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Vaud

Alcool/tabac: Vaud lance une campagne d'achats-tests avec des mineurs

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Les départements des ministres Rebecca Ruiz (à gauche) et Isabelle Moret (droite) co-pilotent cette opération. (©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Les points de vente proposant de l'alcool et du tabac seront testés durant quatre ans dans le canton de Vaud. Objectif: voir s'ils vendent ou non leurs produits à des mineurs et, le cas échéant, les sanctionner.

De tels achats-tests ont déjà été menés dans le canton par des acteurs de la prévention à l'instar de la Fondation vaudoise contre l'alcoolisme. Leurs campagnes se limitaient toutefois à de la sensibilisation.

Désormais, à la suite d'un changement de base légale, des sanctions seront également possibles. C'est en effet le Conseil d'Etat qui pilote pour la première fois une telle campagne, en collaboration avec la police du commerce.

"Cela fait du canton de Vaud un précurseur dans le domaine", a indiqué lundi devant la presse Isabelle Moret, la ministre de l'économie. Pour sa collègue en charge de la santé, Rebecca Ruiz, l'objectif consiste à "protéger nos jeunes" des méfaits liés à l'alcool et au tabac. La conseillère d'Etat précise l'importance de telles campagnes.

Rebecca RuizConseillère d'Etat vaudoise chargée de la santé et de l'action sociale

Les deux conseillères d'Etat ont souligné "l'efficacité" des campagnes d'achats-tests, surtout si elles sont répétées, pour "responsabiliser les acteurs de la vente" et "sensibiliser l'opinion publique", à commencer par les parents.

Informer puis sanctionner

Une "première vague" démarrera "dans les semaines qui viennent", a précisé Frédéric Rérat, le chef de la police du commerce. Sur les 5000 points de vente potentiels du canton, 400 ont été sélectionnés via un échantillonnage aléatoire et feront l'objet d'une visite durant l'année en cours. La méthode: la venue de clients mystères. Les précision de Frédéric Rérat.

Frédéric RératChef de la police vaudoise du commerce

Et Frédéric Rérat d'ajouter qu'aucun piège n'est prévu pour les commerçants. On retrouve le chef de la police du commerce.

Frédéric RératChef de la police vaudoise du commerce

L'analyse scientifique des données sera ensuite assurée par Addiction Suisse. Cette première vague ne sera pas répressive: chaque point de vente recevra un courrier de la police du commerce pour l'aviser de l'issue de l'achat-test et lui rappeler ses devoirs.

Une deuxième vague aura ensuite lieu et débouchera sur des sanctions en cas de récidive, a ajouté Frédéric Rérat. Les sanctions pourront être administratives, comme l'interdiction de vendre de l'alcool ou du tabac, ou donner lieu à des ordonnances pénales.

Financé par la dîme

Une vingtaine de personnes, dont onze mineurs, ont été engagées et formées pour mener cette campagne qui se déploiera jusqu'en 2026. Elle coûtera 140'000 francs pour le volet tabac, 153'000 francs pour celui lié à l'alcool. Ces montants sont financés par la dîme, la taxe prélevée sur l'alcool par la Confédération et versée en partie aux cantons.

Isabelle Moret et Rebecca Ruiz ont reconnu que l'achat d'alcool et de tabac par des jeunes passait aussi de plus en plus par internet. Sur ce plan toutefois, l'action d'un seul canton ne semble pas suffisante. "Il faudrait une coordination au niveau fédéral", a estimé Mme Moret.

Isabelle Bertolini avec Keystone-ATS

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Culture

Les soins infirmiers mis à l'honneur au Palais de Rumine à Lausanne

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L'exposition "Soins infirmiers: passé, présent... et futur?" au Palais Rumine à Lausanne est à voir jusqu'au 31 mai (photo symbolique). (© Keystone/CHRISTIAN BEUTLER)

Le Palais de Rumine à Lausanne met à l'honneur les soins infirmiers dans une exposition. Intitulée "Soins infirmiers: passé, présent... et futur?", elle évoque la contribution des soins infirmiers à la santé de la population tout en examinant les stéréotypes qui lui sont souvent associés. C'est à découvrir dès jeudi et jusqu'au 31 mai.

