Suisse Romande
Sion: un budget 2026 marqué par un haut niveau d'investissements
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Le budget 2026 de Sion présente un excédent de charge de 4,1 millions de francs. Cette situation n'empêchera pas la Ville de maintenir un haut niveau d'investissements nets, soit 27,3 millions de francs, l'an prochain.
"Je suis conscient que le budget est un peu plus compliqué que par le passé", a admis jeudi le président Philippe Varone devant la presse. "Nous avons fait un gros travail pour maitriser les charges ordinaires et nous avons dû utiliser la réserve de politique budgétaire à hauteur de 2,5 millions de francs." Cette situation est contrebalancée par une tendance haussière du nombre d'habitants. Le budget 2026 a prévu une augmentation de 450 citoyens, à plus de 38'000.
Du côté des recettes fiscales, la commune table sur une hausse de 5,64 millions de francs par rapport au budget précédent (+ 4,2%). Une situation qui permettra de compenser la baisse prévue de 5,75 millions de francs sur l'activité achat-vente d'énergie des partenaires de la cité.
Une volonté d'ouvrir la discussion
Les charges issues du Canton augmentent de 3,25 millions de francs. Elles concernent le traitement du personnel enseignant, l'entretien des routes cantonales et le financement des régimes sociaux.
"Ces reports de charges cantonales sur les communes impactent les villes", constate le président sédunois. "Il est nécessaire d’ouvrir la discussion avec le canton sur la question de la centralité, qui n’est pas pris en compte."
Le conseil municipal a également choisi d’augmenter les subventions pour les bus sédunois afin d’augmenter leurs cadences. Idem pour la petite enfance et les EMS. Globalement, la hausse des charges est identique aux recettes (+ 4,2%).
La marge d'autofinancement prévue pour 2026 se monte à 16,54 millons de francs. Elle ne couvre pas les investissements nets prévus pour un montant de 27'295'000 francs. L'insuffisance de financement se monte à 10,75 millions de francs. La ville va devoir emprunter pour couvrir cette différence.
Futur nouveau centre administratif
En 2026, Sion va notamment investir 11 millions de francs brut pour son nouveau centre administratif . La construction d'une passerelle à la gare coûtera 2,1 millions de francs l'an prochain. Le réaménagement des places des Cèdres et de la Planta atteindra les 1,3 million de francs. Enfin, un nouveau réservoir d’eau potable verra le jour aux Agettes pour 4 millions de francs, dont le 40% sera financé sur 2026 (1,6 million de francs).
"Nous arrivons gentiment à la fin de ce cycle d'investissements entamé en 2020", a conclu Philippe Varone.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Learner Tien s'offre un premier titre sur terre battue
Learner Tien (ATP 20) a remporté l'édition 2026 du Geneva Open. L'espoir américain s'est imposé 3-6 6-3 7-5 en finale face à l'Argentin Mariano Navone (ATP 42).
Le gaucher succède au palmarès du Geneva Open à la légende Novak Djokovic, qui avait soulevé son 100e trophée sur l'ATP Tour l'an dernier à Genève. Il décroche à 20 ans son deuxième titre sur le circuit principal, après avoir ouvert son palmarès à Metz sur dur indoor en novembre dernier.
Learner Tien, qui améliorera son meilleur classement ATP pour figurer dimanche en 18e position, n'apprécie pourtant pas vraiment le jeu sur terre battue. Mais il bénéficie depuis près d'un an des précieux conseils de son compatriote Michael Chang, champion de Roland-Garros en 1989.
Samedi, Learner Tien a d'ailleurs prouvé qu'il apprenait très vite. Nettement dominé dans le premier set par un Mariano Navone plus solide, il a su élever nettement son niveau de jeu. Il s'est notamment montré bien plus efficace sur son service dans les deux dernières manches que dans la première.
Mariano Navone n'a pourtant rien lâché, recollant à 3-3 dans le set décisif après avoir été rapidement mené 0-3. Mais Learner Tien, qui avait atteint les quarts de finale du dernier Open d'Australie, a su attendre son heure. Il a conclu cette partie sur sa deuxième balle de match en poussant son adversaire à la faute, signant un cinquième et dernier break après 2h29 de lutte.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Inauguration du grand-orgue restauré de la Cathédrale Saint-Pierre
Les curieux pourront assister à l'inauguration du grand-orgue Metzler restauré à la Cathédrale Saint-Pierre pour les 490 ans de la Réforme à Genève. Deux concerts sont prévus le vendredi 29 et le dimanche 31 mai, explique l'Eglise protestante de Genève. Un autre suivra une semaine plus tard.
Dans le cadre de l'Assemblée de l'Eglise, un spectacle "Black Church" aura lieu le samedi 30 mai. Une discussion accompagnera des chants.
Le lendemain, une adaptation théâtrale du livre "L'homme qui marche" explorera le rapport au mouvement et à l'immobilité. De quoi parler de responsabilité.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Les Genevois conviés à une Fête du Tour les 30 et 31 mai
Les Genevois pourront voir toutes les facettes du cyclisme lors d'une Fête du Tour les 30 et 31 mai prochain sur le quai Gustave-Ador. Une animation liée à l'agilité et un pumptrack seront notamment de la partie, indiquent le Département de la cohésion sociale (DCS) et la Ville de Genève.
