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Affaire Mike Ben Peter: acquittement confirmé pour les policiers

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Le frère de Mike Ben Peter (à gauche), la veuve du Nigérian décédé, Bridget Efe (2e à gauche) et Me Simon Ntah, avocat de la famille de la victime (à droite), arrivent avant l'annonce du verdict lundi à Renens du procès en appel des six policiers lausannois. (© Keystone/VALENTIN FLAURAUD)

Le Tribunal cantonal a confirmé lundi à Renens l'acquittement des six policiers dans l'affaire de la mort de Mike Ben Peter. La Cour d'appel ne les a pas jugés responsables du décès du Nigérian de 39 ans lors d'une intervention antidrogue musclée à Lausanne en 2018.

Après un acquittement en première instance en juin 2023, après trois jours d'un procès en appel retentissant, les trois juges de la Cour devaient à leur tour déterminer si les six agents étaient coupables d'homicide par négligence mais aussi d'abus d'autorité, chef d'accusation rajouté en deuxième instance.

Ils ont répondu par la négative pour tous les deux. "La Cour rejette l'appel de la partie plaignante et libère les policiers de l'accusation d'homicide par négligence et d'abus d'autorité", a déclaré le président du tribunal après près de 1h30 de lecture de jugement.

Expertises "claires et convaincantes"

Les trois juges se sont notamment référés aux expertises médico-légales suisses, "claires et convaincantes", selon eux. Celles-ci ont relevé qu'il était impossible de dire avec certitude que Mike Ben Peter était mort à cause de l'intervention policière, et notamment en raison du plaquage ventral pratiqué par les agents.

La Cour d'appel a aussi estimé que les policiers n'avaient pas violé leur devoir de prudence de "manière fautive". Le Nigérian "n'a jamais renoncé à se débattre (...) avec une résistance farouche", ont-ils argué.

"On ne peut rien reprocher aux policiers. L'interpellation était justifiée, légitime et proportionnée", a dit le président de la Cour d'appel du Tribunal cantonal, délocalisé pour l'occasion à Renens. L'arrêt cardio-respiratoire serait ainsi survenu indépendamment de la façon de positionner Mike Ben Peter, selon les juges.

"Les causes de son décès sont d'origine multifactorielle", ont-ils affirmé, comme l'avait fait le Tribunal correctionnel de Lausanne. Ils ont ainsi écarté le fameux "lien de causalité" entre la manière d'intervenir des policiers et le décès du Nigérian interpellé.

Recours au TF probable

L'avocat de la famille de la victime, Me Simon Ntah, avait demandé une condamnation. Selon lui, les policiers ont fait un usage disproportionné de la violence lors de cette arrestation. A l'issue du verdict, il n'a pas voulu faire de déclarations. Mais il a toujours laissé entendre qu'il irait jusqu'au bout, soit jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) en passant d'abord par le Tribunal fédéral.

La veuve de Mike Ben Peter a, elle réagit, en quittant le tribunal.

Bridget EfeVeuve de Mike Ben Peter

Du côté des avocats de la défense, l'heure était à la satisfaction.

Christian FavreAvocat d'un policier

Le Ministère public a dit prendre acte de ce jugement de deuxième instance. Le procureur avait lui-même abandonné son chef d'accusation d'homicide par négligence en première instance déjà et demandé le rejet de l'abus d'autorité lors du procès en appel la semaine dernière. Là aussi, on se dit satisfait de la manière dont s'est déroulé le procès.

Laurent MayeProcureur général adjoint du Canton de Vaud

Alessia Merulla avec ATS

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1 commentaire

1 commentaire

  1. Blanc Jacqueline

    8 juillet 2024 à 21:37

    Bonjour, j’aimerais savoir où logent la femme et le frère de Mike, car personnellement je ne pourrais pas m’offrir un hôtel à Lausanne le temps du procès
    Que répondraient-ils aux parents à qui Mike à vendu de la drogue.
    Jusqu’à quand la ville de Lausanne acceptera-t-elle des manifestations de ce type sans les sanctionner ?
    Merci

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Lausanne

Municipales: les partis dévoilent leurs candidats pour le 2e tour

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Distancé dimanche lors du 1er tour des élections communales, le syndic de Vevey Yvan Luccarini renonce au second tour (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Après le 1er tour des communales vaudoises dimanche, les scrutins à la Municipalité restent particulièrement ouverts dans plusieurs villes du canton pour le second tour du 29 mars. Tour d'horizon après le délai du dépôt des listes, fixé à mardi 12h00.

