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Vaud

Endettement : une campagne pour ne pas hésiter à demander de l'aide

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Tout le monde peut être concerné par un problème de dettes. Le canton de Vaud a lancé lundi une campagne de sensibilisation, rappelant que le programme "Parlons cash" est là pour soutenir les personnes qui en ont besoin. (Photo prétexte © KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Vaud lance une nouvelle campagne sur les réseaux sociaux pour lutter contre le surendettement. Le canton incite les personnes concernées à ne pas rester seules face à des dettes ou à une situation financière difficile. Il propose de faire appel au programme de prévention "Parlons Cash" et à sa ligne téléphonique anonyme et gratuite, qui a conseillé 1800 appelants en 2020.

"Tout le monde peut s’endetter, sans distinction d’âge, de genre, de formation, de condition sociale ou de revenu", a déclaré la conseillère d'Etat en charge du DSAS Rebecca Ruiz lundi lors d'une conférence de presse à Lausanne. "Un seul événement peut chambouler la vie et déclencher la spirale de l'endettement", a abondé Lou Tremblais, cheffe de projet au DSAS :

Lou TremblaisCheffe de projet - Département de l'action sociale

En 2020, plus de 1800 personnes ont ainsi été conseillées par la ligne "Parlons Cash" (0840 43 21 00). Porte d'entrée du dispositif cantonal de prévention du surendettement, ses vingt répondants reçoivent en moyenne de 9 à 18 appels par jour.

Le besoin en conseil augmente d'année en année: de 2015 à 2019, le nombre d'appels a doublé, notamment suite à une campagne d'information en 2018. Et 2019 a été une année record avec 2249 appels. Neuf personnes sur dix qui appellent la ligne sont déjà endettées, voire surendettées, a précisé Mme Ruiz.

Stabiliser et accompagner

Mise en place il y a 15 ans, la ligne permet de les diriger vers le programme adapté à leur situation, a rappelé la ministre. Cela limite les conséquences négatives de l’endettement pour la personne concernée, mais aussi pour toute la société.

Le volet curatif les aide à stabiliser leurs finances ou à sortir des dettes. Le préventif propose de la sensibilisation ou un accompagnement pour apprendre à gérer un budget, a-t-elle précisé.

Risques liés à la pandémie

Depuis 2020, un nombre important de personnes sans poursuites appellent pour demander une aide ponctuelle. Le risque de se retrouver dans une situation difficile pourrait augmenter avec la pandémie de coronavirus. Rebecca Ruiz :

Rebecca RuizConseillère d'Etat en charge de l'action sociale

Il peut exister un décalage de deux à cinq ans entre le début des problèmes et le moment où l'aide est demandée, a déclaré Olivier Cruchon, chef du secteur de l'aide sociale chez Caritas Vaud. "Souvent on ne s'adresse à nous qu'en désespoir de cause, après avoir emprunté à droite à gauche et eu recours au petit crédit".

C'est pourquoi la campagne de prévention lancée sur les réseaux sociaux sensibilise à l’importance de demander de l’aide en cas de problèmes d’argent. Ce sur un ton léger et grâce une nouvelle vidéo. Plus une personne demande de l'aide rapidement, plus il sera facile de mettre en place un désendettement, ont insisté les responsables. Un constat partagé par Rebecca Ruiz :

Rebecca RuizConseillère d'Etat en charge de l'action sociale

Les jeunes et les impôts

Une autre capsule vidéo informe les jeunes sur les acomptes d’impôt, à payer dès qu’ils débutent une activité professionnelle. Des activités de prévention et de communication s’adressent par ailleurs spécifiquement aux jeunes de 13 à 25 ans, a rappelé Cesla Amarelle, cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture.

Si les jeunes ne sont pas davantage surendettés que les adultes, la prévention est essentielle car "certaines habitudes à risque en matière de consommation et de gestion d’argent s’installent dès l’adolescence", a souligné la ministre :

Cesla AmarelleConseillère d'Etat en charge de la formation

Pour la ministre, il est important de pouvoir sensibiliser les jeunes à ces questions :

Cesla AmarelleConseillère d'Etat en charge de la formation

Selon leur âge et leur lieu de formation, les jeunes bénéficient de différentes actions. Ateliers, stands de prévention, pièces de Théâtre-forum participatifs ont permis de toucher des milliers de jeunes, année après année, au secondaire II et dans les Hautes écoles spécialisées mais aussi en milieu extrascolaire: maisons de quartiers, centres socioculturels, etc.

