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Lausanne laisse filer l'Acte I après un match rocambolesque

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Le but victorieux du HC Davos. Connor Hughes (droite) en est resté pantois sur la glace. ©KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Les playoffs ont démarré ce dimanche pour le Lausanne HC. L'Acte I se déroulait à la Vaudoise Aréna face au HC Davos. Les Lions se sont inclinés 2-3 en prolongations.

On le répète depuis deux semaines: ce quart de finale entre Lausanne et Davos s’annonce serré. Et dimanche, ça s'est prouvé sur la glace de Malley dès le premier tiers.

Les Lausannois sont probablement entrés dans le match de la pire des manières. Après moins de 30 secondes, la première ligne grisonne s'était déjà créé une grosse occasion devant le but et les Vaudois étaient en infériorité numérique. Mais le LHC avait l’une des meilleures statistiques en boxplay lors de la saison régulière, et ce n'est pas parce que l’on joue les playoffs que ça va changer. Les Lions ont laissé très peu de temps à leurs adversaires pour poser leur jeu. De quoi se donner la confiance et s'offrir ensuite quelques opportunités, mais sans succès.

C'est finalement Davos qui a ouvert le score à la 7e. Sur une belle passe de Dennis Rasmussen, Leon Bristedt a pu pousser le puck juste entre le patin de Connor Hughes et le poteau. Un premier but qui a plongé Lausanne dans une dizaine de minutes compliquées. Jason Fuchs tente de nous les expliquer.

Jason FuchsAttaquant du LHC

Un Lion n’abandonne pas. Servi par Antti Suomela, Andrea Glauser est allé chercher l'égalisation à la 16e. Son tir passe tout droit. Sandro Aeschlimann a beau dégainer la mitaine, le puck lui passe à côté.

Ascenseur émotionnel

À partir de là, les deux équipes ont joué avec les nerfs des supporters. À quelques secondes de la fin du premier tiers, les Lausannois se sont faits une grosse frayeur avec ce puck que Hughes n’a pas réussi à arrêter et qui aurait pu être poussé au fond des filets au moins trois fois.

Le deuxième tiers s’est déroulé sur ce même niveau de stress. Une action d'un côté, puis une action de l'autre côté. Les tirs sont allés bon train. Mais il ne fallait pas avoir des problèmes de cœur. On notera notamment ce “cafouillage” devant la cage de Hughes. Des joueurs étalés sur la glace, le puck qui frôle la ligne de but, des empoignades. C'est ça les playoffs.

Une question de situation spéciale

Si le boxplay du LHC est toujours aussi efficace, le powerplay reste laborieux. Même à 5 contre 3 pendant quelques secondes, les Lions n’y arrivent définitivement pas. Ce n'est pas faute d’avoir des palets qui passent à ras du but. Les joueurs arrivent-ils à identifier ce qui ne fonctionne pas dans cette situation spéciale?

Jason FuchsAttaquant du LHC

L'attaquant est clair, "le powerplay, c'est quelque chose qui doit fonctionner et c'est quelque chose qui doit nous permettre de gagner des matchs et prendre l'avantage", ajoute-t-il.

Pour Geoff Ward en revanche, même si "vous (ndlr: les journalistes) en parlez tout le temps", le powerplay n'est pas un sujet de discussion. "Je ne crois pas que c'est la raison pour laquelle on a perdu le match, lance l'entraîneur des Lions, mais ça aurait pu nous donner l'opportunité de le gagner."

Les Lausannois ont ensuite pris l’avantage à la 51e grâce à Lukas Frick. La joie sera cependant de courte durée puisque 30 secondes plus tard, Tim Bozon s'est retrouvé sur le banc des pénalités pour obstruction sur le gardien. Une punition qui paraît quelque peu sévère et qui sera synonyme d'égalisation pour le HCD. Valentin Nussbaumer et Alexis Mustonen ont été un peu oubliés et ont profité d'un rebond pour marquer.

Sur la pénalité, Jason Fuchs préfère ne pas s'étaler. "Ça fait partie du jeu. On avait qu'à marquer en powerplay, concède-t-il. C'est frustrant et on aurait peut-être du éviter ça, ça nous aurait laissé le momentum. Mais il faut aller de l'avant."

