Lausanne
Facture sociale: nouvelle fronde contre le Canton avec 37 recours
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La répartition de la facture sociale entre les communes et le Canton de Vaud essuie une nouvelle fronde. Au moins 37 d'entre elles vont faire recours auprès du Tribunal cantonal contre le décompte 2021, soit environ une sur dix, essentiellement situées sur l'Arc lémanique et surtout sur la Côte.
"Jusqu'ici 37 communes ont rejoint le mouvement de contestation. Il n'est pas impossible qu'il y en ait quelques-unes de plus", a indiqué vendredi à Keystone-ATS Michel Buttin, président de l'Association de communes vaudoises (AdCV), qui représente quelque 70 communes parfois qualifiées de "riches", confirmant une information de 24 Heures. "Les recours seront déposés ces prochaines semaines auprès de la Cour de droit administratif et public (CDAP)", précise-t-il.
Ce n'est pas la première fois que des communes se rebellent contre la facture sociale. Le décompte de 2019 avait été attaqué par treize localités et celui de 2020 par onze. Elles avaient aussi déposé leur recours auprès de la CDAP.
Dans son jugement du 10 décembre dernier, le Tribunal cantonal avait donné raison à l'Etat dans le premier cas. Il avait toutefois relevé "des dysfonctionnements du système péréquatif cantonal".
"Le système légal actuel n'est pas adéquat et entraîne des résultats qui ne sont conformes ni à l'autonomie communale ni au principe de proportionnalité", avait en effet reconnu la Cour. En clair: les juges cantonaux suggéraient un changement de loi pour une "question qui est politique", affirmant donc ne pas pouvoir trancher eux-mêmes sur ce dossier.
Recours pendant au TF
Les treize communes - Pully, Crans, Founex, Chéserex, Rolle, Gingins, Echandens, Arzier-Le Muids, Borex, Mies, Paudex, Coppet et Vaux-sur-Morges - avaient ensuite déposé fin janvier un recours auprès du Tribunal fédéral (TF). La décision est toujours attendue. Dans la deuxième affaire, le verdict du Tribunal cantonal n'a, lui, pas encore été rendu.
M. Buttin explique le triplement de communes faisant recours cette année par le succès des deuxièmes Assises de la facture sociale en mai dernier, incitant de nouvelles localités à rejoindre la démarche d'une action en justice. Une centaine de communes y avaient pris part.
C'est l'AdCV qui avait quitté à l'époque la table des négociations Canton-communes ayant débouché en été 2020 sur un accord avec la principale faîtière de l'Union des communes vaudoises (UCV). "Nous sommes la seule faîtière à se battre encore sur ce dossier. On n'est pas muselé", relève M. Buttin.
Selon l'accord, la part communale doit descendre au plus tard en 2028 à 36,7% de la facture sociale, contre environ 50% aujourd'hui. Pour les communes contestataires, principalement de l'AdCV, ce rééquilibrage avait été jugé trop tardif. Quant au montant annuel de 150 millions de francs que versera le canton aux communes, il est jugé insuffisant par ces mêmes communes.
Votation populaire ou contre-projet?
Interrogée dans le 24 Heures, la conseillère d'Etat en charge de ce dossier, Christelle Luisier, affirme qu'il y a "une nécessité à agir. Il s'agit d'une priorité de la nouvelle législature".
La présidente du gouvernement constate "qu'il existe des divergences entre les communes et que nous devons trouver un consensus qui soit satisfaisant pour toutes. Nous espérons arriver à un accord avec les associations de communes d'ici à l'été 2023".
La contestation est aussi venue de deux députés PLR qui avaient lancé mi-septembre 2020 l'initiative populaire "SOS Communes", déposée et validée en juin 2021. Celle-ci demande que le canton reprenne à sa charge l'entier de la facture sociale, qui comprend notamment le revenu d'insertion, les subsides maladie, les bourses ou les aides à l'hébergement. En contrepartie, les communes basculeraient quinze points d'impôts au canton.
Le Conseil d'Etat a deux ans pour soumettre le texte à votation populaire ou alors pour proposer un contre-projet législatif. Un éventuel scrutin n'est pas envisagé avant 2023.
