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Genève

Des irrégularités constatées dans l'attribution de mandats

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La cour intérieure de l'Hôtel-de-Ville de Genève, siège du Parlement et du gouvernement cantonal (image d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Cour des comptes a publié lundi un rapport sans concessions sur l'acquisition de prestations de services et l'attribution de mandats au sein de l'Etat de Genève. Le "gendarme" de l'administration a constaté "de nombreuses irrégularités".

La Cour des comptes a ainsi découvert que des subventions étaient octroyées par le biais de contrats de mandat. Une pratique qui constitue "une violation des dispositions" de la loi sur les indemnités et les aides financières (LIAF). Une quinzaine de cas de ce type ont été recensés.

Aucune trace de corruption n'a toutefois été mise à jour, a souligné le co-auteur du rapport François Paychère, devant les médias. Le magistrat n'a pas exclu qu'il y ait eu parfois une volonté de s'affranchir des règles ou que certains ont agit par méconnaissance de celles-ci.

Le mandat est une forme juridique moins rigide que les subventions, a expliqué, de son côté, sa collègue Isabelle Terrier. Les subventions sont plus encadrées et figurent, par exemple, au budget.

Besoins mal identifiés

Un autre constat des magistrats enquêteurs est qu'il "n'est pas toujours possible de comprendre a posteriori les raisons qui poussent l'Etat à faire recours à un tiers et en quoi la dépense sert à atteindre des objectifs de politiques publiques".

L'Etat a effectué, par exemple, un appel d'offres public pour trouver un mandataire capable de réaliser un futur appel d'offres pour le compte d'un office. Il rémunère aussi un indépendant pour présider une délégation et représenter ses intérêts dans un conseil d'administration.

La Cour des comptes a également constaté que l'Etat a accordé des mandats de gré à gré alors qu'ils auraient dû être soumis à la législation sur les marchés publics.

Un office a ainsi attribué trois mandats aux objectifs proches à deux sociétés dirigées par la même personne. Pour la Cour des comptes, les trois mandats auraient dû être considérés comme un même marché. Le morcellement a permis d'éviter de devoir passer par une procédure ouverte à tous les fournisseurs.

Blocage au Conseil d'Etat

La Cour des comptes préconise des mesures "simples" qui permettraient d'améliorer le processus et combler les lacunes qui ont été identifiées, mais elle se plaint de n'avoir pas eu l'attention désirée du Conseil d'Etat. Sur les 10 recommandations, 7 ont été refusées sans explication, a déploré M. Paychère.

Le magistrat ne s'explique pas cette attitude, ce "désintérêt" de l'exécutif. "Nous proposons des choses basiques, qui n'ont rien de révolutionnaire", a souligné M. Paychère. La Cour des comptes recommande, par exemple, à l'Etat de clarifier la notion de marché et sa délimitation.

Dans un communiqué publié lundi, le Conseil d'Etat genevois a critiqué "l'approche délibérément orientée" du rapport. L'enquête a porté sur un échantillon de 84 commandes et 26 fournisseurs, sur un total de 36'000 commandes annuelles. L'exécutif a aussi relevé "qu'aucune fraude, ni dommage financier n'a été constaté".

La Cour des comptes s'est penchée sur le sujet des mandats à l'Etat de Genève à la demande de la Commission des finances du Grand Conseil qui enquêtait sur l'affaire Fabienne Fischer. L'ex-conseillère d'Etat était soupçonnée d'avoir octroyé des mandats à des associations proches de son compagnon.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Genève

Des démissions dans la gouvernance de la CPPG à Genève

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La présidente du conseil d'administration de la Caisse publique de prêts sur gages (CPPG) Lorella Bertani a décidé de quitter cette institution (aerchives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Caisse publique de prêts sur gages (CPPG) va faire face à des changements dans sa gouvernance. La présidente Lorella Bertani et l'administratrice déléguée Lynn Bertholet ont présenté leurs démissions.

Confirmant une information de Léman Bleu, la première a parlé jeudi à Keystone-ATS de "raisons personnelles" derrière sa décision, annoncée mardi au conseil d'administration. "Je suis soulagée. Je vais passer à autre chose", dit de son côté Mme Bertholet. Elle a écrit mardi à la conseillère d'Etat de tutelle Nathalie Fontanet qui en a accusé réception mercredi.

Fin mars, un rapport de la Cour des comptes avait épinglé la poursuite des travaux du bureau du conseil, malgré une révision législative entrée en vigueur en 2018 qui en prévoyait la suppression. Des indemnités versées n'auraient pas dû l'être, expliquait le gendarme administratif, qui suggérait un remboursement.

Le conseil avait contesté ces conclusions. Mme Bertholet estime de son côté qu'"on s'est moqué d'elle". Comme les conditions pour qu'elle poursuive son activité ne sont pas réunies, elle a décidé d'y mettre un terme, s'en prenant au passage à la conseillère d'Etat.

Selon elle, "tout vient du licenciement d'un directeur qui ne faisait que 4% des opérations avec quatre employés". Une décision, pour laquelle un recours est pendant au Tribunal fédéral (TF), que certains veulent faire payer à Mme Bertani et elle-même, dit-elle.

