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La police vaudoise sur le qui-vive

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La police vaudoise est sur le qui-vive pour le week-end pascal. (©KEYSTONE/DENIS BALIBOUSE)

Le week-end pascal s'annonce très chargé pour les polices du pays. Elles s'apprêtent à multiplier les interventions pour faire respecter les directives sanitaires en lien avec le coronavirus.

En terre vaudoise par exemple, ce sont exactement 766 policiers qui sont mobilisés 24 heures sur 24 jusqu'à lundi, contre environ 600 pour un week-end habituel. "Nous appréhendons un peu ce qui pourrait arriver", reconnaît Jacques Antenen, le commandant de la police cantonale vaudoise.

"Les gens vont sortir, c'est inévitable", ajoute-t-il, bien conscient que ses troupes devront de se démener pour traquer les regroupements de plus de cinq personnes et rappeler les règles de distanciation sociale.

Le chef de la police cantonale craint aussi certains effets collatéraux du confinement. "Nous voulons par exemple éviter que les gens sortent se défouler sur les routes, notamment les motards", relève-t-il.

M. Antenen cite un autre problème survenu avec le coronavirus: "Une tendance évidente à la délation." Selon lui, les citoyens sont de plus en plus nombreux à dénoncer des attroupements non autorisés.

Outre la tension que cela peut faire naître dans la population, la délation surcharge la centrale d'appels de la gendarmerie et peut créer un engorgement au niveau des patrouilles, souligne M. Antenen.

Répression

Du côté des policiers engagés sur le terrain, Pâques s'accompagne aussi d'une certaine inquiétude. "On s'attend à devoir beaucoup intervenir auprès de gens qui ne voient pas le mal à se réunir en nombre", estime Jason, gendarme à la police cantonale.

Son coéquipier de patrouille, Sylvain de la police de l'Ouest lausannois, constate que ce sont les jeunes qui posent le plus de problèmes. "Pour certains groupes récidivistes, la prévention ne suffit plus. Nous sommes entrés dans la phase plus compliquée de la répression", remarque-t-il.

Selon le dernier pointage communiqué jeudi, la police vaudoise a infligé 1312 amendes depuis le 17 mars, auxquelles s'ajoutent 192 dénonciations au Ministère public. "Plus que jamais, nous appelons la population à adopter un comportement civique", martèle Jacques Antenen.

Sites fermés

A noter encore que le canton de Vaud n'a procédé à aucune fermeture de routes cantonales pour Pâques. Sur demande de Neuchâtel, seules les voies d'accès en voiture sur le site touristique du Creux-du-Van ont été bouclées.

Certaines communes ont toutefois pris des mesures pour éviter les attroupements. Yverdon-les-Bains, par exemple, a décidé de restreindre l'accès à la plage et aux Rives-du-Lac.

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Les prochaines semaines seront décisives pour les hôpitaux

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: Omicron risque de pousser le système hospitalier dans ses derniers retranchements, a déclaré la conseillère d'Etat vaudoise Rebecca Ruiz, vice-directrice de la CDS. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les hôpitaux ont déjà affronté quatre vagues pandémiques. Le variant omicron, qui entraîne une hausse jamais vue des cas, pourrait les pousser à leurs limites. Le Conseil fédéral et les cantons s'attendent à des semaines difficiles.

Beaucoup plus contagieux, mais moins virulent, le variant omicron entraîne une explosion des cas. Les capacités de tests arrivent à leurs limites. Alors que les cantons effectuaient environ 30'000 tests quotidiens il y a quelques mois, ils en font aujourd'hui près de 100'000 par jour, a relevé vendredi le ministre de la santé Alain Berset devant les médias.

"Il faut désormais fixer des priorités", a averti le conseiller fédéral. Les hôpitaux, les EMS et les personnes symptomatiques pourraient par exemple être les premiers bénéficiaires. Ces questions seront analysées.

Hôpitaux sous pression

La multiplication des cas entraîne aussi une hausse des isolements et des quarantaines. Une partie du personnel de santé est touché, a relevé à son tour Rebecca Ruiz, vice-présidente de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS).

"La prise en charge des patients dans le système sanitaire communautaire s'en ressent". Pharmacies et cabinets médicaux font face à des pénuries partielles. Les soins à domicile doivent aussi faire des choix par manque de collaborateurs, a-t-elle poursuivi.

Les hôpitaux sont également sous forte pression, a encore noté la Vaduoise. Pour le moment, la situation est sous contrôle. Mais les semaines à venir seront cruciales.

Surcharge pas exclue

Il existe encore plus d'un million de personnes non vaccinées ni guéries, a précisé le ministre de la santé Alain Berset. Le risque de surcharge du système de santé subsiste, selon lui. Hôpitaux, cantons et Confédération s'y préparent.