L'exposition est le fruit d'une collaboration entre l'Institut des humanités en médecine CHUV-UNIL et l'Institut et Haute école de santé La Source. Elle a été financée par le Fonds national suisse de la recherche, ont indiqué mercredi ses organisateurs.

"Avant d'être une science ou une profession, le soin est un geste profondément humain. Il traverse nos vies, du premier souffle jusqu'au dernier, dans des gestes simples: écouter, veiller, protéger. Mais derrière ces gestes se cache une histoire passionnante, faite d'innovations, de luttes et d'humanité", écrivent-ils en préambule.

Au Palais Rumine, l'exposition invite le public à vivre une expérience immersive: images, sons et témoignages viennent rappeler que prendre soin n'est jamais anodin. "C'est un acte fondateur de toute société", est-il souligné.

Deux pionnières

Aux origines du soin moderne, c'est tout d'abord une vision humaniste des soins qui est dévoilée avec les pionnières du 19e siècle, Florence Nightingale, en Angleterre, et Valérie de Gasparin, en Suisse (fondatrice de l'école de La Source à Lausanne). Elles ont transformé le soin en savoir et en profession. Leurs écrits et combats ont ouvert la voie à une vision nouvelle: former, observer, comprendre, reconnaître la valeur du travail infirmier.

Dans la tourmente des crises, le visiteur plonge ensuite dans le 20e siècle marqué par les guerres mondiales, les épidémies et les urgences sanitaires. Lettres, photographies et objets racontent l'engagement des infirmières et infirmiers, "souvent invisibles, parfois héroïques, toujours essentiels".

Le public découvre ensuite une profession en mutation: l'évolution du rôle infirmier, des progrès techniques à la santé publique, en passant par la prévention et l'accompagnement en fin de vie.

Animations théâtrales

Une frise chronologique retrace aussi les conquêtes et résistances: formations, diplômes universitaires, associations professionnelles, grèves. "Derrière ces jalons, il y a une réalité genrée, à savoir des femmes longtemps invisibilisées malgré des responsabilités immenses", expliquent les organisateurs.

Avec le vieillissement, les maladies chroniques, la santé mentale, la crise environnementale et l'intelligence artificielle, les défis sont immenses. Ils posent des questions centrales qui traversent l'exposition: quel soin voulons-nous pour demain? Et quelle place accorder aux infirmières et infirmiers dans notre société?

Outre des visites guidées, l'exposition propose également des animations théâtrales reproduisant les enjeux du soin où un dialogue pourra s'instaurer entre les différents protagonistes. Le public est en outre invité à déposer ses idées sur un livre blanc, qui recueille les paroles citoyennes, "rappelant que le soin est aussi un enjeu politique et collectif".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Lutte renforcée contre le harcèlement-intimidation entre élèves

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Une étude d'Unisanté montre qu'en 2022, 13,4% des jeunes de 15 ans déclarent avoir été la cible de harcèlement-intimidation au moins une fois par semaine au cours des douze derniers mois, contre 7,3% des jeunes de 18 ans. (© Keystone/DPA/MAURIZIO GAMBARINI)

Le Canton de Vaud renforce sa lutte contre le harcèlement-intimidation entre élèves. Un roman graphique, des ateliers participatifs et des capsules vidéo seront testés dès la prochaine rentrée scolaire, en complément du dispositif déjà existant depuis 2015.

"Qu'est-ce que je suis censé faire pour l'aider moi?" C'est la question que se pose Dan, le personnage principal du roman graphique intitulé "Après les cours", en voyant d'autres élèves malmener son copain Théo. L'ouvrage a été créé par l'Unité de promotion de la santé et de prévention en milieu scolaire (Unité PSPS). Il est destiné aux élèves de la 9e à la 11e année.

