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Lausanne

Aide à la presse: entre rêve et déception pour les journaux vaudois

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Depuis la mise sur pied du paquet d'aide vaudoise à la presse en 2020, certains journaux locaux ont néanmoins disparu (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil d'Etat vaudois doit prochainement soumettre au Grand Conseil le deuxième paquet d'aide aux médias. Dans cette optique, le président de Vaud Presse, Cédric Jotterand, tire le bilan du premier paquet et fait le point sur la situation des journaux locaux.

Le premier paquet d'aide à la presse était doté de 6,2 millions de francs sur cinq ans, de 2021 à 2026. Ses principales mesures consistent en l'insertion massive d'annonces dans les journaux locaux et régionaux (2,5 millions) et en une aide à l'innovation (1,25 million). L'éducation des jeunes aux médias afin de renforcer leur esprit critique complète le trio, avec un montant de un million.

L'insertion d'annonces de l'Etat invitant la population à se rendre aux urnes au moment des votations a constitué la mesure au plus fort impact. "Pour nous, c'était le rêve. Cela nous a amené des revenus supplémentaires qui ont compensé une partie de nos pertes au niveau publicitaire", explique Cédric Jotterand dans un entretien à Keystone-ATS. "En revanche, on espérait, peut-être naïvement, que les communications d'autres services de l'Etat suivraient, mais cet effet boule de neige ne s'est pas produit", tempère-t-il.

Le président de Vaud Presse, qui regroupe les principaux éditeurs de journaux locaux du canton, s'étonne particulièrement que les autorités n'aient pas misé pas sur ce vecteur pour diffuser leur campagne à l'occasion des élections communales de mars 2026. "Les services du canton nous ont dit ne pas avoir de budget", regrette-t-il.

"Déçu en bien"

En revanche, le volet aide à l'innovation, qui a donné naissance à la plateforme "Chek" destinée aux 17-25 ans, a positivement surpris celui qui est également rédacteur en chef du Journal de Morges. "J'ai été déçu en bien par la qualité des contenus et les revenus additionnels que cette plateforme nous amène", dit-il.

Concrètement, cette mesure donne la possibilité aux partenaires de Vaud Presse de produire jusqu'à 24 vidéos journalistiques chaque année, rémunérées 2400 francs la pièce et diffusées sur Instagram. Pour le Journal de Morges, qui sous-traite le tournage et le montage des sujets, cela représente environ 28'000 francs par an.

"Ça ne résoudra pas le problème des désabonnements ni des baisses de revenus, mais cela couvrira peut-être l'augmentation de la taxe postale. En outre, cela permet de créer auprès des jeunes de l'intérêt pour leur territoire", estime M. Jotterand.

Pas de miracle

Malgré ses vertus, le paquet vaudois d'aide à la presse n'a toutefois pas pu faire de miracles. "L'exemple de La Région est là pour nous le rappeler", souligne-t-il, en référence au journal basé à Yverdon-les-Bains, qui a fermé en juillet dernier en raison de l'augmentation des tarifs postaux et alors qu'il bénéficiait du soutien aux médias. Un nouveau média doit toutefois voir le jour en novembre.

"Il est de plus en plus difficile de convaincre les annonceurs. Pourtant l'audience reste bonne," insiste le journaliste. "Les tous-ménages sont très suivis. On le voit avec les réponses aux concours et aux réactions en cas de problème de livraison", fait-il remarquer.

Demandes de toute part

Le rédacteur en chef du Journal de Morges dit par ailleurs n'avoir jamais fait face à une telle demande de couverture de toutes parts. "Avant c'était le Conseil communal, le foot et la fanfare", caricature-t-il. "Mais depuis le Covid, il semble que tout le monde écrit des livres, bat des records, milite pour une association ou met sur pied des événements".

"Notre adresse, les gens la connaissent. Ils nous appellent parce qu'ils veulent qu'on parle d'eux, mais ces mêmes gens ont de la peine à s'abonner. Il faut qu'on parvienne à retrouver ce lien", relève encore M. Jotterand.

Car le président de Vaud Presse en est convaincu, le journal local reste le lien avec les autorités communales, dans un contexte où les habitants ne travaillent que rarement dans leur lieu de domicile. Il demeure également l'un des derniers observateurs neutres des débats politiques locaux, autrement désertés par les médias.

