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Jeux olympiques

16 Russes et 17 Bélarusses ont accepté l'invitation du CIO

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Daniil Medvedev sera présent aux JO de Paris sous bannière neutre (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

Seuls 16 athlètes russes et 17 athlètes bélarusses ont accepté l'invitation du CIO à concourir sous bannière neutre aux JO de Paris (26 juillet-11 août). C'est un nombre bien plus réduit que prévu.

Cette liste, qui porte sur dix disciplines allant du cyclisme à la natation en passant par le tennis, peut encore bouger à la marge au rythme des désistements, a précisé un porte-parole de l'organisation olympique.

Le CIO dénombre pour l'heure 19 refus côté russe - incluant des sportifs qui ont changé d'avis - et 7 côté bélarusse, dont les no 3 et no 16 mondiales de tennis, Aryna Sabalenka et Victoria Azarenka.

Les quatre judokas russes conviés ont décliné en bloc, tout comme les lutteurs (même si le CIO mentionne encore Shamil Mamedov parmi les partants pour Paris), leur fédération ayant dénoncé samedi le "principe non-sportif de sélection". Les gymnastes russes avaient annoncé en amont qu'ils ne viendraient pas, et les athlètes se savaient d'emblée écartés, puisque la fédération internationale du sport olympique roi a maintenu une exclusion totale.

L'organisation olympique, après avoir dans un premier temps banni les athlètes des deux pays du sport mondial après l'invasion russe de l'Ukraine, en février 2022, a orchestré leur retour progressif, sous bannière neutre, sous strictes conditions et en excluant d'emblée les épreuves par équipes.

Pour être invités aux Jeux, les "athlètes individuels neutres" ont dû franchir l'obstacle des qualifications suivi d'un double contrôle, par les fédérations internationales puis le CIO, de leur absence de soutien actif à la guerre en Ukraine et de lien avec l'armée de leur pays.

En mars dernier, le CIO tablait sur 36 Russes et 22 Bélarusses à Paris "selon le scénario le plus probable", contre respectivement 330 Russes et 104 Bélarusses lors des JO de Tokyo.

Ils seront finalement encore moins nombreux, et représentés uniquement en cyclisme (3 Russes et 1 Bélarusse), trampoline (1 Russe et 1 Bélarusse), taekwondo (1 Bélarusse), haltérophilie (2 Bélarusses), lutte (1 Russe s'il se maintient, 1 Bélarusse), aviron (2 Bélarusses), tir (2 Bélarusses), tennis (7 Russes dont le no 5 mondial Daniil Medvedev), canoë (3 Russes et 2 Bélarusses) et natation (1 Russe et 4 Bélarusses).

Privés de leurs couleurs officielles, remplacées par un drapeau vert frappé des lettres "AIN", ils ne pourront pas parader sur la Seine lors de la cérémonie d'ouverture, et n'apparaîtront pas dans le tableau des médailles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Adrien Briffod: "Je me dis que c'est une course comme une autre"

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Adrien Briffod ne veut pas se focaliser sur un objectif, mais il vise un top 8 à Paris. ©KEYSTONE/DPA/Markus Scholz

Dans quelques jours, les meilleures triathlètes du monde s’élanceront sur le parcours parisien. Parmi eux, Adrien Briffod. Un rêve auquel il peut enfin accéder. Rencontre.

Adrien Briffod, 30 ans, vit son troisième cycle olympique. Mais ce sera sa première participation aux Jeux. C’est chez lui, à Clarens, qu’il m’a donné rendez-vous. Alors que certains triathlètes s’entraînent à l’étranger, le Veveysan préfère la beauté de la Riviera.

Adrien BriffodTriathlète

Le triathlète avait tout de même prévu de partir en camp d’entraînement à Tenero au Tessin pour “être plus focalisé sur la préparation finale”. Ainsi, tous les aspects externes sont pris en charge par le centre sportif, et “j’ai juste à me préoccuper de bien m’entraîner et me reposer.”

Mais faisons un pas en arrière.