A un peu plus de deux mois du Tour de France féminin à Genève, les cyclistes amateurs ou aguerris se retrouveront le dimanche 31 mai pour des "cool rides" encadrés par l'Union vélocipédique genevoise (UVG). Le pumptrack restera en place jusqu'à fin juillet. Et une exposition sera montrée durant cette période.
"Nous valorisons le sport féminin", explique le président du gouvernement genevois Thierry Apothéloz. Et le Tour de France féminin va aussi renforcer "l'attractivité de Genève", ajoute la conseillère administrative de la Ville de Genève Marie Barbey-Chappuis, tous les deux cités dans un communiqué.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
L'écrivain Alain Claude Sulzer ausculte les silences de l'amitié
L'écrivain bâlois Alain Claude Sulzer sera l'invité exceptionnel du Festival du LÀC le 6 juin à Collonge-Bellerive (GE). Il y évoquera "F. comme Frères", son nouveau livre centré sur l'amitié, l'art et la fugacité de l'existence.
Publié à mi-mai en version française aux éditions Phébus, le roman se déroule initialement dans les années 1970 au coeur de la région de la Ruhr, en Allemagne. Un narrateur anonyme et son meilleur ami, Frank, grandissent ensemble, soudés au point d'être "presque comme des frères", titre allemand du roman ("Fast wie ein Bruder", 2024).
Leurs chemins se séparent brutalement lorsque Frank assume son homosexualité et s'exile à New York pour percer comme peintre. Tandis que le narrateur mène une vie provinciale et rangée, Frank peint de manière obsessionnelle aux Etats-Unis, sans toutefois rencontrer le succès de son vivant.
Atteint du sida et condamné, Frank revient mourir en Allemagne à l'âge de 32 ans. Les deux hommes se revoient une dernière fois sur son lit de mort.
Reconnaissance tardive
Après le décès de son ami, le personnage principal reçoit les oeuvres de Frank soigneusement emballées. Ne comprenant ni la sexualité de son ami ni son art, il choisit de reléguer les toiles au fond d'une remise sans les regarder. Des décennies plus tard, il découvre par hasard les tableaux de Frank exposés dans une prestigieuse galerie d'art.
Le monde artistique célèbre désormais le défunt comme un génie. En contemplant le portrait grand format d'un homme nu, le narrateur est frappé par une vérité bouleversante: il y reconnaît ses propres traits.
Moeurs des années 80
A travers son narrateur, Alain Claude Sulzer déploie un portrait de la société des années 80, encore frileuse et conformiste, où les homosexuels, tout comme d'autres minorités telles que les "Tziganes", restent marginalisés. D'ailleurs, les stéréotypes employés par le personnage principal pour décrire les gens du voyage avaient créé une petite polémique à l'époque: le jury bâlois chargé d'attribuer des subventions les avaient jugés politiquement incorrects.
Le roman rappelle aussi l'irruption du sida, qui a mis brutalement fin à une époque de libération sexuelle. Mais "F. comme frères" interroge avant tout les liens fondamentaux de l'amitié.
"Ce roman raconte une relation symbiotique entre deux amis très proches qui finit par se désagréger", explique à Keystone-ATS Alain Claude Sulzer. "Comme c'est le cas dans de nombreuses familles, on ne s'intéresse pas vraiment à ce que font frères, soeurs ou parents. Une distance et une indifférence s'installent, fruits du temps qui passe, mais aussi des manquements, des petites lâchetés de chacun".
Art et subjectivité
Le livre met aussi en lumière le caractère fragile et parfois arbitraire de la reconnaissance artistique. Alain Claude Sulzer y évoque notamment la spéculation autour des oeuvres découvertes après la mort des artistes, une expérience qui fait écho à celle de son propre père, peintre demeuré anonyme toute sa vie.
"Nous avons réussi à organiser une exposition après sa mort, un peu par hasard. Et d'observer que "les oeuvres n'existent vraiment qu'à partir du moment où elles sont exposées". Dans le roman, la reconnaissance tardive de Frank apparaît ainsi comme une forme de réparation symbolique pour un "artiste mort si jeune".
F comme fin
Débutant comme un roman d'apprentissage, le récit prend des allures de roman policier sur ses dernières pages. Sauf qu'une part de mystère demeure.
"Parmi les lecteurs de la version allemande, 30 à 40% ont été frustrés de ne pas connaître le fin mot de l'histoire. Mais contrairement à un polar qu'on oublie aussitôt refermé, ils se souviendront précisément de cette absence de réponse", sourit l'écrivain.
Nombreux prix
Alain Claude Sulzer est né le 17 février 1953 à Riehen (BS). Vivant entre Bâle, Berlin et l'Alsace, il a publié plus d'une dizaine de romans. En 2008, "Un garçon parfait" s'est vu décerner le Prix Médicis étranger. L'année suivante, l'écrivain a reçu le Prix Hermann Hesse. En 2025, l'ensemble de son oeuvre a été couronné par le Prix littéraire de Soleure.
Son prochain roman "Szenenwechseln" paraîtra à l'automne en allemand. Il aura pour thème le milieu du théâtre.
La cinquième édition du Festival du Livre à Collonges (LÀC), auquel l'écrivain participera pour la première fois, se déroulera les 6 et 7 juin à Collonge-Bellerive. Plus d'une centaine d'auteurs y sont attendus. Les organisateurs mettent à chaque édition en lumière un invité d'honneur, Douglas Kennedy cette année, et un invité exceptionnel.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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