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Vaud

Des médecins donnent un carton jaune au système de santé vaudois

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Les médecins ont remis un carton jaune symbolique au Grand Conseil vaudois. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Entre 150 et 200 médecins se sont rassemblés mardi après-midi devant le Grand Conseil vaudois pour dénoncer un rationnement progressif des soins. Ils ont symboliquement remis un carton jaune à sa présidente Laurence Cretegny.

"La santé en danger", "Le patient en premier", "Des médecins pour demain", ont notamment scandé les manifestants munis de sifflets. La petite foule de blouses blanches, composée en majorité de médecins, a remis un carton jaune symbolique à Laurence Cretegny, présidente du Grand Conseil et première citoyenne du canton.

"Nous voulons vous faire part de notre inquiétude face au manque de relève et au vieillissement de la population, ainsi que de notre souhait de rétablir un dialogue constructif avec les autorités. Il faut un débat public, c'est pressant", a déclaré Marc-Antoine Antille, pédopsychiatre et co-organisateur de la manifestation. "Je vous promets d'essayer", a répondu Laurence Cretegny en recevant l'objet.

Les organisateurs pointent du doigt la direction actuelle du système de santé. "Depuis des années toutes les réformes effectuées ou en discussion ne visent qu'à restreindre ou ralentir l'accès aux soins pour nos patients et conduisent à un rationnement déjà tangible que nous dénonçons et dont nous ne voulons pas être complices", écrivent-ils dans un communiqué.

Déconnexion du terrain

Selon les médecins, les conséquences néfastes de la politique de santé actuelle sont multiples. "L'Etat gère des chiffres et des statistiques, mais pas la réalité du terrain", s'insurge auprès de Keystone-ATS Sandy Estermann, généraliste et co-organisatrice de la manifestation.

Marc-Antoine Antille, également co-président du groupement des pédopsychiatres vaudois, abonde en son sens. "Il est très difficile pour les nouveaux patients d'obtenir un rendez-vous, ce qui va à l’encontre de certaines statistiques selon lesquelles la profession pédopsychiatrique serait surdotée. De plus, il est fréquent de ne pas arriver à hospitaliser rapidement des patients, en situation de crise majeure", témoigne-t-il.

"Dans les cliniques privées, un quota de patients LAMAL a été fixé, alors que leur prise en charge y est moins chère que dans les établissements publics", regrette pour sa part Vincent Bettschart, chirurgien et également co-organisateur de l'événement. "Si l'on vise l'économicité, c'est un non-sens."

Les médecins se disent particulièrement inquiets du vieillissement de la population et du futur doublement du nombre de seniors. La question de la relève préoccupe également, car la population des médecins est vieillissante. "Un quart a plus de 60 ans et la moitié a plus de 50 ans", détaille Sandy Estermann.

Sandy EstermannMédecin généraliste, membre du collectif “Opération carton jaune”

Renouer le dialogue

Les médecins estiment donc qu'il est urgent de renouer le dialogue avec l'Etat. "Nous voulons faire passer le message que nous sommes des partenaires essentiels de la politique de santé et pas des concurrents à écraser", poursuit la généraliste. "Il est urgent de lancer un débat public afin que les citoyens puissent avoir une bonne connaissance des enjeux en la matière."

L'opération "Carton jaune" se veut apolitique. Elle a été organisée par "un collectif de médecins vaudois de différentes disciplines, exerçant principalement en cabinet". Les organisateurs précisent que la manifestation bénéficie du soutien de la Société vaudoise de médecine et de plusieurs groupements de spécialités.

Les revendications des blouses blanches semblent avoir été entendues par le PLR Vaud. Le parti a déposé une interpellation mardi après-midi demandant notamment "quel dialogue le Conseil d'Etat va initier avec les médecins sur ces interrogations" et "quelles sont les mesures prises pour assurer une formation suffisante de médecins de premier recours", a-t-il annoncé via un communiqué.

