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Suisse Romande

Contre-projet à l'initiative pour les urgences à Fribourg

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Les députés fribourgeois ont suivi le Conseil d'Etat dans sa volonté d'opposer un contre-projet à l'initiative constitutionnelle "pour des urgences hospitalières publiques de proximité 24/24" (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le Grand Conseil fribourgeois a décidé mardi d'opposer un contre-projet "solide" à l'initiative constitutionnelle "Pour des urgences hospitalières 24/24 de proximité". Les députés ont confirmé par leur vote la volonté déjà exprimée en mai par le Conseil d’Etat.

La proposition de décret a passé la rampe à l'unanimité des 84 voix exprimées. Les députés ont pu cette fois davantage s'exprimer sur le fond, contrairement au mois de mars dernier, où ils avaient dû se limiter à la forme quand ils avaient alors validé le texte. Ils ont suivi dans les grandes lignes la position gouvernementale.

L'idée vise à rejeter l'initiative et d'y opposer un contre-projet répondant aux préoccupations des initiants. Le Conseil d'Etat veut soumettre sa vision propre aux citoyens. Il estime que le texte serait difficile à appliquer et note qu’il ne tient pas compte de l’évolution de la médecine et de la prise en charge préhospitalière.

Selon l'exécutif, l’initiative populaire ne fait pas la différence entre les services d’urgence et les différents profils des structures hospitalières. C'est pourquoi, via son ministre de la santé Philippe Demierre, il a invité le législatif à ne pas se rallier au texte et à le charger de préparer un contre-projet.

Termes plus généraux

Rapporteuse de la commission ad hoc, la députée centriste Anne Meyer Loetscher a appelé à une intégration du législatif dans les travaux. Au-delà, l'ampleur des enjeux a été répétée par Philippe Demierre, le magistrat UDC soulignant que le canton de Fribourg devrait prendre des décisions "très importantes" ces prochaines années.

Selon l'exécutif, un service d’urgence dépend de la mission de l’institution à laquelle il est rattaché. Ce service n’est pas le même dans un hôpital universitaire que dans un hôpital périphérique. Les spécialistes différencient quatre niveaux: urgence vitale, situation urgente, situation semi-urgente et situation non urgente.

Le Conseil d’Etat propose de rédiger un contre-projet en reprenant l’orientation de l’initiative, soit un accès optimal aux soins d’urgence partout. Sa vision s’articulerait en revanche en termes plus généraux pour répondre à toutes les situations. Le contre-projet devra être élaboré jusqu’au 22 mars 2023.

"Démantèlement" à éviter

Déposée en juin 2021 par le Comité citoyen HFR, l'initiative demande une révision partielle de la Constitution fribourgeoise du 16 mai 2004, afin que l’Etat garantisse un service d’urgences hospitalières publiques 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, situées dans le sud, dans le centre du canton et dans la partie alémanique.

La démarche des initiants vise à contrer la stratégie 2030 de l’Hôpital fribourgeois (HFR) de concentrer les soins aigus à Fribourg et d’ouvrir des centres de santé et de réadaptation dans les régions. Elle demande aussi que l’Etat utilise les modes de financement disponibles pour garantir des soins aigus de proximité.

Le comité d'initiative a déploré la voie retenue par les autorités. Il a réagi, via un communiqué de son président Marc Monney, publié dimanche déjà, avec "colère" à la décision du Grand Conseil. Les initiants parlent d'un "écran de fumée pour éviter un réel débat", regrettant la mise en exergue du seul aspect technique du sujet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

La commune de Vétroz (VS) subit une cyberattaque

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Le site de la commune de Vétroz est inaccessible depuis dimanche (photo d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/PHILIP DULIAN)

Depuis dimanche, la commune de Vétroz est confrontée à une cyberattaque. La Municipalité, par son prestataire informatique en charge des services numériques, fait face à un incident de sécurité informatique majeur.

"Actuellement, la situation informatique est toujours bloquée dans tous les services communaux", précisent les autorités, lorsque l'on tente d'atteindre le site Internet de la commune de Vétroz. "L'origine de l'attaque malveillante a été identifiée. Le prestataire concerné ½uvre à terminer la phase de sécurisation du système. Selon l'évolution de cette phase, il commencera ensuite à rétablir certaines fonctionnalités."

Interrogé par Keystone-ATS, le président de la commune, Pierre-Michel Venetz confirme l'information du Nouvelliste et l’ampleur de la paralysie. "L’administration ne tourne plus", avoue-t-il.

"Les bases de données ou autres logiciels essentiels à la vie de bureau sont actuellement inaccessibles. Au vu de la situation, les trois quarts du personnel administratif ne peuvent, actuellement, plus travailler. Pour l'instant, on ne connait pas l'ampleur de l'attaque."

Le cas de Vétroz n'est pas le premier du genre recensé en Valais. En janvier 2025, le site Internet de la Ville de Sierre avait notamment été victime indirecte d’une cyberattaque menée par des hackers pro-russes opposés à la tenue du Forum économique mondial à Davos.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

L'Hôpital du Valais tient son nouveau directeur

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Le docteur Hugo Burgener, actuellement à la tête du Centre hospitalier du Haut-Valais (SZO), a été nommé directeur général de l'Hôpital du Valais. (© Hôpital du Valais)

L'Hôpital du Valais a nommé mercredi son nouveau directeur: le docteur Hugo Burgener succédera au professeur Eric Bonvin dès le 1er janvier 2027. L'homme est actuellement à la tête du Centre hospitalier du Haut-Valais (SZO).

