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Climat

Une centaine de propositions pour faire face au défi climatique

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Parmi les propositions citoyennes, la volonté d'interdire les véhicules polluants en ville dès 2030 (photo d'illustration). CREDIT: KEYSTONE/GAETAN BALLY

A Genève, un forum citoyen a été invité par le département du territoire à réfléchir sur l'habitat de demain alors que les habitudes actuelles risquent d'être bouleversées par la dérive climatique. Ce groupe de 30 personnes a dévoilé mercredi une série de propositions pour mieux vivre ensemble dans le respect de la nature.

104 mesures ont été adoptées, la plupart à l'unanimité, ont indiqué devant les médias les participants au forum. Ces simples citoyens et citoyennes ont été sélectionnés afin d'être représentatifs de la diversité de la population genevoise. Pour les aider, ils ont été assistés par des experts en transition écologique.

Les propositions sont variées. Elles vont d'organiser un cursus sur le changement climatique dans les écoles à traiter la crise climatique avec la même urgence que la crise du Covid-19. L'agriculture de proximité et la promotion des produits locaux ne sont pas oubliées.

En matière de neutralité carbone, le forum citoyen serait favorable à une interdiction des véhicules polluants en ville dès 2030. Plusieurs mesures visent à favoriser la mobilité douce et le train comme moyen de transport au lieu des court-courriers. La mixité dans les quartiers doit aussi être encouragée.

Toutes les propositions sont réalisables, ont indiqué les participants au forum. Aucune ne relève de l'utopie, même si certaines seraient plus difficiles à concrétiser. Le rapport citoyen sera remis au conseiller d'Etat Antonio Hodgers. A la rentrée, un rendez-vous aura lieu avec le magistrat pour en discuter.

"Nous espérons que ce rapport fera le buzz", a indiqué une dame de 79 ans qui a participé à sa rédaction. Pour cette Genevoise, il est essentiel aujourd'hui de changer de paradigme au risque de se retrouver dans le mur rapidement. Elle s'est plongée dans ce travail pour le bien des générations futures.

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Climat

L'est des Etats-Unis et du Canada frappé par une tempête hivernale

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De larges zones des provinces du Québec et de l'Ontario au Canada ont été placées en alerte blizzard. (© KEYSTONE/AP/Andrew Vaughan)

L'est des Etats-Unis et du Canada essuyait encore lundi une tempête hivernale d'envergure. D'importantes chutes de neige ont conduit à l'annulation de milliers de vols, et placé certaines provinces canadiennes sous le coup d'une alerte au blizzard.

De nombreux foyers américains parmi les 120'000 qui ont connu une coupure de courant lundi après-midi en bénéficiaient de nouveau dans la soirée du lundi, selon le site PowerOutage.us. Plus de 1700 vols domestiques et internationaux ont été annulés lundi soir, en plus des 3000 de la veille, selon le site de suivi des vols FlightAware.

De larges zones des provinces du Québec et de l'Ontario au Canada ont été placées en alerte blizzard selon le site d'information météo du gouvernement canadien. A Toronto, jusqu'à 60 cm de neige est attendu, a tweeté Anthony Farnell, météorologue en chef de la chaîne de télévision canadienne Global News.

Le maire de Toronto John Tory a déclenché une règle d'urgence lui permettant d'empêcher les voitures de se garer dans certaines zones le temps de déneiger, selon un communiqué publié sur le site de la ville. De nombreuses écoles ont fermé leurs portes au Québec et dans le sud de l'Ontario, y compris dans la région de Toronto.

Les cinq cliniques de vaccination gérées par la ville de près de trois millions d'habitants ont également suspendu leurs opérations pour la journée.

Chez le voisin américain, "la tempête hivernale d'envergure qui a sévi sur le tiers Est du pays va doucement se réduire aujourd'hui", a affirmé le National Weather Service (NWS), service météorologique national, dans un tweet lundi matin. "Cependant, des effets majeurs dus à la neige, à la glace, au vent, et à une submersion côtière vont persister à travers une large zone", a poursuivi le NWS.