Jérôme Genet avec Keystone-ATS

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Vaud

Sainte-Croix: violent brigandage commis par cinq jeunes personnes

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Le brigandage a nécessité l'engagement de patrouilles de la gendarmerie vaudoise, appuyées d'un hélicoptère d'Heli Lausanne ainsi que de la brigade canine, de la Police du Nord vaudois et de l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (Photo symbolique). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Cinq jeunes personnes ont commis un violent cambriolage lundi dernier dans un logement à Sainte-Croix (VD). Elles ont menacé une femme avec une arme de poing avant de la ligoter et la bâillonner à l'aide de ruban adhésif. Bien que particulièrement choquée, la victime n'a pas été blessée. Les auteurs se sont ensuite enfuis, emportant notamment de l'argent et des produits stupéfiants. Ils ont pu être arrêtés.

Le brigandage a eu lieu en plein jour, un peu avant 17h00, indique vendredi la police cantonale vaudoise dans un communiqué. Un important dispositif policier a été mis en place, ce qui a permis d'interpeller cinq individus peu après les faits à bord d'un véhicule sur le territoire vaudois, relate-t-elle.

Il s'agit de deux mineurs, ressortissants suisse et français, âgés de 16 et 17 ans. Les trois autres individus, ressortissants suisse, érythréen et kosovar, sont âgés de 19, 20 et 21 ans. Les cinq personnes interpellées habitent dans la région du Nord vaudois, précise aussi la police. Ils ont tous été placés en détention provisoire.

Le Ministère public et le Tribunal des mineurs ont été avisés. Une enquête a été ouverte et les investigations ont été confiées aux enquêteurs de la Police de sûreté. A ce stade des investigations, les premiers éléments recueillis indiquent que le mobile des auteurs pourrait être lié à la présence de produits stupéfiants dans le logement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Yverdon: quelque 40 spectacles au menu du Théâtre Benno Besson

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Le Théâtre Benno Besson à Yverdon-les-Bains a dévoilé vendredi sa nouvelle saison (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Théâtre Benno Besson (TBB) à Yverdon-les-Bains (VD) propose une saison 2026-2027 marquée par le thème des grandes espérances. Son programme, dévoilé vendredi, compte une quarantaine de spectacles de théâtre, danse, musique ou encore jeune public, à découvrir jusqu'en mai 2027.

"Le monde tourne parfois à l'envers. Combien sommes-nous à avoir le sentiment que la planète prend souvent le mauvais virage? Plus que jamais, il faut revoir nos a priori, nos habitudes, porter notre attention aux espèces qui disparaissent sous nos yeux, il faut penser à préserver la fragilité de nos valeurs démocratiques si souvent attaquées, sans nous laisser aveugler par les éclats du tout-numérique", relève Georges Grbic, directeur du TBB.

"De grandes espérances sont tapies dans l'ombre de l'art, des oeuvres attendent déjà de nous livrer leur plus précieux secret: qu'un futur est toujours à inventer", ajoute-t-il, cité dans la programmation de cette nouvelle saison.

"Chaplin My Father"

Celle-ci fait la part belle au théâtre, avec plusieurs pièces comme par exemple "Un air de famille" (d'après Jaoui et Bacri), "Chaplin my Father" (dialogue narratif d'Eugene Chalpin), "Henry IV", "Cosimo" (inspiré d'Italo Calvino), "Cendrillon" ou encore "Se dire oui" de Denis Maillefer.

L'humour sera aussi au rendez-vous avec notamment Marc Donnet-Monay, Yann Marguet ou encore le spectacle "de droite" de Vincent Kucholl, "Le monde selon Reto Zenhäusern". Les amateurs de musique ne sont pas oubliés avec le groupe Aliose qui chante Maxime Le Forestier, Gaëtan, du jazz, du tango et même de la musique sacrée.

A l'issue de cette saison 2026-2027, dès l'été prochain, le TBB fermera ses portes pour presque deux ans de travaux. Le hall d'accueil, le gradin, le plateau et ses dessous de scène, les bureaux et les combles du théâtre vont subir une rénovation complète, indiquent encore les responsables des lieux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Une stratégie cantonale dessine la mobilité de demain

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"La mobilité est au coeur du quotidien de notre population", a déclaré Nuria Gorrite (Image d'illustration). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Conseil d'Etat vaudois veut mieux cadrer et accompagner la mobilité de demain. Il vient d'adopter une stratégie cantonale et met en consultation un avant-projet de loi sur la mobilité (LMob), qui donne les outils pour l'appliquer. Avec un maître-mot: la multimodalité.

