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Genève

Situation de Maudet intenable selon Hodgers

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Le président du gouvernement genevois Antonio Hodgers explique qu'il aurait "tiré les conséquences" de la situation s'il avait été confronté aux mêmes difficultés que Pierre Maudet (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le président du gouvernement genevois Antonio Hodgers lâche Pierre Maudet. Alors que son collègue sera à nouveau entendu en octobre par le Ministère public dans l'affaire de son voyage à Abu Dhabi, il estime que la situation est intenable "institutionnellement".

"Les projets de loi portés par Pierre Maudet ont été refusés par le Grand Conseil. On sent que la machine s'est grippée", affirme M. Hodgers dans le Matin Dimanche. "On sent une fébrilité sur tous les dossiers".

Sans appeler formellement M. Maudet à démissionner, celui qui l'a remplacé à la tête du gouvernement genevois affirme qu'il aurait fait un choix différent dans les mêmes circonstances. "Si je m'étais retrouvé dans une situation qui aurait amené quelque chose d'aussi massif, j'en aurais tiré les conséquences depuis longtemps", dit-il. Et d'ajouter aussi que les institutions sont "au-dessus" des personnes qui les incarnent.

Pas "abasourdi" par les révélations de l'affaire Maudet, M. Hodgers reproche à celui-ci sa proximité considérée comme trop importante avec les milieux économiques. Un lien qui "ne sied pas toujours à une fonction qui requiert une indépendance envers les acteurs privés".

Pour autant, M. Hodgers a tenu à préciser dimanche à Keystone-ATS que ses déclarations n'étaient pas motivées "par un quelconque différend personnel qui l'opposerait à M. Maudet". "Le souhait du bon fonctionnement des institutions" les dicte.

"Temps d'apaisement" pour les avocats

Cette charge politique a retenti alors que Pierre Maudet devra être entendu à nouveau en octobre par le Ministère public, après une première audition vendredi. Entamée dans la matinée, celle-ci avait été suspendue vers 20h00, selon des sources convergentes.

Dans une déclaration transmise samedi à Keystone-ATS, les deux avocats de M. Maudet, Grégoire Mangeat et Fanny Margairaz, expliquent qu'elle "s'est bien passée". "Nous sommes enfin entrés dans le temps judiciaire, un temps d'apaisement, de vérité, gouverné par la force protectrice du droit". Aucune indication sur le contenu de l'audition n'a filtré.

M. Maudet a été convoqué en tant que prévenu d'acceptation d'un avantage. Son immunité ayant été levée, il a dû s'expliquer sur son voyage aux Emirats arabes unis.

Il a été entendu par les trois procureurs chargés de l'enquête, soit le procureur général Olivier Jornot et les deux premiers procureurs Stéphane Grodecki et Yves Bertossa. Son ancien chef de cabinet Patrick Baud-Lavigne, qui a déjà été auditionné fin août, a rejoint ces personnes dans l'après-midi pour une séance de confrontation.

D'autres enquêtes

C'est la première fois à Genève qu'un conseiller d'Etat en fonction est poursuivi par la justice. Le Grand Conseil a accepté de lever son immunité, une mesure qui était souhaitée par le magistrat qui avait admis publiquement avoir caché une partie de la vérité au sujet de son voyage à Abu Dhabi en 2015.

Et pris dans la tourmente, Pierre Maudet a perdu une grande partie de ses prérogatives. Le Conseil d'Etat lui a retiré la tutelle de la police et de l'aéroport. Il a aussi perdu la présidence du Conseil d'Etat. Sur le plan fédéral, il s'est mis en congé de celle de la Conférence des directeurs cantonaux de justice et police (CCDJP) même s'il en reste président.

En plus de l'instruction menée par le Ministère public, une sous-commission de la Commission de contrôle de gestion est chargée d'examiner le voyage controversé. La Cour des comptes se penche aussi sur le séjour émirati de l'élu en raison du lien qu'il pourrait avoir avec une concession accordée à la société Dnata par l'aéroport de Genève.

(ATS / KEYSTONE - MARTIAL TREZZINI)

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Culture

La Fête de la musique fait un retour réussi à Genève

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Une trentaine de scènes ont fait vibrer les Genevois ce week-end à l'occasion de la Fête de la Musique qui faisait son grand retour. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Genevois étaient de sortie ce week-end pour célébrer le retour de la Fête de la musique dans un format normal. La foule qui s'est déplacée en masse a pu assister à plus de 500 propositions artistiques sur 30 scènes reflétant un large panorama culturel.

Après une édition annulée en 2020 et réduite en 2021 à cause de la pandémie, cette 31e édition était très attendue. La Ville de Genève qui organise cette manifestation tire dimanche "un bilan positif". Cette édition a tenu son engagement en replaçant la fête au coeur de son offre artistique et a fait souffler un vent de liberté pendant trois jours, ajoute dimanche la Ville.