L'avertissement de tempête hivernale reste en vigueur à travers sept Etats, de la Caroline du Nord dans le sud-est du pays, au Maine situé dans l'extrême nord-est.

300 accidents

D'importantes chutes de neige étaient encore attendues lundi dans le nord de l'Etat de New York, et en hauteur dans la région de la Nouvelle-Angleterre (nord-est), ainsi que le long de la chaîne des Appalaches qui traverse la partie orientale des Etats-Unis du Nord au Sud.

A 16h00 lundi, plus de 57 cm de neige étaient tombés à Harpersfield, une bourgade de l'Ohio, selon le NWS. "Une forte tempête au dessus du nord-est se déplacera jusque dans le sud-est du Canada d'ici mardi", précise le service américain. Il s'attend également à ce qu'une nouvelle chute des températures entraîne un gel des routes, dangereux pour la conduite.

Dimanche, plus de 300 accidents de voitures ont été répertoriés en Caroline du Nord, selon la police des autoroutes de cet Etat du sud-est du pays, citée par le quotidien USA Today. La police de Toronto a annoncé dans un tweet avoir fermé lundi à la circulation deux autoroutes de la ville, "en raison de la météo extrême et pour la sécurité des conducteurs".

Après avoir connu 620 annulations de vols dimanche, soit 95% de son trafic prévu pour la journée, l'aéroport international de Charlotte en Caroline du Nord a repris une activité plus normale lundi, mais reste l'aéroport le plus touché avec 218 annulations de vol, soit 33% de son trafic prévu. A Toronto, 201 vols au départ ou à l'arrivée de l'aéroport international Pearson ont dû être annulés, représentant plus de la moitié du trafic.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Trois morts, îles Tonga dévastées après une éruption et un tsunami

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Le volcan qui a fait éruption samedi dans les îles Tonga est presque entièrement englouti dans l'océan Pacifique. (© KEYSTONE/EPA/EUROPEAN UNION, COPERNICUS SENTINEL IMAGERY HANDOUT)

Les îles Tonga apparaissent dévastées, avec des pans entiers de l'archipel couverts de cendres ou ravagés par un tsunami, selon de nouvelles images satellitaires parues mardi. Le volcan qui a fait éruption samedi semble presque entièrement englouti dans le Pacifique.

Trois jours après l'éruption qui a provoqué le tsunami et fait trois morts, selon l'ONU, l'étendue des dégâts reste mal connue dans ce petit royaume de 100'000 habitants, coupé du monde après la rupture du câble le reliant au réseau internet.

L'éruption volcanique, entendue jusqu'en Alaska (Etats-Unis), à plus de 9000 km de là, a été la plus importante enregistrée depuis des décennies: un énorme champignon de fumée de 30 km de haut, qui a dispersé cendres, gaz et pluies acides à travers la région Pacifique, immédiatement suivi du déclenchement d'un tsunami.

Des vagues de 15 mètres de haut ont été enregistrées, a témoigné le gouvernement des Tonga dans un communiqué. Elles ont déferlé sur la capitale Nuku'alofa, dont les habitants ont fui vers les hauteurs, laissant derrière eux des maisons inondées, tandis que des roches et de la cendre tombaient du ciel.

"Désastre sans précédent"

Trois personnes ont été tuées et "un certain nombre" ont été blessées, a ajouté le gouvernement sur Twitter, qualifiant l'explosion du volcan de "désastre sans précédent".

Parmi les morts figure une Britannique âgée de 50 ans, Angela Glover, emportée par le tsunami après avoir essayé de sauver les chiens de son refuge.

Des images satellitaires diffusées mardi par Maxar Technologies montrent une vaste étendue d'eau à l'endroit même où une grande partie du volcan s'élevait au-dessus de la mer avant l'éruption. Seules deux îles volcaniques relativement petites restent émergées.

"Ce que nous voyions au-dessus de l'eau et qui est détruit maintenant, ce n'était que la pointe d'un volcan qui avait grandi sur le bord de l'énorme volcan sous-marin", a expliqué Heather Handley, vulcanologue à l'université Monash, en Australie.

