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Lausanne

Pour ses 40 ans, Couleur 3 va à la rencontre du public

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Depuis jeudi minuit, une programmation spéciale a été mise sur pied pour célébrer les 40 ans de Couleur 3. D'autres événements seront également organisés pour faire perdurer les festivités. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Couleur 3 souffle sa 40e bougie jeudi dans les studios de la Radio Télévision Suisse (RTS) à Lausanne. Créée le 24 février 1982, la chaîne de radio, connue pour son côté décalé, a prévu plusieurs événements pour célébrer cet anniversaire avec ses auditeurs.

Il y a quarante ans, la Radio Suisse Romande, aujourd'hui appelée RTS, lançait sa troisième chaîne de radio, Couleur 3. Très vite, celle qu'on surnomme la 3 se démarque et séduit le public romand malgré l'arrivée des radios privées.

Elle assure notamment son succès grâce au ton irrévérencieux et humoristique de ses programmes, ainsi qu'à la présence d'animateurs cultes comme Noël Noël, Lolita, Mermet et Monnet et dans un passé plus récent, les deux Vincent (Kucholl et Veillon) ainsi que Valérie Paccaud ou Duja.

Jointe jeudi par téléphone, Lolita admet ne pas être surprise par la longévité et le succès de Couleur 3. "Dès le départ, j'étais sûre que ça allait marcher. C'est une nécessité d'avoir une radio pour les jeunes et qui écoute aussi leurs revendications", analyse celle qui a été animatrice sur la 3 entre 1983 et 1985.

Avec sa voix douce et presque enfantine, due à une déformation des cordes vocales, Lolita a marqué les esprits des auditeurs. Même si les attaques de certains auditeurs sur son timbre l'ont fait souffrir, Corinne Mettraux - de son vrai nom - préfère se rappeler les bons souvenirs.

"Le directeur de l'époque, Jean-François Acker avait une énorme voiture américaine. Dès qu'il y avait des tensions au studio, il emmenait tout le monde dedans pour faire un tour et mettre les choses à plat. Le ton montait, mais à la fin, c'était réglé. Pour moi, ça définit bien l'état d'esprit qui règne, encore aujourd'hui, à Couleur 3", sourit-elle.

Plongée dans les archives

C'est dans cet esprit que les festivités du 40e anniversaire de la 3 ont commencé tôt dans la nuit jeudi. Depuis minuit et jusqu'à vendredi 6h, la chaîne propose à ses auditeurs trente heures de directs pour revivre et plonger dans son histoire. "On voulait montrer le côté famille de la radio pour cette journée. L'auditeur retrouve ainsi plusieurs générations qui ont fait Couleur 3", détaille le chef d'antenne Antoine Multone.

Cependant, le programme de cette journée d'anniversaire ne se cantonnera pas uniquement aux archives. "Nous voulons montrer ce qui a fait, mais aussi ce qui fait l'essence de la 3 aujourd'hui. Dès lors, nous avons eu l'idée de reprendre des émissions qui se faisaient avant et de les adapter aux codes actuels", explique Antoine Multone.

Couleur 3 a également prévu plusieurs manifestations durant l'année pour prolonger la fête. Un projet sonore itinérant arpentera la Romandie dès le 6 avril. Le chef d'antenne le décrit comme "un parc d'attractions Couleur 3 qui sera présent dans les plus gros festivals". Conçu avec une cinquantaine d'artistes, il offrira une expérience immersive. "Nous voulons aller à la rencontre du public et montrer les différentes façons de travailler avec le son."

Développer le web

Les 40 ans de Couleur 3 interviennent dans un contexte compliqué pour les médias. Mis à mal par deux ans de pandémie notamment, ces derniers doivent faire face à de nombreux défis. "Nous devons continuer à faire ce que nous savons faire et même l'améliorer. Il faut rester innovant et surprendre encore nos auditeurs. Sinon nous risquons de perdre notre essence", avertit Antoine Multone.

