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Lausanne

Motion de la gauche pour des rabais d'impôt forfaitaires écartée

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Jean Tschopp, président du groupe socialiste au Grand Conseil vaudois, n'a pas réussi à faire passer sa motion fiscale en faveur des classes moyenne et populaire (archives). (© Keystone/VALENTIN FLAURAUD)

Une motion de la gauche pour des rabais fiscaux forfaitaires ciblant la classe moyenne et populaire n'a pas passé la rampe mardi au Grand Conseil vaudois. Le texte se voulait une alternative à une motion UDC approuvée en mai 2022 qui demande une baisse de cinq points d'impôt.

L'UDC, le PLR et une partie des Vert'libéraux avaient alors réussi à faire accepter ce texte de Philippe Jobin et à le renvoyer au Conseil d'Etat. PS, Verts et gauche radicale s'étaient opposés à cette baisse qui bénéficiera, selon eux, surtout aux hauts revenus.

Mardi après-midi, c'était au tour de la motion du président du groupe PS au parlement cantonal, Jean Tschopp, d'être débattue après examen d'une commission. Dans un contexte inflationniste, son texte - "Soutien au pouvoir d'achat. Rabais d'impôts et hausse des déductions des frais de garde" - se voulait un coup de pouce à une plus grande majorité de la population, soit la classe moyenne, la classe moyenne inférieure et la classe populaire.

Même enveloppe, effets différents

L'enveloppe de la baisse fiscale était la même que la motion UDC, soit 180 millions de francs. Elle reposait, en revanche, sur un principe de rabais d'impôt forfaitaire sur la seule fiscalité cantonale, soit 350 francs par contribuable individuel, 700 pour un couple marié et 150 francs supplémentaires pour chaque enfant (mineur) à charge, selon les explications du motionnaire.

"La priorité n'est pas de soulager les millionnaires", a affirmé M. Tschopp. "Ce texte, simple et compréhensible, est une alternative à celui de M. Jobin pour faire face à l'inflation sans précédent qui affecte durement la population. Il est gagnant pour une majorité d'entre elle, car il cible les couches les moins aisées", a-t-il dit.

Son texte s'articulait aussi sur un deuxième volet, à savoir une hausse du plafond des frais de garde à 25'000 francs au lieu des 10'100 actuels. Mais il a été rappelé à droite que le Canton avait acté une hausse à 13'000 francs pour 2023 et à 15'000 pour 2024.

Camps irréconciliables

Le débat d'une heure a une nouvelle fois opposé deux camps irréconciliables. La commission chargée d'étudier la motion de gauche était elle-même divisée, une majorité pour le classement du texte et deux minorités pour son renvoi au gouvernement.

A gauche, des élus PS ont argué en substance que la motion permettait de soulager fiscalement "près de 90% de contribuables et pas, comme celle acceptée l'an dernier, uniquement les plus riches". "C'est un vrai choix de société que doit faire le Grand Conseil et ensuite au Conseil d'Etat d'arbitrer une solution entre les deux motions", a relevé la verte Rebbecca Joly.

A doite, des élus ont rappelé qu'il y avait déjà eu plusieurs hausses de la déduction pour contribuable modeste ces dernières années et que le plafond des frais de garde venait d'être augmenté en deux fois. Le député et conseiller national PLR Alexandre Berthoud a aussi souligné que plusieurs prestations et subsides existaient pour les contribuables les plus modestes.

"Il ne faut pas mélanger soutien social et mesure fiscale", a résumé sa collègue de parti Florence Gross, à l'instar d'autres élus de droite. "Le Canton fait déjà des efforts substantiels pour les démunis", a renchéri Marc-Olivier Buffat, PLR lui aussi.

S'attaquer un jour aux barèmes?

La conseillère d'Etat en charge de la fiscalité, Valérie Dittli (Centre), a tenu à rappeler que le gouvernement souhaitait tout faire pour soulager la classe moyenne. A terme, selon, elle le meilleur outil sera de revoir les barèmes fiscaux.

Au vote, la motion PS/Verts/EP a été refusée et donc classée par 75 voix contre 55 et une abstention. Le Conseil d'Etat reviendra donc devant le plénum avec un projet législatif sur la seule base de la motion UDC de baisse du coefficient fiscal.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Dominique Meyer nommé à la tête de l'OCL

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Dominique Meyer n'a pas été reconduit à la Scala, la limite d'âge ayant été fixée à 70 ans pour les directeurs de théâtres lyriques (archives). (© KEYSTONE/EPA ANSA/MATTEO BAZZI)

Le directeur sortant de la Scala de Milan, le Français Dominique Meyer, 68 ans, est nommé au poste de directeur général de l'Orchestre de chambre de Lausanne, a annoncé vendredi la Scala. Il prendra ses fonctions le 15 juillet.