Sur des images aériennes prises par un vol de surveillance néozélandais, la côte d'une île est bordée d'arbres passés du vert au gris sous l'effet des retombées volcaniques. Les cendres ont aussi recouvert les champs de l'île, selon d'autres images d'un avion de patrouille de l'armée australienne.

Téléphone satellitaire

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné mardi dans un communiqué que son officier de liaison à Tonga, Yutaro Setoya, assurait la communication entre les agences onusiennes et le gouvernement local. "Les lignes téléphoniques internationales et la connexion internet étant toujours en panne, le téléphone satellite du Dr Setoya est l'un des rares moyens d'obtenir des informations", selon l'OMS.

L'officier de liaison "se tient littéralement debout à l'extérieur depuis l'aube jusqu'à tard dans la nuit ces derniers jours pour s'assurer que le téléphone puisse recevoir le signal satellite", a raconté Sean Casey, le coordinateur santé de l'OMS pour le Pacifique.

L'OMS a ajouté qu'une centaine de maisons avaient été endommagées, dont 50 détruites sur la principale île des Tonga, Tongatapu, où cinq à dix centimètres de cendres et de poussière sont tombés. En raison du risque de pollution par les résidus volcaniques, la Croix-Rouge a annoncé l'envoi de 2516 conteneurs d'eau.

Signal de détresse

La capitale Nuku'alofa a été recouverte de deux centimètres de cendres et de poussières volcaniques, décrit l'Ocha dans un rapport d'urgence. L'électricité a été rétablie dans certains quartiers de la ville, de même que le réseau téléphonique local, mais les communications internationales sont interrompues.

L'agence s'inquiète plus particulièrement de la situation sur l'île de basse altitude Mango, où des "dégâts immobiliers importants" ont été repérés et où un signal de détresse a été déclenché, ainsi que sur celle de Fonoi.

Des images satellites diffusées par le Centre satellitaire des Nations unies (UNOSAT) ont montré les conséquences de l'éruption et du tsunami sur la petite île de Nomuka, l'une des plus proches du volcan Hunga-Tonga-Hunga-Ha'apai. Selon l'UNOSAT, 41 des 104 structures repérées dans la zone sans nuages étaient endommagées et presque toutes étaient recouvertes de cendres.

Marée noire au Pérou

L'Australie a expliqué attendre que la piste de l'aéroport soit nettoyée des cendres volcaniques avant d'y faire atterrir un avion militaire C-130. A Genève, les agences de l'ONU ont déclaré mardi qu'elles tenteraient de garder les îles Tonga, qui sont un pays sans cas de Covid-19, à l'abri de la pandémie pendant les opérations d'aide.

Le tsunami a eu des effets jusque sur les côtes japonaises et américaines. Au Pérou, où deux femmes s'étaient noyées samedi dans de fortes vagues consécutives à l'éruption, les autorités ont fermé lundi trois plages touchées par une marée noire causée par les hautes vagues dans la province de Callao, non loin de Lima.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Une tempête hivernale "majeure" frappe l'Est américain

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Mémorial Martin Luther King couvert de neige à Washington. (© KEYSTONE/AP/Carolyn Kaster)

Des millions d'Américains étaient à l'abri lundi après le déclenchement d'une tempête hivernale majeure qui a frappé l'est des Etats-Unis. Celle-ci a provoqué des coupures de courant ainsi que des perturbations dans les transports routiers et aériens.

L'alerte météo hivernale concerne plus de 80 millions de personnes, selon les médias américains. Le National Weather Service (NWS) avait averti qu'une "tempête hivernale majeure" frapperait l'est des Etats-Unis, avant de se diriger vers le sud du Canada.

Il avait indiqué que jusqu'à 30 centimètres de neige pourraient recouvrir lundi une zone qui va du Tennessee et de la Géorgie, dans le Sud-Est, au Vermont et à l'Etat de New York, dans le Nord-Est, accompagnés de vents forts et de pluies verglaçantes.

Les vents pourraient atteindre la force d'un ouragan sur la côte atlantique, a encore prévenu le NWS.

Coupures d'électricité, vols annulés

Les coupures d'électricité ont affecté quelque 190'000 personnes tôt lundi, selon le site PowerOutage.us.