Pour l'heure, les audiences de la chaîne sont bonnes. Après avoir souffert durant le Covid, la 3 est, depuis l'été dernier, la deuxième radio la plus écoutée par les 30-50 ans en Suisse romande, derrière RTS-La Première. "C'est extrêmement réjouissant car c'est notre public cible, commente le chef d'antenne. Maintenant, nous devons nous concentrer sur le développement du web avec les podcasts notamment." Le défi des quarante prochaines années est ainsi déjà tout trouvé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Attribution du premier prix vaudois "PME - Agir pour l'égalité"

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Le Canton de Vaud, ici avec sa ministre de l'économie et de l'égalité Isabelle Moret, a attribué son premier prix "PME - Agir pour l'égalité" (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le premier prix vaudois "PME - Agir pour l’égalité" a été attribué jeudi soir à l'entreprise lausannoise urbaplan, spécialisée dans l'urbanisme et la construction. La société, qui emploie une cinquantaine de personnes, s'est notamment démarquée par son action contribuant à créer "un environnement de travail respectueux et équitable pour l'ensemble de ses collaboratrices et collaborateurs."

Dans son communiqué, l'Etat de Vaud cite également "la promotion des jeunes talents", "la quasi-parité au sein de la direction et du conseil d’administration", "la formation des ressources humaines sur les biais cognitifs" ou encore "l'existence d'un suivi régulier avec des indicateurs de qualité."

En décernant ce prix, "nous souhaitons saluer l'engagement concret d'urbaplan et encourager d'autres entreprises vaudoises à suivre cet exemple", a souligné Fanny Oberson Gross, présidente du jury, citée dans le communiqué.

Cette nouvelle distinction vise à valoriser les contributions des PME vaudoises en faveur de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Créé par la Commission cantonale consultative de l'égalité, le prix sera décerné tous les deux ans.

"Le changement est en marche au sein des entreprises qui ont bien compris que l'égalité des femmes et des hommes bénéficie à l'ensemble de leurs collaboratrices et collaborateurs ainsi qu'à leur compétitivité économique", a affirmé la conseillère d'Etat Isabelle Moret, en charge de l'économie et de l'égalité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Le CHUV boucle ses comptes 2025 sur un bénéfice

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Le CHUV, ici avec son nouvel Hôpital de l'enfance, a dégagé un bénéfice de 1,1 million de francs l'an dernier (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les comptes 2025 du CHUV affichent un bénéfice de 1,1 million de francs. Ce résultat est moins bon qu'en 2024 (bénéfice de 4,6 millions), mais largement meilleur par rapport au budget qui prévoyait un déficit de 15,4 millions.

C'est la deuxième année consécutive que le CHUV clôture ses comptes sur un résultat positif sans recourir aux réserves, confirmant "l'amélioration progressive de la situation financière de l'hôpital", indique jeudi le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). Ce résultat intègre notamment des mesures du plan Impulsion - le plan de réduction des coûts - pour un montant de 22,1 millions, "tout en permettant de poursuivre le développement des missions de soins, d'enseignement et de recherche".

L'exercice 2025 a été marqué par "une augmentation soutenue" de l'activité clinique, poursuit le communiqué. Les revenus cliniques liés à l'hospitalisation et à l'ambulatoire progressent de 34,2 millions de francs par rapport à 2024.

Cette évolution s'accompagne d'un renforcement des effectifs "afin de répondre aux besoins de prise en charge de la population et à l'ouverture du nouvel Hôpital des enfants". La masse salariale augmente ainsi de 35,2 millions de francs, tandis que les autres charges d'exploitation progressent principalement "en raison des dépenses informatiques et des contrats d'entretien".

Le Conseil d'Etat a approuvé ces comptes 2025. Malgré ces résultats jugés "encourageants", le gouvernement vaudois relève que l'équilibre financier "reste le fruit d'une action permanente". Les efforts seront ainsi poursuivis "afin de consolider durablement cette trajectoire et garantir à long terme les missions de santé au service de la population vaudoise", conclut le CHUV dans son communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Coûts des impressions: 10 millions en 2025

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L'ensemble des imprimés et des publications de l'Administration cantonale vaudoise (ACV) - hors CHUV et UNIL - représente pour l'année 2025 un volume de 51'200 commandes et un montant de 10,01 millions de francs, selon le Canton (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Les dépenses d'impression et de publications de l'administration vaudoise (hors CHUV et UNIL) ont atteint plus de 10 millions de francs en 2025. Treize pour cent des impressions ont été réalisées hors du canton. C'est ce qui ressort d'une réponse du Conseil d'Etat à une interpellation parlementaire.