Comment faire évoluer notre système de mobilité pour répondre aux besoins? La stratégie cantonale de mobilité multimodale, présentée vendredi par la conseillère d'Etat Nuria Gorrite, donne une vision d'ensemble du système de mobilité à l'horizon 2050. Elle s'accompagne d'une refonte totale de l'obsolète loi sur les routes, qui devient la LMob et part en consultation jusqu'au 25 septembre.

La cheffe du Département des infrastructures défend une approche pragmatique et incitative, plus que contraignante. Il s'agit de réduire, si possible, les distances parcourues (objectif de -15%), d'inciter à utiliser les modes actifs ou collectifs (marche, vélo ou transports publics) ou encore de développer le covoiturage, pour citer quelques axes stratégiques du document de près de 70 pages.

Bon mode au bon endroit

"L'idée centrale de la stratégie, c'est: le bon mode au bon endroit", a expliqué la ministre. Les besoins et les possibilités de déplacement ne sont pas les mêmes à Lausanne qu'à Echallens ou à la vallée de Joux, rappelle-t-elle.

Nuria Gorrite ne veut pas opposer les modes de transport les uns aux autres. La voiture restera essentielle dans de nombreuses régions du canton. Mais il faut tendre à augmenter le taux d'occupation des véhicules et à limiter leurs émissions polluantes. Globalement, la part modale du transport motorisé devrait passer de 71% à 50%, et celle des transports publics de 22% à 35% à l'horizon 2050.

Avec la nouvelle LMob, qui donne un ancrage légal à la stratégie, le canton passe d'une logique centrée sur les infrastructures à une logique de système de mobilité. La loi simplifie aussi certaines procédures administratives et apporte un appui financier supplémentaire aux communes, de l'ordre de 3,5 millions par an.

La stratégie a été adoptée mercredi dernier par le gouvernement. Le projet de loi pourrait être soumis au Grand Conseil au début de l'année prochaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Le Canton veut protéger les marais de la haute-Versoix

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La protection cantonale des marais de la haute-Versoix par un classement concerne les territoires communaux de Chavannes-des-Bois, Commugny, Chavannes-de-Bogis, Bogis-Bossey et Crassier, dans l'ouest du canton (archives). (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Le Canton de Vaud veut protéger les marais de la haute-Versoix. Il met à l'enquête publique la décision de classement du 20 juin au 20 août prochain. La démarche a pour objectif d'assurer à long terme la protection et la revitalisation de ce "site naturel et paysager d'exception".

Cette protection des marais de la haute-Versoix par un classement concerne les territoires communaux de Chavannes-des-Bois, Commugny, Chavannes-de-Bogis, Bogis-Bossey et Crassier, dans l'ouest du canton, indique vendredi l'Etat de Vaud dans un communiqué.

La Versoix est un cours d'eau transfrontalier de haute valeur biologique et paysagère. Elle prend sa source au pied du Jura, un peu en amont de Divonne, et se jette 22 km plus loin dans le lac Léman au niveau de Versoix. Sur sa portion vaudoise, pas moins de cinq biotopes d'importance nationale s'égrènent le long de son cours, ainsi qu'un site paysager d'importance nationale et un corridor pour la faune d'importance suprarégionale, selon le Canton.

L'Etat entend protéger "ce site d'exception", notamment pour la reproduction et le développement d'espèces prioritaires, comme la grenouille agile, les trois papillons azurés des zones humides qui ne se trouvent ensemble dans le canton que sur ce seul site ou encore la souris des moissons, voire la Locustelle luscinioïde, une discrète fauvette aquatique.

Protection de 130 hectares

Le Département de la jeunesse, de l'environnement et de la sécurité (DJES) met à l'enquête publique le classement de près de 130 hectares de biotopes humides. Ils assurent un espace vital suffisant aux espèces dépendant de cet environnement spécifique, soulignent les services du ministre Vassilis Venizelos.

Concrètement, différentes zones et secteurs de protection ont été établis en fonction de la vulnérabilité, valeurs et fonctions des milieux naturels présents. Les réglementations y fixent un cadre en particulier pour la gestion agricole et sylvicole, mais permettent aussi l'amélioration du fonctionnement hydrique du site, perturbé par les drainages mis en place avant et après-guerre.

En outre, les modalités d'accueil du public sont précisées, afin de garantir à long terme la tranquillité des espèces les plus sensibles, en particulier les oiseaux, note encore le Canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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