La fin du tiers a été pénible pour le LHC. Connor Hughes a subi beaucoup de pression de la part des Davosiens et les Lions ont eu de la peine à atteindre leur zone offensive. Ils ont néanmoins tenu jusqu'à la sirène.

29 secondes

C'est donc en prolongation que tout s'est joué… Mais pas dans la première. Les hommes de Geoff Ward ont pourtant bien dominé ces premières 20 minutes supplémentaires qui, émotionnellement, ont été à l'image du temps réglementaire. Les 9'477 spectateurs ont retenu leur souffle lorsque Matej Stransky, Top Scorer grison, a récupéré un puck perdu par Lawrence Pilut et est parti tout seul face à Connor Hughes... alors que Lausanne était en supériorité numérique. Heureusement, le gardien a réalisé une très belle déviation.

Connor Hughes (droite/bas), n'a pas chômé dans cette rencontre. ©KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Et puis à la 77e, une partie de la patinoire a cru a la victoire, mais c'était une question d'angle de vue. Le but de Damien Riat, aussi beau soit-il, a bien été marqué du patin et a donc été annulé. Quelques instants plus tard, Michael Raffl réalisera un sauvetage sur la ligne qui permettra aux Vaudois de retourner aux vestiaires pour une pause bien méritée avant la deuxième prolongation. Un second round qui n'aura duré que 29 secondes. Le temps pour Enzo Corvi, Matej Stransky et Dominik Egli de s'associer pour tromper les Lions.

Récupérer et aller de l'avant

Davos mène donc 1-0 dans cette série. Au moment des interviews, ce sont des joueurs certes déçus, mais pas abattus qui se présentent aux journalistes.

Andrea GlauserDéfenseur du LHC

Malgré la défaite, on ne peut pas dire que les Lausannois soient passé à côté de leur match. Connor Hughes a fait un excellent travail devant la cage. C'est en grande partie grâce à lui que le score final est si serré. Les Lions ont su trouver le moyen de prendre l'avantage. Et des occasions, il y en a eues. Alors, y avait-il peut-être un peu de pression?

Jason FuchsAttaquant du LHC

Le match à Davos, c'est pour mardi. Avec un Acte I qui a duré 80 minutes, il faut maintenant prendre en compte la question de la récupération. Comment Jason Fuchs aborde-t-il cela?

Jason FuchsAttaquant du LHC

Le programme des Lausannois pour les prochains jours reste un mystère. "On est prêts à tout. Je pense qu'on va recevoir un message dans pas longtemps dans le groupe What's App", sourit Jason Fuchs.

 

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Genève

Fribourg se rapproche de la finale

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Jeremi Gerber auteur du 2-1 fribourgeois (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Fribourg mène 3-1 en demi-finale des play-off de National League. A Genève, les Dragons ont remporté l'acte IV vendredi soir 4-3.

Mis sous pression par Genève en fin de rencontre, Fribourg a joué les roseaux en pliant mais en ne rompant pas. Recroquevillés devant Berra, les Dragons ont su empêcher Genève d'aller arracher une égalisation somme toute méritée. La solidarité des Fribourgeois et un Reto Berra solide ont permis aux joueurs de Rönnberg de croire à une finale. Dimanche à domicile, Gottéron pourra clore cette série. Mais ce sera dur.

Aux Vernets, les Fribourgeois ont ouvert le score à la 20e et alors qu'ils évoluaient avec un homme de moins sur la glace à la suite d'une pénalité contre Rathgeb. Mais même en infériorité numérique, Gottéron a pu compter sur un Berstchy de gala. Grâce à sa vitesse, l'attaquant a mis à mal la défense des Aigles.

Malgré cette ouverture du score, Fribourg a connu quelques errances. Comme à la 23e lorsque Puljujärvi a pu égaliser alors que les Dragons se trouvaient en power-play. Seulement cette réaction genevoise n'aura pas l'effet escompté. Les joueurs de Ville Peltonen vont gentiment mais sûrement se faire dominer par ceux de Roger Rönnberg.

