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Lausanne

Le dispositif a enregistré 400 cas d'harcèlement de rue signalés en un an

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Pierre-Antoine Hildbrand, municipal de la Sécurité à Lausanne, a lancé un projet-pilote de signalement du harcèlement de rue, dont un bilan intermédiaire a été tiré après un an. (Image d'archives ©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La Ville de Lausanne tire un bilan intermédiaire, un an après la mise en place de son projet pilote contre le harcèlement de rue. Le signalement de ce type de situation trouve visiblement son public avec près de 400 cas rapportés. Un bilan global sera publié en 2021 avant de poursuivre l'expérience et de l'adapter.

Depuis plus d’une année, les victimes et les témoins peuvent signaler le harcèlement de rue directement aux autorités, de manière anonyme et en toute confidentialité, par le biais de l’application mobile ou le site web de la Ville. Chaque signalement est traité par une personne spécialisée rattachée à l’Observatoire de la sécurité, avec qui un entretien peut être demandé, rappelle la Ville mercredi dans un communiqué.

Parmi les 394 cas de harcèlement de rue rapportés, 33 entretiens ont ainsi été menés avec des victimes et témoins. Cela leur a permis de demander des conseils, d’être orientés, de s’exprimer et d’être écoutés sur ces situations, qui peuvent avoir un impact durable sur les personnes visées.

"Les retours sont très positifs. Ils montrent bien l'importance pour les victimes de pouvoir verbaliser et d'être entendues par une oreille attentive au phénomène", a commenté Pierre-Antoine Hildbrand, municipal lausannois de la Sécurité.

Surtout dans la rue

Globalement, trois quarts des cas sont rapportés par des victimes, le reste étant signalé par des témoins, mais aussi par des proches. Sans surprise, ce sont les femmes qui rapportent plus de trois quarts des cas aux autorités.

Les témoignages recueillis font état de problèmes en majorité les soirs de fin de semaine, mais des signalements sont effectués tous les jours et à presque toutes les heures. Dans près de 60% des cas, les faits rapportés se sont produits dans la rue, et dans les transports publics (20%).

Les trois types d’actes les plus fréquemment relevés dans les signalements sont les regards insistants (24%). Ils sont suivis des remarques et insultes à caractère sexuel/sexiste (21%), ainsi que le fait d’avoir été suivi (14%). Par ailleurs, 24 situations relèvent d’actes manifestement lesbophobes, homophobes ou transphobes.

Expérience adaptée

Un bilan global de cette prestation pilote, basé notamment sur une évaluation externe, sera publié à fin 2021. Le projet est par ailleurs accompagné par un groupe d’experts issus de divers domaines (égalité entre les femmes et les hommes, établissements publics, racisme, addictions, jeunesse, associations LGBTIQ+, spécialistes de l’aménagement et transports publics notamment).

L’ensemble des données à disposition permettra d’évaluer l’opportunité de poursuivre l’expérience, et de l’adapter. En outre, début 2021, la Municipalité proposera un plan d’action pour lutter contre les discriminations visant les personnes LGBTIQ+, ces dernières étant particulièrement exposées au harcèlement de rue.

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Lausanne

Lausanne: ballottage général - les cinq candidats sortants en tête

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Les deux sortants socialistes Grégoire Junod et Emilie Moeschler (à gauche) terminent en tête du 1er tour de l'élection à la Municipalité de Lausanne. Le nouveau venu Julien Eggenberger (à droite) se place en 6e position. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le 1er tour de l'élection à la Municipalité de Lausanne s'est terminé dimanche sur un ballottage général. Les cinq sortants - le syndic Grégoire Junod en tête - se placent à l'avant. La nouvelle venue PLR Mathilde Maillard grille la politesse au popiste Xavier Roth.