Les organisateurs relèvent "trois grands moments XXL". Ils évoquent le concert des chorales des écoles primaires de Saint-Jean et du Seujet. Au total, 300 enfants et un ensemble d’instruments à vent du Conservatoire populaire ont pris place sur les marches du Grand Théâtre pour un tour de chant.

Quasi simultanément s’est jouée une flash mob en grand format, sur les marches de la Cathédrale. Plus de 200 élèves d’instruments à cordes ont joué pour célébrer les 90 ans du Conservatoire populaire de musique. Samedi soir, le Festival Electron a transformé la Place de Neuve en dancefloor à ciel ouvert, aux sons électroniques des DJ perchés sur le balcon du Grand Théâtre.

Auparavant, les groupes et les artistes émergents ont profité de la soirée Tremplin du Vernier sur Rock pour faire vibrer la Place de Neuve. Une trentaine d'écoles de danse et de compagnie ont proposé dimanche des performances allant du hip-hop au jazz en passant par le contemporain et les claquettes. La Fête se termine dimanche soir.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Deux nouvelles oeuvres lumineuses sur les toits de Plainpalais

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L'oeuvre de Ann Veronica Janssens "L'ODRRE N'A PAS D'IPMROTNCAE" fait partie du projet artistique Neon Parallax qui se trouve sur les toits des immeubles le long de la plaine de Plainpalais (archives). (© KEYSTONE/PIERRE ALBOUY)

Deux nouvelles installations lumineuses accrochées sur les toits d'immeubles le long de la plaine de Plainpalais à Genève seront visibles à partir de lundi. Ces oeuvres font partie du projet d'art public Neon Parallax démarré en 2006.

Les Fonds d'art contemporain de la Ville et du canton de Genève à l'origine de cette initiative ont choisi une oeuvre de l'artiste allemand Olaf Nicolai "ALDEZBF? IMAGINATION SUBLIME". Il a mis en lumière un message aux caractères énigmatiques qui proviendrait de la planète Mars.

L'autre oeuvre, qui suscitera également la curiosité des passants, a été réalisée par l'artiste française Nathalie Du Pasquier. Cette composition abstraite et colorée est produite par plusieurs caissons lumineux apportant un nouveau paramètre esthétique à l'ensemble des enseignes lumineuses déjà en place sur le pourtour de la plaine.

Le projet Neon Parallax a été pensé comme un contrepoint artistique aux enseignes publicitaires installées sur les quais bordant la rade. Sept oeuvres lumineuses sont déjà accrochées sur les toits des immeubles autour de la plaine de Plainpalais, dont celle réalisée par Ann Veronica Janssens aux lettres bien connues des Genevois "L’ODRRE N'A PAS D'IPMROTNCAE".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Meyrin a reçu le Prix Wakker en présence de Simonetta Sommaruga

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La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga était à Meyrin pour la cérémonie de remise du prix Wakker au maire de la commune Laurent Trembley. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La commune de Meyrin (GE) a reçu samedi le Prix Wakker 2022 lors d'une cérémonie officielle en présence de la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. Cette prestigieuse distinction qui valorise la culture du bâti est décernée depuis 50 ans par Patrimoine suisse.

Le prix a été remis au maire de Meyrin Laurent Trembley dans le cadre verdoyant de la Campagne Charnaux. La population était invitée à déambuler à travers la commune en passant par le centre historique, le Jardin botanique alpin, la Cité satellite, le lac des Vernes ou encore le quartier des Vergers.

"Meyrin est une digne lauréate pour le 50e anniversaire du Prix Wakker", relève Patrimoine suisse. Cette commune de l'agglomération genevoise a été récompensée pour avoir réussi à concilier les aspirations des êtres humains avec les exigences de la nature et à créer une culture du bâti de qualité. Dans un tweet, Mme Sommaruga a qualifié Meyrin de "ville la plus stylée du moment".

Le Prix Wakker a été décerné pour la première fois en 1972 à Stein am Rhein, à la suite d'un legs de l'homme d'affaires genevois Henri-Louis Wakker. En Suisse romande, Saint-Prex (1973), Dardagny (1978), Porrentruy (1988), Montreux (1990), La Chaux-de-Fonds (1994), la Ville de Genève (2000), Bienne (2004), Delémont (2006), Yverdon (2009), l'Ouest Lausannois (2011), Sion (2013) et Prangins (2021) ont été récompensés.