Ce n’est pas par hasard qu’Adrien Briffod pratique aujourd’hui le triathlon. “Je pense que ce qui m’a donné envie de m’y mettre, c’est de voir mon père, quand j’étais jeune, qui faisait les petits triathlons locaux. Je faisais un peu d’athlétisme, surtout de la course à pied, on faisait beaucoup de VTT et d’autres activités à la montagne avec mes parents.”

Il s’essaie ensuite au triathlon, profite de la bonne ambiance à l’entraînement. Il a également commencé ce sport avec ses deux sœurs. Une manière d’avoir une activité familiale, même si elles ne font plus de sport à haut niveau.

“C’est un sport qui m’a beaucoup plu pour ses aspects techniques, notamment à vélo, se souvient le Vaudois. On faisait un peu des jeux pour bien se tenir sur le vélo, bien prendre des virages en descente ou on essayait d’attrapper des choses par terre pour l’équilibre.” Cette vision-là du sport, axée sur le plaisir, est importante pour lui. “Je pense que des fois, les jeunes se focalisent trop vite sur la compétition alors qu’il faut garder cet aspect ‘venir jouer avec ses amis’.”

Le triathlon, c’est donc une affaire de famille, d’amitié, mais aussi de partage et d’entraide.

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Vers le top 8

Depuis ses premières compétitions, Adrien Briffod s’est constitué un joli palmarès. Des podiums en Coupe du Monde, une médaille de bronze aux championnats d’Europe l’an dernier et une aux Jeux Européens, entre autres. Et aujourd’hui, ce ticket pour les Jeux Olympiques.

Une sélection qui n’a pas été de tout repos.

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Ces blessures lui ont beaucoup appris sur l’aspect mental. “Après ma blessure à l’ischio l’été passé, j’ai dû travailler pour comprendre mon corps et accepter de me remettre dans le mal, admet-il. À chaque fois que j’avais une petite appréhension quelque part, je me disais ‘faut que je fasse attention’. Maintenant j’ai appris à passer au-dessus.” Il fallait donc se prouver qu’il est possible de revenir au plus haut niveau malgré les blessures.

 

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De par ses résultats, la sélection officielle, il s’y attendait un peu. “J’étais le seul garçon suisse à avoir validé les critères”, souffle-t-il. Mais il a fallu attendre le 6 pour qu’on le lui annonce. “C’était un relâchement. J’ai pu profiter avec mes amis proches un peu avant qu’on donne l’info publiquement.” Et à quelques jours du début de la compétition, le Veveysan est serein.

Adrien BriffodTriathlète

Bientôt, il s’élancera en individuel et sur le relais parisien. Est-ce que participer aux JO a toujours été un rêve pour le Veveysan ?

Adrien BriffodTriathlète

S’émerveiller devant la télé en regardant les JO, ça passe aussi par des athlètes que l’on admire. Et on se retrouve, plus vite qu’on ne le pense, à courir à leurs côtés.

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Ce rêve olympique, Adrien Briffod l’a déjà effleuré deux fois. De quoi tirer quelques enseignements.

Adrien BriffodTriathlète

Une mauvaise passe dont il a tourné la page. Il apprécie maintenant de pouvoir vivre de sa passion, de pouvoir faire des courses, de profiter pleinement de sa carrière. Et cette année à Paris, il pourrait viser un top 8.

Adrien BriffodTriathlète

Pour bien performer, il faut aussi gérer le fait que, les JO, c’est l’événement sportif le plus regardé au monde. Et pour ça, le secret, c’est de voir la compétition comme n’importe quelle autre.

Adrien BriffodTriathlète

Reste à savoir si les triathlètes pourront nager dans la Seine. Si les médias en font tout un plat depuis des mois, la problématique de la qualité de l’eau n’est pas nouvelle chez les pros. Il arrive régulièrement que l’épreuve soit amputée de sa partie nautique. “On est prêt à toutes les solutions. Je me prépare à faire un triathlon, mais si ce sera un duathlon, ce sera un duathlon et c’est comme ça”, sourit Adrien Briffod.

Les courses individuelles auront lieu les 30 et 31 juillet. Les athlètes s’élanceront ensuite sur le relais le 5 août.