LAUSANNE: onze candidats, contre 22 au 1er tour, briguent l'un des sept sièges à la Municipalité de Lausanne pour le second tour. L'alliance rose-rouge-verte reste regroupée avec six candidats, le PLR relance ses trois atouts et l'UDC ne part plus qu'avec une seule personne. Ensemble à gauche, ainsi que les Vert'libéraux et le Centre, jettent l'éponge.

A gauche, les sortants Grégoire Junod (en tête du 1er tour) - qui brigue également la syndicature - et Emilie Moeschler (2e) ainsi que le nouveau venu Julien Eggenberger (6e) seront à nouveau entourés des Vert-e-s Natacha Litzistorf (3e) et Xavier Company (4e), tous deux sortants, ainsi que du popiste Xavier Roth (8e) qui va essayer de conserver le siège de la gauche radicale du partant David Payot.

A droite, le PLR repart à trois pour essayer de gagner un deuxième voire un troisième siège, en visant en particulier celui du POP. Le sortant Pierre-Antoine Hildbrand (5e), qui devrait aisément conserver son siège, se relance aux côtés des deux nouvelles venues, les conseillères communales Mathilde Maillard (7e) et Marlène Bérard (9e).

Parti à trois, l'UDC ne lance plus qu'un seul candidat en la personne du député Fabrice Moscheni, qui a obtenu le meilleur résultat dimanche (10e). Enfin, sur les trois candidats "indépendants", un seul rempile pour le second tour, à savoir Bruno Dupont (Stop drogue et narcotrafic).

VEVEY: le syndic de Vevey Yvan Luccarini ne se représente pas au 2e tour après avoir essuyé une grosse déconvenue dimanche, en échouant au 12e rang avec à peine 25% des suffrages. Après une législature mouvementée, entre critiques diverses, rupture de collégialité et longues absences maladie, l'élu de Décroissance Alternatives (da) a préféré renoncer. "La campagne menée de toutes parts contre notre syndic Yvan Luccarini a atteint son but: l'écarter de la Municipalité", déplore la formation de la gauche radicale dans un communiqué.

Personne n'ayant obtenu la majorité absolue dimanche, ils sont encore 11 candidats à viser une place à l'exécutif. Classés respectivement de la 1ère à la 7e place, Laurie Willommet (PS), Antoine Dormond (Vert), Johanne-Saskia Gay (PS), Pascal Molliat (Vevey Libre), Gabriela Kämpf (da), Alexandra Melchior (Verte) et Vincent Imhof (Vert'libéral) se représentent. S'ajoutent Patrick Bertschy (PLR), Elodie Lopez (da) ainsi qu'Oliver Ghorayeb et Bassem El Khansaa (tous deux d'En avant Vevey).

MONTREUX: il n'y aura pas de 2e tour à Montreux, le nombre de candidats en lice au second tour étant égal au nombre de sièges à repourvoir. Derrière le syndic Olivier Gfeller (PS), réélu dès le premier tour, Irina Gote (PS), Julien Chevalley (PLR), Florian Chiaradia (Vert), Olivier Mark (PLR), Romain Pilloud (PS) et Yannick Hess (PLR) sont élus tacitement. Les candidats qui avaient pris les rangs 8 à 16 dimanche ne se sont pas représentés pour le second tour. La Municipalité montreusienne reste ainsi dominée par la gauche (4-3), mais dans une moindre mesure que lors de la précédente législature (5-2). Pour mémoire quatre des municipaux actuels ne se représentaient pas.

YVERDON: le 2e tour à Yverdon verra, comme prévu, s'affronter un bloc de gauche face à un autre de droite. Les socialistes Julien Wicki - meilleur score dimanche à quatre voix de la majorité absolue -, Brenda Tuosto et Majda L'Mati feront campagne avec les écologistes Carmen Tanner et Benoist Guillard. En face, l'Entente yverdonnoise relance le quintette composé de François Armada, Christian Weiler, Dominique Viquerat (tous trois PLR), Pierre-Henri Meystre (Vert'libéral) et Sophie Pistoia-Grosset (UDC). Les indépendants Ruben Ramchurn et Roland Villard repartent aussi pour un tour. A l'inverse, la liste Solidarité & Ecologie, composée de la députée Mathilde Marendaz et de Rayan Ammon, renonce. La formation se rallie derrière les candidats rose-vert.

