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Des bénévoles pour améliorer la biodiversité dans les pâturages

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Des bénévoles coupent les buissons d'aulnes qui prolifèrent dans un pâturage lors d'un camp de Pro Natura Vaud au Chalet-Vieux de Culan au-dessus des Diablerets. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Dix bénévoles se sont activés pendant six jours en août au Chalet-Vieux de Culan au-dessus des Diablerets. Ce camp de Pro Natura Vaud avait pour objectif de nettoyer les prairies des aulnes et épicéas qui ont tendance à envahir les zones de pâturages. Un moyen également pour les participants de se ressourcer loin de la civilisation.

Situé à deux bonnes heures de marche de la station des Alpes vaudoises, à 1700 mètres d'altitude, le terrain de Chalet-Vieux de Culan appartient à Pro Natura depuis 1974. L'association de protection de la nature loue depuis une dizaine d'années cette zone protégée à un paysan qui continue de l'exploiter en été, raconte Markus Arn, chef de projet chez Pro Natura Suisse et coordinateur du camp.

Pendant la semaine, les participants - cinq Alémaniques, trois Allemands et deux Romandes entre 20 et 70 ans - sont hébergés dans un dortoir de l'ancienne fromagerie d'alpage qui ne sert plus depuis 20 ans. Chacun participe aux frais à hauteur de quelque 200 francs par personne.

"Il faut s'inscrire tôt pour participer à ces camps qui connaissent un certain succès, notamment Outre-Röstigraben. La demande dépasse largement l'offre", souligne M. Arn.

Au Chalet-Vieux de Culan, l'aménagement est spartiate: un dortoir commun sous les toits, pas d'électricité, toilettes et douche "avec eau chaude" à l'extérieur. En revanche, l'équipe a la chance d'avoir une cuisinière bénévole. "Pas besoin de faire à manger après le travail", se réjouit Urs, volontaire zurichois à la retraite.

Travail de Sisyphe

Juste au-dessus du Chalet-Vieux de Culan, à côté du troupeau d'une trentaine de vaches allaitantes, de leurs petits et d'un taureau, les volontaires, bandanas ou casquettes sur la tête, sont occupés à couper les buissons d'aulnes et les sapins qui garnissent le pâturage bien pentu. "Un travail de Sisyphe", commente M. Arn.

L'aulne est un arbuste aux feuilles ovales vert foncé, qui mesure 3 à 4 mètres de haut. Il se développe à partir de 1100 mètres d'altitude et jusqu’à la limite alpine des forêts, se plaisant dans les couloirs d'avalanche et les lits des torrents, explique le responsable. Problème: il se propage à grande vitesse. Son avancée entraîne une raréfaction des plantes, insectes et oiseaux, sans compter une acidification des sols.

A la main

Dans la réserve naturelle, il s'agit de couper ces buissons à ras, parfois dans des pierriers, "une tâche pas toujours facile. Plus on le coupe jeune, mieux c'est, car avec le temps, il devient de plus en plus difficile à éliminer", note le coordinateur.

"Des chèvres sont parfois mises à contribution", ajoute-t-il. "Lorsqu'elles sont affamées, elles dévorent en effet les pousses et les écorces d’aulnes, entraînant ainsi la mort de l'arbuste. Mais il faudrait un enclos électrifié pour les cloîtrer. Ici, tout se fait donc à la main".

Peu attrayant pour le bétail

S'élançant sur les pentes abruptes ou se dispersant au bord d'un torrent, les bénévoles coupent les buissons d'aulnes au moyen de grandes et lourdes pinces. Pour débiter les épicéas isolés - qui s'entendent d'ailleurs bien avec les aulnes - ils se servent de petites scies.

"La forêt est en expansion en Suisse et les pâturages ouverts et semi-ouverts sont d'une grande importance pour un tas d'espèces animales et végétales. Les zones trop envahies par les vernes et épicéas deviennent moins attrayantes pour le bétail qui n'y broute plus. Ce travail permet d'éviter qu'ils ne se referment trop", observe Kelly Delavy, responsable des réserves naturelles auprès de Pro Natura Vaud.

Soulagement pour le paysan

L'action pour contenir l'embroussaillement sur ce pâturage est organisée depuis plus de dix ans. "Les bénévoles nous soulagent énormément de tous ces petits travaux que l'on n'a pas le temps de faire en été et qui nous incombent en automne après la désalpe", souligne Pascal Güttinger, l'agriculteur qui loue le terrain à Pro Natura Vaud et dont l'alpage principal se trouve à l'Etivaz.