A la 30e, c'est Jeremi Gerber qui a redonné un but d'avance à ses couleurs. Puis à la 35e, Bertschy a encore utilisé sa vitesse et la passivité des Grenat pour le 3-1. Le 4-1 est tombé à la 39e, juste après un jeu de puissance, avec Borgström qui a trouvé Walser depuis derrière la cage. Comme si Fribourg avait découvert le secret de la potion magique face à ce Genève-là.

Comme lors de l'acte VI à Lausanne, Peltonen a remplacé Charlin par Robert Mayer et les Aigles sont soudainement revenus dans le match. A la 43e, le jeu de puissance a repris vie et Praplan a pu marquer. En poussant, les Grenat ont encore réduit le score à la 53e par le jeune Simas Ignatavicius et Jooris a manqué une grosse occasion dans la foulée. Le momentum a changé et Genève a fait trembler Fribourg. Mais comme lors de l'acte II, l'équipe qui avait un bel avantage a su le conserver jusqu'au bout. Et dimanche, Genève n'aura plus le choix, il faudra gagner pour ne pas partir en vacances.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Le retour de Marcus Sörensen, une aubaine pour Gottéron

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Marcus Sörensen est de retour au moment où ça compte vraiment. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Marcus Sörensen a retrouvé la glace mercredi lors de l'acte III de la demi-finale entre Fribourg et Genève (2-1, série 2-1). Le Suédois fera-t-il pencher la balance en faveur des Dragons ?

Il était "attendu comme le Messie", à en croire les caissettes de La Liberté visibles sur le chemin entre la gare et la patinoire de Fribourg. Il faut dire que Marcus Sörensen est un joueur d'exception, qui avait cruellement manqué à Gottéron depuis sa déchirure musculaire subie le 3 janvier à Lugano.

Pièce maîtresse du power-play fribourgeois, l'homme à la crinière blonde était censé réparer ce jeu de puissance si défaillant depuis le début des play-off. Son retour devait en outre redonner un peu de jus à Lucas Wallmark, le rendement du maître à jouer de Saint-Léonard ayant récemment pâti d'insistantes rumeurs de départ.

Une ligne 100% suédoise

Marcus Sörensen était donc bien là, comme attendu par les plus de 9000 fidèles fribourgeois, au sein d'une ligne façon "Tre Kronor" concoctée par Roger Rönnberg, avec Wallmark et Jacob de la Rose. Et s'il doit encore monter en puissance, il a déjà montré pourquoi son retour pourrait bien faire la différence dans cette demi-finale encore indécise, mais dans laquelle Fribourg a repris la main.

"Je me suis très bien senti au sein du groupe. Côté condition physique, j'ai encore de la marge. Ça viendra au fur et à mesure des matches", a réagi l'intéressé, qui vient de fêter son 34e anniversaire. "Je me suis senti très à l'aise avec le puck. Et je sais toujours où se trouve +Wally+", a-t-il ajouté, bien content de retrouver son compère d'attaque.

Après avoir rongé son frein lors d'un quart de finale irrespirable contre Rapperswil remporté au septième match, Marcus Sörensen a enfin pu aider ses coéquipiers. "Quand j'étais en tribunes au début des play-off, j'avais la chair de poule et juste envie de retourner sur la glace", a-t-il confié.

Un retour qui n'a donc pas été concrétisé par un but, même si le no 9 est passé proche de faire trembler les filets sur la première pénalité genevoise. Son "slap shot" si reconnaissable depuis son "bureau" - sur la gauche du gardien - a bien failli tromper Stéphane Charlin, le gardien grenat cédant finalement une minute plus tard devant Henrik Borgström (31e, 2-0).

"On s'est créé beaucoup d'occasions en power-play, ce qui est tout de même un grand pas en avant. Et puis ce soir, on n'avait pas besoin de ce but, mais peut-être qu'au prochain match, on en aura besoin", a glissé Sörensen avec malice.

L'inquiétude Sprunger

Son entraîneur Roger Rönnberg s'est montré satisfait du retour de son ailier, une bonne nouvelle après le forfait de Sandro Schmid, le meilleur compteur suisse des Dragons, avant les play-off. "C'était son premier match depuis si longtemps, donc je n'avais pas d'attentes très élevées. Il a joué pour l'équipe, effectué de bons replis. C'était un bel effort, mais nul doute qu'il va encore s'améliorer", a jugé le technicien suédois.

