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Vaud

Il y a 50 ans, Franz Weber fondait Sauver Lavaux

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Franz Weber célèbre le succès de l'initiative cantonale "Sauver Lavaux 1" en 1977 (archives). (© KEYSTONE/STR)

Sauver Lavaux fête vendredi son 50e anniversaire. Un demi-siècle durant lequel l'association fondée par Franz Weber a multiplié les actions pour défendre les paysages du célèbre vignoble en terrasses, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

L'histoire démarre lorsque des habitants d'Aran-Villette, alertés par un projet immobilier, contactent l'avocat vaudois Marcel Heider. Celui-ci a l'idée de faire appel à Franz Weber, qui venait de mener un premier combat écologiste pour préserver le village de Surlej dans les Grisons.

Franz Weber, qui travaille alors à Paris comme journaliste, se rend en Lavaux. Le Bâlois est "époustouflé par la beauté de ce paysage unique au monde" et, le 4 février 1972, il fonde l'association Sauver Lavaux avec son épouse Judith Weber et Me Heider, rappelle vendredi la Fondation Franz Weber dans un communiqué.

Une première initiative cantonale est lancée en 1973 pour fixer la protection du vignoble dans la Constitution vaudoise. Le peuple l'accepte en 1977 par 54,9% des voix. Deux ans plus tard, la loi sur le plan de protection de Lavaux (LLavaux) entre en vigueur.

L'article constitutionnel protégeant Lavaux est toutefois menacé en 2002, dans le cadre de la révision de la Constitution vaudoise. Franz Weber lance alors l'initiative "Sauver Lavaux 2", plébiscitée par le peuple vaudois en 2005 avec 81% des suffrages.

PAC controversé

En 2007, la région de Lavaux et Franz Weber obtiennent un nouvel appui, international cette fois-ci: le site est inscrit au patrimoine de l'Unesco. Cette reconnaissance n'a certes pas force de loi, mais elle atteste de la qualité exceptionnelle des lieux.

En 2014, la population vaudoise doit se prononcer sur une nouvelle initiative, "Sauver Lavaux 3", qui vise à durcir la loi pour préserver le site. Le peuple lui préfère toutefois le contre-projet du Conseil d'Etat.

De cette dernière votation en date est né un Plan d'affectation cantonal (PAC Lavaux), élaboré par la Direction générale du territoire et du logement. Ce PAC, qui a suscité 160 oppositions lors de l'enquête publique en 2019, se trouve actuellement entre les mains du Grand Conseil.

Sauver Lavaux, qui n'a rien perdu de sa pugnacité en 50 ans, fait partie des opposants, aux côtés de nombreux privés et d'autres organisations comme Pro Natura ou Helvetia Nostra. Désormais sans Franz Weber, décédé en 2019 à l'âge de 91 ans, l'association estime que le canton s'est montré trop permissif avec son PAC. Elle craint toujours une dénaturation du site.

Un héritage

"Aujourd'hui, Sauver Lavaux poursuit son combat de terrain, jour après jour", poursuit la Fondation Franz Weber dans son communiqué. Et de conclure avec une déclaration de Vera Weber, vice-présidente et fille de l'illustre écologiste: "On oublie parfois que c'est grâce à Franz Weber et à l'association Sauver Lavaux, que nous nous émerveillons encore devant ce paysage unique au monde, et que les générations futures pourront en profiter. C'est cela, son héritage: d'avoir pu préserver ce magnifique joyau pour les habitants du canton de Vaud, de la Suisse et du monde entier."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Renens: zoom sur des maisons insolites à la Ferme des Tilleuls

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Parmi ces maisons insolites figure celle de Danielle Jacqui, qui a réalisé l'oeuvre monumentale d'art brut sise dans la cour de la Fermes des Tilleuls (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A Renens, la nouvelle exposition de la Ferme des Tilleuls invite à la découverte de maisons insolites. Ces architectures sans architectes ont été imaginées et construites par des utopistes qui aujourd'hui les habitent. A voir jusqu'au 21 juin.