La députée PLR du Grand Conseil Josephine Byrne Garelli s'interrogeait sur la marge de manoeuvre du gouvernement pour encourager le recours aux imprimeries cantonales et locales dans ses commandes. Elle s'inquiétait notamment du fait que des institutions vaudoises subventionnées par l'Etat de Vaud imprimaient hors du canton, citant le Musée l'Elysée imprimant ses catalogues en Allemagne ou Statistique Vaud ses publications à Bâle.

L'élue de droite rappelait par ailleurs que le canton comptait 19 imprimeries, représentant 500 emplois directs et 2000 emplois indirects vaudois. Sans compter environ 50 apprentis qui se forment aujourd'hui dans les métiers de l'impression, selon son interpellation posant plusieurs questions, chiffrées aussi.

Le Conseil d'Etat a indiqué jeudi que l'ensemble des imprimés et des publications de l'Administration cantonale vaudoise (ACV) - hors CHUV et UNIL - représente pour l'année 2025 un volume de 51'200 commandes et un montant de 10,01 millions de francs. Sur ce volume, 13% des impressions sont effectuées en dehors du canton pour un montant, en 2025, de 1,33 million de francs.

S'agissant de la marge de man½uvre de l'Etat pour encourager le recours aux imprimeries cantonales/locales, le gouvernement répond qu'elle est dictée par les marchés publics. "Ce n'est véritablement que pour des marchés de faible ampleur, dont les prestations sont inférieures à 250'000 francs, que l'adjudicateur peut privilégier des acteurs vaudois en choisissant une procédure d'appel d'offre de gré à gré ou sur invitation, par exemple", écrit-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

A Lausanne, un chef s'inspire de tableaux pour ses créations

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Pour évoquer le tableau d'Eugène Burnand, le chef a puisé dans les arômes des alpages, des herbes de montagne et du terroir suisse (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le chef étoilé Christophe Schmitt a relevé jeudi un défi original: s'inspirer de trois tableaux du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) pour imaginer des créations culinaires. L'événement s'inscrit dans le cadre des 30 ans du Passeport Musées suisses.

Le chef et enseignant du Berceau des Sens, à l'Ecole Hôtelière de Lausanne (EHL), a revisité trois oeuvres majeures du patrimoine suisse signées Eugène Burnand, François Bocion et Albert Anker.

"Devant certaines ½uvres, j'ai immédiatement imaginé des goûts, des textures ou des souvenirs. L'idée n'était pas de reproduire les tableaux, mais de prolonger l'expérience artistique à travers le goût", explique Christophe Schmitt, cité dans un communiqué.

Taureau, poisson et fraises

Premier plat de ce périple gourmand: le majestueux et monumental "Taureau dans les Alpes" (1884), d'Eugène Burnand. Pour l'évoquer, le chef a puisé dans les arômes des alpages, des herbes de montagne et du terroir suisse.

Pour "Filets et pêcheurs" (vers 1877) de François Bocion, il a exploré l'univers du Léman, ses poissons, ses embruns et la douceur d'un après-midi d'été au bord de l'eau. Enfin, "La Mariette aux fraises" (1884) d'Albert Anker a inspiré une composition autour de la fraise et de la fraîcheur du jardin.

Interprétations originales

Pour le musée, ces créations rappellent que les oeuvres vivent à travers les interprétations qu'elles suscitent. "L'art peut inspirer bien au-delà de son cadre habituel et ouvrir de nouvelles portes d'accès à la culture", souligne Juri Steiner, directeur du MCBA.

L'expérience s'inscrit dans les activités qui accompagnent partout en Suisse le 30e anniversaire du Passeport Musées suisses. Ce dernier donne l'accès libre à plus de 500 musées, châteaux et lieux d'exposition.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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