Vaud
La réforme vaudoise des curatelles dépasse les attentes
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Le bilan de la réforme vaudoise de la curatelle est positif. Un an après son entrée en vigueur qui mettait fin à la curatelle imposée, l’Etat se montre enthousiaste. La campagne de recrutement a permis de nommer 529 nouveaux curateurs volontaires, ce qui est au-delà de ce qui était envisagé.
La réforme vaudoise de la curatelle a dépassé les attentes de l’Etat. Entrée en vigueur le 1er janvier 2018, elle a mis fin à l’exception vaudoise de la curatelle imposée. Dès lors, l’objectif était de recruter 350 à 400 curateurs volontaires. Un objectif atteint puisqu’au 31 décembre 2018, 529 personnes étaient nommées et en charge d’un ou plusieurs mandats. Et d’autres sont encore en formation ou en attente de nomination. Sur les 2'187 personnes qui se sont montrées intéressées par l'activité de curateur, 1'061 ont suivi une formation. Un succès qui trouve en partie peut-être son explication dans l’augmentation de la rémunération annuelle des curateurs. Béatrice Métraux, conseillère d’Etat en charge des Institutions :
Autre bonne nouvelle pour l’Etat, l’étude de satisfaction des curateurs volontaires. 81% des sondés se disent prêts à accepter un mandat supplémentaire et 90% à poursuivre leur mandat au-delà du délai légal de quatre ans. L'enquête souligne donc la "grande satisfaction" des curateurs volontaires face au nouveau dispositif. Même s’il y a encore quelques améliorations à apporter. Béatrice Métraux, conseillère d’Etat en charges des institutions :
La question du temps dévolu à la gestion de la curatelle - qui est parfois supérieur aux attentes des curateurs - fait également partie des préoccupations des volontaires. Béatrice Métraux :
A l’origine, le Conseil d’Etat espérait pouvoir diviser le travail à 50%/50% entre les curateurs volontaires et les curateurs professionnels. L’objectif est au-delà des attentes. Béatrice Métraux, conseillère d’Etat en charge des institutions :
Cette configuration permet de ne déléguer aux curateurs professionnels que les cas dits « lourds ». Ils sont une centaine de curateurs professionnels de l'Office des curatelles et tutelles à être actifs dans le canton. Les proches et les particuliers - désormais volontaires - assument donc la grande majorité des mandats. Au total, ils sont 5'398 curateurs volontaires.
Autre source de satisfaction - et de soulagement -, la fidélité des anciens curateurs imposés. Le risque était en effet qu'ils quittent massivement leur(s) mandat(s). Mais le cas ne s'est finalement pas avéré. Eric Kaltenrieder, président du Tribunal Cantonal :
Et si les curateurs volontaires qui ont participé à l'étude se montrent "très satisfait", il semble que la réforme des curatelles convient également aux personnes sous curatelle. Sans donner de chiffre précis, le président du Tribunal cantonal Eric Kaltenrieder note une diminution des demandes pour changer de curateur :
Notons enfin que si le bilan est bon, quelque 600 nouveaux curateurs par an sont encore recherchés pour faire face aux futurs besoins. Des besoins expliqués notamment par le roulement des curateurs, mais aussi par le vieillissement et l’augmentation de la population. Près de 1'000 nouveaux mandats doivent trouver preneurs chaque année.
Lausanne
Observatoire des précarités: bilan "très positif" après 4 ans
En 2020, la pandémie de coronavirus avait révélé au grand jour l'ampleur de la précarité en Suisse. Deux ans plus tard, la Haute école de travail social et de la santé Lausanne (HETSL/HES-SO) créait un observatoire dédié à cette thématique. Aujourd'hui, alors que la structure vient de fêter ses quatre ans, sa responsable, Emilie Rosenstein fait le point avec Keystone-ATS.
"Lors de la pandémie, plusieurs acteurs du social avaient dû unir leurs forces pour relever des défis ahurissants: assurer des prestations essentielles malgré les mesures de confinement, trouver des solutions pour héberger toutes les personnes sans-abri dans les villes ou encore organiser des distributions massives de nourriture", se rappelle Emilie Rosenstein.
Dans la continuité de la crise sanitaire, la HETSL avait fondé l'Observatoire des précarités en mai 2022 par envie de "garder la précarité en lumière et de fédérer ses acteurs autour d'une cause commune". Quatre ans plus tard, la responsable en tire un bilan "très positif".
"Ma première satisfaction est que nous répondons à un besoin. Alors que l'observatoire n'existait pas encore, des dizaines de partenaires souhaitaient déjà y prendre part." Elle se réjouit également de l'intérêt citoyen qui n'a pas fléchi. "Nous sommes régulièrement interpellés par des médias et des collectivités publiques, c'est un privilège d'avoir pour mission de leur répondre."
Entre recherche et terrain
Les objectifs de la structure sont multiples et consistent entre autres à comprendre les mécanismes qui créent la précarité, à rendre l'action sociale plus adéquate et à favoriser la cohésion sociale. "On se veut une interface entre la production de connaissances et l'action sociale", résume Emilie Rosenstein.
Depuis sa création, l'Observatoire a contribué à la réalisation de 17 études, dont 13 mandatées par des administrations publiques ou des associations. Plusieurs portent sur le thème du non-recours aux prestations sociales, à l'instar du mandat confié par la Direction générale de la cohésion sociale de l'Etat de Vaud pour mieux comprendre les causes et conséquences du non-recours à l'aide sociale.
