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Lausanne a enregistré 363 affaires de violences domestiques en 2023

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Albane Bruigom a présenté aux médias les chiffres de la violence domestique et du harcèlement de rue à Lausanne. Elle était accompagnée du Commandant de la Police municipale de Lausanne, Olivier Botteron et du conseiller municipal Pierre-Antoine Hildbrand (de g. à d.). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Police municipale de Lausanne a enregistré 363 affaires de violences domestiques en 2023. Parmi celles-ci, un féminicide est à déplorer, le premier depuis 2017. La plateforme "harcèlement de rue" a, elle, comptabilisé 921 signalements depuis sa création en 2019.

Au total, les 363 affaires de violences domestiques représentaient 737 infractions. "En moyenne, on compte 2,03 infractions par affaire. C'est un taux stable par rapport aux années précédentes", a affirmé mardi Albane Bruigom, cheffe de l'Unité spéciale pour la prise en charge des victimes, lors de la présentation aux médias du bilan 2024 des violences domestiques et du harcèlement dans l'espace public.

Les violences domestiques ont donné lieu à 53 mesures d'expulsion du domicile en 2023, contre 49 en 2022. Le pourcentage d'affaires ayant abouti à une expulsion était de 17,3% en 2023 contre 14,2% l'année précédente. "L'expulsion n'est pas toujours possible, car les personnes en cause ne partagent pas forcément le même domicile", a fait remarquer Mme Bruigom.

80% des victimes sont des femmes

Pas moins de 408 victimes de violences domestiques et de litiges au sein du couple ont fait l'objet d'un suivi de l'unité d'Albane Bruigom entre juin 2023 et octobre 2024. Dans 82% des cas, il s'agissait d'une femme. Environ 25% d'entre elles ont bénéficié d'un second suivi.

"Ce travail de suivi des victimes, c'est presque un particularisme lausannois. On veut s'assurer que la personne s'adresse aux bons organismes et qu'elle ne soit pas oubliée dans les procédures", a souligné le Commandant de la Police municipale de Lausanne, Olivier Botteron.

Harcèlement: des hommes à plus de 90%

Quelque 921 cas de harcèlement de rue ont été signalés sur la plateforme dédiée entre novembre 2019 et octobre 2024. La victime a fait elle-même le signalement dans plus de trois quarts des cas (704), tandis qu'un témoin s'en est chargé dans 175 cas. Près de la moitié des signalements était le fait de personnes entre 21 et 30 ans. La tranche d'âge 11-20 ans a effectué près de 20% des signalements, à parts égales avec celle des 31-40 ans.

Sur les 794 victimes de harcèlement de rue, 576 étaient des femmes, 77 des hommes, et 36 étaient identifiées comme trans, queer ou en questionnement. Dans l'écrasante majorité des cas, les auteurs étaient des hommes seuls (552) ou un groupe d'hommes (289 cas).

Les 921 signalements rapportaient un total de 1747 actes. Les "regards insistants" revenaient le plus fréquemment (403), suivis des "remarques/insultes à caractère sexuel/sexiste" (345), et le fait d'avoir été suivi (254). La majorité des faits signalés ont eu lieu dans la rue (566) ou dans les transports publics (171).

Espace pour les victimes déplacé

Une campagne de prévention contre le harcèlement dans l'espace public a eu lieu durant l'été 2024. Elle sera reconduite au printemps 2025. "Ces campagnes ont un impact direct sur les signalements", a déclaré Pierre-Antoine Hildbrand, municipal en charge de la sécurité et de l'économie, également présent mardi.

A noter encore que depuis le début du mois de novembre, l'espace dédié à l'accueil des victimes a été déplacé du sud de la ville au centre-ville. "Il s'agit d'un endroit neutre et convivial, au coeur d'un lieu de vie, pas estampillé police et accessible aux personnes à mobilité réduite", a relevé Olivier Botteron.

La police rappelle encore qu'en cas d'urgence, il convient d'appeler le 117. La police interviendra alors pour interpeller les auteurs de violence et les déférer à la justice.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Nouvelle extension pour le Collège de Béthusy à Lausanne

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Le collège de Béthusy à Lausanne bénéficiera d'une extension (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le concours pour l'extension du collège primaire et secondaire de Béthusy à Lausanne a été remporté par le projet Tetris du bureau d'architecte Mann & Capua Mann Architectes Sàrl. Cette nouvelle étape, qui s'ajoute à la création d'un bâtiment de 16 classes en 2021, prévoit la construction de deux salles de gymnastique, l'agrandissement de la bibliothèque et la création d'un accueil parascolaire.

Le projet Tetris propose une intervention "architecturale ciblée" avec deux constructions au nord (équipements sportifs) et au sud (bibliothèque et parascolaire) du site, indique mardi la Ville de Lausanne. Le démarrage du chantier est prévu en 2028.

"Le jury a souligné la qualité de l'insertion dans le tissu bâti existant, la porosité des accès ainsi que la préservation du patrimoine arboré", précise le communiqué. Le projet complète un ensemble scolaire dont les premiers bâtiments, construits en 1937, sont inscrits en note 2 au recensement des monuments et sites du canton de Vaud.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La croissance du PIB vaudois devrait chuter cette année

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La croissance du PIB vaudois devrait s'afficher en recul à 0,7% cette année (photo d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Après une hausse estimée à 2,2% en 2025, la croissance du PIB vaudois devrait se tasser à 0,7% cette année, alors qu'une augmentation de 1,1% était attendue jusqu'ici. La commission Conjoncture vaudoise s'attend toutefois à un regain à 1,6% en 2027, même si le degré d'incertitude est jugé "très élevé".