"Lors du processus de sélection entamé au début de l’année, Dr Hugo Burgener s’est imposé par la richesse de son parcours, la solidité de son expertise et une vision claire, en parfaite adéquation avec les enjeux stratégiques actuels et futurs de l’institution", relève le Conseil d'Administration de l'institution hospitalière dans un communiqué mercredi.

Validée par le Conseil d'Etat, sa nomination intervient après que le professeur Eric Bonvin a fait valoir son droit à la retraite, après quatorze années passées à la tête de l'Hôpital du Valais.

Hugo Burgener a rejoint l'Etat du Valais en 1999, en tant qu'adjoint au chef du Service de la santé et chef de la section de la planification sanitaire. Il a ensuite occupé le poste de directeur de l’Oberwalliser Kreisspital Brig dès 2002.

L'homme, aujourd'hui âgé de 54 ans, a pris les rênes du Centre Hospitalier du Haut-Valais (SZO) en 2004, après la fusion des deux hôpitaux de Brigue et de Viège. Il aura assumé cette fonction un peu plus de 22 ans.

En parallèle, il a poursuivi son parcours académique. Marié et père de trois enfants, Hugo Burgener réside à Naters (VS).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'ancienne tuilerie de Bellevue (GE) ajoutée à l'inventaire

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Les deux bâtiments de l'ancienne tuilerie de Bellevue (GE) sont désormais protégés (archives). (© Catherine Cardot/Patrimoine Suisse Genève)

L'ancienne tuilerie de Bellevue (GE) a été ajoutée à l'inventaire. Le Département du territoire (DT) a reconnu dans un arrêté fin mars "un intérêt incontestable sur le plan patrimonial" de ces deux bâtiments, a annoncé mercredi Patrimoine Suisse Genève.

Ceux-ci sont désormais protégés. Bâti en 1912 par Jean et Albert-Ernest Spring, le site constituait de 1905 à 1956 la dernière tuilerie de cette commune.

Il offrait notamment trois logements et une remise pour le transport de matériaux. Ses percements d'aération, ses briques ou encore son bois sont notamment mis en valeur.

Aujourd'hui, l'intérieur est occupé par un seul appartement dont les poignées de portes, les encadrements ou les vitres colorées ont été conservés. Les bâtiments témoignent de l'activité économique de Bellevue autrefois, affirme Patrimoine Suisse Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Droits humains: un nouvel acteur à Genève pour redonner un souffle

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Le directeur du nouveau Geneva Human Rights Hub (GHRH) Felix Kirchmeier veut améliorer la connexion entre les différents acteurs de l'écosystème lié aux droits humains. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Certains Etats ne se retrouvent plus dans le fonctionnement actuel des mécanismes onusiens des droits humains. Un nouveau centre, le Geneva Human Rights Hub (GHRH), vient d'être lancé pour aider à redonner un souffle à ceux-ci, là où l'ONU ne peut avancer sans mandat.

Financée pour moitié par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) pour des projets, cette entité de quatre collaborateurs a démarré ses activités début janvier. Une arrivée à contre-courant, alors que l'ONU fait face à une crise de liquidités, y compris sur les droits humains.

Au centre des préoccupations du nouveau centre figure la myriade de comités et mécanismes techniques qui évaluent ces droits dans le monde depuis Genève. Or, la durée entre des rapports présentés par les Etats et leur audition ne cesse d'augmenter, parfois huit ans. Et les différents mandats onusiens oeuvrent séparément plutôt qu'en synergies.

"Les Etats ne sont plus aussi prêts à financer ce système", explique mercredi à Keystone-ATS le directeur du GHRH, Felix Kirchmeier. "Même les plus bienveillants", selon lui.

Comme ces organes ne peuvent changer "immédiatement" la donne dans un pays, mais ont un rôle préventif, "leur utilité est de plus en plus remise en question". Pourtant, même les Etats-Unis, qui boycottent le Conseil des droits de l'homme, s'engagent encore auprès de certains de ces comités plus techniques.

"Facilitateur"

Des discussions sur les réformes ont lieu depuis des années mais l'ONU est bloquée tant qu'elle n'a pas de mandat. "Nous oeuvrons comme un atelier pour explorer de nouveaux modes opératoires, de nouveaux instruments", selon M. Kirchmeier.

Le Hub veut en particulier renforcer le suivi des recommandations faites aux Etats. Notamment en regroupant et en décentralisant des réunions dans les différentes régions.

Et le GHRH veut montrer les bonnes pratiques de plusieurs pays en développement qui ont numérisé ces préconisations, pour inspirer d'autres Etats. En facilitateur, il souhaite aussi aider, grâce à des partenariats avec des scientifiques et des ingénieurs, à accéder plus facilement aux plateformes qui rassemblent les recommandations.

Intérêt local en Suisse également

Il veut aussi améliorer la connexion entre les différents acteurs sur les droits humains. En juin, il réunira avec la Suisse des Etats, des présidents de comités onusiens et la société civile au Rigi (LU).

De nombreuses collectivités locales et régionales, souvent en première ligne pour appliquer les recommandations, demandent à être associées ou à pouvoir influencer les auditions de leur pays, fait remarquer le directeur du GHRH. Notamment aux Etats-Unis, depuis que l'administration de Donald Trump a décidé en novembre dernier de boycotter son examen par les autres pays en termes de droits humains.

En Suisse aussi, "il y a un potentiel", ajoute M. Kirchmeier. Des villes comme Genève annoncent leurs avancées sur les Objectifs de développement durable (ODD). Et certains cantons sont plus avant-gardistes que le Conseil fédéral sur quelques composantes des droits humains.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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