L'Observatoire est également actif sur le thème du logement. Il a par exemple été sollicité par la Ville de Lausanne pour organiser une journée consacrée au sans-abrisme en septembre 2022. "Cela peut paraître logique, mais c'était la première fois que tous les acteurs s'asseyaient ensemble à la même table. Cela a contribué à identifier des besoins et des solutions", souligne Emilie Rosenstein.
Large spectre
L'équipe opérationnelle, constituée de la responsable et de deux adjointes scientifiques, répond aussi bien aux demandes d'associations locales, qu'à des défis scientifiques d’envergure. L'Observatoire porte ainsi un projet de recherche financée par le Fonds national pour la recherche scientifique (FNS) dans le cadre du programme "Covid et société". "Ces différentes activités illustrent bien le spectre très large que nous couvrons", remarque Emilie Rosenstein.
Une des caractéristiques de l'Observatoire réside aussi dans sa dimension participative. "Tous les points de vue sont bienvenus, y compris ceux des citoyens", insiste la responsable. Des personnes en situation de précarité se manifestent parfois. "Des personnes nous font part de situations de vie ubuesques pour accéder à leurs droits. Certaines participent régulièrement à nos activités. Grâce à elles et à leurs témoignages, nous avons pu faire entendre cette réalité", se réjouit Emilie Rosenstein.
Nouveaux projets
Aujourd'hui, alors que le souvenir du Covid s'estompe dans les esprits, l'Observatoire des précarités reste d'actualité. "La demande de la part des partenaires est toujours bien là, tout comme les problématiques", constate Emilie Rosenstein. Inflation, crise du logement, guerre en Ukraine ou encore transformation du marché du travail mettent sous pression les personnes en situation précaire ainsi que les professionnels qui les accompagnent.
L'équipe ne manque d'ailleurs pas de projets. Parmi ceux-ci, on peut mentionner la rédaction d'une charte pour agir contre le non-recours aux prestations sociales, des travaux sur la thématique des expulsions et la perte du logement, ainsi qu'un futur chantier sur le secteur bas-seuil. "Notre dispositif fait toujours sens", conclut la responsable.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Les quais d'Ouchy fermés à la circulation le week-end
Les quais d'Ouchy et de Belgique seront à nouveau fermés à la circulation durant les week-ends dès samedi prochain. Cette mesure doit permettre à la population lausannoise de profiter pleinement des rives du Léman durant la journée.
Les week-ends de la belle saison, du 16 mai au 21 septembre, les quais seront dédiés aux piétonnes et piétons, aux cyclistes et autres moyens de transport actifs, explique la ville de Lausanne. Comme l'an dernier, la fermeture se limitera à la journée de 10h00 à 22h00 le samedi et de 10h00 à 20h00 le dimanche et les jours fériés.
La ligne de bus 24 sera déviée et empruntera l'avenue du Denantou. Ces mesures visent à favoriser une cohabitation harmonieuse entre les différents modes de déplacements, sans compromettre l'accessibilité aux rives du lac. Les fréquences du métro m2 seront augmentées les samedis pour assurer un accès rapide à Ouchy et encourager l'utilisation des transports en commun.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Avenches: focus sur les vies et métiers de la capitale des Helvètes
Le Musée romain d'Avenches (VD) consacre sa nouvelle exposition temporaire aux vies et aux métiers des habitants de la capitale des Helvètes. Elle repose sur des témoignages livrés par le site archéologique d'une cinquantaine de professions exercées par les citoyens d'Aventicum.
Ces métiers vont des charges administratives les plus importantes aux métiers de la terre, en passant pas les médecins, les potiers, les pompiers ou encore les tailleurs de pierre, indiquent les responsables du musée dans un communiqué.
"Outre les inscriptions, précieuses pour dévoiler le statut social et le métier des individus, la majorité des professions sont révélées par la présence de traces, d'outils ou d'ateliers. Ils sont les témoins du travail d'anonymes exerçant toutes les activités nécessaires au fonctionnement d'une grande ville romaine", expliquent-ils.
Intitulée "Au boulot! Vies et métiers d'Aventicum", cette exposition est à découvrir jusqu'au 24 janvier 2027.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
A la découverte de la Collection d'art de la ville de Lausanne
La Collection d'art de la ville de Lausanne se dévoile en partie au Musée historique de Lausanne (MHL). Une quarantaine de créations sont exposées, dont plusieurs oeuvres emblématiques. Elles sont à découvrir jusqu'au 2 août prochain.
La Collection trouve son origine en 1932 lors de la création du Fonds des arts plastiques, instauré pour soutenir les artistes locaux et embellir la ville. Presque un siècle plus tard, elle réunit plus 1800 oeuvres de près de 550 artistes, dont des figures majeures de la scène artistique romande, explique le musée.
L'ensemble comprend les formes d'art les plus diverses: des peintures, des sculptures, des photographies mais aussi des vidéos, des installations, des assemblages et des estampes. L'exposition "De Bailly à Zaric. Collection d'art Ville de Lausanne" met en dialogue les acquisitions récentes avec les premières pièces fondatrices.
Des visites guidées et des rencontres avec des artistes complètent le programme. A l'invitation du MHL, Sophie Bouvier Ausländer présente une installation dans le hall du musée.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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