"L'économie du canton traverse une période de perturbations liées au changement de cap de la politique commerciale américaine", écrit mardi la commission Conjoncture vaudoise dans un communiqué. Comme facteurs de risque, elle cite la situation géopolitique, mais aussi l'endettement de certains pays ou l'évolution du cours du franc.

Les prévisions par branche sont ainsi à considérer "avec prudence". La commission relève toutefois certaines tendances, et notamment "la robustesse de la demande intérieure." Le commerce de gros et de détail pourrait connaître une forte croissance (plus de 2%) cette année, comme en 2025. Une "forte croissance" est également attendue dans les services aux entreprises et les activités immobilières.

En revanche, "une croissance modérée" se profile pour la construction, les services financiers et dans les services publics et parapublics, après une forte croissance en 2025. La chimie-pharma pourrait aussi ralentir avec une "forte baisse" (plus de -2%) de l'activité en 2026, alors que le secteur avait affiché une croissance l'an dernier.

Quatre fois par année

Dans l'industrie des machines et l'horlogerie, une baisse modérée (entre -0,5% et -2%) se dessine après une année de stagnation. Les transports et les communications pourraient aussi connaître une forte baisse en 2026. Quant à l'hôtellerie-restauration, les prévisions vont dans le sens d'une stagnation.

Au niveau suisse, le Seco table sur une croissance de 1,4% en 2025, un ralentissement à 1,1% cette année et une embellie à 1,7% en 2027.

Publiées quatre fois par année, les prévisions du PIB vaudois sont élaborées par la commission Conjoncture vaudoise, un partenariat entre l'Etat de Vaud, la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI), la Banque cantonale vaudoise (BCV) et les principales associations de branches du canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

La langue de Goethe à la portée des élèves vaudois

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La salle de cinéma du Capitole, à Lausanne © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

La huitième édition du Filmfest, consacré au cinéma germanophone contemporain, se déroule à Lausanne du 27 au 31 janvier. Déployé en deux programmes, ce festival permet notamment aux élèves d'apprendre l'allemand sous un autre angle.

Lier l'apprentissage de l'allemand au plaisir et à la culture. C'est le concept du Filmfest, de retour ce mardi dans la capitale vaudoise. Ce festival contient deux volets. Son programme principal, destiné aux élèves du Secondaire II, propose aux jeunes Romands de visionner des projections germanophones, afin de se familiariser avec la langue de l'allemand de façon plus ludique et culturelle.

Eric FluryPrésident du Filmfest

Le volet scolaire est composé de trois films: "Jenseits der blauen Grenze" de Sarah Neumann, "Heldin" de Petra Volpe et "22 Bahnen" de Mia Maariel Meyer. Tous seront projetés au Capitole, à Lausanne. Le premier sera également présenté à Yverdon et Vevey.

Chaque film est accompagné d’un dossier pédagogique, pour que les enseignants et les élèves puissent les préparer. À l’issue des séances, des échanges sont prévus entre les élèves, les acteurs, les réalisateurs et autres intervenants liés au film. Cette approche se veut additionnelle à l'apprentissage classique de l'allemand à l'école.

Eric FluryPrésident du Filmfest

Plus de 3000 élèves des gymnases, écoles professionnelles et écoles privées du canton de Vaud assisteront à ces projections.

L'autre programme du Filmfest propose un volet public. "Was Marielle weiss", de Frédéric Hambalek sera projeté en ouverture et en première suisse au Capitole. Les films "Miroirs no.3" de Christian Petzold, "Friedas Fall" de Maria Brendle, "Stiller" de Stefan Haupt et "How to be Normal and the Oddness of the Other World" de Florian Pochlatko seront quant à eux à voir à la salle du Cinématographe, au casino de Montbenon.

Cette démarche entend rapprocher la Suisse romande de la culture germanophone.

Eric FluryPrésident du Filmfest

Le Filmfest s'adresse aussi aux élèves du Secondaire I et sera proposé dans d'autres cantons romands, d'ici le mois de mars. Au total, plus de 10’000 jeunes pourront suivre cette expérience.

Avec Keystone ats

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Lausanne

Les gouvernements romands contre la baisse de la redevance SSR

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Le ministre du canton du Jura Stéphane Theurillat, la conseillère d'Etat genevoise Nathalie Fontanet et la présidente du Conseil d'Etat vaudois Christelle Luisier Brodard (de g. à d.) ont dit la ferme opposition des gouvernements de Suisse occidentale à l'initiative "200 francs, ça suffit!". (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les gouvernements cantonaux de Suisse occidentale se disent fermement opposés à l'initiative "200 francs ça suffit!", visant à réduire le montant de la redevance SSR. Ils craignent des conséquences disproportionnées pour les minorités linguistiques.

La SSR est un "vecteur général de cohésion nationale et de diversité culturelle", elle "ne se limite pas à de la production d'informations, mais construit des ponts entre les régions, les cantons, avec les Suisses de l'étranger et à l'international", a déclaré la conseillère d'Etat genevoise, Nathalie Fontanet, lundi, devant les médias à Lausanne.

L'élue PLR était accompagnée de la présidente du Conseil d'Etat vaudois, Christelle Luisier Brodard, et du ministre jurassien Stéphane Theurillat, tous trois membres de la Conférence des Gouvernements de Suisse occidentale (CGSO).

Au nom de cet organe qui réunit les cantons de Berne, Fribourg, Genève, Jura, Neuchâtel, Vaud et Valais, ils ont dit redouter les conséquences de l'initiative sur les emplois et l'économie de la Suisse occidentale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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