur quelques nouvelles zones situées sur le versant opposé au glacier.
Pour sa part, le Conseil d'Etat valaisan va créer un groupe stratégique pour le futur de Blatten D'ici cet automne, celui-ci devra procéder à un inventaire détaillé des thématiques à traiter en vue de la reconstruction. Ce groupe devra notamment proposer un plan d'action et des mesures, ainsi que les modifications légales nécessaires à une réalisation rapide.
Divers domaines sont concernés par la démarche: les dangers naturels, l'aménagement du territoire, la mobilité, les constructions, le logement, l'agriculture, l'économie, la promotion économique et touristique, la formation et la fiscalité.
De nombreux dons
Dès la catastrophe survenue, l'armée suisse a aussi mobilisé une partie de ses troupes. L'instabilité du terrain aura toutefois contraint à différer toute forme d'intervention durant plus de trois semaines.
Depuis vendredi dernier, les forces d'intervention ont entamé les travaux de déblaiement. Le lac qui s'est formé à l'ouest du cône de déjection doit être vidé de manière contrôlée. Il s'agit notamment de débarrasser le lac des toitures et autres débris qui flottent à la surface. Des bateaux de l'armée seront utilisés pour ces travaux.
Parallèlement, plusieurs récoltes de fonds en faveur de Blatten ont été lancées. La Chaîne du Bonheur a notamment obtenu 19,7 millions de francs, le groupe Raiffeisen 4,4 millions, Caritas et la Croix-Rouge 3,8 millions. Le parrainage suisse des communes de montagne a aussi promis 1 million de francs, tout comme la Banque cantonale du Valais. L'Etat du Valais va injecter 10 millions et la Confédération 5 millions. Au total, les dons dépassent les 57,4 millions de francs.
Les dégâts sont, pour l'heure, estimés à 320 millions de francs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Genève et de Vaud activent l'alerte canicule dès jeudi
Genève et Vaud activent l'alerte canicule dès jeudi. En cause, les températures élevées prévues jusqu'à mardi au moins. Pendant cette période de fortes chaleurs, les communes et institutions des deux cantons déploient des mesures pour protéger la santé de la population.
A Genève, le service du médecin cantonal recommande à chacun de se protéger de la chaleur, de s'hydrater suffisamment et de faire preuve de solidarité envers ses proches et son voisinage, indique-t-il mercredi. Les enfants de moins de 6 ans, les personnes âgées, celles qui travaillent à l'extérieur et les malades sont particulièrement à risque.
Si les dispositifs seront mis en place dès jeudi, le canton de Vaud invite la population à adopter immédiatement les bons réflexes. Des conseils sont disponibles sur différents sites Internet des deux cantons, qui rappellent que les coups de chaleur sont une urgence vitale. Une température corporelle élevée, un état confusionnel, une faiblesse générale, des nausées et des crampes sont des signes d'alerte.
L'activation des plans canicule repose sur des critères précis. Les températures moyennes journalières (24 heures) prévues doivent être égales ou supérieures à 25 degrés pendant cinq jours consécutifs ou à 27 degrés pendant trois jours consécutifs. Selon MétéoSuisse, le thermomètre pourrait progressivement grimper jusqu'à 37 degrés lundi au bout du lac.
www.ge.ch/gestes-prevention-cas-fortes-chaleurs www.vd.ch/chaleur
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Réchauffement record et menaces sur l'observation de la Terre
Le réchauffement planétaire s'intensifie et la montée des eaux s'accélère, alertent jeudi un groupe de scientifiques du climat de premier plan. Ils craignent la disparition de plusieurs systèmes d'observation du climat en raison de choix budgétaires et géopolitiques.
Plus de 70 scientifiques, issus de 17 pays, dont plusieurs auteurs du GIEC, le groupe d'experts du climat mandatés par l'ONU, ont mis à jour douze indicateurs-clés du réchauffement planétaire, dans la quatrième édition d'une étude de référence désormais publiée tous les ans.
"Ces indicateurs constituent un suivi essentiel des signes vitaux d'un patient présentant des symptômes de plus en plus inquiétants", souligne Peter Thorne, professeur de géographie physique à l'université de Maynooth (Irlande) et membre du GIEC.
Mais ils sont aujourd'hui "fragilisés ou menacés par des choix géopolitiques" ou "portant sur les financements publics", a souligné Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue française et ancienne coprésidente d'un groupe de travail du GIEC.
En 2025, le réchauffement de la planète a atteint 1,39 degré Celsius par rapport à la période préindustrielle (1850-1900), dont 1,37 degré attribuable à l'homme, estiment les chercheurs.
+0,27 degré par décennie
Avec un rythme de 0,27 degré de réchauffement d'origine anthropique par décennie, la "rapidité du réchauffement causé par l'homme reste à son plus haut niveau à ce jour", note l'étude, publiée dans la revue Earth System Science Data.
Le "déséquilibre énergétique de la Terre", différence entre l'énergie solaire qui entre et celle qui est renvoyée vers l'espace, a doublé ces dernières décennies.
"Sans influence humaine, il devrait être proche de zéro, mais il augmente depuis les années 1970 et atteint aujourd'hui un niveau record", explique Piers Forster, professeur de climatologie physique à l'université de Leeds et coordinateur du rapport.
Le réchauffement rapide est dû à la combinaison de deux principaux facteurs: des émissions de gaz à effet de serre, majoritairement dues à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, à un niveau record, et la réduction de la pollution par les aérosols, qui fait baisser l'effet refroidissant lié à la réflexion du rayonnement solaire par ces particules.
