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Genève

Pierre Maudet reste en fonction

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Pierre Maudet conserve la tête du département présidentiel (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Talonné par la justice à cause d'un curieux voyage à Abou Dhabi, le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet s'est vu retirer certaines de ses prérogatives par ses collègues de l'exécutif. Il garde toutefois la tête de la sécurité et du département présidentiel.

"Nous avons affaire à une situation grave et inédite", a déclaré devant les médias le vice-président de l'exécutif cantonal Antonio Hodgers. Le magistrat écologiste était accompagné, pour mener cette conférence de presse très attendue, des six autres membres du collège.

Depuis la diffusion, voilà une semaine, d'un communiqué de presse explosif du Parquet genevois, qui annonçait sa volonté de poursuivre Pierre Maudet pour acceptation d'un avantage et qui laissait entendre que l'élu PLR n'avait pas dit toute la vérité sur son voyage à Abou Dhabi, le gouvernement avait gardé le silence.

Mercredi, il a décidé de prendre des mesures organisationnelles pour ne pas entraver le travail de la justice et prêter le flanc à d'éventuelles accusations d'interférences. Pierre Maudet a été dessaisi de certaines tâches. Il conserve néanmoins l'essentiel de ses compétences pour le moment.

Plus la figure du Conseil d'Etat

Ainsi, il a été convenu que Pierre Maudet perde les prérogatives de représentation du gouvernement à l'extérieur, qui reviennent au vice-président Antonio Hodgers. La surveillance des communes, la Genève internationale, les affaires extérieures et autres activités relevant de la présidence, restent entre les mains du magistrat PLR.

Concernant le département de la sécurité, Pierre Maudet n'aura plus à assumer les relations institutionnelles avec le pouvoir judiciaire. Il garde le contrôle de la police, à l'exception de l'IGS (l'inspection générale des services), qui conduit l'enquête sur le magistrat. Ces tâches ont été confiées à Mauro Poggia.

"Face à une situation inédite, nous avons pris la décision qui nous semblait la plus sage", a souligné Antonio Hodgers. Cette solution a le mérite de préserver "la liberté complète du Ministère public dans son enquête sur Pierre Maudet". Ces dispositions pourront être revues en fonction des avancées de la procédure.

La surprise du gouvernement

Antonio Hodgers a admis que le communiqué du Ministère public avait créé une "certaine surprise" au sein du gouvernement. Ce dernier n'a cependant pas voulu réagir dans la précipitation. Il s'est donné un temps de réflexion afin d'adopter des mesures organisationnelles correctes vis-à-vis des institutions, n'entamant pas sa crédibilité.

Interrogé sur les mensonges dont se serait rendu coupable Pierre Maudet à propos de son voyage en 2015, à Abou Dhabi, accompagné de sa famille et de son bras droit, Antonio Hodgers a refusé toute déclaration. Il a juste indiqué qu'il n'était pas du ressort du gouvernement de se pencher sur le volet pénal de l'affaire.

Pierre Maudet s'est rapidement exprimé sur le sujet, précisant qu'il comptait, "à brève échéance" donner publiquement sa position sur le dossier, mais pas dans le cadre d'une réunion de l'exécutif, au milieu de ses collègues. "Je n'engage pas le Conseil d'Etat sur cette affaire", a-t-il souligné.

Syndicat de police atterré

Marc Baudat, le président de l'UPCP (Union du personnel du corps de police du canton de Genève), qui demandait que Pierre Maudet soit dessaisi de la police durant la procédure judiciaire, s'est déclaré profondément déçu des mesures prises par le Conseil d'Etat. "Elles vont attiser le feu au Parlement", a-t-il prédit.

Le syndicaliste a aussi affirmé que séparer l'IGS du reste de la police et la confier à un autre magistrat, chargé d'un autre département que celui de la sécurité, ne respectait pas la loi. "Qui vous dit qu'il n'y a que l'IGS qui procède à des actes d'enquête sur Pierre Maudet ?", a-t-il par ailleurs relevé.

Le député Jean Batou, d'Ensemble à gauche, a déploré la lâcheté du Conseil d'Etat. Pierre Maudet continuera de diriger la promotion économique, alors que ces voyages à l'extérieur sont en lien avec l'affaire qui le concerne, a noté le représentant de la gauche de la gauche.

"Pour celles et ceux qui espéraient que de l'ordre serait fait au Conseil d'Etat, la déconvenue est de taille XXL", a de son côté fait savoir l'UDC Genève dans un communiqué. Pour le parti, le gouvernement genevois a pris des mesurettes "pour sauver l'un des siens".

(ATS / KEYSTONE - MARTIAL TREZZINI)

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Genève

La Faculté de médecine de l'UNIGE fête ses 150 ans en conférences

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Le philosophe et écrivain français André Comte-Sponville ouvrira la série de conférences de la Faculté de médecine de l'Université de Genève (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Faculté de médecine de l'Université de Genève (UNIGE) célèbre ses 150 ans avec une série de sept conférences avec la Société médicale de Genève (SMG). La première est prévue mercredi prochain avec le philosophe et écrivain français André Comte-Sponville, notamment spécialiste des questions d'éthique des soins.

