Genève
Un coût de 35,4 millions pour solder le passé avec les chauffeurs
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Uber peut continuer à exercer ses activités dans le canton de Genève. La multinationale californienne a pris des engagements pour régler le passé avec ses chauffeurs. Le coût de cette mise en conformité est de 35,4 millions de francs.
"C'est une étape attendue et importante qui se conclut aujourd'hui", a relevé vendredi devant les médias Fabienne Fischer, conseillère d'Etat à la tête du Département de l'économie et de l'emploi (DEE). "C'est la première fois en Suisse qu'Uber assume ses obligations d'employeur pour l'ensemble de ses salariés", a souligné la magistrate.
Après l'échec, début octobre, des négociations entre Uber et les syndicats de chauffeurs, l'Etat devait analyser la proposition de la multinationale. "Un travail de titan", a souligné la cheffe du DEE. Les spécialistes de l'administration se sont basés sur les données transmises par Uber.
Ils ont effectué contrôle global allant de 2014, année de l'arrivée d'Uber à Genève, jusqu'au 17 juin 2022, date à laquelle Uber a transféré les contrats de travail de ses chauffeurs à MITC, une société partenaire. Ce nouveau modèle, qui essuie des critiques de la part des syndicats, est d'ailleurs toujours en cours d'examen auprès de l'administration.
Cotisations sociales
Uber a promis de débourser 35,4 millions de francs afin de s'acquitter de ses obligations d'employeur vis-à-vis de ses chauffeurs et se mettre ainsi en conformité avec un arrêt du Tribunal fédéral. Les arriérés sont essentiellement constitués de cotisations sociales, soit les parts patronales qui sont dues (15,4 millions) et celles des employés (15,4 millions).
La multinationale californienne s'est aussi engagée à verser à ses chauffeurs 4,6 millions à titre d'indemnité en fonction des kilomètres parcourus entre le 29 octobre 2019 et le 17 juin 2022. Le temps d'attente des chauffeurs a été pris en compte. Uber devra payer en plus les cas de maladie, maternité ou accident.
Au final, sur la base des engagements pris par Uber, le contrôle de l'Etat conclut qu'une "situation conforme au droit est rétablie pour le passé". Le salaire minimum en vigueur depuis novembre 2020 dans le canton est ainsi respecté.
Une autre voie
Uber a promis également de fournir à ses anciens chauffeurs leurs données personnelles depuis le 1er janvier 2017. Cet accès permettra à chaque chauffeur de décider s'il accepte ou non l'indemnité forfaitaire proposée par Uber. En cas de refus, il leur reste la voie judiciaire individuelle devant les Prud'hommes.
Uber devra transmettre ces données d'ici fin novembre. Un calendrier fixant les échéances à respecter a été établi. Ces délais sont clairement définis dans une décision du Service de police du commerce et de lutte contre le travail au noir (PCTN) transmise mercredi à Uber.
Pas des indépendants
Cette mise en conformité d'Uber avec son passé à Genève découle d'une décision du Tribunal fédéral, tombée au début de l'été, qui considère les chauffeurs utilisant l'application de l'entreprise comme des salariés et non pas comme des indépendants, à l'opposé donc de l'approche que la multinationale californienne défend.
Actuellement, Uber bénéficie à Genève d'une suspension d'interdiction d'exercer. Ce statut provisoire se prolongera jusqu'au 31 mars 2023, une fois les montants dus effectivement payés par Uber. La levée effective de l'interdiction d'exercer interviendra, le cas échéant, après cette date.
Cité dans un communiqué diffusé vendredi, Jean-Pascal Aribot, General Manager d'Uber Suisse relève que "cette décision de la PCTN prouve qu'Uber a mis tout en oeuvre afin d'être une partenaire fiable et responsable de l'Etat de Genève, et que nous avons trouvé un chemin commun pour résoudre les différends du passé".
Syndicats circonspects
La décision de la PCTN concernant les arriérés Uber interroge les syndicats, indiquent SIT et Unia dans un communiqué vendredi soir. Cette proposition ne répond toujours pas aux obligations découlant du droit du travail, selon eux.
"Uber persiste en tentant de forcer les chauffeurs à accepter une proposition qui ne couvrirait même pas leurs frais professionnels, ni leurs heures de travail réellement effectuées, estiment-ils. Le montant de la proposition faite par Uber pour régler les arriérés et validé par le DEE est exactement le même qui avait été refusé par les chauffeurs le 4 octobre dernier en assemblée générale."
Les syndicats convoqueront rapidement des assemblées de chauffeurs pour déterminer les suites à donner.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Inauguration du grand-orgue restauré de la Cathédrale Saint-Pierre
Les curieux pourront assister à l'inauguration du grand-orgue Metzler restauré à la Cathédrale Saint-Pierre pour les 490 ans de la Réforme à Genève. Deux concerts sont prévus le vendredi 29 et le dimanche 31 mai, explique l'Eglise protestante de Genève. Un autre suivra une semaine plus tard.
