Rejoignez-nous

Économie

Locations Airbnb: 55 dénonciations depuis la nouvelle loi vaudoise

Publié

,

le

Au mois de janvier 2025, la société indépendante InsideAirbnb faisait état de 5'573 annonces actives sur le territoire vaudois (photo symbolique). (© Keystone/DPA zb/JENS KALAENE)

Depuis l'entrée en vigueur le 1er juillet 2022 de la nouvelle loi vaudoise cadrant l'activité des sites de location comme Airbnb, 55 cas ont été dénoncés en préfecture, tous dans la région de la Riviera. Vingt sanctions ont été prononcées, avec des amendes allant de 800 à 6000 francs, en fonction de la gravité de l'infraction.

Toutes ces dénonciations ont été effectuées par l'Association Sécurité Riviera (ASR) et les sanctions prononcées par la Préfecture du district Riviera-Pays-d'Enhaut, soit neuf en 2023 et onze en 2024. Les communes ne sont pas compétentes pour rendre des sanctions, seules les préfectures peuvent le faire.

"Les fraudes sont pour la plupart liées à une absence d'annonces à la commune de l'objet loué", explique à Keystone-ATS Frédéric Rérat, chef de la police cantonale du commerce.

Un premier bilan

C'est en réponse à une interpellation de la députée Muriel Thalmann, que le Conseil d'Etat a récemment dressé un bilan de la mise en oeuvre de la règlementation visant à encadrer la location ou sous-location de tout ou une partie d'un logement via des plateformes d'hébergement en ligne, telles qu'Airbnb. Les loueurs ont désormais l'obligation de s'annoncer à la commune, qui tient un registre.

Ils doivent eux-mêmes tenir un registre de leurs hôtes, un moyen de vérifier que la taxe de séjour payée correspond au nombre de nuits effectuées en location.

Les particuliers qui mettent à disposition leur appartement pour de la location à des touristes pendant plus de 90 jours par année civile doivent, eux, annoncer un changement d'affectation de leur logement et obtenir une autorisation administrative, sous peine de sanctions. Le registre tenu par les communes doit justement permettre de faciliter le contrôle du nombre de nuits et le respect de cette limite.

La révision de la loi vise la préservation du parc locatif, ainsi que la garantie de la régulation de ces activités au vu de l'évolution des plateformes d'hébergement en ligne, rappelle le gouvernement dans sa réponse.

Plus de 130 communes ont un registre

Dans le cadre de l'interpellation parlementaire, la Police cantonale du commerce a sollicité les préfectures et les 300 communes du canton. Toutes les préfectures et 200 communes ont répondu, permettant une analyse de la mise en oeuvre effective du cadre légal, note le Conseil d'Etat dans sa réponse.

Résultat: au moins 133 communes disposent d'un registre des loueurs, alors que 26 disent n'en avoir aucun. "De nombreuses petites voire moyennes communes n'ont simplement aucun loueur sur leur territoire. D'autres n'ont pas assez de moyens et cette thématique est parfois accessoire ou du moins pas prioritaire pour elles", précise M. Rérat, rappelant aussi que "le cadre légal est relativement jeune".

Quarante communes effectuent des contrôles dans le cadre de la location de courte de durée. Certaines procèdent à des contrôles réguliers des plateformes d'hébergement en ligne, entre une et trois fois par année. D'autres pratiquent des contrôles aléatoires de ces plateformes en ligne, constate le Canton.

"On va vers une amélioration"

"Plusieurs communes sont en train d'instaurer un registre et un concept de surveillance. Ça se met gentiment en place. Les communes jouent le jeu. On va vers une amélioration", observe-t-il. A noter que le Canton ne sanctionne pas les communes qui n'ont pas de registre ou qui n'effectue aucun contrôle.

A ce jour, aucune demande de changement d'affectation en vue de mettre un logement à disposition sur une plateforme d'économie collaborative n'a été adressée à la Direction cantonale du logement, apprend-on aussi dans la réponse du gouvernement.

"Nous relevons les efforts de plusieurs communes et en particulier de l'Association Sécurité Riviera, en matière de tenue des registres des loueurs, ainsi que pour les contrôles effectués. Plusieurs projets de contrôle des activités vont être mis en place, notamment par l'Association de la Région Cossonay- Aubonne-Morges (ARCAM), représentant 54 communes du district de Morges", est-il écrit.

Plus de 5500 annonces

Au mois de janvier 2025, la société indépendante InsideAirbnb faisait état de 5573 annonces actives sur le territoire vaudois, confondant logements entiers (72 %), chambres privées (27 %), chambres partagées (0,3 %) et chambres d'hôtels (0,2 %). Sur l'ensemble de ces annonces actives, 546 (10 %) concernent potentiellement des logements retirés du marché du logement standard, une proportion similaire au cours des quatre dernières années.