Nouveau concept

Un nouveau concept de demi-journée pédagogique pour l’école obligatoire (10e et 11e) sous la forme d’une pièce de Théâtre-forum accompagné de deux ateliers va être testé à Orbe dès 2022. "À la suite de l’évaluation qui sera faite de cette phase de test, l’action sera ajustée et mise à la disposition d’autres établissements intéressés", conclut la conseillère d’Etat en charge de la formation.

Cesla AmarelleConseillère d'Etat en charge de la formation

Le programme "Parlons cash" est financé par le Département de la santé et de l’action sociale (DSAS). En 2020, il y a consacré 2,1 millions, a précisé Rebecca Ruiz.

La ligne téléphonique de "Parlons cash" est ouverte du lundi au jeudi de 8h30 à 13h au 0840 43 21 00 ou sur www.parlons-cash.ch

Robin Jaunin avec Keystone-ATS

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Lausanne

Plaidoyer unanime pour plus de vins vaudois dans les manifestations

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La motion votée mardi demande au Conseil d'Etat vaudois d'instaurer une base légale permettant d'exiger que les organisateurs de manifestations, bénéficiant de subventions cantonales, servent exclusivement des vins vaudois dans leurs débits de boissons (photo symbolique). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les vins vaudois devront être plus présents dans certaines manifestations vaudoises. Le Grand Conseil a unanimement accepté mardi une motion demandant au Conseil d'Etat d'instaurer une base légale permettant d'exiger que les organisateurs de manifestations, bénéficiant de subventions cantonales, servent exclusivement des vins vaudois dans leurs débits de boissons.

La viticulture du canton de Vaud traverse actuellement une période difficile et ne peut plus affronter, seule, les lois du marché et le recul de la consommation. Les analyses issues de publications spécialisées et de réunions professionnelles mettent en évidence une diminution significative de la consommation de vin en Suisse, ont rappelé les motionnaires.

"Dans ce contexte, il est regrettable que des vins étrangers soient servis lors d'événements organisés dans notre canton. Cette situation résulte également d'une pression sur les prix, qui rend difficile la couverture des coûts de production pour de nombreux vignerons", écrivent-ils.

Selon les motionnaires, une base légale de ce type permettrait de soutenir des centaines d'emplois locaux de la vigne à la cave, en passant par la logistique et la distribution. Elle renforcera la compétitivité des exploitations vaudoises, en leur offrant des débouchés stables et prévisibles.

Il n'y a pas eu de débat sur cette motion. Le texte a été accepté à l'unanimité, moins trois abstentions. Il est renvoyé au Conseil d'Etat qui a au moins une année pour soumettre un projet de loi ou de décret.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Viticulture: un fonds de prévoyance s'élargit à la promotion

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Une somme de 3,5 millions a été approuvée mardi au Grand Conseil vaudois pour la promotion viticole sur les quatre prochaines années (archives). (© Keystone/VALENTIN FLAURAUD)

Le Grand Conseil vaudois a accepté mardi une modification de la loi sur la viticulture (LV) pour pouvoir élargir le Fonds de prévoyance pour les risques non assurables (FPRNA) à la promotion viticole. Une somme de 3,5 millions a ainsi été approuvée pour ce type de promotion sur les quatre prochaines années (2026-2029).

Le Conseil d'Etat avait annoncé en mars dernier vouloir engager "une mesure ciblée et exceptionnelle" en octroyant une subvention de 910'000 francs à l'Office des vins vaudois (OVV) afin de soutenir le secteur vitivinicole en difficulté. Elle couvre la période 2025 et le premier semestre 2026 du volet "marchés" d'un plan cantonal.

Il s'agit d'une première tranche pour cet axe qui prévoit 3,5 millions de francs au total pour la promotion. Les 910'000 francs doivent permettre le renforcement des ventes dans le canal HoReCa (hôtels, restaurants et cafés), le développement des marchés en Suisse alémanique, ainsi que l'accentuation de l'impact des caves ouvertes (communication et accompagnement).

Un fonds plus alimenté

Avec cette modification législative, il s'agit d'un soutien collectif et global à la viticulture vaudoise à travers différentes mesures en élargissant les buts du FPRNA, datant de 1924, pour l'utiliser dans le cadre de la promotion, explique le Canton dans sa demande au Grand Conseil.

Le FPRNA a été initialement conçu pour venir en aide aux viticulteurs touchés par des risques naturels. Il n'est actuellement plus alimenté et a été réduit de 14,36 millions en 2004 à 4,95 millions de francs aujourd'hui. Un solde de 1,46 million sera conservé d'ici fin 2028 pour le volet "risques".