Dans le cadre de l'Assemblée de l'Eglise, un spectacle "Black Church" aura lieu le samedi 30 mai. Une discussion accompagnera des chants.
Le lendemain, une adaptation théâtrale du livre "L'homme qui marche" explorera le rapport au mouvement et à l'immobilité. De quoi parler de responsabilité.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Les Genevois conviés à une Fête du Tour les 30 et 31 mai
Les Genevois pourront voir toutes les facettes du cyclisme lors d'une Fête du Tour les 30 et 31 mai prochain sur le quai Gustave-Ador. Une animation liée à l'agilité et un pumptrack seront notamment de la partie, indiquent le Département de la cohésion sociale (DCS) et la Ville de Genève.
A un peu plus de deux mois du Tour de France féminin à Genève, les cyclistes amateurs ou aguerris se retrouveront le dimanche 31 mai pour des "cool rides" encadrés par l'Union vélocipédique genevoise (UVG). Le pumptrack restera en place jusqu'à fin juillet. Et une exposition sera montrée durant cette période.
"Nous valorisons le sport féminin", explique le président du gouvernement genevois Thierry Apothéloz. Et le Tour de France féminin va aussi renforcer "l'attractivité de Genève", ajoute la conseillère administrative de la Ville de Genève Marie Barbey-Chappuis, tous les deux cités dans un communiqué.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
L'écrivain Alain Claude Sulzer ausculte les silences de l'amitié
L'écrivain bâlois Alain Claude Sulzer sera l'invité exceptionnel du Festival du LÀC le 6 juin à Collonge-Bellerive (GE). Il y évoquera "F. comme Frères", son nouveau livre centré sur l'amitié, l'art et la fugacité de l'existence.
Publié à mi-mai en version française aux éditions Phébus, le roman se déroule initialement dans les années 1970 au coeur de la région de la Ruhr, en Allemagne. Un narrateur anonyme et son meilleur ami, Frank, grandissent ensemble, soudés au point d'être "presque comme des frères", titre allemand du roman ("Fast wie ein Bruder", 2024).
Leurs chemins se séparent brutalement lorsque Frank assume son homosexualité et s'exile à New York pour percer comme peintre. Tandis que le narrateur mène une vie provinciale et rangée, Frank peint de manière obsessionnelle aux Etats-Unis, sans toutefois rencontrer le succès de son vivant.
Atteint du sida et condamné, Frank revient mourir en Allemagne à l'âge de 32 ans. Les deux hommes se revoient une dernière fois sur son lit de mort.
Reconnaissance tardive
Après le décès de son ami, le personnage principal reçoit les oeuvres de Frank soigneusement emballées. Ne comprenant ni la sexualité de son ami ni son art, il choisit de reléguer les toiles au fond d'une remise sans les regarder. Des décennies plus tard, il découvre par hasard les tableaux de Frank exposés dans une prestigieuse galerie d'art.
Le monde artistique célèbre désormais le défunt comme un génie. En contemplant le portrait grand format d'un homme nu, le narrateur est frappé par une vérité bouleversante: il y reconnaît ses propres traits.
Moeurs des années 80
A travers son narrateur, Alain Claude Sulzer déploie un portrait de la société des années 80, encore frileuse et conformiste, où les homosexuels, tout comme d'autres minorités telles que les "Tziganes", restent marginalisés. D'ailleurs, les stéréotypes employés par le personnage principal pour décrire les gens du voyage avaient créé une petite polémique à l'époque: le jury bâlois chargé d'attribuer des subventions les avaient jugés politiquement incorrects.
Le roman rappelle aussi l'irruption du sida, qui a mis brutalement fin à une époque de libération sexuelle. Mais "F. comme frères" interroge avant tout les liens fondamentaux de l'amitié.
"Ce roman raconte une relation symbiotique entre deux amis très proches qui finit par se désagréger", explique à Keystone-ATS Alain Claude Sulzer. "Comme c'est le cas dans de nombreuses familles, on ne s'intéresse pas vraiment à ce que font frères, soeurs ou parents. Une distance et une indifférence s'installent, fruits du temps qui passe, mais aussi des manquements, des petites lâchetés de chacun".
Art et subjectivité
Le livre met aussi en lumière le caractère fragile et parfois arbitraire de la reconnaissance artistique. Alain Claude Sulzer y évoque notamment la spéculation autour des oeuvres découvertes après la mort des artistes, une expérience qui fait écho à celle de son propre père, peintre demeuré anonyme toute sa vie.