A noter que le nombre d'objets mis à disposition sur Airbnb a particulièrement augmenté dans les districts de la Broye-Vully (+192%) et dans le Jura-Nord vaudois (+181%).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Économie

Scandale lié aux combats de coqs: Korean interdit les coqs à bord

Publié

le

Les Etats-Unis fournissent un grand nombre de coqs destinés aux combats aux Philippines, selon des militants des droits des animaux (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/AARON FAVILA)

Des organisations de défense des droits des animaux ont salué samedi la décision de la compagnie aérienne Korean Air d'interdire le transport de coqs des Etats-Unis vers les Philippines. Les combats de coqs sont une industrie très lucrative dans l'archipel.

Les autorités estiment à des dizaines de millions de dollars par semaine les revenus générés par les affrontements de coqs équipés d'éperons métalliques tranchants. Une manne qui alimente le crime organisé.

Les Etats-Unis fournissent un grand nombre de coqs destinés à ces combats, selon des militants et un éleveur philippin, Eduardo Eugenio, qui a déclaré à l'AFP qu'une telle mesure aurait un "impact énorme".

"Transport légal"

La compagnie sud-coréenne a confirmé samedi avoir "suspendu le transport de coqs de tout âge sur les liaisons entre les Etats-Unis et les Philippines". Elle "s'engage à assurer le transport légal et sûr des animaux vivants, conformément aux lois et réglementations en vigueur", a-t-elle ajouté.

L'ONG américaine de défense des animaux Animal Wellness Action a déclaré que Korean Air était, selon elle, "la plus grande compagnie aérienne au monde impliquée dans le transport illégal d'oiseaux de combat".

Même si la compagnie n'a pas mentionné explicitement les coqs de combat dans son communiqué, des organisations ont affirmé que cette interdiction est le résultat de leur campagne visant à interdire cette pratique qu'ils jugent cruelle.

Jana Sevilla, porte-parole de l'organisation PETA aux Philippines, a déclaré que cette décision dont elle se félicite vise "assurément" les combats de coqs. Elle a espéré que d'autres compagnies "suivront cet exemple", rappelant que les Philippines font partie des pays où les combats de coqs sont encore autorisés.

"Eleveurs inoffensifs"

Cette semaine, l'ONG Animal Wellness Action s'est attribué le mérite de cette mesure, qui fait suite à plusieurs mois d'enquête et d'échanges. Elle a affirmé que les éleveurs américains qui fournissent ces gallinacés se font souvent passer pour des agriculteurs ou des "éleveurs inoffensifs" et en envoient chaque année "des dizaines de milliers" aux Philippines.

D'autres coqs élevés aux Etats-Unis sont transportés par voie terrestre et aérienne vers le Mexique, où les combats restent autorisés dans certains Etats. Selon M. Eugenio, à la tête d'un élevage de 300 oiseaux dans la ville de Tagum (sud), "l'activité aux Philippines est très dépendante" des éleveurs américains.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Économie

Trump promet une surtaxe de 25% aux voitures importées depuis l'UE

Publié

le

Donald Trump a fait des droits de douane une de ses armes favorites (archives). (© KEYSTONE/AP/MARK SCHIEFELBEIN)

Le président américain Donald Trump a ressorti vendredi les droits de douane, disant vouloir les relever à 25% "la semaine prochaine" pour les véhicules importés de l'Union européenne. Il reproche à l'UE de ne pas respecter l'accord commercial conclu l'été dernier.

Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, il se dit "ravi" de prendre cette nouvelle mesure de défiance à l'égard d'un de ses principaux partenaires commerciaux. Donald Trump vise à la fois les voitures et véhicules plus lourds, sans préciser quelles catégories sont exactement concernées.

"Il est clairement entendu et convenu que, s'ils produisent des voitures et des camions dans des usines situées aux Etats-Unis, aucun droit de douane ne sera appliqué", ajoute le président américain.

L'annonce intervient quelques jours après une dispute avec le chancelier allemand Friedrich Merz au sujet de la guerre avec l'Iran. Quelques heures après son message sur Truth Social, lors d'un événement en Floride, il a déclaré avoir "informé le très beau pays qu'est l'Allemagne" de sa décision, en accusant les constructeurs Mercedes et BMW d'avoir "dépouillé" les Américains "pendant des années".

L'Allemagne, un producteur automobile majeur, exportait environ 450'000 véhicules vers les Etats-Unis avant le retour au pouvoir de Donald Trump, selon la principale fédération de l'industrie automobile allemande (VDA).

"Perdu patience"

Le chef de l'Etat américain a fait des droits de douane un levier majeur de sa politique économique et diplomatique. Il a mis en place des surtaxes sectorielles (automobile et acier notamment) et tente de maintenir celles frappant quasiment tous les autres produits importés, récemment invalidées par la cour suprême.

Après des mois de bras de fer, l'Union européenne et les Etats-Unis avaient conclu en juillet un accord limitant les droits de douane sur les voitures et les pièces détachées européennes à 15% (plutôt que 25%). Le Japon et la Corée du Sud ont obtenu la même chose.

En échange, l'UE doit supprimer la plupart de ses propres droits de douane sur les produits américains entrant sur son sol. Le processus de validation de cet accord n'est pas encore arrivé à son terme au sein du bloc des 27.