L'exposition "Maisons-mères - Architectures utopiques et concrètes" explore des univers connus et préservés, comme le Jardin des Tarots où Niki de Saint Phalle a vécu en Toscane. Elle montre aussi des environnements disparus ou jamais dévoilés. Conçue par le réalisateur de documentaires Philippe Lespinasse, elle présente près de 60 demeures devenues des oeuvres d'art.

Point de départ: la maison de "Celle qui peint", alias Danielle Jacqui, sise à Roquevaire dans le sud de la France. Cette demeure est recouverte de peintures, céramiques et sculptures. A l'image du fameux ORGANuGAMME, oeuvre inclassable offerte à la ville de Renens et exposée dans la cour de la Ferme, l'espace culturel de la commune.

Cette maison de Roquevaire, pépite architecturale de l'arrière-pays marseillais, est en cours de classement, bien qu'elle ne réponde à aucun critère. Et elle n'est pas la seule.

Tour du monde

L'exposition propose un tour du monde de ces aventures constructives, qui n'entrent dans aucune case. Elles n'ont de style que le fait main, que l'humain, loin de toute uniformisation.

Ces maisons-baleines, maisons-coquillages ou château-mystère jouent avec les équilibres et les formes. Les fadas, les zinzins, les utopistes qui les habitent ont autre chose à faire qu'écouter ce qu'on pense d'eux, souligne le dossier de presse.

Photos et maquettes

Maquettes, modèles réduits, images d'archives glanées partout dans le monde et photographies documentaires nourrissent l'exposition. L'ensemble témoigne de la diversité des destins de ces demeures ainsi que de leur difficile survie dans des sociétés ultra normées.

Une place de choix est réservée au photographe Mario Del Curto qui documente depuis près de 40 ans ces architectures singulières. Il a été mandaté par la Fermes des Tilleuls pour photographier plusieurs environnements suisses peu ou pas connus. Il emmène le visiteur à la rencontre d'auteurs suisses comme Erwin Schatzmann à Winterthour ou Christophe Magnin à Sorens (FR). L'exposition s'accompagne de visites guidées, d'ateliers et de projections.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

La Cantine, le restaurant solidaire pour reprendre confiance

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Belen est en stage à La Cantine, le restaurant solidaire au coeur de Lausanne. Elle fait partie des quelques 20 mendants employés dans les quatre entreprise apprenantes gérée par l'Association l'Éveil. (© Matteo Morais Marques)

Depuis plus de trente ans, l'Éveil propose des mesures de réinsertion sociale et professionnelle dans le canton de Vaud. L'association est spécialisée dans le rétablissement du lien social. Elle propose une cinquantaine d'ateliers "bien-être" et des stages dans ses quatre entreprises apprenantes. L'objectif : renouer en douceur avec le milieu du travail. Reportage.

Et si un lieu pouvait à la fois raviver nos papilles et rétablir le lien social ? C’est l’idée de La Cantine, un restaurant solidaire en plein cœur de Lausanne. Il fait partie de l’association l’Éveil qui propose à ses participants de découvrir plusieurs métiers, comme la restauration.

« Ce stage me permet de retrouver une tranquillité d'esprit que je n'avais jamais connu auparavant au travail.»

Mais ces stages vont bien au-delà, ils sont là pour redonner confiance et dépasser certains blocages, comme le raconte Belen et Hugo Viale, qui supervise le lieu.

Reportage à La Cantine SolidairePar Sophie Vassutine

L’Éveil, pour retrouver du sens au quotidien

Depuis plus de trente ans, l’association lausannoise propose des mesures de réinsertion sociale et professionnelle dans le canton de Vaud. Elle propose une cinquantaine d’ateliers par semaine basés sur l’art-thérapie, la créativité et la confiance en soi. Une approche qui sort des sentiers battus comme l’explique le directeur de l’Éveil Oran Mckenzie.  