Testé auprès de plus de 250 élèves dans les écoles vaudoises, il sera déployé en phase-pilote dans quatre établissements, dès la rentrée d’août 2026, indique mercredi l'Etat de Vaud dans un communiqué. Le travail autour de ce roman a pour objectif de parler du harcèlement entre élèves, de montrer ses conséquences et d’élaborer des pistes pour y remédier.

"Pour rappel, les phénomènes de harcèlement-intimidation entre élèves se caractérisent par des violences répétées dans le temps. L'effet de groupe crée un déséquilibre de pouvoir qui isole l’élève qui en est la cible et l'empêche de se défendre", écrit le Canton.

Filles plus concernées

Une étude d'Unisanté montre qu'en 2022, 13,4% des jeunes de 15 ans déclarent avoir été la cible de harcèlement-intimidation au moins une fois par semaine au cours des douze derniers mois, contre 7,3% des jeunes de 18 ans. A tous les âges, les filles sont nettement plus concernées que les garçons. L'orientation sexuelle et de genre est citée comme faisant également souvent l'objet de violences répétées.

En plus du roman graphique, des ateliers participatifs seront testés dans cinq écoles, dont un établissement postobligatoire dans plus d'une trentaine de classes. Des capsules vidéo viendront aussi compléter cette offre dans les différents lieux de formation. Elles s’adressent aux enfants de 7 à 17 ans et permettent d’analyser les situations de harcèlement-intimidation entre élèves.

Pour le Département de l'enseignement et de la formation professionnelle (DEF), cette préoccupation n'est pas nouvelle. Depuis 2015, un dispositif cantonal structuré est en place pour lutter contre le harcèlement-intimidation. Il repose sur trois piliers: la promotion du vivre ensemble, la prévention du harcèlement-intimidation entre élèves et l’intervention lorsque ces phénomènes surviennent, réaffirment les autorités cantonales.

Processus MPP

Dans les situations de harcèlement-intimidation rapportées, la méthode de la préoccupation partagée (MPP) est proposée. Elle vise à mettre fin aux harcèlements. Des personnes-ressources sont formées à l'interne des écoles pour accompagner l'élève qui subit le harcèlement.

En parallèle, des entretiens sont menés avec les autres élèves pour casser l'effet de groupe. Actuellement, toutes les écoles obligatoires ont été formées à cette méthode, ainsi que 95% des établissements postobligatoires. Le déploiement se poursuit dans les établissements de pédagogie spécialisée, est-il encore indiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Ne pas monter trop haut pour Genève

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Faire redescendre les émotions avant l'acte VII de jeudi (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Malgré une victoire (4-3 ap) arrachée de haute lutte après avoir été mené 3-0 à Lausanne, Genève ne veut pas monter trop haut. Jeudi, le derby lémanique des quarts de finale se jouera à l'acte VII.

L'un des mantras les plus connus dans le sport veut qu'il ne faille ni monter trop haut, ni descendre trop bas. Le fameux "Never too high, never too low" dans la langue de Shakespeare. Cela signifie qu'il ne faut pas s'enivrer d'une douce euphorie à la suite d'une victoire comme celle-ci pour les Genevois, ou de se dire que tout est perdu dans le camp vaudois. Comme toujours en play-off, il s'agit d'appliquer la mentalité du reset.

L'entraîneur du LHC Geoff Ward symbolise parfaitement cet état d'esprit. Pas d'effusion devant la presse, pas de défaitisme, mais des réponses relativement lapidaires. "J'en ai tellement vu dans ma carrière, des deux côtés, rappelle le Canadien. On va se prendre une bière fraîche et être prêt pour le match de jeudi."

En analysant la rencontre un tout petit peu plus en profondeur, Geoff Ward est revenu sur deux actions chaudes, à ses yeux: "Honnêtement la première pénalité qui amène le 3-1 ne me semble pas avoir lieu d'être. Et sur le goal égalisateur, Vesey tient la canne de Caggiula quand il essaie d'aller contrer le tir de Saarijärvi, je ne comprends pas comment on peut manquer ça. Des fois c'est sifflé, des fois non. Maintenant c'est le match VII. On sera prêt pour jeudi."