"RR" s'est en revanche moins étendu concernant l'état de santé de Julien Sprunger, qui a rejoint les vestiaires après une charge en deuxième période. Rien de grave ? "Si ce n'était pas trop grave, il aurait terminé le match", a répondu l'entraîneur, qui n'a rien dit concernant la nature de la blessure du no 86.

La présence de Sprunger vendredi lors de l'acte IV à Genève est donc pour l'instant compromise. Une bien mauvaise nouvelle pour le peuple fribourgeois qui, s'il s'est réjoui du come-back de Marcus Sörensen, espère surtout ne pas avoir assisté au dernier match de son illustre capitaine mercredi soir.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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NHL: Les Sharks égarent des points dans la lutte aux play-off

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Connor McDavid (à gauche) et les Oilers ont imposé leur loi aux Sharks en supériorité numérique. (© KEYSTONE/AP/Godofredo A. Vásquez)

Les San Jose Sharks ont été défaits à domicile 5-2 par les Edmonton Oilers mercredi à domicile. Un revers qui est malvenu pour l'équipe du Suisse Philipp Kurashev dans la course aux play-off de NHL.

Les Canadiens ont fait la différence en supériorité numérique, marquant leurs trois premiers buts en "powerplay". Kurashev n'a pas participé aux débats, étant surnuméraire pour la 9e fois d'affilée.

Les Californiens, auteurs de cinq succès lors des sept derniers matches, comptent encore trois points de retard sur la 8e place de la Conférence Ouest occupée par les Nashville Predators du Bernois Roman Josi, la dernière qualificative pour la phase finale. Il reste cinq rencontres aux Sharks pour tenter de faire la différence.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Fribourg-Gottéron est allé chercher l'acte III "avec les tripes"

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Fribourg a résisté aux assauts genevois en fin de match. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Victorieux 2-1 de Genève mercredi à domicile, Fribourg-Gottéron a repris l'avantage en demi-finale des play-off de National League. Cet acte III, les Dragons sont allés le "chercher avec les tripes".

"On s'est fait un petit peur à la fin, mais notre box-play tient plus que la route", a déclaré le défenseur fribourgeois Benoît Jecker lors de son passage en zone mixte. "Jusqu'au bout, on est allé la chercher avec les tripes", a-t-il lâché.

Menant 2-0 à l'entame du troisième tiers-temps, Fribourg a dû faire face au réveil des Aigles, qui ont fait trembler l'antre du Dragon jusqu'au bout du temps réglementaire. Mais la tanière était bien gardée mercredi par un Reto Berra à nouveau décisif.

Chassé de son filet lundi lors de l'acte II (défaite 7-3) après avoir encaissé quatre buts en 34 minutes, le portier fribourgeois a livré la marchandise alors que Genève évoluait à 6 contre 4. "Reto nous a montré durant toute la saison qu'il est l'un des meilleurs gardiens de Suisse", a applaudi Jecker. "Dans ces moments-là, il nous montre vraiment la voie à suivre."

Mais Fribourg a également su répondre à l'engagement physique des Grenat mercredi. "Ils ont essayé une autre tactique en jouant un peu plus dur. Nous, on doit rester fidèle à notre jeu: rapides en transition et omniprésents dans leur zone", a résumé Jecker.

Un public très bruyant

Le no 7 des Dragons a également insisté sur l'importance de l'avantage de la glace et de leur public assourdissant dans cette série toujours indécise. "Ici on connaît un petit peu mieux les bandes, le public nous aide aussi énormément", a-t-il énuméré.

Comme lors des deux premiers actes, c'est l'équipe à domicile qui l'a emporté. Au tour de Genève de répondre vendredi ? "On verra bien", a contré Jecker. "Pour nous, ce serait idéal de mener 3-1, mais tout ça importe peu. Ce qu'il faut, c'est gagner le quatrième match."

Comme tous les Fribourgeois, Benoît Jecker se souvient très bien que c'est tout ce qu'il avait manqué à Gottéron l'an dernier. Les Dragons menaient 3-1 contre Lausanne avant de voir leur rêve de jouer une nouvelle finale se briser au terme du septième match.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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