NYON: de 13 au premier tour, le nombre de candidats passe à 11 pour le scrutin du 29 mars à Nyon. Arrivé en tête dimanche mais sans obtenir la majorité absolue, le socialiste Alexandre Démétriadès emmène la plateforme rose-verte avec Pierre Wahlen (2e), Stéphanie Schmutz (4e), Nathalie Raya Etter (7e) et Maël Joly (8e). De son côté, l'alliance Centre-Droit Nyon mise toujours sur Olivier Riesen (3e), Roxane Faraut (5e), Daniel Grosjean (6e), Sacha Soldini (9e) et Nina Eggert (10e). Arrivé 13e et dernier dimanche, Salem Fedal (mouvement citoyen nyonnais) retente le coup.

MORGES: tous les candidats en lice dimanche se relancent pour le 2e tour à Morges, hormis évidemment la syndique PLR Mélanie Wyss et la sortante vert'libérale Laetitia Morandi. Toutes deux ont obtenu la majorité absolue dimanche et sont déjà élues. Cinq places sont encore à prendre. Les rangs 3 à 12 étaient revenus dimanche à Laure Jaton (PS), Pascal Gemperli (Vert), Mélanie Mojon (Entente morgienne), Patrick Zurn (PLR), Camille Robert (PS), l'indépendant et ex-PLR Laurent Pellegrino, Floriane Wyss (PLR), Nicolas Heredia (PS), Jean-Bernard Thüler (POP) et Pierre Lukaszewski (UDC).

AIGLE: Le syndic Grégory Devaud (PLR) et le président du Grand Conseil Stéphane Montangero (PS) étant déjà élus, il reste trois places à repourvoir à la Municipalité d'Aigle, qui se disputeront entre quatre candidats: Fabrice Cottier (PLR), Jean-Luc Duroux (Démarche citoyenne), Maude Allora (AlternativeS) et Gabriel Clément (UDC).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

A Lausanne, les Nymphéas de Monet de la tête aux pieds à Beaulieu

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Le public pourra découvrir "Les Nymphéas" de Claude Monet sous un autre angle avec l'exposition "Imagine Monet", qui s'invite dans les halles de Beaulieu à Lausanne du 11 mars au 28 juin. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Des nénuphars au sol et aux murs: l'exposition immersive "Imagine Monet" s'invite dans la halle 35 de Beaulieu à Lausanne du 11 mars au 28 juin. Avec ce projet, ce sont plus de 200 oeuvres du célèbre peintre français qui sont projetées à 360°.

"Vous allez entrer dans un aquarium fleuri, soyons clair", glisse Annabelle Mauger avant de passer du "Jardin de Giverny" à la prochaine salle. La co-créatrice de l'exposition a pensé le scénario de ce projet immersif sur une surface de quelque 700 mètres carrés.

Ici, l'image "perd la physicalité du tableau et en récupère une autre, celle des voiles, du sol et des murs." De quoi retrouver "l'impression" si chère à Claude Monet (1840-1926), selon les directeurs de ce projet collectif.

Père de l'impressionnisme, l'artiste aura laissé sa "patte" sur des milliers d'oeuvres. Son travail de la lumière, en série, souvent réalisé en plein air - préférablement dans son jardin coloré - s'empresse à saisir l'instant et la sensation.

Pour faire simple, Monet était dans une bataille contre l'académisme et la peinture en tant que reproduction du réel de son époque, raconte Androula Michael, curatrice de l'exposition. La couleur est maître du dessin, qui célèbre surtout la nature et la lumière.

Sortir du cadre

"D'habitude, la couleur est subordonnée au contour et à la ligne, poursuit-elle. Lui vient faire éclater tout ça. Avec les fameuses Nymphéas par exemple, il n'y a pas d'horizon, pas de ciel. Il a voulu faire de l'immersion et dire 'Entrons ensemble dans le tableau'."