 

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Cathia Schär: "C'est important d'apprécier ces moments spéciaux"

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Cathia Schär vivra ses premiers Jeux Olympiques à Paris. ©EPA/CHRISTIAN BRUNA

Une épreuve sera particulièrement scrutée à Paris 2024: le triathlon. Depuis des mois, on se demande si les athlètes pourront nager dans la Seine ou pas. Mais il faudra surtout garder à l'œil cette compétition car deux Vaudois y prendront part. Rencontre avec Cathia Schär.

Si Cathia Schär, 22 ans, fait aujourd’hui partie des meilleurs triathlètes du pays, c’est finalement un peu par hasard. Après avoir pratiqué la gym, la course à pied, le ski ou encore la natation, c’est par le biais d’une rencontre qu’elle s’est mise au triathlon à l’âge de 10 ans. Son premier coach l’avait vu courir et lui avait proposé de tester ce sport qu’il pratiquait avec ses enfants. “On allait ensuite à l’entraînement tous ensemble et c’était cool”, se souvient la Vaudoise.

Depuis, la Vaudoise n’a plus lâché le triathlon.

Cathia SchärTriathlète

Avec le triathlon, la Vaudoise n’a clairement pas choisi la discipline la plus simple. “Je sais pas si c’est plus dur, mais ça demande beaucoup d’heures de travail par rapport à d’autres sports, décrit Cathia Schär. Il faut trouver la balance pour progresser dans un sport, sans trop diminuer les deux autres.” Mais le triathlon a un avantage de taille. “On peut avoir une charge importante d'entraînement vu qu’on a la diversité des trois sports. On a moins de risques de se blesser qu’un coureur par exemple.”

Petit à petit, elle a gravi les échelons pour venir se hisser sur les grands podiums. De quoi créer de beaux souvenirs.

Cathia SchärTriathlète

C’est son meilleur résultat en individuel. Quelques mois auparavant, elle avait cueilli une troisième place au Championnat du Monde à Hambourg mais en relais. Est-ce que d’atteindre un podium en individuel est d’autant plus satisfaisant? “Le relais, c’est cool parce que quand on gagne, on le partage en équipe. Et c’est vraiment difficile de faire une bonne course en relais parce que tout le monde doit faire une bonne performance, donc c’est encore plus appréciable quand on a un bon résultat ensemble. C’est juste différent, je saurais pas dire lequel est le mieux”, sourit la triathlète.

 

Sur les pas de Nicola Spirig

Les regards sont maintenant tournés vers les Jeux Olympiques. Les qualifications se font toujours en deux temps en quelque sorte. Les bons résultats obtenus ou la qualification du pays ne garantissent pas toujours une place pour un athlète en particulier. C’est la Fédération suisse du sport en question qui a le dernier mot. Un parcours qui s’est plus que bien passé pour Cathia Schär.

Cathia SchärTriathlète

Une nouvelle qui a eu un effet immédiat.

Cathia SchärTriathlète

Les Jeux, elle n’y pensait pas vraiment avant de commencer le triathlon. “Ça s'est fait petit à petit, raconte Cathia Schär. Plus je me développais dans ce sport, plus ça marchait bien, et au final ce rêve s’est toujours plus construit.” Et lorsqu’on lui demande si elle se souvient d’un moment marquant de l’époque où elle regardait les JO à la télévision, un nom fait immanquablement surface. “À Londres, quand Nicola Spirig avait gagné au sprint. C’était vraiment tendu! Ça m'avait impressionnée”, se souvient-elle.

Douze ans plus tard, sa course olympique à elle, en individuel, ce sera le 31 juillet. Et l’appréhension commence petit à petit à monter.

Cathia SchärTriathlète

Les Jeux Olympiques, c’est l’événement sportif le plus suivi du monde. Alors il faut aussi gérer la pression médiatique et le côté émotionnel. Et pour l’instant, Cathia Schär semble être dans un parfait état d’esprit.