Ce prix est attribué à des communes qui peuvent se prévaloir d'un développement urbanistique de qualité. L'attention est surtout portée aux espaces publics, à la rigueur architecturale des nouvelles constructions et au respect du bâti historique. L'aménagement du territoire doit aussi se faire en respect du développement durable.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le bureau de médiation administrative sous le feu des critiques

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Le Grand Conseil genevois a critiqué le fonctionnement du Bureau de médiation administrative (BMA) (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, le bureau de médiation administrative (BMA) est sous le feu des critiques. Le Grand Conseil émet des doutes sur le bon fonctionnement de cette entité indépendante au sein de l'Etat qui vise à gérer de façon simple et extrajudiciaire les conflits entre l'administration et les administrés.

Un rapport de la commission de gestion chargé d'étudier le rapport l'activité du BMA a été discuté vendredi au Grand Conseil. Ses conclusions sont sévères. Les commissaires émettent "des doutes sur le fait que l'intention du législateur soit reflétée dans l'activité du BMA et que les compétences du médiateur soient à la hauteur des enjeux".

Le Grand Conseil a refusé par 58 voix contre 22 de prendre acte du rapport d'activité en plénière, manifestant ainsi ses doutes. Le BMA a été sollicité 340 fois en 2020, ce qui est relativement peu, estime le député PLR Alexis Barbey. De plus, le BMA ne fait pas vraiment de la médiation, mais plutôt de la facilitation, a relevé le député.

Bertrand Buchs (Le Centre), a évoqué le conflit ouvert qui existe entre le médiateur et sa suppléante. "Il faut tout reprendre depuis le début", a ajouté le député. "C'est devenu un bureau d'aide sociale", a déploré le député PLR Edouard Cuendet.

Nicole Valiquer Grecuccio (PS) estime qu'il faut absolument recentrer l'activité du BMA sur la médiation. La classe salariale (31) du médiateur administratif cantonal a aussi été considérée comme trop élevée.

Certification

Un projet de loi devrait être déposé pour modifier le fonctionnement du BMA. Selon ce projet, le médiateur devrait notamment disposer d'une formation certifiée en médiation généraliste, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Les prestations du BMA sont gratuites. Cette entité couvre l'ensemble des administrations cantonales et communales genevoises, ainsi que les établissements publics autonomes et tous les autres organismes chargés de missions de droit public.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Anne Emery-Torracinta en appelle à la responsabilité des députés

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Des maltraitances envers de jeunes autistes ont été dénoncées au foyer de Mancy à Collonge-Bellerive (GE). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, Anne Emery-Torracinta ne décolère pas depuis le refus mercredi de la Commission des finances d'octroyer 55 postes supplémentaires pour l'Office médico-pédagogique (OMP). La cheffe du Département de l'instruction publique en a appelé au sens des responsabilités des députés lors d'un débat au Grand Conseil.

Le parlement traitait vendredi lors de sa séance des extraits d'une pétition qui relayait les inquiétudes du personnel de l'OMP. Ce texte muni de 1377 signatures évoquait la "dégradation des prestations", des "réformes menées sans concertation", "des méthodes RH douteuses" et de "la maltraitance institutionnelle".

Le personnel de l'OMP demandait notamment plus de transparence, un état des lieux et des moyens supplémentaires pour faire face à une hausse des besoins. La pétition a été déposée en septembre dernier, soit avant que n'éclate le scandale du foyer de Mancy. Le personnel, soutenu par les syndicats, avait déjà tiré la sonnette d'alarme.

Ces moyens supplémentaires ont précisément été demandés par la cheffe du DIP mercredi devant la commission des finances du Grand Conseil. Mais la majorité de droite a refusé d'octroyer le crédit de 2,2 millions de francs qui visait à ouvrir 55 postes. A droite, ce refus a notamment été justifié par le fait que les postes prévus étaient destinés à renforcer la hiérarchie plutôt que le terrain.

C'est faux, a relevé vendredi Mme Emery-Torracinta. Trente postes sur 55 étaient directement prévus pour le terrain. Les autres servaient à la "gouvernance de proximité" au sein de l'OMP, à engager des "référents métiers" pour former le personnel ainsi qu'à renforcer les ressources humaines qui n'arrivent plus à engager, faute de temps.

Sécurité

"J'en appelle à votre sens des responsabilités", a lancé la conseillère d'Etat à l'adresse des députés. "Nous avons besoin de ces postes. Sinon il faudra prendre des mesures urgentes pour garantir la sécurité des enfants et des jeunes", a-t-elle ajouté. Elle pourrait revenir dès la semaine prochaine devant la commission des finances pour solliciter un nouveau crédit. En attendant, la pétition a été renvoyée à l'unanimité au Conseil d'Etat.

Lundi, Mme Emery-Torracinta avait présenté un plan de mesures pour l'OMP. La magistrate de tutelle a reconnu que l'office, sous les feux des projecteurs après la révélation de cas de maltraitance au foyer pour jeunes autistes de Mancy, connaît des difficultés depuis sa création en 2010.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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