A noter qu'une réforme de la péréquation intercommunale (mécanisme de solidarité entre les communes, calculé notamment sur leur potentiel fiscal) est aussi parallèlement en cours.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le cinéma germanophone s'invite en terres vaudoises
La huitième édition du Filmfest, consacré au cinéma germanophone contemporain, revient à Lausanne du 27 au 31 janvier prochain. La programmation, qui compte huit films, se déploie en deux volets, l'un destiné au grand public, l'autre aux élèves du secondaire II.
Le volet scolaire a pour objectif de "lier apprentissage de l'allemand, plaisir et culture", écrivent les organisateurs mardi dans un communiqué. Les trois films qui le composent, - "Jenseits der blauen Grenze" de Sarah Neumann, "Heldin" de Petra Volpe et "22 Bahnen" de Mia Maariel Meyer seront projetés à Lausanne, Yverdon et Vevey. Plus de 3000 élèves des gymnases, écoles professionnelles et écoles privées du canton y assisteront.
Le programme public compte cinq films. "Was Marielle weiss", de Frédéric Hambalek sera projeté en ouverture et en première suisse au cinéma Capitole à Lausanne. Les films "Miroirs no.3" de Christian Petzold, "Friedas Fall" de Maria Brendle, "Stiller" de Stefan Haupt et "How to be Normal and the Oddness of the Other World" de Florian Pochlatko seront quant à eux à voir à la salle du Cinématographe, au casino de Montbenon.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Roger Nordmann entend "sortir le canton de l'ornière"
Le socialiste Roger Nordmann a lancé officiellement lundi sa campagne pour l'élection complémentaire au Conseil d'Etat vaudois le 8 mars. Il mise sur le thème du "rétablissement du bien commun" pour remporter le siège laissé vacant par Rebecca Ruiz.
"Actuellement, le canton de Vaud fait face à une quadruple crise: institutionnelle, financière, de confiance, ainsi qu'une crise due à l'absence de perspectives d'avenir", a dit l'ancien conseiller national devant les médias à Lausanne. Sa solution consiste à "remettre l'intérêt général au premier plan".
Pour cela, le Lausannois entend rétablir le dialogue entre les partis et retrouver la "culture du compromis". Il mise sur la maîtrise des coûts de la santé et le refus de l'initiative fiscale des 12% pour rétablir l'équilibre financier, et préconise le développement de grands projets mobilisateurs pour permettre à la population de se projeter dans l'avenir et lui redonner confiance.
"Dans cet esprit constructif de rétablissement du bien commun, je dépose ma candidature" a-t-il conclu.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Journée du papet dans onze villes vaudoises samedi
Poireau, pomme de terre et saucisse aux choux: GastroVaud va servir samedi prochain à midi du papet vaudois sur les places de dix villes du canton. La dégustation est offerte aux passants gourmands à l'occasion de l'Indépendance vaudoise, fêtée le 24 janvier. A Lausanne, elle se déroulera le vendredi 23 janvier.
L'action est organisée en collaboration avec l'Association Charcuterie vaudoise IGP et la Fédération vaudoise des producteurs de légumes. La première met à disposition 2000 boucles de saucisses aux choux, la seconde 950 kilos de poireau.
Initiée en 2017, à l'occasion des 125 ans de GastroVaud, la démarche permet de valoriser les traditions culinaires et les produits du canton de Vaud. En 2025, plus de 3000 personnes y avaient participé. Cette année, les organisateurs attendent au moins 4000 personnes.
La distribution se fera sous des tentes, dès 12h00 jusqu'à épuisement. "Attention, premiers arrivés, premiers servis", prévient GastroVaud dans son communiqué.