Toutes les structures hospitalières sont intégrées à l'effort, a expliqué Rebecca Ruiz. Les opérations non urgentes sont repoussées. Et des lits d'appoint sont créés si les ressources en personnel sont disponibles. Le nombre de lits exploités en soins intensifs a ainsi été augmenté à 900, a poursuivi la conseillère d'Etat.

"Nous ne sommes pas encore sortis d'affaire (...) Il va falloir conjuguer tous nos efforts pour passer la vague et enfin voir le bout du tunnel", a déclaré la ministre vaudoise.

Mesures nécessaires

Même si la CDS ne se prononce pas encore officiellement sur la prolongation des restrictions actuelles en consultation, sa vice-présidente a relevé que les cantons s'accordent sur la nécessité de maintenir des mesures. "La situation est trop incertaine et trop confuse pour permettre de les réduire."

Pour la Vaudoise, il est également prématuré de supprimer complètement les quarantaines et les isolements. Il faut évaluer ces propositions soumises aux cantons avec une grande prudence.

En pleine pandémie, les mesures ne sont pas immuables. Le Conseil fédéral examine chaque semaine si elles sont adéquates et il est prêt à corriger le tir au besoin, a relevé Alain Berset. Une analyse plus approfondie de la stratégie sera effectuée en février.

Appel à la vaccination

La vaccination permettant d'éviter les cas graves et de ménager le système hospitalier, Rebecca Ruiz a appelé la population à tendre l'épaule pour la première ou la troisième fois. Des rendez-vous sont disponibles. Les capacités ont été augmentées.

Il est par ailleurs plus judicieux de prendre son booster maintenant que d'attendre un vaccin adapté à omicron. "Un vaccin spécifique ne peut pas être développé et livré avant des mois. Et le rappel protège efficacement contre les hospitalisations", a-t-elle soulevé.

Une nouvelle campagne de vaccination sera lancée dès la mi-janvier, a complété Alain Berset. Et le ministre de demander une nouvelle fois à la population de réduire les contacts dans les situations à risques, de s'isoler en cas de symptômes et d'éviter les manifestations.

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La Suisse compte 32'150 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

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La Suisse compte vendredi 32'150 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'OFSP, et 20 décès supplémentaires (photo symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Suisse compte vendredi 32'150 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 20 décès supplémentaires et 151 malades ont été hospitalisés.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 28'038 cas, soit 4112 de moins. Le même jour, il dénombrait 10 décès et 126 hospitalisations supplémentaires.

677 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 29,70% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 76,70%.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 108'771 tests ont été transmis. Le taux de positivité s'élève à 29,6%, contre 29,4% il y a une semaine. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,17.

Le variant Omicron représente 84,4% des cas de coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires sur sept jours, avec un délai de deux semaines environ.

Selon l’OFSP, 161'060 personnes se trouvent actuellement en isolement après avoir été testées positives au coronavirus. Et 49'762 autres ayant eu des contacts avec des personnes infectées ont été placées en quarantaine.

Au total, 67,77% des Suisses ont déjà reçu deux doses de vaccin. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans, la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 77,11%, indique l'OFSP. Par ailleurs, 69,99% des personnes âgées de 65 ans et plus et 33,04% de la population ont déjà reçu une dose de rappel.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 325'178, soit 3733,66 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Depuis le début de la pandémie, 1'666'355 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 15'832'276 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 12'125 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 41'236.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Fêtes la veille de funérailles royales: Downing Street s'excuse

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Les dernières révélations viennent allonger une liste déjà longue de fêtes organisées dans les cercles du pouvoir durant les périodes de confinement. Elles mettent aussi en exergue, d'après des témoins cités dans les médias, une véritable culture de la boisson à Downing Street. (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

Conclusion humiliante d'une semaine de révélations désastreuses pour Boris Johnson: Downing Street s'est excusé vendredi auprès d'Elizabeth II pour des fêtes organisées en plein confinement alors que la reine s'apprêtait à enterrer son époux.

C'est l'une des images symboles de la rigueur des confinements au Royaume-Uni: la reine nonagénaire, de noir vêtue jusqu'au masque, assise seule dans la chapelle du château de Windsor lors des obsèques du prince Philip.

Jusqu'au petit matin, ce 17 avril 2021, en plein deuil national, des collaborateurs de Downing Street - sans le Premier ministre - fêtaient le départ de deux membres de l'équipe, selon The Telegraph, le directeur de la communication James Slack, depuis rédacteur en chef adjoint du tabloïd The Sun, et un photographe personnel de Boris Johnson.