Dans le camp vaudois, on ne regarde que le résultat final, à savoir la défaite. Et pas la manière. "Une défaite est une défaite, qu'elle se passe comme ça ou si on avait perdu 10-2", juge Geoff Ward.

A Genève, cette remontada doit rester une exception, un moment suspendu. Dès jeudi, tout sera oublié à entendre les joueurs grenat. "Ca fait plaisir, on a montré du caractère, mais la série n'est pas terminée et on a le plus gros match dans deux jours, estime le capitaine des Aigles, Noah Rod. A 3-0, tout le monde avait la tête en bas et c'était aux gars d'expérience de rappeler aux autres que ce n'était pas fini. On ne pourra pas toujours l'emporter de la sorte, mais l'essentiel était de montrer qu'on n'abandonnait pas et d'y aller jusqu'au bout."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

National League: Genève arrache un septième match

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Jesse Puljujärvi a offert la victoire au GSHC en prolongation. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le derby lémanique se jouera jeudi lors du 7e acte. A Malley mardi soir, les Aigles ont renversé une situation bien compromise pour revenir à 3-3 dans la série des quarts de finale de National League.

C'est un scénario assez fou qui s'est passé à Malley. Alors qu'il semblait avoir le match en mains en menant 3-0 à la 34e, le LHC a vu Genève lui faire le coup de la remontada sauce escalade pour l'emporter 4-3 après prolongation à la 64e. Les hommes de Ville Peltonen ont pu s'appuyer sur un power-play ultra efficace pour garder espoir. Trop indiscipliné, Lausanne a payé ses erreurs au prix fort.

Pour la première fois de ces séries, la partie s'est jouée en prolongation. Et il n'a fallu que quatre minutes aux Genevois pour clore la partie grâce à une habile déviation de Puljujärvi sur une passe de Granlund. Le Finlandais a signé un doublé après avoir inscrit le 3-2. Sur le coup, Genève a peut-être gagné plus qu'un match.

Les Vaudois avaient pourtant été les premiers à trouver l'ouverture à la 11e grâce à Dominik Kahun. L'attaquant allemand a repris victorieusement un rebond de Jäger laissé par Charlin. L'indiscipline genevoise aurait pu coûter cher, mais le box-play des hommes de Ville Peltonen a fait preuve d'une belle agressivité en annihilant la plupart des tentatives lausannoises. A la 8e, Jesse Puljujärvi a même failli jeter un froid dans la patinoire alors que Genève évoluait avec un homme de moins. Heureusement pour les Lions, Kevin Pasche a sorti la botte à bon escient.

Charlin remplacé par Mayer

Ce que l'on a pu retenir de ce premier tiers, c'est la capacité de Genève à créer malgré six minutes passées en infériorité numérique. Et au final, les Aigles ont tiré 14 fois au but contre 11 lancers pour les Lions. Mais les Vaudois se sont procuré les deux occasions les plus franches à la 18e par Suomela et à la 19e lorsque Rochette s'est présenté seul devant Charlin. Mais par deux fois, le portier grenat est sorti vainqueur des duels.

Malheureusement pour Genève, le grand gardien ne va pas terminer la partie. A la 34e, soit après le 3-0 de Caggiula, Peltonen a décidé d'envoyer Robert Mayer. L'artisan du titre de 2023 n'avait plus défendu la cage genevoise depuis le 17 janvier contre Zoug. Avant ce troisième but, Nathan Vouardoux avait trouvé le poteau à la 29e et Dominik Kahun le fond des filets pour le 2-0 à la 30e. Sans être génial, le LHC a su être opportuniste en prenant la défense adverse de vitesse.

Et puis tout s'est déréglé par la suite. Les Lions se sont-ils vus trop beaux? Peut-être. Ils ont surtout fait face à un power-play de très grande efficacité. A la 35e (Vesey), à la 47e (Puljujärvi et à la 50e (Saarijärvi) les Grenat vont punir des Vaudois qui ont semblé submergés. Le but en prolongation n'est finalement que la suite logique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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