Le Département de l'agriculture et de la viticulture (DADN) souhaite donc aujourd'hui utiliser ce fonds pour des actions plus spécifiques qui seraient déployées par l'OVV. Si ce fonds est géré par l'Etat, l'argent s'y trouvant appartient à la branche représentant la viticulture, a-t-il été rappelé.

Plan cantonal plus large

Ce montant de 3,5 millions de francs s'inscrit dans le déploiement du plan d'action cantonal pour la période 2025-2028, intitulé "Avenir de la viticulture vaudoise" et présenté en novembre dernier par la ministre en charge de la viticulture Valérie Dittli. D'un montant de 17,2 millions de francs, il s'articule autour de trois axes: marchés, production (dont fait partie un moratoire de trois ans pour la plantation de nouvelles vignes) et relève.

Les députés ont accepté à l'unanimité, moins quatre abstentions, cette modification de la LV et des montants prévus.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Grand Conseil vaudois: mieux protéger les oiseaux des collisions

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Selon le Grand Conseil vaudois, les risques de collisions d'oiseaux contre les vitres devraient être mieux pris en compte (image symbolique). (© KEYSTONE/DPA/MONIKA SKOLIMOWSKA)

Les députés vaudois s'inquiètent des centaines de milliers d'oiseaux qui meurent chaque année en Suisse après avoir heurté une vitre. Ils ont demandé mardi au Conseil d'Etat d'étudier "les moyens nécessaires" pour faire connaître et appliquer les mesures visant à réduire les risques de collisions.

Cette motion, finalement transformée en postulat, a été portée par le Vert Alberto Mocchi. Le député, également secrétaire général de Pro Natura Vaud, a relevé que les collisions contre des vitres constituaient "l'une des principales causes de mortalité" des oiseaux et qu'il existait des "solutions relativement simples" pour les éviter.

Son texte mentionne notamment l'utilisation de vitres moins réfléchissantes et le recours à du verre teinté ou nervuré. Des alternatives au verre pourraient aussi être utilisées dans plusieurs cas de figure, par exemple dans les rambardes de balcons.

Selon Alberto Mocchi, "les constructeurs ne connaissent pas forcément cette problématique" et un travail de "sensibilisation" est nécessaire de la part du Canton.

Pour les opposants au postulat, comme le PLR Pierre-André Romanens, "le Canton dispose déjà d'un cadre légal clair" sur la question et il est inutile de "multiplier les lois et les contraintes". Selon lui, il existe également déjà "une prise de conscience" dans le milieu de la construction.

Au vote, la gauche, les Vert'libéraux et une poignée de voix venues de la droite ont permis à ce postulat d'être renvoyé au Conseil d'Etat, par 67 oui, 61 non et aucune abstention.

Selon une étude menée en Allemagne, environ 100 à 115 millions d'oiseaux sont victimes chaque année d'impacts contre des vitres, soit plus de 5% de tous les oiseaux présents dans le pays. "Tout porte à croire que ces chiffres sont extrapolables aux autres pays européens présentant une architecture moderne similaire", relève Alberto Mocchi dans son texte.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Conseil d'Etat vaudois: Roger Nordmann prête serment

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Roger Nordmann a été assermenté mardi matin devant le Grand Conseil vaudois. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Roger Nordmann a prêté serment mardi matin devant le Grand Conseil vaudois. Les députés ont accepté à l'unanimité l'élection du nouveau conseiller d'Etat socialiste.

Au nom du Bureau du Grand Conseil, son rapporteur Patrick Simonin a indiqué que l'élection de Roger Nordmann était parfaitement valable et qu'aucun recours n'avait été enregistré contre le procès-verbal de son élection publié dans la Feuille des avis officiels.

Roger Nordmann a opté pour un serment laïc, promettant notamment de rester fidèle à la Constitution fédérale et cantonale. Son assermentation s'est conclue par les applaudissements du Grand Conseil et une poignée de main avec ses six nouveaux collègues du Conseil d'Etat.

Le Lausannois de 53 ans succède à sa camarade socialiste Rebecca Ruiz, qui avait annoncé sa démission en novembre dernier. Il a été élu lors d'une élection complémentaire le 29 mars, s'imposant au second tour face à son rival UDC Jean-François Thuillard.

Roger Nordmann va siéger pour la première fois dans un exécutif, lui qui a été l'un des hommes forts du Conseil national à Berne, où il est resté plus de 20 ans. Au Conseil d'Etat, il reprend le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS), jusqu'ici en main de Rebecca Ruiz

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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