Des milliers de vols domestiques et internationaux ont été annulés. L'aéroport international Charlotte Douglas en Caroline du Nord a été le plus touché avec 1200 vols annulés, soit plus de 90% de ses services réguliers, selon le site FlightAware.

Plusieurs Etats ont en outre fait état de perturbations sur les axes de circulation dimanche soir et une partie de l'autoroute inter-Etats I95 a été fermée en Caroline du Nord. Les automobilistes ont été prévenus de "conditions routières dangereuses" et de gros encombrements de l'Arkansas (sud) jusqu'au Maine (nord-est).

Même en Floride

"L'air arctique déjà en place dans le centre et l'est des Etats-Unis va se combiner avec ce système dynamique pour créer une épaisse couche de plus de 30 centimètres de neige", selon le NWS, qui prévoit le long de la chaîne de montagnes des Appalaches des chutes de neige de 2,5 cm par heure lundi et des conditions glaciales mardi.

La Floride, plus habituée à un temps clément même à cette période de l'année, a été indirectement touchée lorsque plusieurs tornades accompagnées de neige, provoquées par cette tempête hivernale ont fait des dégâts matériels et provoqué des inondations côtières dimanche, selon le Weather Channel.

En Géorgie, un autre Etat parmi les plus affectés, le gouverneur Brian Kemp avait déclaré dès vendredi l'état d'urgence, et des chasse-neige étaient à l'oeuvre pour dégager les routes. Atlanta, au climat doux, a vu tomber de la neige.

La Virginie et la Caroline du Nord ont également déclaré l'état d'urgence. Plus de 30 cm de neige sont tombés sur ce dernier Etat, selon la chaîne météo.

Toit effondré

Le gouverneur de la Caroline du Nord, Roy Cooper, a indiqué qu'un "important givrage causait des problèmes dans le centre de l'État", tout en appelant la population à rester à l'abri et à éviter si possible les déplacements.

Dans ce même Etat, des étudiants ont connu une grosse frayeur avec l'effondrement du toit d'une résidence universitaire, selon la chaîne locale ABC, un incident qui n'a pas fait de blessé.

Le nord-est des Etats-Unis s'était déjà trouvé enneigé début janvier, recouvert d'un manteau blanc atteignant jusqu'à 30 cm d'épaisseur. Des centaines d'automobilistes étaient restés bloqués près de 20 heures sur un axe majeur reliant la capitale Washington.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

La menace terminée, dégâts importants aux Tonga

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Un énorme champignon de fumée et de cendres, et une vague immédiatement déclenchée: une image satellite prise après l'éruption massive - entendue jusqu'à des centaines de kilomètres - samedi au volcan sous-marin Hunga Tonga-Hunga Ha'apai. (© KEYSTONE/EPA/TONGA METEOROLOGICAL SERVICES HANDOUT)

Le tsunami provoqué par la puissante éruption d'un volcan sous-marin des îles Tonga, dans l'océan Pacifique sud, a causé des dégâts importants et deux victimes mortes noyées au Pérou. La menace a été déclarée terminée dimanche.

Le Centre d'alerte aux tsunamis pour le Pacifique (PTWC) a précisé à 03h00 GMT (04h00 suisses) que la menace de raz-de-marée était "globalement passée" pour les pays riverains de l'océan, même si de légères variations du niveau de la mer restent possibles pendant quelques heures.

"Le tsunami a eu un impact important sur le littoral nord de Nuku'alofa", la capitale des îles Tonga, "avec des bateaux et de gros rochers rejetés sur le rivage", mais aucune victime n'a été signalée dans l'archipel, a déclaré la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern.

A plus de 10'000 kilomètres de là, au Pérou, deux femmes sont mortes noyées sur la plage de Naylamp à Lambayeque, dans le nord, en raison de "vagues anormales" consécutives à l'éruption aux Tonga, a annoncé dimanche le Centre national des opérations d'urgence local.

La veille, le Pérou avait fermé 22 ports par précaution et la police avait indiqué avoir secouru 23 personnes sur la côte.

Mme Arden a souligné que l'étendue des dégâts était difficile à évaluer dans le petit royaume du Pacifique vu que les communications ont été coupées.