Cédric Jotterand se veut donc optimiste malgré tout. "Si mon téléphone ne sonnait plus tout le temps, là je me ferais du souci", conclut-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne: des super-héros investissent l'Hôpital des enfants

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Des super-héros de Marvel, ici "Batgirl", ont rendu une visite surprise mercredi aux enfants malades à l'occasion de la première année du nouvel Hôpital des enfants du CHUV à Lausanne. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les enfants hospitalisés au CHUV à Lausanne ont eu la surprise, mercredi après-midi, de voir débarquer des super-héros devant leurs fenêtres. Descendus en rappel depuis le toit, des cordistes déguisés sont venus égayer les jeunes patients à l'Hôpital des enfants.

Déguisés en héros légendaires des comics Marvel, six cordistes sont venus faire un signe, toquer à la fenêtre, puis sont entrés chacun dans une chambre. Plusieurs enfants ont ainsi pu vivre un moment magique et joyeux en compagnie de Batgirl, Batman ou encore Spiderman.

Cette animation a été organisée pour fêter la première année d'activité du nouvel Hôpital des enfants. Elle a été menée par l'entreprise VA Solutions, spécialiste des travaux en hauteur qui a proposé cette action bénévole, explique le CHUV, évoquant aussi le soutien du Kiwanis Club de Lausanne. Elle fait partie de nombreuses activités culturelles et ludiques organisées tout au long de l'année.

Pour mémoire, cet Hôpital des enfants a permis de regrouper sur un seul site la majorité des activités pédiatriques (0-18 ans), jusqu'ici réparties sur deux lieux distincts à Lausanne.

"Bilan très positif"

Le nouveau bâtiment a renforcé "la continuité des parcours de soins pour les jeunes patientes et patients tout en offrant un environnement plus cohérent et rassurant pour les familles", affirme Claire Charmet, directrice générale du CHUV citée dans un communiqué. Près de 1200 personnes travaillent sur le nouveau site.

Interrogé par Keystone-ATS, le professeur François Angoulvant tire un "bilan très positif" de cette première année. "On bénéficie d'un hôpital moderne et confortable, tant pour les patients que pour leurs familles, mais également pour les collaborateurs. Cela a permis d'améliorer notre mode de fonctionnement, en particulier sur la multidisciplinarité", résume le chef du Service de pédiatrie.

Il a pu donner quelques chiffres consolidés, mais que sur les six premiers mois depuis l'ouverture: 2600 enfants ont été hospitalisés, 3000 opérés au total, alors que 26'000 consultations ont été enregistrées. "On est au-delà de nos prévisions", précise-t-il.

Toit-terrasse

Selon le CHUV, les zones de jeux et de détente, ainsi que les banquettes transformables en lits dans les chambres, sont particulièrement appréciées des parents. En matière de soins, l'hôpital évoque notamment les six salles d'opération "équipées des dernières technologies" ou encore un appareil IRM qui permet "une imagerie non irradiante particulièrement utile et demandée en pédiatrie".

Le CHUV rappelle que le bloc opératoire a été fortement mobilisé après le drame de Crans-Montana. Il mentionne aussi une douche spécialement aménagée pour le traitement des brûlures graves.

L'hôpital vaudois fait également l'éloge du toit-terrasse de 3000 mètres carrés, un lieu de détente mais aussi espace pour accueillir des séances de physiothérapie et d'ergothérapie en plein air.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le déménagement de la RTS à l'EPFL aborde sa phase cruciale

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Une vue sur le grand hall d'entrée et d'accueil du nouveau site de production de la RTS à Lausanne-Ecublens, sur le campus de l'EPFL. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Inauguré en novembre 2025, le nouveau site de production de la RTS à Lausanne-Ecublens continue de regrouper par étapes les rédactions TV de Genève et radio de la Sallaz-Lausanne. L'actualité radio doit intégrer le site en juin et celle de la TV en novembre prochain.