"Nous avons réussi à organiser une exposition après sa mort, un peu par hasard. Et d'observer que "les oeuvres n'existent vraiment qu'à partir du moment où elles sont exposées". Dans le roman, la reconnaissance tardive de Frank apparaît ainsi comme une forme de réparation symbolique pour un "artiste mort si jeune".
F comme fin
Débutant comme un roman d'apprentissage, le récit prend des allures de roman policier sur ses dernières pages. Sauf qu'une part de mystère demeure.
"Parmi les lecteurs de la version allemande, 30 à 40% ont été frustrés de ne pas connaître le fin mot de l'histoire. Mais contrairement à un polar qu'on oublie aussitôt refermé, ils se souviendront précisément de cette absence de réponse", sourit l'écrivain.
Nombreux prix
Alain Claude Sulzer est né le 17 février 1953 à Riehen (BS). Vivant entre Bâle, Berlin et l'Alsace, il a publié plus d'une dizaine de romans. En 2008, "Un garçon parfait" s'est vu décerner le Prix Médicis étranger. L'année suivante, l'écrivain a reçu le Prix Hermann Hesse. En 2025, l'ensemble de son oeuvre a été couronné par le Prix littéraire de Soleure.
Son prochain roman "Szenenwechseln" paraîtra à l'automne en allemand. Il aura pour thème le milieu du théâtre.
La cinquième édition du Festival du Livre à Collonges (LÀC), auquel l'écrivain participera pour la première fois, se déroulera les 6 et 7 juin à Collonge-Bellerive. Plus d'une centaine d'auteurs y sont attendus. Les organisateurs mettent à chaque édition en lumière un invité d'honneur, Douglas Kennedy cette année, et un invité exceptionnel.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
"A un moment, Sinner va perdre un match", assure Casper Ruud
Battu par l'Italien en finale du Masters 1000 de Rome, Casper Ruud fait forcément de Jannik Sinner l'immense favori de Roland-Garros. "Mais à un moment, Sinner va perdre un match", a-t-il rappelé.
En l'absence du no 2 mondial et tenant du titre Carlos Alcaraz, quelqu'un peut-il réellement espérer battre Jannik Sinner à Roland-Garros ? "C'est difficile à dire. Nous sommes beaucoup à avoir essayé dans les dernières semaines, mais personne n'y est parvenu", a répondu Casper Ruud lors d'une conférence de presse lundi au Geneva Open
"Tout le monde est humain, tout est possible, même si durant les derniers mois il a évolué à un niveau différent, dans sa propre ligue. Je pense qu'Andrey Rublev l'a dit de manière très juste: plus tu gagnes, plus tu te rapproches d'une défaite. A un moment, Sinner va perdre un match, peut-être à Paris, à Wimbledon, ou plus tard", explique encore le Norvégien.
"Plus il gagne de matches, plus grande est la cible dans son dos", poursuit le double finaliste de Roland-Garros (2022, 2023). "Chaque joueur qui l'affronte va faire de son mieux, comme c'est déjà le cas, mais on va essayer d'en faire encore un peu plus. Quand quelqu'un met la barre si haut, c'est un immense défi, mais tout le monde va essayer d'arrêter sa série."
Une série entamée après sa défaite subie en quart de finale à Dubai, face à Jiri Lehecka. Depuis, Jannik Sinner a remporté 29 matches consécutifs, soulevant le trophée à Indian Wells et Miami sur dur, puis à Monte-Carlo, Madrid et Rome sur terre battue pour devenir le deuxième joueur après Novak Djokovic à avoir gagné chacun des neuf Masters 1000 du calendrier.
"Peu de répit"
Mais qu'est-ce qui rend Jannik Sinner si fort ? "Je dirais que le rythme qu'il parvient à imprimer tant en coup droit qu'en revers est vraiment impressionnant. C'est dur d'y faire face", analyse Casper Ruud. "Il n'y a pas de côté où on peut avoir droit à un peu de répit. Peu de fautes directes sortent par ailleurs de sa raquette", précise-t-il.
"Vous savez que si vous ne jouez pas de manière suffisamment précise et profonde, vous serez certain de courir d'un côté à l'autre. Et il a aussi développé de grandes compétences en défense, il bouge très bien et parvient à frapper des coups très forts en position défensive. Il est toujours en train de développer son jeu", constate encore le Norvégien.
"C'est frustrant, parce que tu sens que tu ne peux jamais rester neutre contre lui. Si tu n'es pas tout le temps très précis, ça va être très dur", répète Casper Ruud, pour qui Jannik Sinner constitue un plus imposant casse-tête que Carlos Alcaraz: "Vous aurez plus de points +offerts+ par Carlos Alcaraz, qui commet tout simplement plus de fautes directes."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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