Cathia SchärTriathlète

Reste une inconnue pour cette course: la Seine. Il y a déjà la contrainte technique. “Il faudra étudier comment il faut se placer au retour par rapport au courant.” Et puis il y a la question sanitaire. Est-ce que les triathlètes, à l’interne, en parlent autant que les journalistes? “Oui quand même”, rigole la Moudonnoise. Mais les médecins de la Fédération veillent et réfléchissent aux meilleures solutions pour éviter que les athlètes ne tombent malades entre les courses individuelles et le relais qui arrive cinq jours plus tard. “C’est un sujet de discussion. Il y en a qui pensent que ça ne va pas du tout marcher. Moi je pense que maintenant, ils sont obligés de faire en sorte que ça fonctionne”, lâche-t-elle, une lueur d’espoir dans les yeux.

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Robin Godel: "Avec Grandeur, c'est comme si rien ne peut nous arriver"

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Originaire de la Broye, Robin Godel s'est établit à Avenches il y a quelques années. ©KEYSTONE/Martial Trezzini

Robin Godel est un réel exemple. Après avoir vécu un cauchemar à Tokyo, le cavalier fribourgeois, mais basé à Avenches, revient à Paris pour ses deuxièmes Jeux Olympiques. Rencontre.

Les chevaux ont toujours fait partie de la vie de Robin Godel. Ce genre de phrase est parfois une hyperbole. Dans le cas du cavalier, c’est presque un euphémisme.

La première fois qu’il est monté à cheval, c’était dans le ventre de sa maman, elle aussi cavalière. Elle l’a ensuite emmené avec elle avant même qu’il ne sache marcher. “Les chevaux ont toujours été dans ma vie, raconte le cavalier de 25 ans. C’est venu très naturellement, depuis que je suis tout petit, je me suis jamais posé la question si je voulais faire d’autres sports, ça a toujours été très clair que c’était ça.” Il s’est tout de même essayé à d’autres sports, mais les chevaux n’étaient jamais bien loin et “c’est au final là-dedans que je me sens le mieux.”

En toute logique, il a fait son brevet très tôt, s’est d’abord mis au saut d’obstacles avant de se tourner vers le concours complet. “C’est vraiment la discipline du cross qui me fait aimer ça, l’adrénaline, explique-t-il avec des étoiles dans les yeux. C’est une discipline différente, où on est très proche de nos chevaux.” C’est donc un lien tout particulier qu’entretient Robin Godel avec ses chevaux, et avec sa maman.

Robin GodelCavalier

Les grandes compétitions à son actif ne se comptent plus. De multiples titres de Champion Suisse, des épreuves aux Championnats d’Europe et du Monde. Mais la plus belle victoire, c’est chez lui, à Avenches, dans les Championnats suisses qu’il l’a décrochée. “C’est toujours des supers moments. On est régulièrement en concours dans toute l’Europe, donc assez loin. À Avenches, ça permet à plus de mes proches de venir me soutenir et c’est toujours spécial de partager la victoire avec eux.

 

Une revanche à prendre

Parmi cet impressionnant palmarès, il y a aussi une première participation aux JO en 2021, à Tokyo. Une compétition à laquelle Robin Godel a toujours rêvé. “Depuis tout petit, je regarde les autres sports, c’est quelque chose qui fait rêver tout enfant qui aime le sport”, se souvient-il. Et du moment que le Fribourgeois d’origine a fait des sports équestres son métier, les Jeux Olympiques, c’est devenu plus qu’un rêve.

Robin GodelCavalier

Les sports équestres, ce sont des disciplines d’expérience. C’est-à-dire qu’ils peuvent être pratiqués à haut niveau pendant longtemps. Alors il arrive que les athlètes que l’on voyait à la télé deviennent des coéquipiers ou des concurrents. “Le moment où j’ai commencé à être à ce niveau là, c’était à mes premiers Championnats du Monde dans l’élite, aux États-Unis, se remémore Robin Godel. Donc je m’étais retrouvé avec Steve Guerdat ou Martin Fuchs. Je les admire depuis tout petit, donc ça fait vraiment bizarre de pouvoir concourir au même niveau qu’eux, dans la même compétition.”