Concrètement, les émissions "Forum" et "La Matinale" ainsi que les flashs d'informations prendront leurs quartiers sur le campus de l'EPFL d'ici fin juin. Quant à l'actualité télévisuelle, il faudra attendre fin novembre pour voir le "19h30" être réalisé sur le nouveau site. La rédaction des sports sera la dernière à être rapatriée, mais pas avant 2028.

Les responsables de la RTS ont fait le point mercredi sur les déménagements à venir lors d'une visite ouverte aux médias du complexe flambant neuf situé au sud du campus. Trônant entre la Tour Odyssea, reconnaissable à sa double façade vitrée et sa haute antenne, et le Rolex Learning Center, le nouveau QG de la RTS a plus ou moins la forme d'un imposant piano à queue, vu du ciel.

Quelque 950 personnes au total seront amenées à venir travailler sur le site de Lausanne-Ecublens et ses 500 places de travail, sur une surface utile de près de 25'000 m2 (y compris le parking). Conçu donc pour favoriser les échanges avec la population, le lieu accueillera des studios pour des émissions en public (musique, divertissement) et un foyer avec des espaces d'exposition et d'éducation aux médias, ainsi qu'un restaurant ouvert aux visiteurs.

Coût de 165 millions, autofinancé

"C'est le fruit de douze années de réflexion et de travail. Nos objectifs étaient de casser un système en silos, d'avoir une flexibilité totale pour les 90 prochaines années et de miser sur l'ouverture au public, le voir et être vu", a déclaré devant les médias Pascal Crittin, directeur de la RTS et membre de la direction de la SSR. "Ce nouveau site incarne le service public du futur".

"Chaque étape de la production est pensée pour être innovante, collaborative et permettre de déployer des contenus audio et vidéo de manière intégrée, tant en radio qu'en télévision et que sur le digital", a-t-il expliqué.

Le coût total du site de production de la RTS à Lausanne-Ecublens se monte à 165 millions de francs, dont 130 millions pour le seul bâtiment et son architecture extérieure et intérieure, et 35 millions pour ses équipements techniques et technologiques. Un investissement entièrement autofinancé par la vente du bâtiment de la Sallaz et de plusieurs autres locaux du parc immobilier de la RTS, mais sans compter la vente de la tour RTS à Genève.

Portes ouvertes les 30 et 31 mai

Un week-end d'ouverture au public - gratuit et sans inscriptions nécessaires - est organisé les samedi 30 mai (09h00-21h00) et dimanche 31 mai (08h30-18h00) prochains. Durant le mois de juin, la population est invitée à participer à des émissions en public, des ateliers et des visites pour continuer à découvrir le nouveau site.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

L'échange de logements, une solution face à la pénurie?

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Sur 71 ménages volontaires, septs ont trouvé une solution qui correspond à leur situation. Deux familles et deux ménages seniors ont déménagé dans un logement mieux adapté, tandis que trois autres ont bénéficié de travaux pour continuer à vivre chez eux. (image d'illustration).(© KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Face à la crise du logement, trouver un chez-soi relève parfois du parcours du combattant. La Ville de Lausanne et la Société immobilière lausannoise (SILL) ont lancé un projet pilote d’échange volontaire d’appartements en 2024. Le principe: aider les familles à trouver plus grand, et les seniors à s’installer dans des appartements plus adaptés à leur situation. Reportage.

Reportage avec deux volontaires Par Sophie Vassutine

Au total, sept ménages ont trouvé une solution qui correspond à leur situation sur les 71 ménages volontaires. Deux familles et deux ménages seniors ont déménagé dans un logement mieux adapté, tandis que trois autres ont bénéficié de travaux pour continuer à vivre chez eux. Parmi les principaux freins : l’attachement au quartier, la logistique liées au déménagement et les écarts de loyers.

L'enjeu des loyers et l'accompagnement sur mesure

Sur 71 ménages volontaires, seuls neuf seniors se sont inscrits. Au-delà de l'attachement au quartier, c’est le porte-monnaie qui bloque: beaucoup occupent leur logement depuis des décennies et bénéficient de baux inférieurs aux prix du marché. Est-ce que déménager vaut-il encore la peine pour les seniors ? Natacha Litzistorf, conseillère municipale en charge du logement à Lausanne.

