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Genève

Des experts onusiens dénoncent un "racisme systémique" en Suisse

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Le Groupe de travail de l'ONU sur les personnes d'ascendance africaine dénonce la situation du jeune délinquant Brian en détention dans la région zurichoise (archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

"La richesse moderne de la Suisse est directement liée à l'héritage de l'esclavage", selon des experts onusiens. Ils ont dénoncé mercredi un racisme systémique en Suisse ainsi que le profilage perpétré par la police.

Lors d'une visite d'une dizaine de jours, les experts, qui ne s'expriment pas au nom de l'ONU, ont notamment rencontré le jeune délinquant récidiviste Brian en prison à Pöschwies (ZH). Cette affaire "est un exemple fort du racisme systémique", a affirmé mercredi à la presse la présidente du Groupe de travail sur les personnes d'ascendance africaine, l'Américaine Dominique Day.

Elle dénonce aussi "une culture du déni". De nombreuses personnes "ne voient pas le racisme systémique" et les personnes d'ascendance africaine devraient être associées aux discussions les concernant.

Quelques jours avant l'arrivée de la délégation, les autorités zurichoises avaient annoncé que le régime du jeune délinquant récidiviste le plus médiatisé de Suisse allait être assoupli. Le jeune Brian est enfermé 23 heures par jour dans une cellule individuelle, séparé des autres détenus.

Dans cette affaire, plusieurs accords internationaux sont violés, selon Mme Day. Le rapporteur spécial de l'ONU contre la torture, le Zurichois Nils Melzer, avait également dénoncé cette situation.

Banques visées

Plus largement, malgré des initiatives positives, de nombreux problèmes ont été identifiés dans les déclarations préliminaires du groupe de travail. La délégation, constituée aussi de Catherine Namakula et Barbara Reynolds, cible le profilage racial et des "humiliations" de la part des forces de l'ordre.

Elle a rencontré les proches de l'homme tué l'année dernière par la police sur un quai à Morges (VD) et a suivi plusieurs situations similaires. Le groupe de travail estime que les investigations et les poursuites contre les violences policières ne sont pas suffisamment indépendantes.

Parmi les autres reproches, le groupe de travail déplore le manque de reconnaissance du lien de la Suisse avec l'esclavage. Notamment celui des banques. Du harcèlement, des provocations ou des "mesures punitives" sont observées notamment dans les universités et les écoles. Des jeux considérés comme racistes ont notamment eu lieu.

Rapport prévu dans quelques mois

Parmi ses recommandations, le groupe de travail demande à la Suisse de mettre un terme à l'"impunité" des forces de l'ordre par la nomination de procureurs indépendants. Il souhaite des investigations sur tous les décès observés en détention ou dans les centres d'accueil des requérants d'asile. Ou encore davantage de données ethniques pour évaluer l'importance de la discrimination raciale.

Relayant des demandes lancées par d'autres experts onusiens ces dernières années, le groupe de travail appelle à des mécanismes indépendants de plainte pour les victimes. La future institution nationale des droits humains devrait pouvoir recevoir celle-ci, selon lui, mais cette possibilité n'a pas été prévue par le Parlement fédéral.

Les experts ont rencontré des personnes d'ascendance africaine mais aussi des représentants des autorités fédérales et cantonales, des forces de sécurité, d'institutions nationales, d'ONG et des individus qui oeuvrent contre le racisme et la discrimination raciale. Le groupe de travail rendra en septembre prochain un rapport au Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La thématique de la mort à travers le prisme de l'égalité de genre

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La 16e édition de la semaine de l'égalité organisée par la Ville de Genève sera consacrée à la thématique de la mort dans une perspective de genre. Intitulée "Le genre, à la vie à la mort!", cette manifestation aura lieu du 3 au 13 mars (image d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Du 3 au 13 mars, la Semaine de l'égalité organisée par la Ville de Genève explorera la thématique de la mort dans une perspective de genre. Rencontres, tables rondes, ateliers, performances artistiques, expositions et moments de recueillement collectif jalonneront la manifestation.

Intitulée "Le genre, à la vie à la mort!", cette semaine permettra d'interroger les tabous entourant la mort et de mettre en lumière la manière dont les inégalités de genre façonnent les conditions de vie, de mort et de deuil, a indiqué jeudi la Ville de Genève dans un communiqué. Elle se tiendra en marge de la Journée des luttes féministes et des droits des femmes du 8 mars.

La semaine s'ouvrira avec l'enregistrement en direct au Musée d'ethnographie de Genève du podcast sur les masculinités "Les couilles sur la table" avec pour thème "Sommes-nous à égalité face à la mort?". Une table ronde se penchera sur la place des femmes dans les métiers funéraires, en présence notamment de Sarah Joliat, fondatrice des Pompes funèbres du Léman.

Le Collectif des In-Visibles investira le cimetière des Rois, à Plainpalais, pour une performance en hommage aux femmes qui y reposent. Il y aura aussi l'inauguration d'un mémorial éphémère qui questionnera l'absence des femmes dans les espaces mémoriels ainsi qu'un hommage aux victimes du patriarcat.