"Imagine Monet" mise elle aussi sur l'expérience immersive. A l'image du peintre, le projet invite à sortir du cadre. Après une première salle qui recrée les jardins du peintre à Giverny avec son célèbre pont vert fleuri, une autre salle accueille celles et ceux qui souhaitent en lire davantage sur le parcours et l'oeuvre de l'artiste.

Le troisième espace, coeur de l'exposition, s'ouvre sur de la musique et un défilé d'images d'une trentaine de minutes. Quelque 200 oeuvres y trouvent leur place.

"Il a fallu faire un choix pour montrer l'évolution de sa carrière, articule Androula Michael. Ce ne sont pas seulement des oeuvres projetées en grand. Il s'agit de faire dialoguer les détails."

Oeuvres célèbres

Le public retrouvera, parfois côte à côte, les variations de "Impression, soleil levant" (1872), qui a donné son nom au courant artistique. Mais aussi "Les Coquelicots" (1873), "La Pie" (1868-1869) et "Les Nymphéas", série de plus de 200 tableaux réalisés pendant les trente dernières années de sa vie.

La dernière salle, pensée comme une zone ludique et créative, permet d'ailleurs aux visiteurs de "restituer leurs impressions" en dessinant et en coloriant. Le tout, soit les quatre espaces différents de l'exposition, se déroule sur 2400 m2.

Projet itinérant, "Imagine Monet" est présentée en deuxième européenne, après un premier passage à Stockholm. L'exposition est construite grâce à la technologie "Image totale".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Eleveurs privés de pacage: les députés vaudois demandent une aide

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Le Grand Conseil vaudois demande au Conseil d'Etat de prévoir une aide financière pour les éleveurs qui seront privés de pacage cet été (image symbolique). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les députés vaudois demandent au Conseil d'Etat de prévoir une aide financière pour les éleveurs dont les bovins seront privés de pâturage cet été en France. Une interdiction prononcée mi-février par la Confédération pour prévenir l'introduction de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en Suisse.

L'interdiction du pacage - soit le fait d'estiver des bovins sur territoire français - a suscité "l'incompréhension" et laissé de nombreux éleveurs dans "l'expectative", a relevé mardi le député UDC José Durussel, auteur d'une motion renvoyée au Conseil d'Etat.

Environ 160 éleveurs vaudois sont concernés, eux qui estivent chaque année entre 4000 et 4500 bovins (6000-6500 pour l'ensemble de la Suisse romande) sur la chaîne du Jura français, en zone limitrophe entre la Cure et l'Auberson.

Les alpages vaudois étant déjà saturés, de nombreux bovins qui auraient dû paître en France vont rester cet été sur les exploitations en plaine. De quoi engendrer du travail et des coûts supplémentaires, notamment pour financer le fourrage, a relevé José Durussel. L'interdiction du pacage va aussi entraîner des difficultés à respecter les programmes fédéraux liés aux paiements directs.

Demandant que sa motion soit prise en considération de manière immédiate, donc sans passer par une commission, José Durussel a relevé que le temps pressait, sachant que les montées à l'alpage sont prévues dès le mois de mai.

Unanimité

Des députés de tous bords politiques ont apporté leur soutien à cette motion, soulignant "le désarroi" et "l'anxiété" des éleveurs concernés.

Ils ont aussi été plusieurs à déplorer que la Confédération n'indemnise pas les éleveurs, arguant une absence de base légale. "La Confédération ne doit pas se dédouaner. J'invite le Conseil d'Etat à faire pression pour que la Confédération prenne ses responsabilités", a affirmé le PLR Loïc Bardet.

Conseillère d'Etat en charge de l'agriculture, Valérie Dittli a expliqué avoir déjà alerté Berne. Elle a relevé que "la compréhension" était moindre de l'autre côté de la Sarine, les éleveurs alémaniques n'étant pas concernés par cette interdiction. La ministre a "salué" la motion Durussel, ajoutant que ses services s'étaient déjà mis au travail pour chercher des solutions pour épauler les éleveurs touchés.

La motion demande concrètement au Conseil d'Etat "d'élaborer des bases légales afin d'accompagner financièrement les éleveurs privés de pacage pour la saison 2026 et d'anticiper la pérennité du pacage franco-suisse pour les années à venir."

Au vote, elle a été soutenue à une quasi unanimité, seule une poignée de députés préférant s'abstenir.