Certes, "certains éléments indiquent que la croissance des émissions de CO2 ralentit", est-il rapporté. Mais cela ne suffira pas pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré, comme inscrit dans l'accord de Paris en 2015.
+1,5 degré en 2030
Sans baisse du rythme des émissions, le seuil sera atteint autour de 2030, estiment les experts. "Étant donné que les émissions de gaz à effet de serre sont toujours en hausse, maintenir le réchauffement climatique en dessous de ce seuil semble désormais impossible", résume Aurélien Ribes, climatologue chez Météo-France.
Le niveau des mers s'est élevé de 23 cm entre 1901 et 2025, selon les dernières mesures, à un rythme qui a doublé, désormais de 3,84 mm par an.
Le nombre annuel de jours de vagues de chaleur marines a plus que triplé depuis 1991 et a atteint 65 jours en 2025.
Ce rapport annuel fournit à la communauté internationale les données les plus à jour, en utilisant les méthodologies du GIEC et sans attendre ses prochains rapports, attendus à partir de 2028.
Il s'appuie sur une quarantaine d'ensembles de données provenant de satellites et d'un large éventail d'instruments terrestres, maritimes et aériens, notamment des stations météorologiques, des navires, des bouées et des ballons-sondes.
Programmes en péril
Mais en raison de coupes budgétaires, plusieurs programmes satellitaires et d'observation de la Terre sont en péril, notamment aux Etats-Unis.
"Les observations océaniques, en particulier, sont largement financées par un seul pays et ce dernier a récemment annoncé son intention de cesser de les financer", déclare Samantha Burgess, du centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme.
Ces observations sont "absolument essentielles" pour comprendre comment les océans absorbent la chaleur et comment cela influence les régimes météorologiques et la circulation océanique. Mais "il ne s'agit malheureusement pas que d'un seul pays", ajoute-t-elle.
Le rapport note également que le financement de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a diminué, que celui du Programme mondial de recherche sur le climat (PMRC) a été réduit de moitié et que le Système mondial d'observation du climat "est également menacé".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Climat
Blatten: surveillance renforcée du glacier d'Oigschtchummun
Le glacier d'Oigschtchummun demeure sous surveillance, à Blatten. Divers systèmes de mesures et d'observations permettent d'analyser son évolution en temps réel. La route entre Blatten et Flaflerap rouvrira, elle, le 26 juin sous conditions.
Un radar interférométrique permet de détecter précocement une accélération ou des mouvements affectant d’importantes masses glaciaires. Cet outil mis sur pied par le Service des dangers naturels (SDANA) ne permet toutefois pas d’identifier de manière fiable les plus petites ruptures, également susceptibles d’atteindre la route cantonale.
Pour combler cette lacune, un radar Doppler sera installé d’ici à l’ouverture de la route. Couplé à une signalisation lumineuse, il permettra d’alerter immédiatement les usagers et de fermer automatiquement la route, en cas de danger, précise l'Etat du Valais, dans un communiqué diffusé mercredi.
Réouverture de la route
Depuis décembre 2025, les spécialistes ont en effet constaté une progression du front glaciaire et documenté plusieurs ruptures de glace, dont certaines ont atteint un volume de près de 10'000 mètres cubes. Face à cette évolution, des vols de reconnaissance, des relevés de terrain et des modélisations ont été effectués.
Fermée chaque année durant la saison hivernale, la route reliant Blatten à Fafleralp pourra rouvrir à la circulation, dès le 26 juin à 8h00. A cette date, les travaux d’asphaltage de la route provisoire de secours en direction de Blatten seront également terminés.
Piétons et cyclistes interdits
La vitesse maximale autorisée sera fixée à 30 km/h. La procédure d'autorisation d'emprunter cette route d'urgence reste inchangée soit: obtenir une autorisation de circulation délivrée par la commune de Blatten.
Les véhicules lents (catégorie G), les vélos et les piétons ne sont pas autorisés à emprunter ce tronçon en raison d'un temps de réaction insuffisant, en cas de chutes d'éléments (pierre, gravats, glace), indique, de son côté, la commune de Blatten. Il sera également interdit de s'arrêter sur ledit tronçon.
Certains sentiers pédestres inaccessibles
Une ligne de transports publics sera mise en service, dès le 27 juin. En raison d'une capacité de transport, en minibus, limitée, les trajets seront soumis à réservation obligatoire.
Même après la réouverture de la route, les mesures de protection déjà décidées resteront en vigueur. Une zone interdite sera mise en place au sud de la rivière Lonza. Certains sentiers pédestres demeureront inaccessibles.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
El Niño de retour dans le Pacifique, risques météo extrêmes à venir
Un nouvel épisode d'El Niño s'est formé dans l'océan Pacifique équatorial, ouvrant la voie à plusieurs mois de sécheresses et d'inondations. Identifié mercredi par l'Agence météorologique japonaise, il pourrait compter parmi les plus puissants jamais observés.
Le retour d'El Niño ravive les craintes de nouvelles températures extrêmes à l'échelle mondiale. D'autant plus que l'Organisation météorologique mondiale (OMM) avait déjà averti qu'il pourrait s'agir d'un "super El Niño".
Bien qu'il s'agisse d'un phénomène naturel, l'OMM souligne que ce type d'événement se produit désormais dans le contexte d'une planète réchauffée par l'activité humaine, ce qui peut accentuer les phénomènes extrêmes.
El Niño: derniers épisodes en 2023 et 2024
El Niño se caractérise par une hausse des températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial. Il se produit d'ordinaire tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois.
Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / bloomberg / belga / afp
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