Oran Mckenzie Directeur de l’Éveil

Après les mesures « bien-être » proposées par l’Éveil qui comprennent différents ateliers à l’intersection des domaines artistiques, social et de santé, l’association propose des stages à ses participants dans ses entreprises. L’objectif : se refamiliariser en douceur avec le monde du travail.

« Nos activités permettent aux gens de reprendre goût à leur propre créativité et découvrir des ressources dont ils ignorent l’existence. »

Oran Mckenzie Directeur de l’Éveil

L’association reçoit chaque année près de 600 personnes au bénéfice de l’assurance invalidité ou du revenu d’insertion. Elle permet à des personnes de tout âge et différents parcours de vie de rejoindre ce programme.

Oran Mckenzie Directeur de l’Éveil

Toutes les activités et les prestations sont à retrouver le site de l'association.

 

 

 

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Lausanne

Région lausannoise: la directrice des tl partira cet été

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Patricia Solioz Mathys va quitter la direction des tl cet été (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La directrice des Transports publics de la région lausannoise (tl), Patricia Solioz Mathys, quittera l'entreprise l'été prochain après plus de cinq ans et demi passé à ce poste. La procédure de recrutement pour son remplacement a été lancée.

"Patricia Solioz Mathys a pris la décision de quitter ses fonctions à quelques mois de la mise en exploitation commerciale du tramway et à l'aube de la modernisation programmée du m2, mais aussi dans la perspective de la nouvelle législature qui va s’ouvrir pour les communes au 1er juillet 2026", annoncent vendredi les tl. Elle restera en poste jusqu'à l'entrée en fonction de son ou sa successeur.

Le conseil d'administration des tl dit prendre acte "avec regret et respect" du départ de la directrice. Après avoir dû gérer, dès son arrivée, la crise du Covid, Patricia Solioz Mathys est notamment parvenue à doter les tl "d'une nouvelle vision et d'une nouvelle marque au coeur des enjeux climatiques et sociétaux", poursuit le communiqué.

L'annonce de ce départ survient quelques jours après la publication des chiffres annuels des tl, avec une nouvelle progression de la fréquentation à 133 millions de personnes transportées en 2025, soit 1,8 million de plus qu'en 2024 (+1,4%). Les tl se positionnent à la troisième place des réseaux urbains de Suisse derrière Zurich et Genève, mais devant Berne et Bâle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Pompiers vaudois: lancement des travaux du projet Rama III

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Les pompiers vaudois bénéficieront de nouvelles installations sur le site de la Rama pour renforcer leur formation (image symbolique) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Ville de Lausanne et l'Etablissement cantonal d'assurance (ECA) ont officiellement lancé les travaux d'extension du site de la Rama, destinés à renforcer la formation des sapeurs-pompiers vaudois. Ce projet Rama III prévoit l'agrandissement de l'infrastructure existante par l’ajout de huit conteneurs, pour une surface totale de 118 m2.

D'un coût d'environ 1,5 million de francs, le projet est financé conjointement par la Ville de Lausanne (342'500 francs) et l'ECA (1,17 million). "Cette nouvelle installation permettra l'introduction de modules tactiques inédits, l'extinction directe des flammes et la mise en oeuvre de scénarios d'intervention plus complexes, jusqu'ici impossibles à réaliser sur le site", indiquent vendredi les deux partenaires. La durée des travaux est estimée à plusieurs mois.

Situé à Montheron, le plateau technique de la Rama voit passer chaque année plus de 1000 pompiers. Ils y développent leurs compétences à travers "des scénarios immersifs, conçus pour reproduire les contraintes et les réalités du terrain, notamment en matière de feux en milieux confinés et d'interventions avec appareils de protection respiratoire", poursuit le communiqué.

Ces nouveaux travaux visent à renforcer le site comme "pôle d'excellence pour la formation incendie et secours en Suisse."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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