Risque sanitaire important

La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est une maladie virale provoquée par des piqûres d'insectes. Elle est apparue en juin 2025 en France, entraînant l'abattage complet de plusieurs troupeaux. A ce jour, aucun cas de DNC n'a été révélé en Suisse.

Mi-février, l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) a parlé d'un "risque sanitaire important" pour justifier l'interdiction de l'estivage de l'autre côté de la frontière. Et d'autant plus avec le début de la période active des mouches et moustiques, vecteurs de la maladie.

Non transmissible à l'humain, la DNC provoque de la fièvre, de l'apathie et l'apparition de nodules sur la peau des bovins infectés. Elle est rarement mortelle, mais "peut causer d'importantes pertes économiques", selon l'OSAV, qui aimerait ainsi protéger les 1,5 million de bovins suisses et l'ensemble du secteur agroalimentaire.

Outre Vaud, des éleveurs de l'Arc jurassien et de Genève sont concernés par cette interdiction.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

L'UDC lance un référendum contre la grande réforme

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L'UDC Vaud et son chef de groupe au Grand Conseil, Cédric Weissert (à gauche), s'étaient montrés vertement critiques envers la grande réforme de la loi sur l'énergie (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Comme attendu, l'UDC Vaud lance un référendum contre la grande réforme de la loi sur l'énergie. La récolte des 12'000 signatures nécessaires, en deux mois, démarre mardi, a annoncé le chef du groupe UDC au Grand Conseil Cédric Weissert.

Après neuf séances étalées de septembre à février, des débats très animés, souvent tendus, voire des échanges virulents, les parlementaires vaudois avaient accepté cette importante révision de la loi sur l'énergie (LVLEne) proposée par le Conseil d'Etat.

Dans les grandes lignes, la réforme renforce le cadre légal pour accélérer la transition énergétique. But: tendre décisivement vers la neutralité carbone en 2050, objectif du Plan climat vaudois, ainsi que vers plus de souveraineté énergétique pour le canton, qui importe 84% de son énergie.

Elle vise par exemple à développer le recours aux énergies renouvelables locales. Elle acte aussi la fin du chauffage fossile (mazout, gaz, charbon). Elle oblige également à assainir énergétiquement les bâtiments de plus de 750 m2 (grands propriétaires), mais finalement pas ceux de moins de 750 m2 (petits propriétaires).

L'UDC seule au combat

La gauche avait estimé que la loi avait été édulcorée voire affaiblie par la droite. Finalement, PS, Vert-e-s et Vert'libéraux avaient voté en bloc "oui". Le PLR avait voté majoritairement pour, mais en se montrant divisé, avec une dizaine de refus. La gauche radicale, elle, s'était abstenue.

Tirant à boulets rouges sur cette révision, l'UDC avait très largement voté contre, avec toutefois quelques voix pour. Elle avait déjà annoncé qu'elle lancerait un référendum contre cette loi. Le parti agrarien est seul à le porter. S'il aboutit, le peuple aura donc le dernier mot.

"Le conseiller d'Etat Vassilis Venizelos a lui-même présenté ce projet comme l'une des lois les plus ambitieuses de la législature. Je trouve donc discutable qu'un projet aux impacts financiers aussi importants soit décidé uniquement par 150 députés, sans consultation populaire, au nom de l'écologie", argumente Cédric Weissert dans une interview publiée mardi par le journal Le Temps.

Loyers en hausse?

"Il est vrai que nous avons pu faire un bon travail au Grand Conseil pour atténuer certains éléments qui nous semblaient illusoires ou difficilement applicables. Nous ne sommes pas opposés à l'évolution du marché ni à la transition écologique. Nous estimons toutefois que l'impact financier pour les propriétaires et les locataires reste trop lourd", explique-t-il.

Il s'inquiète surtout pour l'obligation de rénover. "Lors d'une vente, si les travaux n'ont pas été réalisés, l'acheteur pourra exercer une pression pour faire baisser le prix. Tous les propriétaires qui chauffent au mazout doivent donc s'attendre à une possible perte de valeur de leur bien".

"Les grands propriétaires assumeront sans doute une partie des coûts. Mais penser qu'ils prendront tout en charge est illusoire. Il faut être lucide: les loyers augmenteront", affirme M. Weissert. "Croire que chaque propriétaire peut mobiliser 50'000 ou 60'000 francs pour des travaux énergétiques est un mythe", glisse-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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