Les Jeux Olympiques de Tokyo ont malheureusement viré au drame pour le cavalier. Son cheval, Jet Set, avait mal réceptionné un saut et s’était déchiré un ligament. Il avait dû être euthanasié peu de temps après. Garder un bon souvenir de cette première sélection olympique n’est donc pas aisé. Mais ça n’a pas freiné le cavalier.

Robin GodelCavalier

L’effort du cavalier pour séparer l’accident de l’événement a sans aucun doute été immense. On le sent dans sa voix lorsqu’il en parle. Mais c’est certainement cette force mentale qui lui a permis de se relever et de se qualifier à nouveau pour les JO.

Le processus de qualification est long, mais le cavalier l’a bien vécu. “Je ne suis pas quelqu’un qui me met beaucoup de pression, donc c’est plutôt de la pression positive. On a eu une très bonne préparation cet hiver et on a gagné tous les concours qu’on a fait cette année, donc ça nous mettait en bonne position pour l’équipe et j’étais assez confiant pour ma sélection.”

Il ne faut cependant pas oublier que ces athlètes travaillent avec des chevaux. “Ce sont des animaux qui sont très sensibles, ajoute Robin Godel, donc on est jamais sûrs de ce qui peut arriver jusqu’au dernier moment. Mais c’est toujours une grande satisfaction de voir que le staff nous fait confiance.” Est-ce que le fait que la sélection ne dépende pas que de soi ajoute un petit stress supplémentaire?

Robin GodelCavalier

 

Confiance aveugle

Les épreuves parisiennes débutent dans quelques jours. Le but d’ici là: ne pas se mettre trop de pression. “Mon objectif, c’est de ne rien changer à l’entraînement, de laisser mon cheval dans la routine.” C’est Grandeur de Lully qui accompagnera Robin Godel sur le concours complet.

Robin GodelCavalier

 

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Une relation qui a donc pu atteindre ce stade grâce au fameux déclic. Si c’est surtout une question de ressenti, le cavalier tente d’expliquer ce moment qui change tout.

Robin GodelCavalier

Quant à décrire la sensation lorsque l’on monte, c’est quasi impossible de mettre des mots dessus. “Souvent, le sentiment que j’ai en m'élançant sur un parcours avec Grandeur, c’est qu’il pourrait y aller les yeux fermés, me faire confiance et ça irait la même chose. C’est le sentiment que rien ne peut nous arriver, même si c’est un parcours difficile, tout se passe bien.”

À Paris, la paire s’élancera sur un parcours hors du commun. C’est en effet dans les jardins de Versailles qu’auront lieu les épreuves de sports équestres. De quoi réjouir les cavaliers.

Robin GodelCavalier

Le tracé sera en effet gardé secret jusqu’au dernier moment. De quoi rendre l’épreuve encore plus excitante. “C’est une petite touche de surprise”, sourit Robin Godel. Dans quelques jours, le cavalier visera un podium en équipe et un top 8 en individuel. Réponse dès le 27 juillet.

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Mélody Johner: "Je ne me mets pas d'étiquette de sportive olympique"

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Pour ses premiers Jeux, Mélody Johner avait signé le meilleur résultat suisse. ©KEYSTONE/Laurent Gilliéron

À Paris, Mélody Johner vivra ses deuxièmes Jeux Olympiques. La cavalière s’élancera sur les épreuves du concours complet. Une discipline qui allie dressage, cross et saut d’obstacles. Rencontre.

C’est au Chalet-à-Gobet que je rencontre Mélody Johner. Quelques chevaux curieux passent la tête hors de l’écurie pour regarder passer les enfants qui sortent de leur cours d’équitation. Malgré la pluie, l’ambiance est chaleureuse au manège.

Le choix du lieu est logique. Le Chalet-à-Gobet, c’est le centre de la vie de la cavalière. “C’est l’endroit où j’ai posé mes valises quand j’ai rencontré mon mari, Benoît, il y a dix bonnes années”, raconte-t-elle. La famille Johner est en effet installée depuis de nombreuses années sur ce site des hauts de Lausanne. “Maintenant c’est vraiment chez moi, c’est là que je travaille, mais c’est aussi là que je profite de monter à cheval pour me changer les idées. C’est notre cocon, c’est là qu’on est contents de rentrer quand on traverse l’Europe, qu’on va à gauche à droite avec nos chevaux.”