Cité dans le communiqué, le maire de la Ville de Genève Alfonso Gomez souligne qu'"il est de notre responsabilité collective de refuser que certaines existences comptent moins que d’autres". Ces inégalités se prolongent dans les pratiques funéraires, les espaces mémoriels et les récits historiques et soulèvent de nombreux enjeux collectifs, selon le magistrat.

www.semaine-egalite.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Laïcité et ouverture dominicale des magasins en votation le 14 juin

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Une modification de l'article constitutionnel sur la laïcité ainsi que l'ouverture dominicale des magasins seront en votation à Genève le 14 juin (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Une modification de l'article constitutionnel sur la laïcité ainsi que l'ouverture dominicale des magasins seront en votation à Genève le 14 juin. Le Conseil d'Etat a annoncé mercredi avoir fixé la date de ces deux scrutins cantonaux.

Soumise au référendum obligatoire, la modification de la constitution genevoise vise à interdire aux élus communaux et cantonaux, ainsi qu'aux magistrats du Pouvoir judiciaire et de la Cour des comptes, de porter des signes religieux ostentatoires. Le Grand Conseil a adopté cette disposition en novembre, à deux voix près, afin de savoir si elle est compatible avec le droit fédéral.

Le souverain se prononcera donc le 14 juin. Le recours qui a été déposé par deux députés Verts sera tranché par la justice en cas de "oui".

Ouvertures controversées

Un second sujet controversé sera en votation: la modification de la loi sur les heures d'ouverture des magasins (LHOM). Attaqué par voie référendaire par la gauche et les syndicats, le projet prévoit de permettre aux commerces d'ouvrir deux dimanches par an sans déposer de demande d'autorisation. Il aurait dû être tranché dans les urnes le 30 novembre.

Mais le Conseil d'Etat avait annulé le scrutin à la suite d'une décision du Tribunal fédéral qui considère que l'exigence d'avoir une convention collective de travail étendue est contraire au droit fédéral. Cette disposition ayant été supprimée de la LHOM, les Genevois devront donc dire s'ils préfèrent deux ouvertures dominicales par an ou trois, comme c'est le cas actuellement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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HUG: plus de 120 employés du DRG se disent victimes de racisme

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Le directeur général des Hôpitaux universitaires genevois (HUG) Robert Mardini annonce des mesures renforcées face au racisme et aux discriminations (archives). (© KEYSTONE/PIERRE ALBOUY)

Plus de 120 collaborateurs et collaboratrices du Département de réadaptation et de gériatrie (DRG) des HUG à Genève se disent victimes de racisme. Après un sondage interne dévoilé mercredi, l'établissement veut renforcer le dispositif de signalement et de suivi.

Au total, 487 personnes ont répondu à la consultation, soit 29% du personnel du DRG aux Hôpitaux universitaires genevois (HUG). Parmi elles, 26,5% disent avoir subi du racisme dans le cadre professionnel.

Ce taux monte à près de 45% pour les personnes racisées contre moins de 20% chez les non racisés. L'étude va être élargie cette année à toute l'institution.

Dès les premiers signalements, l'établissement avait annoncé l'année dernière deux dénonciations pénales. Des sanctions disciplinaires ont été prises contre deux personnes. Et des ateliers de formation ont été lancés pour 680 collaborateurs.

Une procédure judiciaire est en cours après un recours d'une responsable des soins du DRG. Confrontée à des menaces "inacceptables", celle-ci s'est vu proposer un poste dans un autre département.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'exécutif se fixe des objectifs de législature dans six domaines

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Huit mois après son entrée en fonction, le Conseil administratif de la Ville de Genève publie son programme de législature, avec une septantaine d'objectifs dans six grands domaines (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Huit mois après son entrée en fonction, le Conseil administratif de la Ville de Genève publie son programme de législature. Il s'est fixé une septantaine d'objectifs à atteindre d'ici à 2030 dans six grands domaines, de la justice sociale aux finances en passant par l'écologie et la culture.

"Dans un contexte de tensions, d'incertitudes, d'accroissement des inégalités et de difficultés budgétaires, la préservation de prestations de qualité à destination de la population est au c½ur des priorités", a indiqué mardi le Conseil administratif. Celui-ci entend concrétiser de "nombreux projets nécessaires au maintien et au renforcement de la qualité de vie de tous et toutes."

Ces projets se déclinent dans six grands chapitres: Justice sociale et solidarité, Qualité de vie et sécurité, Ecologie et climat, Culture, rayonnement et innovation, Droits humains, démocratie et égalité, Gourvernance et finances. L'exécutif à majorité de gauche veut ainsi limiter la vitesse à 30 km/h sur le territoire municipal, renforcer la lutte contre les incivilités ou encore soutenir la construction de logements accessibles et de qualité.

Alors que Genève se densifie et voit apparaître de nouveaux quartiers, le Conseil administratif prévoit de réaliser des infrastructures scolaires et préscolaires, sportives, sociales et culturelles, tout en continuant à adapter et végétaliser la ville face à la crise climatique. Il entend aussi porter une attention particulière au tissu économique local et à la Genève internationale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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