Les deux socialistes Grégoire Junod et Emilie Moeschler ont récolté respectivement 43,3% (16'425) et 42,82% (16'246) des suffrages. Les deux écologistes Natacha Litzistorf et Xavier Company suivent avec 41,62% (15'789) et 41,41% (15'710). Le sortant PLR Pierre-Antoine Hildbrand réunit, lui, 38,99% des voix (14'792).

Le troisième candidat socialiste de l'alliance rose-rouge-verte Julien Eggenberger (36,53%) se place en 6e position, devant la PLR Mathilde Maillard (35,23%) et le nouveau candidat du POP Xavier Roth (32,37%). L'autre nouvelle venue PLR, Marlène Bérard, suit en 9e position (30,89%).

Derrière et distancé, deux UDC arrivent en 10e et 11e place, respectivement Fabrice Moscheni (21,81%) et Patrizia Mori (21,48%), puis une candidate de la gauche radicale, Léonie Kovaliv (21,03%). Au total, 22 candidats s'étaient lancés dans la course pour ce premier tour à l'exécutif lausannois.

Personne n'ayant obtenu la majorité absolue, un second tour est donc nécessaire, prévu le 29 mars prochain. Le taux de participation est de 41,17%.

"Possibilité de changement"

Pour Pierre-Antoine Hildbrand, ces résultats montrent qu'il existe "une possibilité d'un changement" au sein d'une Municipalité archi dominée par la gauche depuis des années. Sa colistière Mathilde Maillard s'est réjouie du résultat global du trio PLR, lequel est parvenu à "s'immiscer dans le bloc de gauche".

Rien n'est encore joué, mais "c'est une première étape qui a été amorcée avec succès", a-t-elle ajouté. Selon elle, "c'est la preuve que la population lausannoise veut des changements".

La gauche règne en effet sur l'exécutif lausannois avec six élus sur sept sièges depuis maintenant 20 ans: trois socialistes, deux Vert-e-s et un représentant du Parti ouvrier populaire (POP). Après une tentative des écologistes de partir seuls au premier tour il y a cinq ans, la traditionnelle et éprouvée alliance rose-rouge-verte a été reconduite cette année sous le nom de "l'alliance pour Lausanne".

Confiance intacte

Grégoire Junod s'est dit "content" des résultats, surtout après une "grosse année", notamment marquée par les problèmes à la police municipale. "On voit que la population manifeste toujours sa confiance", s'est-il félicité. Le syndic dit vouloir partir avec la même stratégie d'alliance rose-rouge-verte pour le second tour.

De son côté, Xavier Roth est "satisfait" de sa 8e place. "Je suis en embuscade et ça me convient bien". La gauche radicale a gagné six sièges au Conseil communal (de 13 à 19). Le POP mérite donc sa place à l'exécutif, selon lui.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Conseil d'Etat VD: Jean-François Thuillard en tête au 1er tour

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Le candidat UDC Jean-François Thuillard arrive en tête du 1er tour de la complémentaire dans le canton de Vaud. (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Jean-François Thuillard et Roger Nordmann n'ont pas réussi à clairement se départager lors du 1er tour de l'élection complémentaire au Conseil d'Etat vaudois. L'UDC (45,05%) l'a emporté sur le fil sur le socialiste (44,24%), mais tout se jouera au 2e tour le 29 mars.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Lausanne: zoom sur les films de Claire Denis à la Cinémathèque

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Claire Denis sera présente lors de la projection au cinéma Capitole (archives). (© KEYSTONE/EPA/GUILLAUME HORCAJUELO)

La Cinémathèque suisse, à Lausanne, consacre un cycle à l'oeuvre de la réalisatrice française Claire Denis. Elle projette quatorze de ses films, dont sa dernière oeuvre "Le cri des gardes" en avant-première le 17 mars prochain.

La réalisatrice sera présente lors de cette projection organisée en collaboration avec le FIFDH. Le film est en effet montré en compétition au Festival du film et forum international sur les droits humains qui se tient du 6 au 15 mars à Genève.