L’amour que porte Mélody Johner aux chevaux date de sa plus tendre enfance. Et c’est en quelque sorte une affaire de famille. Mais pas parce que ces parents faisaient de l’équitation ou parce que des proches possédaient des chevaux. “Ce qu’il y a de sûr, c’est que dans ma famille de près comme de loin, il y a clairement pas de fermiers ou d’agriculteurs, lâche-t-elle avec le sourire. Les chevaux, ou même les animaux, ce n’est pas quelque chose qui fait partie de ma famille.” Sa passion découle plutôt d’un moment de partage avec sa maman.

Mélody JohnerCavalière

Mais que s’est-il passé pour que la jeune Mélody ne veuille plus redescendre de ce poney? Qu’est-ce qui lui a tant plu? La cavalière tente une explication: “Être sur un cheval, c’est particulier. Déjà on a l’impression qu’on est plus grand, que ça nous donne un peu d’importance. Mais c’est vrai que quand on est avec un cheval, on est dans sa bulle. Rien que l’odeur du cheval, la relation… Tout de suite, on croche ou on ne croche pas.”

Trop petite pour monter à cheval, elle fait de la voltige, de la gymnastique à cheval, jusqu’à cinq ans environ. Puis elle commence l’équitation. Comment se sont déroulées ses premières leçons?

Mélody JohnerCavalière

Après ce coup de foudre, ça n’a cependant pas immédiatement été une évidence qu’elle ferait carrière, sportivement ou non, dans ce milieu. “Ma mère à l’époque avait le même discours que tous les parents ont, c’est-à-dire: ‘fais un métier et on verra ensuite’. Mais c’est vrai que maintenant que je me retrouve ici, professionnellement et sportivement, finalement avec le recul, je ne me voyais pas du tout faire autre chose. Bien sûr que pour atteindre des grands championnats, il faut beaucoup de planètes alignées, un petit coup de pouce du destin. Mais par contre, travailler là-dedans, si c’était à refaire, je finirais là-dedans.”

Aujourd’hui, elle ne se contente pas de faire des concours. Elle entraîne, apprend aussi aux jeunes.

Mélody JohnerCavalière

 

Une histoire de rencontres

L’aspect sportif et le concours complet sont ensuite arrivés dans la vie de Mélody de par la rencontre avec son mari qui pratiquait déjà cette discipline. “C’est de là qu’a découlé ce que je vis aujourd’hui, c’est clair. Ce que j’aime profondément dans le concours complet, c’est de planifier, d’organiser, de former les chevaux dans toutes les disciplines. Il faut voir ça comme un triathlon équestre. Et là où les chevaux vont être excellent en dressage, mais un peu tardifs sur le cross ou le saut, tout à coup ça s’inverse avec la maturité. Et ce management, je le trouve super intéressant.”

L’infrastructure du Chalet-à-Gobet lui a aussi permis de développer son talent et de l’emmener au plus haut niveau. “Je n’aurais jamais pu faire ce que je fais dans une petite structure ou de manière autonome”, admet la cavalière.

Mais au fond d’elle, elle savait qu’elle avait ce qu’il fallait pour devenir pro. “J’ai toujours su que j’étais passionnée, que je n’étais pas maladroite avec les chevaux. Pas seulement quand tout va bien, mais aussi quand il pleut, quand on est malade, qu’on est blessé, etc. J’ai toujours été consciente que j’avais une volonté et une persévérance qui était, je pense, dans la moyenne supérieure. Mais on ne peut pas vraiment savoir jusqu’où on va aller. Et ça, c’est vraiment l’entourage, les gens qu’on rencontre, qui nous portent et qui nous amènent à faire de nos rêves quelque chose de potentiellement accessible. Et ça par contre, je l’ai trouvé ici au manège.”

La rencontre avec Toubleu de Rueire a aussi une importance capitale dans sa carrière. “Ce cheval a vraiment changé ma vie.” Avec lui, elle a disputé les Jeux de Tokyo. C’est lui aussi qu’elle emmènera à Paris. Quel type de partenaire est-il?