"Dix fois sept à huit heures sur quatre jours (mercredi étant jour de repos), ce n'est pas rien dans une période de l'année où nous sommes très occupés", glisse-t-il.

Se vider la tête

Cindy, une jeune étudiante en géologie valaisanne, participe pour la première fois à un tel camp. Elle éprouve "une certaine satisfaction à réaliser une tâche monotone et à l'extérieur. C'est physique et cela aide à se rendre compte du quotidien d'un agriculteur", dit-elle.

Et de souligner la bonne ambiance qui règne entre les membres du groupe qui ne se connaissaient pas avant l'expérience. "Même pas besoin d'allumer son portable", sourit-elle.

"A chaque fois, le vécu s'enrichit", témoigne Marie-Andrée, la bénévole alsacienne qui prépare les repas végétariens pour toute l'équipe et qui avoue conserver quelques lardons dans la réserve. Habituée de ces camps, elle se dit emballée par "ce mode de vie spartiate, loin de la civilisation".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La Ville absorbe les équipes de la Fondation ABS

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La Fondation ABS gère notamment l'espace de consommation sécurisé du Vallon (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Ville de Lausanne va reprendre le personnel et les prestations fournies par la Fondation ABS (Accueil à bas seuil) au 1er janvier 2027. La Municipalité entend ainsi pérenniser l'action de cette institution spécialisée dans la réduction des risques et l'aide à la survie des personnes toxicomanes.

"Ces dernières années, la problématique de la consommation de drogues dans l'espace public s'est fortement péjorée, en lien notamment avec l'arrivée du crack, l'augmentation des besoins d'accompagnement et la complexification des profils des bénéficiaires", écrit la Ville mardi dans un communiqué. "A cela se sont ajoutées des difficultés de gouvernance (...) notamment dans la gestion financière et du personnel".

Le Conseil de fondation avait demandé à l'été 2025 le soutien de la Ville et du Canton, ses deux principaux fournisseurs de subventions, à hauteur respectivement de 2,4 et 1,75 millions de francs. Malgré la mise sur pied d'une task force pour assurer les prestations et la conduite des équipes en s'appuyant sur une direction transitoire, l'intégration au sein de la Ville est apparue comme la meilleure solution, poursuit le document.

Une nouvelle direction transitoire accompagnera les équipes jusqu'à l'intégration au sein de la Ville de Lausanne. Celle-ci "assurera également la continuité des prestations, tout en tenant compte du contexte financier difficile".

La Fondation ABS a été créée en 1999. Elle gère actuellement Le Passage, l'espace de consommation sécurisé du Vallon et son antenne à La Riponne. Elle compte une quarantaine de collaboratrices et collaborateurs qui représentent 23,4 équivalents plein temps.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Energie: 13 millions pour les bâtiments communaux vaudois

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Le crédit voté mardi au Grand Conseil vise notamment à permettre aux écoles de s'adapter aux changements climatiques (image symbolique). (© KEYSTONE/DPA/SEBASTIAN WILLNOW)

Le Grand Conseil vaudois a plébiscité mardi une nouvelle enveloppe pour réduire la consommation énergétique de bâtiments communaux et adapter les écoles aux changements climatiques. Ce crédit de 13 millions de francs prévoit différents types de subventions.

Un premier volet de ce crédit vise à stimuler la rénovation énergétique des bâtiments appartenant aux communes, quelles que soient leurs affectations (administrative, habitation ou scolaire).

Un second volet s'adresse uniquement aux bâtiments scolaires afin qu'ils s'adaptent aux changements climatiques, et plus particulièrement aux îlots de chaleur. Les subventions du Canton permettront des mesures pour la végétalisation des cours d'école, la protection solaire des préaux ou encore la récupération des eaux de pluie.

Les députés ont réservé mardi un très bon accueil à ce crédit, qui offrira un soutien "concret et incitatif" aux communes et permettra de mobiliser des financements fédéraux. Il profitera particulièrement aux petites communes qui n'ont pas les ressources pour mener à bien ces rénovations.

En vote final, le Grand Conseil a soutenu ce crédit par 118 voix, contre une abstention et aucun refus.