Tourné en anglais avec Matt Dillon et Isaach de Bankolé, le film se situe quelque part en Afrique de l'Ouest, sur le chantier d'une grosse entreprise. Un soir, un homme se plante devant les barrières pour réclamer le corps de son frère, ouvrier mort sur le site le jour même. Ce huis clos est librement inspiré de la pièce de Bernard-Marie Koltès, "Combat de nègre et de chiens", écrite en 1979.

Avec ce film, Claire Denis retourne en Afrique pour raconter une histoire de colonialisme, économique cette fois-ci, une thématique qui l'a suivie tout au long de sa carrière. En 1988, son premier film "Chocolat" mettait en scène une famille blanche vivant au Cameroun à la veille de l’indépendance, avec déjà Isaach de Bankolé.

Figure marquante

Claire Denis est une figure marquante du cinéma contemporain français et international. Elle passe son enfance en Afrique avant d’étudier le cinéma en France. Elle réalise des courts-métrages et assiste des cinéastes reconnus comme Jacques Rivette, Roberto Enrico, Costa-Gavras ou encore Wim Wenders.

Elle a réalisé une trentaine de films dont "Nénette et Boni", Léopard d'or en 1996 au festival de Locarno, "Beau Travail", présenté à la Mostra de Venise en 1999, ou "Trouble Every Day" avec Béatrice Dalle et Vincent Gallo, projeté en 2001 au festival de Cannes. Après "Un beau soleil intérieur" (2017) avec Juliette Binoche, elle retrouve l’actrice pour "High Life" (2018).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne: l'Institut Maïeutique fête ses 70 ans et ouvre ses portes

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Fondé en 1955 par Giovanni Mastropaolo, l’Institut Maïeutique à Lausanne est un lieu d'accueil et de soins ancré dans son environnement urbain (photo symbolique). (© Keystone/ENNIO LEANZA)

A Lausanne, l'Institut Maïeutique fête ses 70 ans. A l'occasion de cet anniversaire symbolique, ce lieu d'accompagnement des jeunes adultes en souffrance psychique invite le public à deux journées de portes ouvertes les 12 et 13 mars dans ses locaux du quartier de Marterey.

"Ces journées conviviales offrent l'occasion de découvrir les espaces récemment rénovés de l’hôpital de jour, de passer un moment avec l'équipe et les jeunes, et d'échanger autour des pratiques de soin. Ces rencontres permettent également de mieux comprendre le rôle singulier que joue l'Institut Maïeutique dans le contexte lausannois et romand", indiquent ses responsables dans un communiqué.

Fondé en 1955 par Giovanni Mastropaolo, l'Institut Maïeutique est un lieu d'accueil et de soins ancré dans son environnement urbain. Dès sa création, son fondateur a souhaité accompagner les personnes en souffrance par la mobilisation de leurs ressources et en favorisant leur insertion sociale, rappellent ses responsables.

Place centrale de la culture

Au fil des décennies, l'Institut a développé une approche fondée sur la participation à des groupes thérapeutiques à médiation et le partage de la vie quotidienne. Une équipe interdisciplinaire dispense des soins de qualité et une place centrale est accordée à la culture comme un véritable outil d'ouverture tant au monde externe qu'interne.

Aujourd'hui, l'Institut propose toujours un cadre thérapeutique et des solutions d'hébergement au coeur de la cité. Il développe parallèlement de nombreux partenariats et projets en lien avec le rétablissement, la vie sociale et la participation communautaire. Il participe notamment au projet pilote Villes et santé mentale, porté conjointement par le CHUV et la Ville de Lausanne.

Fidèle à son approche humaniste, l'Institut fait évoluer ses pratiques afin de répondre aux enjeux contemporains. Il propose ainsi aux jeunes des thématiques actuelles - telles que la santé sexuelle, l'écologie ou les médias - visant à renforcer leur autonomie et leur inclusion dans la société.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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