Dominique Meyer restera directeur de la Scala jusqu'à la fin de son mandat le 28 février 2025, a précisé l'institution milanaise dans un communiqué. Son successeur, l'Italien Fortunato Ortombina, "qui assumera les fonctions de directeur désigné de la Scala à partir du 1er septembre 2024", prendra sa relève à partir du 1er mars 2025.

A Lausanne, Dominique Meyer sera rejoint à partir du 1er septembre par Julie Mestre, actuellement directrice générale de l'Orchestre des Pays de Savoie, en tant que directrice des opérations. "Le duo travaillera en étroite collaboration avec le directeur artistique Renaud Capuçon", conclut le communiqué.

Dominique Meyer, qui avait en vain demandé un renouvellement de son mandat à la Scala, avait assuré fin mai quitter son poste en toute "sérénité", sans "amertume". "Un ministre a décidé de me mettre à la retraite de la Scala, mais la vie continue", avait-il déclaré en référence au ministre de la Culture Gennaro Sangiuliano, lequel avait fixé à 70 ans la limite d'âge pour les directeurs de théâtres lyriques, empêchant ainsi de fait une reconduction de M. Meyer qui atteindra cet âge en août 2025.

Le gouvernement nationaliste de Giorgia Meloni n'avait guère caché sa volonté de voir arriver aux commandes de la Scala un Italien, après trois directeurs étrangers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

A Plateforme 10, le restaurant Arcadia ferme ses portes

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Le restaurant bénéficiait d'une terrasse sur l'esplanade du quartier des arts (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Ouvert il y a deux ans en même temps que l'inauguration du site de Plateforme 10 à Lausanne, le restaurant Arcadia fermera ses portes à fin juillet. A l'avenir, les lieux pourraient être utilisés pour des "activités à résonances culturelles et artistiques".

La fondation Plateforme 10 et la société Fino Resto SA, exploitante d'Arcadia, ont décidé la fermeture du restaurant avec effet au 29 juillet. L'établissement avait pris place dans les arcades du quartier des arts et bénéficiait d'une terrasse au coeur de l'esplanade. Il complétait l'offre du Nabi, au MCBA, et du Café Lumen, dans le bâtiment Photo Elysée et mudac.

L'expérience a montré que l'exploitation d'un restaurant hors des musées pouvait "s'avérer difficile", explique vendredi Plateforme 10 dans un communiqué. Les contraintes en découlant "n'étaient pas toujours compatibles avec le développement dans le même espace d'activités culturelles publiques".

Plateforme 10 souhaite continuer à faire profiter le public des infrastructures des arcades et de la terrasse. Le site muséal étudie "divers projets" pour des "activités à résonances culturelles et artistiques ouvertes à la société". L'objectif est de faire du quartier des arts "un véritable lieu de vie mêlant culture, animations et loisirs".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

La Pride Rouge, une marche pour les droits des personnes queer

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Le cortège de la Pride Rouge partira de l'Esplanade du Château et défilera dans les rues de Lausanne pour revendiquer les droits des personnes queer, trans, lesbienne, gay et non-binaire (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Ce samedi à Lausanne, la Pride Rouge revendiquera les droits des personnes LGBTIQ+. Les Jeunes POP s’unissent aux Jeunes Socialistes, aux Jeunes Verts, au POP Lausanne et au syndicat SUD pour proposer une mobilisation.

On marchera pour les droits des personnes queer ce samedi à Lausanne et ceci à l’occasion de la Pride Rouge. Rouge, parce que la communauté queer se dit rouge de colère face à la violence anti-LGBT. La manifestation se veut donc "d'envergure résolument politique" et met en lumière plusieurs revendications pour les personnes queer, trans, lesbienne, gay et non-binaire.

Parmi celles-ci, un salaire d'émancipation pour permettre de vivre dignement sans dépendre financièrement de ses tuteurs, l'interdiction des thérapies de conversion au niveau fédéral, la création d’un organisme pour lutter contre les discriminations au travail ou encore l'abolition des lois et pratiques
discriminatoires imposées sur les corps des personnes queers.

Autre revendication: l'élargissement du droit de filiation. Les précisions de Hestia Couber, membre des Jeunes POP et de l’organisation de la Pride Rouge.