"Nuku'alofa est couverte d'un épais nuage de cendre volcanique, mais sinon la situation est calme et stable", a ajouté Mme Ardern après être entrée en contact avec l'ambassade de son pays aux Tonga. L'archipel a cependant besoin de s'approvisionner en eau car "le nuage de cendres a provoqué une contamination".

"Enorme explosion"

"Profondément inquiet pour les habitants des Tonga qui se remettent des conséquences d'une éruption volcanique et d'un tsunami", a tweeté le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, ajoutant que "les Etats-Unis sont prêts à envoyer de l'aide à nos voisins du Pacifique".

Le chef de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tweeté que l'OMS était "prête à soutenir le gouvernement et à apporter son aide aux personnes touchées".

L'agence des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) a déclaré qu'elle préparait des fournitures d'urgence pour les Tonga, en coordination avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Des vues saisissantes prises de l'espace ont montré le moment de l'éruption vendredi du Hunga Tonga-Hunga Ha'apai, sur une des îles inhabitées des Tonga: un énorme champignon de fumée et de cendres, suivie immédiatement du déclenchement d'une vague.

Des vagues de 1,2 mètre ont déferlé sur la capitale des Tonga, où les habitants ont fui vers les hauteurs, laissant derrière eux des maisons inondées, tandis que des pierres et de la cendre tombaient du ciel.

"C'était une énorme explosion", a expliqué au site d'informations Stuff une habitante des Tonga, Mere Taufa.

"Le sol a tremblé, la maison entière était secouée. Ça venait par vagues. Mon jeune frère pensait que des bombes explosaient près de chez nous", a-t-elle raconté. Quelques minutes plus tard, l'eau a envahi leur maison.

L'éruption a déclenché des tsunamis dans le Pacifique, avec des vagues de 1,74 mètre mesurées à Chanaral, au Chili, et des vagues plus petites observées le long de la côte Pacifique, de l'Alaska au Mexique. Des vagues d'environ 1,2 mètre ont frappé la côte Pacifique du Japon.

En Californie, la ville de Santa Cruz a été touchée par des inondations dues à un raz-de-marée généré par le tsunami, selon des vidéos partagées par le service météorologique national américain.

Jusqu'en Alaska

L'Institut géologique américain (USGS) a enregistré l'éruption de samedi comme équivalente à un tremblement de terre de magnitude 5,8 à une profondeur nulle.

L'éruption a duré huit minutes et a envoyé des panaches de gaz, de cendres et de fumée à plusieurs kilomètres dans les airs.

Le scientifique néo-zélandais Marco Brenna, maître de conférences à l'école de géologie de l'université d'Otago, a qualifié l'impact de l'éruption de "relativement faible", mais a déclaré qu'une autre éruption ayant un impact beaucoup plus important ne pouvait être exclue.

L'éruption a été entendue jusqu'en Alaska, a tweeté l'Institut de géophysique de l'Université d'Alaska à Fairbanks.

Onde enregistrée en Suisse

L'onde de choc a traversé la Suisse samedi soir, a indiqué MétéoSuisse sur Twitter. Une variation nette et très brève de pression a été enregistrée entre 19h00 et 21h00.

Le volcan sous-marin Hunga-Tonga-Hunga-Ha'apai, situé à environ 65 km de la capitale tongienne Nuku'alofa, avait émergé lors d'une éruption en 2009, et avait craché tant de gros rochers et de cendres dans l'air en 2015 qu'une nouvelle île de deux kilomètres de long sur un kilomètre de large et 100 mètres de haut s'est formée lorsqu'ils se sont déposés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Réchauffement record sur les sept dernières années

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Les sept années de 2015 à 2021 ont été de façon "nette" les plus chaudes jamais enregistrées, confirmant l'avancée du réchauffement climatique avec des concentrations record de gaz à effet de serre. C'est ce qu'a annoncé le service européen Copernicus d'observation de la Terre. (Image prétexte © KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les sept années de 2015 à 2021 ont été de façon "nette" les plus chaudes jamais enregistrées, confirmant l'avancée du réchauffement climatique avec des concentrations record de gaz à effet de serre. C'est ce qu'a annoncé lundi le service européen Copernicus d'observation de la Terre.