Les fêtards, une trentaine, s'étaient rejoints dans les jardins de la résidence officielle, selon le journal conservateur qui jadis employait Boris Johnson. Un participant avait été envoyé acheter du vin rapporté à Downing Street dans une valise, précise-t-il.

Excuses au palais

"Il est profondément regrettable que cela ait eu lieu à une période de deuil national et le N°10 (Downing Street) a présenté des excuses au palais", a déclaré un porte-parole de Boris Johnson.

A l'époque, les rencontres en intérieur étaient interdites, les Britanniques ne pouvant se retrouver qu'à six au maximum à l'extérieur.

Ces excuses sont particulièrement humiliantes pour le dirigeant conservateur, ouvertement critiqué dans sa majorité et confronté à sa pire crise depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2019.

Boris Johnson, 57 ans, n'était pas présent et se trouvait, selon un porte-parole cité par le Telegraph, dans sa résidence de campagne de Chequers.

La liste s'allonge encore et encore. Vendredi après-midi, l'ancienne responsable du groupe chargé d'élaborer les restrictions anticovid, Kate Josephs, a à son tour présenté ses excuses pour avoir organisé une fête de départ dans les bureaux du gouvernement le 17 décembre 2020.

Culture de la boisson

Ces révélations qui semblent n'en plus finir mettent aussi en exergue, selon des témoins cités dans les médias, une véritable culture de la boisson à Downing Street.

Elles enfoncent encore davantage le dirigeant conservateur qui, cas contact Covid, n'a plus été vu en public depuis son mea culpa mercredi au Parlement pour sa présence à une de ces fêtes en mai 2020. Il avait affirmé avoir alors pensé qu'il s'agissait d'une réunion de travail.

Désormais très affaibli dans les sondages, il bataille aujourd'hui pour son maintien à la tête du gouvernement.

Dans sa circonscription de l'ouest londonien, nombre d'électeurs laissent éclater leur colère. "C'est absolument dégoûtant que celui censé être chef brise ses propres règles", se désole ainsi Keith Kelly, "déçu" mais "pas surpris". "C'est méprisable, c'est une honte pour la démocratie."

"La reine était assise seule, en deuil, comme tant d'autres à l'époque, affectés par le traumatisme personnel et le sacrifice, afin de respecter les règles dans l'intérêt national", a dénoncé sur Twitter Angela Rayner, la cheffe adjointe du Labour, principale formation d'opposition.

"Vide moral"

Très critiques, plusieurs députés conservateurs, dont certains étaient jusqu'ici de fervents soutiens, se sont joints à l'opposition pour réclamer la démission de Boris Johnson.

Dénonçant "un vide moral au coeur du gouvernement", Andrew Bridgen est le dernier en date à avoir adressé une lettre de défiance à un puissant comité régissant l'organisation parlementaire du Parti conservateur.

S'il en reçoit suffisamment, ce dernier devra organiser un vote qui pourrait coûter sa place à Boris Johnson.

La cheffe de la diplomatie Liz Truss, perçue comme une potentielle candidate au poste de Premier ministre, a dit vendredi le soutenir "à 100%". Autre challenger éventuel, son collègue des Finances Rishi Sunak, s'est montré beaucoup plus réservé.

Mais avant de tirer d'éventuelles conséquences, Boris Johnson et ses ministres répètent à l'envi qu'il convient d'attendre, la semaine prochaine au mieux, les conclusions d'une enquête interne. Critiquée pour son attentisme, la police de Londres a adopté la même ligne.

Le Times affirme vendredi que cette enquête n'aurait pas permis de trouver suffisamment de preuves d'infractions pénales.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'OMS recommande deux médicaments pour les patients

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Le baricitinib ne doit être utilisé qu'en combinaison avec des corticostéroïdes pour les cas graves de coronavirus (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'OMS a décidé de recommander deux médicaments pour les personnes infectées par le coronavirus. Le baricitinib doit être utilisé pour les cas graves et des anticorps monoclonaux sont validés pour les patients moins atteints.

Le premier, un inhibiteur appliqué habituellement contre des arthrites, doit être accompagné de corticostéroïdes, a précisé vendredi le groupe d'experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en charge des directives. Selon des indications "modérément certaines", il réduit le danger de décès et le besoin de ventilation, sans effet secondaire observé.

De son côté, Médecins Sans Frontières (MSF) a appelé les gouvernements à garantir que les brevets n'empêchent pas l'accès à ce soin. L'impact de ce médicament est le même que l'interleukin-6 (IL-6), déjà homologué. Si les deux sont possibles, le choix doit dépendre du coût, de la disponibilité et de l'expérience clinique, ont aussi affirmé les spécialistes.

En revanche, ils sont défavorables au recours à deux autres inhibiteurs, le ruxolitinib et le tofacitinib. Les tests ont été peu nombreux et n'ont donné que des indications peu certaines. Autre problème, une augmentation possible d'effets secondaires graves a été identifiée dans le cas du tofacitinib.