Il abordera les limites de la médecine dans la société. D'autres discussions s'étaleront ensuite jusqu'à fin 2026. Ces conférences porteront notamment sur le travail, la désinformation médicale ou encore l'intelligence artificielle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Propriété: le référendum contre la modification de la LDTR a abouti

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Le conseiller national Christian Dandrès (GE/PS) a déposé plus de 1300 signatures pour le référendum contre une modification de loi pour faciliter l'accès des locataires à la propriété de leur logement mais que la gauche et l'ASLOCA considèrent comme une sorte de "congé-vente" (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Genevois voteront sur une modification de loi pour favoriser l'accès des locataires à la propriété de leur logement. Le référendum lancé par la gauche et l'ASLOCA a abouti, a appris vendredi Keystone-ATS.

Au total, 1333 signatures ont été déposées dans l'après-midi à la Chancellerie, explique le conseiller national Christian Dandrès (PS/GE), juriste à l'ASLOCA. Il en faut 500 pour qu'un scrutin soit organisé.

La majorité de droite au Grand Conseil avait fait approuver en décembre dernier cette modification de la loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d’habitation (LDTR). Actuellement, un locataire peut déjà acheter son logement, mais à des conditions très restrictives. Parmi celles-ci figure l'aval de 60% des locataires de l'immeuble.

Selon le texte voté il y a deux mois, le dispositif est facilité mais l'acheteur doit occuper l'appartement depuis au moins trois ans et s'engager à y rester cinq ans. Le prix est de vente est limité avec un plafond qui correspond au prix moyen des PPE en zone de développement.

Lors de trois précédentes votations ces dernières décennies, les Genevois avaient toujours soutenu la gauche. Un autre texte avait été rejeté par le Grand Conseil en 2023.

La gauche et l'ASLOCA dénoncent une sorte de "congé-vente". Soit un congé donné aux locataires afin de vendre l'appartement pour le gain spéculatif des propriétaires. Les bailleurs s'enquerront des "bons locataires", estime l'ASLOCA. Ils choisiront des personnes, voire leurs proches ou amis, qui ont les moyens d'acheter le logement au terme, par exemple, d'une location de trois ans non renouvelables.

Selon l'association, les baux plus anciens avec loyers abordables seront les plus affectés. "Cette loi ne donne aucun droit au locataire d'acheter son logement. C'est toujours le propriétaire qui décidera s'il souhaite vendre et à qui", estime-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Les SIG démarrent une nouvelle étape du chantier GeniLac à Rive

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Avec la nouvelle étape des travaux en vue du déploiement des réseaux thermiques structurants des SIG dans le secteur de Rive, un puits sera creusé pour le passage d'un micro-tunnelier (illustration). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Une nouvelle étape des travaux en vue du déploiement des réseaux thermiques structurants des SIG dans le secteur de Rive démarre lundi. Prévue pour durer jusqu'à la fin de l'année, elle impactera la rue du Rhône jusqu'à la place du Port.

Un puits sera d'abord creusé à l'entrée de la rue du Rhône, du côté de Rive, afin de permettre le passage d'un micro-tunnelier sous le quai du Général-Guisan jusqu'à la station d'échange souterraine Pierre-Fatio, ont indiqué jeudi les Services industriels de Genève (SIG). Cette technique vise à réduire l'impact des travaux en surface.

Les conduites GeniLac seront ensuite posées sous la rue du Rhône, entre les rues Pierre-Fatio et d'Italie. Afin de limiter la durée des nuisances sur ce tronçon, la Ville de Genève va procéder dès le mois de juillet à la reconstruction d'un collecteur d'eaux mélangées.

Par conséquent, les véhicules privés ne pourront plus transiter par ce tronçon. Ceux des Transports publics genevois (TPG) continueront à circuler en direction de la place du Port, mais certaines lignes passeront par le quai du Général-Guisan en venant du pont du Mont-Blanc pour rejoindre l'arrêt "Genève, Rive" qui sera déplacé de 50 mètres.

Lancé en 2025, le vaste chantier de construction de réseaux thermiques structurants dans le secteur de Rive doit durer trois ans, jusqu'au printemps 2028. La seconde étape dans la rue du Rhône, entre la rue d'Italie et la place du Port est agendée à 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Dix arbres emblématiques vont être abattus à Genève

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La Ville de Genève est contrainte chaque année d'abattre un certain nombre d'arbres (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Dix arbres emblématiques vont être coupés dans le centre-ville de Genève pour des raisons de sécurité publique. Mais la Ville de Genève a précisé jeudi que plus de 350 spécimens seront aussi plantés d'ici avril.

Parmi les pertes, un hêtre pleureur de la promenade de Saint-Jean sera notamment abattu. En avril dernier, il avait été victime d'un incendie criminel qui avait provoqué d'importantes brûlures.

Après l'identification de problèmes sanitaires pour cet arbre, un bureau indépendant avait été mandaté. Il estime que ce hêtre ne peut être maintenu sans une menace de dommages pour les citoyens. Les attitudes malveillantes sont en augmentation ces dernières années, déplore le Service des espaces verts (SEVE).

Place de la Navigation, un tilleul argenté fera lui les frais d'un dépérissement irréversible. Une intervention urgente est requise. Huit platanes devront également être abattus dans le quartier de la gare. Tous ces dix arbres seront remplacés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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