A noter que sur l'ensemble du parc immobilier vaudois, environ 700 à 800 bâtiments communaux doivent être prioritairement assainis selon les nouvelles normes, a relevé le Conseil d'Etat. De plus, environ 1500 bâtiments communaux, actuellement chauffés aux énergies fossiles, devront se tourner vers les énergies renouvelables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne atteint son objectif de visibilisation des femmes

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Entre 2022 et le 1er octobre 2026, 28 lieux lausannois auront été baptisés ou rebaptisés en l'honneur d'une pionnière (image prétexte). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Dès le 1er octobre prochain, la Ville de Lausanne baptisera ou rebaptisera trois nouveaux lieux en l'honneur de femmes remarquables. Quatre autres lieux recevront prochainement le nom d'une pionnière dans les futurs écoquartiers des Prés-de-Vidy et des Plaines-du-Loup 2. La Municipalité atteint ainsi son objectif de début de législature visant à honorer 30 femmes dans l'espace public.

"Les femmes comme les hommes ont forgé l'histoire, mais les contributions de celles-ci ont bien trop souvent été invisibilisées, puis oubliées. Aujourd'hui, nous leur rendons la place qu'elles méritent aux côtés de leurs contemporains masculins", a déclaré la municipale lausannoise en charge de l'égalité, Florence Germond, citée mardi dans un communiqué de la Ville.

Ainsi, dès le 1er octobre prochain, l'ancien Parc Pré-des-Casernes deviendra Parc Anne-Cunéo du nom de cette figure de la littérature romande contemporaine. Une placette anonyme sous l'église du Valentin deviendra Placette Marie-Eléonore-d'Olcah, en l'honneur de cette croyante engagée dans le rétablissement du culte catholique, tandis qu'une place proche de la rue Centrale deviendra la "Place des Artisanes" en mémoire de ces femmes présentes dans le quartier du Rôtillon depuis le bas Moyen Âge.

Journée festive

Entre 2022 et le 1er mars 2026, 23 personnalités féminines qui ont contribué à forger l'histoire de Lausanne, ont donné leur nom à un lieu de la Ville, rappelle la Municipalité. A ces hommages, s’ajoutent la place des Pionnières et celle des Lavandières qui mettent en lumière des groupes de femmes.

La population est invitée à célébrer ce jalon étape lors d'un apéritif le samedi 9 mai. A cette occasion, deux balades emmèneront le public sur les traces des "femmes qui ont fait Lausanne".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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UNIL: un duo féminin pour succéder au professeur Coukos

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La direction du Département d'oncologie fondamentale sera 100% féminine (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Deux femmes dirigeront le Département d'oncologie fondamentale (DOF) de l'Université de Lausanne (UNIL): les professeures Tatiana V. Petrova, directrice, et Johanna A. Joyce, co-directrice, auront pour mission de développer des programmes de recherche de pointe, renforcer les collaborations et soutenir les chercheurs à toutes les étapes de leur carrière.

Les deux scientifiques sont actuellement professeures ordinaires d'oncologie à l'UNIL. Experte en biologie vasculaire, Tatiana Petrova était auparavant directrice adjointe à la recherche au DOF. Elle dirige le Laboratoire de biologie vasculaire et tumorale, rappelle l'Université de Lausanne.

Johanna A. Joyce, qui est membre du Ludwig Institute for cancer research, est une chercheuse de renommée mondiale en biologie du cancer. Elle dirige le Laboratoire du microenvironnement tumoral.

Le duo succède au professeur George Coukos qui est récemment rentré aux Etats-Unis pour diriger le Laboratoire Ludwig de thérapie cellulaire à Weill Cornell Medicine. Le lancement de ce laboratoire "renforce l'engagement de l'Institut dans le domaine des thérapies cellulaires de nouvelle génération et intègre la recherche fondamentale à la recherche clinique au sein d'un établissement médical de premier plan", annonçait l'Institut en février dernier.

En 2012, l'arrivée du professeur Coukos à Lausanne avait été annoncée en grande pompe. Décrit comme une figure majeure de l'immunothérapie du cancer, il prenait la tête du nouveau Département d'oncologie CHUV-UNIL.

L'automne dernier, cette entité a été scindée en deux: le CHUV dispose désormais d'un Département d'oncologie clinique, dirigé par la professeure Solange Peters. L'UNIL, de son côté, a son Département d'oncologie fondamentale (DOF), piloté dans un premier temps par le professeur Coukos et désormais par le duo constitué des professeures Tatiana V. Petrova et Johanna A. Joyce.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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