Hestia CouberMembre des Jeunes POP et de l’organisation de la Pride Rouge

La Pride Rouge revendique aussi l’asile pour les personnes venant de pays à gouvernement queerphobe. Car les initiants redoutent la montée de l’extrême droite en Europe. Alors s’inquiète-t-on aussi pour la sécurité et les droits de la communauté queer en Suisse ? On retrouve Hestia Couber.

Hestia CouberMembre des Jeunes POP et de l’organisation de la Pride Rouge

Une hausse de la violence qui inquiète

"Partout en Europe les forces réactionnaires se fédèrent derrière un programme queerphobe et nous désignent, nous personnes queer, trans, lebienne, gay et non-binaire comme ennemies", explique la coalition dans son communiqué. Et les violences anti-LGBT à l'étranger ont forcément un impact sur les personnes queer de Suisse, notamment via les réseaux sociaux, explique la membre des Jeunes POP.

Hestia CouberMembre des Jeunes POP et de l’organisation de la Pride Rouge

La Pride Rouge est née de l’initiative des Jeunes POP, qui s’unissent aux Jeunes Socialistes, aux Jeunes Verts, au POP Lausanne et au syndicat SUD. La manifestation débutera ce samedi à 17h30 sur l’Esplanade du Château et le cortège se dirigera vers la place St-François.

Plus d'informations sur le compte Instagram de la Pride Rouge.

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Lausanne

Pluie d'oppositions contre EolJorat Sud sur les hauts de Lausanne

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Le parc éolien est prévu dans le secteur du Chalet-à-Gobet (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

EolJorat Sud, le projet de parc éolien de la ville de Lausanne, a soulevé une brassée d'oppositions à l'issue de sa mise à l'enquête. Des communes voisines, associations et riverains s'opposent à l'édification de huit mâts entre Cugy et Montpreveyres.

Le chiffre définitif ne sera connu que la semaine prochaine. Mais actuellement, au moins 300 oppositions ont été déposées, a indiqué jeudi à Keystone-ATS l'Office des permis de construire de la ville.

Le parc éolien, situé dans le secteur du Chalet-à-Gobet sur les hauts de Lausanne, fournira entre 55 et 70 GWh/an d'électricité, soit l'équivalent de la consommation annuelle de 22'000 à 28'000 ménages. Des mesures de compensation sont prévues, notamment l'arrêt des pales pendant la migration des oiseaux, la renaturation d'un cours d'eau et du soutien au Parc naturel du Jorat pour des mesures de biodiversité, avaient détaillé les Services industriels de Lausanner (SiL) en juin lors de l'ouverture de la mise à l'enquête.

Néfaste pour la qualité de vie

Mais le parc éolien suscite une levée de boucliers. Les associations Eoleresponsable et Paysage-Libre Vaud s'opposent à un "projet néfaste pour la qualité de vie des riverains du Jorat" et "défavorable à la biodiversité". Elles jugent "absurde" d'implanter huit machines de 200 mètres de hauteur dans un parc naturel périurbain récemment inauguré.

"Une zone forestière strictement protégée, visant à favoriser la biodiversité, côtoie des éoliennes, qui nécessitent un méga-chantier en pleine nature puis génèrent des nuisances permanentes pour la faune et l'humain", écrivent-elles dans un communiqué. Elles estiment en outre que le dossier d'enquête, de plus de 2000 pages, ne respecte pas le cadre définit dans le Plan partiel d'affectation. Les valeurs légales de bruit seraient notamment dépassées.

Communes opposantes

Sur demande de son Conseil communal - une motion plébiscitée en juin dernier -, la municipalité de Corcelles-le-Jorat a également fait opposition. Parmi les problèmes soulevés figurent la proximité des mâts avec les habitations - à 350 mètres pour la plus proche - et la perte de valeur financière des habitations du secteur, a résumé le vice-syndic Benjamin Borlat, pas opposé par principe aux éoliennes.

Dans cette région rurale, où les règles sont strictes pour préserver les espaces verts et les terres cultivables, la population a "un peu l'impression que les Lausannois règnent en seigneur sur les campagnes", a-t-il ajouté. Certains craignent aussi que l'installation de ces mâts n'entraîne d'autres développements.

Egalement opposante, la commune de Froideville peine à comprendre qu'on construise des éoliennes dans le Parc naturel du Jorat (PNJ), une zone nature désormais reconnue par la Confédération, a expliqué le syndic Jean-François Thuillard. Selon lui, de nombreux habitants de la commune ont fait opposition.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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