Mélody JohnerCavalière

À Paris, la compétition aura une saveur d’autant plus particulière. Toubleu a 17 ans. Il est donc fort probable que ces Jeux soient sa dernière grande compétition.

Mélody JohnerCavalière

La communication entre le cavalier et son cheval est essentielle. Alors, est-ce que, entre deux coups de brosse, Mélody explique à Toubleu qu’ils partent aux JO? “De part le rythme des entraînements, le cheval, là, il sait pertinemment qu’il y a quelque chose qui est de nouveau en train de se mettre en route, explique la cavalière. Il est très malin, il a suffisamment d’expérience, il sait très bien que le prochain camion qui va s’ouvrir, il va sauter dedans et il est parti pour le championnat.”

 

De “piétonne” à cavalière olympique

Il y a eu certes ce “coup de pouce du destin” qui a aidé Mélody Johner à se hisser au plus haut niveau. Mais si elle en est arrivée là, c’est aussi par sa force de caractère. Lorsqu’on lui demande quelle est sa plus belle victoire, elle n’a pas un souvenir en particulier qui ressort. “J’ai vraiment de la difficulté à répondre. Je vais être tout autant excitée de gagner une épreuve locale avec un cheval que je travaille depuis peu ou avec lequel c’est vraiment une réussite énorme d’obtenir un résultat dans une petite catégorie. Que d’être profondément touchée et émue de recevoir un appel du sélectionneur qui m’annonce qu’on retourne aux JO.” En fait, elle en veut toujours plus.

Mélody JohnerCavalière

Pour sa première participation aux JO, à Tokyo, elle a signé la meilleure performance helvétique. Cette grande compétition a-t-elle toujours été un rêve pour la cavalière ?

Mélody JohnerCavalière

Les sports équestres, ce sont des disciplines d’expérience. Les athlètes peuvent ainsi concourir à haut niveau bien plus longtemps que dans d’autres sports. Ainsi, les cavaliers que Mélody pouvait admirer lorsqu’elle était plus jeune, font maintenant partie de son entourage.

Mélody JohnerCavalière

Les premiers Jeux de la Valdo-valaisanne se sont déroulés dans un contexte particulier. Déjà, la compétition a été marquée par la pandémie, avec de nombreuses restrictions sanitaires qui ont notamment vu les épreuves se dérouler sans public.

Mais, dans les sports équestres, l’équipe de Suisse a surtout été frappée par un drame. Le cheval de Robin Godel, après avoir mal réceptionné un saut, s’était déchiré un ligament. Il avait dû être euthanasié peu de temps après. Malgré cela, qu’est-ce que Mélody Johner garde de cette expérience, qu’a-t-elle appris de cette première participation?

Mélody JohnerCavalière

Pour Paris, elle aura donc eu 3 ans de préparation avec Toubleu. Tout a été mis en place pour lui, de la stratégie aux plannings, notamment depuis les championnats d’Europe l’année dernière où il a montré avait encore envie de se battre. “C’est une pression et une tension qui, pour moi, est plus intense pour Paris que pour Tokyo.”

Le processus de qualification et de sélection pour les Jeux Olympiques est long. Il faut d’abord que la Suisse décroche son ticket, puis les athlètes qui se rendront effectivement aux Jeux sont désignés par la Fédération.

Mélody JohnerCavalière

Le “bateau des trois” dont parle la cavalière, ce sont les trois cavaliers qui prendront part à la compétition. Pour le concours complet par équipe, quatre cavaliers font le déplacement, mais l’un d’eux est un cavalier de réserve qui n’entrera en lice que si l’un de ses coéquipiers ou un autre cheval a un souci.

Après de longs jours d'attente, le choix à été fait. Sauf problème de dernière minute, Mélody Johner fera partie du trio de base.

Le concours complet se déroulera du 27 au 29 juillet dans les jardins de Versailles. Un lieu qui ravi les cavaliers. “Galoper là-bas, ça va être un truc de fou!”

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