Les restaurateurs seront présents à Lausanne (Palud), Echallens (salle du château), Yverdon-les-Bains (place Pestalozzi), Morges (Hôtel-de-Ville), Nyon (place Bel-Air), Vevey (devant le centre Manor), Moudon (salle de la Douane), Aigle (place du Marché), Oron-la-Ville (marché). Château-d'Oex (Grand-Rue) s'y associe également, mais dès 18h00.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Echafaudage effondré à Prilly: un rapport dénonce de gros défauts
Un rapport d'expertise dénonce d'importants défauts dans l'échafaudage qui s'était effondré en juillet 2024 à Prilly (VD), dans l'ouest lausannois. L'accident avait fait trois morts et plusieurs personnes avaient été blessées, certaines grièvement.
Le Ministère public vaudois a indiqué jeudi après-midi à Keystone-ATS "avoir réceptionné le rapport d'expertise indépendante et décidé ce jour de la verser au dossier", confirmant ainsi une information de la RTS. "Ce document conclut notamment à des défauts dans la conception et la construction de l'échafaudage", écrit le porte-parole du Ministère public Vincent Derouand.
"Les parties à la procédure ont été informées et invitées à se déterminer dans un délai d'un mois. L'instruction suit son cours et de nouvelles auditions vont intervenir", est-il encore ajouté. En l'état, le Ministère public ne fera aucun autre commentaire.
Le rapport d'expertise effectué par un bureau d'ingénieurs de Montreux a été remis en fin d'année passée au Ministère public, précise juste le porte-parole.
Normes pas respectées
Selon des extraits du rapport d'expertise cité en surimpression sur le site de la RTS, "l'échafaudage qui s'est effondré ne respectait absolument pas les normes en vigueur ni les règles de l'art ni encore les prescriptions des fournisseurs". "Il souffrait de défauts de conception, de dimensionnement et de réalisation".
"Le sous-dimensionnement était tel qu'il n'y avait pas de nécessité de disposer de compétences d'ingénierie spécifiques pour se rendre compte qu'il y avait un potentiel grave problème", selon ces mêmes extraits.
"En raison de ses défauts de conception, la structure était vulnérable à toute perturbation, même minime, comme des conditions météorologiques ou des mouvements sur le chantier. Cela signifie que l'effondrement pouvait être déclenché par n'importe quel événement anodin", toujours selon des extraits cités par la RTS.
L'avocat de l'épouse d'un ouvrier décédé, Loïc Parein, affirme que ce rapport constitue un "tournant" dans la procédure après un rapport qui conclut que l'accident était "évitable". Celui-ci exclut tout problème qui serait indissociable de n'importe quel échafaudage de même que des causes naturelles, dit-il.
"Une pluralité de personnes devra répondre aux questions du Ministère public", du maître d'ouvrage au consortium en passant par la société de sécurité et les sous-traitants, a-t-il affirmé lors de l'émission Forum de la RTS. Selon lui, il faut s'attendre à un "procès de la démesure de certains chantiers".
Enorme émotion
L'accident s'était produit le vendredi 12 juillet 2024 à Prilly. L'échafaudage de 60 mètres de haut, dressé sur la façade nord de la tour de Malley Phare, s'était effondré en pleine matinée. Le bilan définitif faisait état de trois personnes décédées, cinq blessés graves et six blessés légers.
L'accident avait causé une énorme émotion dans la région et au-delà. Près de 600 personnes avaient participé le 15 juillet à une cérémonie commémorative près du chantier. De nombreux ouvriers avaient participé à cet hommage.
Le chantier a repris
Cet accident avait interrogé la double casquette de la Suva, à la fois maître d'ouvrage à Malley Phare et organe suisse de contrôle des chantiers. Elle a toutefois toujours assuré qu'elle avait surveillé ce chantier comme n'importe quel autre.
La reconstruction de l'échafaudage avait démarré à la fin janvier 2025, soit six mois après l'accident, puis la reprise complète du chantier par la suite. Des précautions particulières ont été prises en matière de sécurité.
La Suva citait la mise en place d'une "triple expertise" pour planifier la reconstruction de l'échafaudage. Trois spécialistes ont ainsi été mandatés par la société qui monte l'échafaudage, l'entreprise totale (responsable de l'ensemble des travaux) et la Suva elle-même en tant que maître d'ouvrage. Puis, l'installation une fois reconstruite, la structure a été vérifiée par deux experts avant sa mise en service.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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