Second médicament recommandé, le sotrovimab ne doit être administré qu'aux personnes atteintes de cas moins graves, mais avec une risque élevée d'hospitalisation. Les avantages pour les autres patients moins affectés sont insignifiants.

Les experts avaient favorisé la même approche pour d'autres anticorps monoclonaux, le casirivimab-imdevimab, qui avaient déjà été homologués. Dans les deux cas, l'efficacité contre le nouveau variant Omicron reste à établir. Les directives seront adaptées lorsque davantage d'indications seront obtenues. Les spécialistes ont lancé leurs recommandations après sept tests portant sur plus de 4000 personnes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Protocoles Covid-19: large grève des enseignants français

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Manifestants à Bayonne. Des syndicats de l'Education nationale ont appelé à cette mobilisation, dénonçant "une pagaille indescriptible" en raison des protocoles sanitaires. (© KEYSTONE/AP/Bob Edme)

"Ras-le-bol": les enseignants et personnels de l'éducation nationale française, exaspérés par la valse des protocoles sanitaires, ont participé à une grève largement suivie jeudi. Ils ont aussi manifesté pour demander des réponses au gouvernement.

Près de 78'000 personnes (77'500) ont manifesté en France, dont 8200 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur, qui a recensé 136 actions dans tout le pays.

"On voit la colère qui s'exprime. Il y a un ras-le-bol, il faut que le gouvernement en prenne conscience. On est à un point de rupture", a déclaré Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, lors de la manifestation parisienne jeudi après-midi, en présence notamment des candidats de gauche à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo et Christiane Taubira.

Près de 40% des enseignants en grève

Près de 38,5% des enseignants étaient en grève jeudi dans les écoles maternelles et élémentaires, selon le ministère de l'Education, et 75% selon le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, qui a annoncé une école sur deux fermée et évoqué "une mobilisation historique". Dans les collèges et lycées, 23,7% des enseignants étaient mobilisés, selon le ministère. Le Snes-FSU, premier syndicat du second degré, a lui avancé le chiffre de 62% de grévistes.

L'ensemble des syndicats de l'éducation nationale, rassemblant enseignants mais aussi infirmières, AESH (accompagnants d'élèves en situation de handicap) ou personnels de vie scolaire, rejoints - fait plus rare - par les inspecteurs et chefs d'établissements, ont appelé à cette mobilisation, dénonçant "une pagaille indescriptible" en raison des protocoles sanitaires.

Ils ont été reçus à 18h30, à leur demande, par le premier ministre français Jean Castex au ministère de l'éducation, en présence du ministre Jean-Michel Blanquer. Son collègue de la santé Olivier Véran, tout juste testé positif au Covid-19, était connecté en visio-conférence.

A l'issue de cette rencontre, M. Blanquer a annoncé la mise à disposition de "5 millions de masques FFP2" pour les enseignants de maternelle sur demande et "plusieurs milliers" de remplaçants "pour faire face à la crise". Il a également annoncé que les évaluations pour les classes de cours préparatoires prévues en janvier seront "reportées à un délai qui reste à définir".

"Nous demandons le début d'une véritable négociation pour des réponses rapides et concrètes sur le volet sanitaire, avec des remplaçants en plus notamment, mais aussi la revalorisation des salaires", avait prévenu avant la réunion le secrétaire général de la fédération du syndicat Force ouvrière pour l'enseignement (FNEC FP-FO), Clément Poullet.

"Garderie"

"Trois protocoles en dix jours, c'est n'importe quoi. On ment aux parents, car c'est une garderie qui est ouverte actuellement", a témoigné de son côté Anne Gau-Segonzac, 59 ans, directrice d'une école élémentaire de Montrouge, près de Paris.

Pour Maxime, 20 ans, assistant d'éducation (AED) depuis deux ans au lycée Joliot-Curie de Nanterre (Hauts-de-Seine), "avec tout ce qu'on nous demande de faire pour la gestion de la crise sanitaire [...] on ne peut plus assurer nos missions".

Une infirmière scolaire, en poste depuis 18 ans, raconte, elle, que "les conditions de travail sont devenues tellement difficiles depuis Noël qu'[elle] a pris la décision, [elle] jette l'éponge". "Je quitte l'éducation nationale. Je repars vers l'hôpital où, même en pleine crise Covid-19, c'était moins pénible".

Au-delà des professionnels de l'éducation, les mouvements lycéens FIDL, MNL et La Voix lycéenne, ainsi que la FCPE, première organisation de parents d'élèves, avaient rejoint la mobilisation et des parents ont affiché leur soutien à la grève.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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