Natacha LitzistorfConseillère municipale en charge du logement

Vers un «réflexe de rocade» au sein des immeubles

La phase pilote a mis en lumière la complexité des échanges directs. Pour l’avenir, la Municipalité lausannoise souhaite faire évoluer le projet vers une approche plus souple en privilégiant des propositions ciblées. Dès qu'un logement adapté se libère, la priorité serait accordée aux locataires du même immeuble ou de la même allée.

Natacha LitzistorfConseillère municipale en charge du logement

Cette gestion du parc existant s'impose comme une solution gagnant-gagnant pour l'ensemble du marché immobilier lausannois. Natacha Litzistorf,  cette démarche pourrait à terme offrir une bouffée d’oxygène aux habitants.

Natacha LitzistorfConseillère municipale en charge du logement

Fort de ce bilan qualifié comme "encourageant", la Ville de Lausanne étudie désormais la pérennisation du dispositif et prévoit d'élargir ces collaborations avec les gérances privées. Ces nouvelles mesures seront présentées prochainement au Conseil communal.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

 

 

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Lausanne

Giancarlo Sergi reprend les rênes du Centre Vaud

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L'ex-patron du basketball suisse Giancarlo Sergi est désormais le nouveau président de la section vaudoise du Centre. (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Le Centre Vaud a un nouveau président, le cinquième en trois ans. Giancarlo Sergi a été élu mardi soir lors de l'assemblée générale du parti centriste à la Tour-de-Peilz. Il succède à Michele Mossi qui assurait l'intérim depuis le retrait de Mario-Charles Pertusio.

Giancarlo Sergi est surtout une figure connue en dehors du sérail politique. Il s'agit de l'ancien président de Swiss Basketball (2014 à 2024). De 2022 à 2025, il a également été directeur général du Béjart Ballet Lausanne (BBL). Le résident d'Echichens est président du Centre pour le district de Morges depuis septembre dernier.

M. Sergi a été élu par acclamation. Il était opposé à Gabriel Mühlebach, qui a finalement retiré sa candidature, a indiqué à Keystone-ATS le président sortant.

M. Mühlebach avait été battu en juillet 2025 par M. Pertusio, alors syndic d'Eysins et président du Centre du district de Nyon. Ce dernier s'était ensuite mis en retrait pour des raisons de santé, d'où l'intérim assuré par M. Mossi.

Avant ce dernier, Ludovic Paschoud, vigneron-encaveur à Lutry, avait été élu en juin 2024 à la tête du parti, succédant à Emilio Lado, en place, lui, depuis juin 2022. M. Sergi est donc le cinquième président du Centre Vaud en trois ans.

Médias pas invités

L'assemblée générale de mardi soir n'était pas ouverte aux médias. Elle devait potentiellement aborder la situation de la conseillère d'Etat centriste Valérie Dittli. A ce stade, rien n'avait encore filtré à ce sujet.

Mme Dittli, épinglée dans plusieurs rapports et visée par une instruction pénale pour abus d'autorité, a redit il y a deux jours dans une interview au Matin Dimanche qu'elle n'entendait pas démissionner. Reste qu'elle est toujours sous pression depuis la publication en avril du rapport de l'ancien juge cantonal Jean-François Meylan.

Selon celui-ci, la ministre a bel et bien conclu un accord confidentiel avec l'ancien président de la commission foncière rurale pour qu'une plainte pénale à son encontre - pour calomnie et abus d'autorité - soit retirée, sans en avertir le Conseil d'Etat.

La convention prévoyait aussi l'octroi de 10'000 francs d'argent public au plaignant. Epinglée pour avoir menti et caché des informations, elle s'est aliéné les autres membres du gouvernement.

Résolution au Grand Conseil

Concernant les frais d'avocats à la charge de l'Etat, selon la présidente du Conseil d'Etat Christelle Luisier, le montant assumé par le canton s'élève à 79'956,85 francs. Ce montant comprend les frais du litige avec l'ancien président de la commission foncière rurale et ceux de la procédure pour abus d'autorité.

Pour rappel, le Grand Conseil vaudois a voté une résolution en avril appelant formellement la conseillère d'Etat âgée de 33 ans à démissionner. Même si le texte est avant tout symbolique, il voulait être "un message fort" pour que la ministre prenne cette décision par elle-même.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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