Si 2021 n'a été "que" la cinquième plus chaude jamais enregistrée, elle a subi les effets dévastateurs du changement climatique: canicules exceptionnelles et meurtrières en Amérique du Nord et en Europe du Sud, incendies ravageurs au Canada ou en Sibérie, vague de froid spectaculaire dans le centre des Etats-Unis ou précipitations extrêmes en Chine et en Europe de l'Ouest.

Malgré un niveau tiré à la baisse par le phénomène météo La Nina, 2021 a tout de même enregistré selon Copernicus une température moyenne supérieure de 1,1°C à 1,2°C par rapport à l'ère pré-industrielle (1850-1900), comparaison de référence pour mesurer le réchauffement causé par les émissions de gaz à effet de serre issues de l'activité humaine.

L'objectif de l'accord de Paris de 2015, contenir le réchauffement "nettement " sous +2°C et si possible à +1,5°C, est donc toujours aussi dangereusement proche.

En moyenne annuelle, 2021 se classe très légèrement devant 2015 et 2018, l'année 2016 restant la plus chaude. Et les sept dernières années "ont été les plus chaudes jamais enregistrées, d'une marge nette", relève l'organisme européen.

"Prendre des mesures"

"Il s'agit d'un rappel brutal de la nécessité pour nous de changer, de prendre des mesures efficaces et décisives pour aller vers une société durable et de travailler à réduire les émissions de carbone," a souligné Carlo Buontempo, directeur du service changement climatique de Copernicus.

Car l'agence a mesuré pour 2021 des nouvelles concentrations record dans l'atmosphère des gaz à effet de serre produits par l'activité humaine et responsables du réchauffement.

Le CO2, de très loin premier responsable du réchauffement et qui provient principalement de la combustion de matières fossiles et de la production de ciment, a atteint le niveau record de 414,3 ppm (parties par million), selon les données "préliminaires" de Copernicus.

"Clou dans le cercueil"

Pour 2020, malgré le ralentissement de l'activité dû à la pandémie, l'Organisation météorologique mondiale (OMM, agence de l'ONU) avait mesuré cette concentration à 413,2 ppm , soit 149% supérieure au niveau préindustriel.

Copernicus traque également les rejets de méthane, gaz à effet de serre encore plus puissant que le CO2 mais qui subsiste moins longtemps dans l'atmosphère, dont environ 60% sont d'origine humaine (élevage de ruminants, riziculture, décharges, le reste provenant de sources naturelles comme les tourbières).

Elles aussi ont "continué à augmenter en 2021 (...) atteignant une moyenne maximale sans précédent", selon l'agence européenne, qui souligne toutefois que l'origine de cette augmentation n'est "pas totalement comprise".

"Nouvel avertissement"

Lors de la conférence climat COP26 de novembre, une centaine de pays avaient rejoint une "initiative" visant à réduire de 30% les émissions de méthane. Objectif qui pourrait, s'il était tenu, rendre plus réaliste le slogan martelé lors de la conférence de Glasgow de "maintenir en vie (l'objectif de) 1,5 degré".

Les engagements de réduction d'émissions pris par les différents pays, en comptant ceux annoncés à l'occasion de la COP26, laissent en effet le monde sur une trajectoire de réchauffement de 2,7°C, niveau qualifié de "catastrophique" par l'ONU.

A l'occasion de cette COP, l'OMM avait déjà annoncé que les sept années depuis 2015 seraient probablement les plus chaudes jamais enregistrés, avertissant que le climat mondial entrait de ce fait en "terrain inconnu".

"C'est un nouvel avertissement sur ce que nous faisons à notre planète (et) nous avons désespérément besoin d'actions véritables pour faire baisser les émissions", a commenté lundi Sir Brian Hoskins, directeur de l'Institut Grantham sur le changement climatique de l'Imperial College de Londres. En soulignant qu'il "devient difficile de dire quelque chose de neuf à chaque fois que nous voyons un nouveau clou planté dans le cercueil planétaire".

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