Selon Wendy Cutler, ancienne haute fonctionnaire américaine ayant travaillé sur les négociations commerciales, Donald Trump a "clairement perdu patience". "Il espère mettre la pression sur Bruxelles pour accélérer ses procédures internes", a-t-elle estimé auprès de l'AFP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Économie

Aux Etats-Unis, la croissance rebondit mais l'inflation dérape

Publié

le

L'inflation s'est fortement accélérée en mars aux Etats-Unis. (archive) (© KEYSTONE/AP/CHARLIE RIEDEL)

L'économie américaine a repris de la vigueur au premier trimestre, grâce en partie aux investissements associés à la course à l'IA, mais connaît une forte accélération de l'inflation du fait de l'envolée des prix de l'énergie.

Une salve de données a été publiée jeudi par le service statistique officiel des États-Unis BEA.

Elles montrent que la première économie mondiale a entamé l'année avec une croissance de 2% en rythme annualisé, une cadence nettement supérieure au trimestre précédent (0,5%) mais en deçà des attentes des marchés.

Les États-Unis mettent en avant le rythme annualisé, qui projette sur l'ensemble de l'année l'évolution observée pendant trois mois.

Cette reprise "reflète une augmentation des investissements, des exportations, de la consommation et des dépenses publiques", souligne le BEA.

Point négatif pour le PIB, les importations ont également augmenté sur la période.

La hausse des investissements est notable dans les équipements (+17,2%), en particulier informatiques, et les produits à propriété intellectuelle (+13%), catégorie intégrant les logiciels.

Un porte-parole de la Maison-Blanche, Kush Desai, y a vu un signe de succès de la "politique pro-croissance" du gouvernement de Donald Trump.

Économie de l'IA

Pour des analystes, c'est la marque de l'expansion de l'intelligence artificielle dans le pays.

L'économiste Oliver Allen, de Pantheon Macroeconomics, estime ainsi dans une note que "la hausse continue des dépenses d'investissement liées à l'IA" masque le fait que la croissance était "atone avant le choc énergétique" lié à la guerre au Moyen-Orient.

"Nous sommes désormais dans une économie de l'IA", considère Heather Long, de la banque Navy Federal Credit Union.

"Pendant ce temps, les gens lambda souffrent de l'inflation la plus élevée depuis trois ans".

Selon un autre rapport du BEA publié jeudi, la hausse des prix s'est fortement accélérée en mars aux États-Unis, à 3,5% sur un an contre 2,8% le mois précédent, sous l'effet de la flambée des prix des carburants consécutive à la guerre.

La situation n'est pas près de s'améliorer: les prix à la pompe viennent de dépasser la barre symbolique de 4,30 dollars le gallon (3,78 litres) en moyenne sur le sol national, selon les données de l'Association automobile américaine (AAA), qui font référence.

Le hic, c'est que l'essence n'est pas le seul poste de dépense en hausse pour les Américains.

L'inflation s'est aussi accélérée hors prix volatils de l'énergie et de l'alimentation, à 3,2% en mars contre 3% en février, d'après le BEA.

La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, semble dans une impasse et les cours du pétrole atteignent un niveau plus vu depuis 2022.

A quelques mois des élections de mi-mandat, le gouvernement de Donald Trump assure que les perturbations économiques sont temporaires pour les Américains. Le locataire de la Maison-Blanche avait fait de la reconquête du pouvoir d'achat une de ses priorités.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Économie

Crans-Montana: la LAVI traite 700 situations, dont 400 en Valais

Publié

le

Roland Favre (le chef de l'Office de coordination des prestations sociales du canton du Valais), Sonia Golay (la responsable des centres LAVI en Valais) et leurs équipes gèrent 400 dossiers en lien avec le drame de Crans-Montana. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Quatre mois après l'incendie du "Constellation", plusieurs centres LAVI, dont ceux de Vaud et surtout du Valais, continuent d'être impactés. A ce jour, ces structures, offrant aide et conseils gratuits, gèrent près de 700 situations, dont 400 en Valais.

"Dès le 2 janvier, les victimes ont pris contact avec nous pour obtenir un soutien, être informées de leurs droits au niveau des aides juridiques, financières et psychologiques existantes", raconte Sonia Golay, la responsable cantonale des centres LAVI du Valais, interrogée par Keystone-ATS. "Plusieurs familles australiennes, belges, italiennes et françaises se sont renseignées pour pouvoir être parties civiles et, plus globalement, pour savoir comment fonctionne une procédure en Suisse." S'y ajoutent les questions liées aux frais de transport et d'hébergement.

Dès janvier, les centres de consultation LAVI ont pu bénéficier de moyens supplémentaires accordés par le Conseil d'Etat, les effectifs passant de 10 à 15,4 EPT. La LAVI a déjà octroyé des aides financières pour environ 400'000 frs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Capricorne

Niveau relations, vous donnez moins mais mieux… Ce qui est une façon de cultiver des liens authentiques et enrichissants.

Les Sujets à la Une