Elle admet que "de grosses lacunes" subsistent, y compris légales, mais celles-ci ne sont pas celles qui ont été identifiées par la Cour des comptes. Sa décision n'est pas non plus liée au projet de modification législative dévoilé mercredi par le Conseil d'Etat, dont elle n'avait pas connaissance. Ce dispositif prévoit de réduire de 9 à un maximum de 5 le nombre de membres du conseil et de supprimer la fonction d'administrateur délégué ou administratrice déléguée.

Cette réforme prendra des années avant d'entrer en vigueur, ajoute Mme Bertholet. Une absence de lien également partagée par Mme Bertani. "Je n'étais pas encore officiellement au courant du projet de loi au moment d'annoncer ma décision", selon elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Les Athénéennes explorent les "lumières des villes" à Genève

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La chanteuse espagnole Luz Casal sera en vedette des Athénéennes à Genève (archives). (© KEYSTONE/EPA/MOHAMED MESSARA)

Le festival des Athénéennes, qui mêle toutes les musiques, met la lumière du 3 au 13 juin sur les villes dans le monde. Icône de la pop espagnole, Luz Casal sera notamment accompagnée de l'Orchestre de chambre de Genève (OCG) pour un concert le 5 juin.

Pour cette 15e édition, les organisateurs veulent faire lien entre aménagement des villes et musique. Plus de 40 événements sont programmés, entre baroque et contemporain, en passant par le rock et le jazz. Huit segments électroniques sont aussi au menu.

Les légendaires représentants du rock industriel berlinois Einstürzende Neubauten seront de la partie. Lauréat d'un Grammy en février dernier, le pianiste de jazz Sullivan Fortner participera lui aussi.

Côté piano classique, le Français David Fray viendra égayer les curieux. Tout comme le violoniste tzigane Roby Lakatos. Les comédies musicales américaines seront également à l'honneur grâce à trois formations.

Les traditions musicales d'Orient et d'Occident seront au centre de deux grandes soirées. L'Orchestre de Suisse romande (OSR) et le percussionniste iranien Keyvan Chemirani collaboreront pour "Le Cheval d'Ebène". Là où l'Ensemble Sequenza 9.3 fera partager les chants traditionnels de la Méditerranée.

Quatre rencontres autour du cinéma sont prévues. "Les lumières de la ville" de Charlie Chaplin seront projetées avec une musique originale offerte par l'OSR. "La Panthère rose" ou "Metropolis" figurent aussi au programme.

Pour le contemporain, l'Ensemble intercontemporain fera le déplacement pour relayer la musique répétitive. Et côté électronique, le batteur suisse Christophe Calpini dévoilera ses dernières oeuvres avec un quatuor à cordes. Pour les plus petits, les petites Grandes Athénéennes reviennent pour la seconde année avec cinq animations et concerts.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Les fans pourront "taper des balles" avec Taylor Fritz à Genève

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Le tennisman américain Taylor Fritz sera défié par le public sur les quais genevois (archives). (© KEYSTONE/EPA AAP/RICHARD WAINWRIGHT)

Vous rêvez de "taper des balles" avec des tennismen professionnels ? En marge du Geneva Open, les curieux pourront défier dimanche l'Américain Taylor Fritz, numéro 7 mondial, au quai Gustave-Ador à Genève.

Tout au long du week-end, plusieurs joueurs viendront à la rencontre du public, a ajouté mercredi la Ville de Genève. Des animations sont prévues au village du tennis dès jeudi. Vendredi, chacun pourra notamment évaluer la vitesse de son service.

"Cela s'inscrit aussi dans la volonté de la Ville de Genève" de donner du poids au sport dans l'espace public et d'animer la Rade, dit la conseillère administrative Marie Barbey-Chappuis.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Migros Genève pressée de respecter le plan social Smood

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Le syndicat syndicom attend de Migros Genève qu’elle aide activement les livreurs Smood licenciés à trouver du travail chez Just Eat (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Suite à la fermeture de Smood SA et au licenciement de plus de 400 employés, le syndicat syndicom presse Migros Genève de respecter le plan social. Il attend également de la coopérative qu'elle recommande les "smoodeurs" pour les postes vacants chez Just Eat, son nouveau partenaire de livraison de repas. Une action de protestation a été menée mercredi devant la Migros des Pâquis.

La coopération de Migros Genève avec Just Eat a démarré au moment même où l'entreprise a cessé fin avril l’activité de sa filiale, la société de livraison Smood SA. Ses ex-employés se sentent "trahis", souligne Syndicom dans un communiqué.

Le syndicat estime que Migros Genève n’a accordé aux salariés licenciés qu’un plan social "minimaliste" et qu'elle ne le respecte pas. Il prévoit notamment que la coopérative recommande activement les anciens collaborateurs de Smood pour les postes vacants correspondant à leur domaine d’activité. Or, selon Syndicom, cette démarche n’est pas appliquée, alors même que Just Eat recrute actuellement de nombreux employés dans la région genevoise.

Mercredi, d'anciens collaborateurs de Smood ont exprimé leur mécontentement lors d'une action de protestation devant le magasin Migros des Pâquis. Un collectif solidaire composé d'organisations et de partis locaux a apporté son soutien à cette mobilisation.

Syndicom demande par ailleurs à Migros, premier détaillant de Suisse, d’assumer ses responsabilités sociales, y compris lorsqu’elle externalise certaines prestations à des partenaires tels que Just Eat. Suite à des articles récents de la presse alémanique, il dit s'inquiéter des pratiques actuelles de ce service de livraison en matière de droit du travail.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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