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Lausanne

Les seniors souhaitent un meilleur accès à l'information (étude)

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Selon l'étude "bien vieillir" présentée mercredi par l'AVASAD, les seniors vaudois veulent avoir davantage accès à l'information et à la compréhension (photo prétexte). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Une étude menée auprès de 1440 seniors vaudois, bénéficiaires de soins à domicile, s'est attelée aux déterminants du "bien vieillir". Si la santé et la solitude sont au coeur des enjeux, les personnes interrogées ont souligné l'importance de l'accès à l'information pour continuer à bénéficier d'une vie sociale et de loisirs satisfaisants.

L'étude "bien vieillir" vise à s'assurer de l'adéquation entre les besoins des seniors vaudois et les services rendus par l'Association vaudoise d'aide et de soins à domicile (AVASAD). Son objectif est de déterminer comment s'adapter à l'importante pression démographique: en 2050, le canton comptera 239'000 seniors, soit une augmentation de 78% en 30 ans, a déclaré Manon Fawer, membre du conseil d'administration de l'AVASAD, mercredi devant la presse à Lausanne.

La santé, pas le seul problème

Les résultats de l'étude montrent que malgré les difficultés les obligeant à recourir aux centres médico-sociaux (CMS), environ trois quarts des sondés estiment disposer d'une santé suffisante pour avoir des activités physiques, sociales ou de loisirs. En revanche, plus d'un quart (26%) n'en ont pas toujours la capacité financière, a décrit Susana Garcia, directrice générale de l'AVASAD.

Pour six répondants sur dix, l'accès général à l'information (ou sa compréhension) constitue un obstacle de taille pour agrémenter leur vie. Pas moins de 44% souhaiteraient savoir utiliser internet et les réseaux sociaux, et témoignent ainsi d'une fracture numérique palpable, particulièrement dans les foyers les plus modestes.

"Ce qui surprend le plus dans cette étude, c'est l'émergence de cette demande d'information", a estimé Didier Jourdan de la Chaire UNESCO et centre collaborateur OMS "EducationS & Santé", partenaire de l'étude. La population interrogée ne se positionne plus uniquement en référence aux services (de l'infirmière ou de l'auxiliaire).

Les sondés relèvent aussi avoir besoin d'information et de compétences pour être en santé. Puis, apparaissent le besoin d'aide dans leur écosystème de vie et les services dédiés.

S'ils souhaitent savoir utiliser internet, les participants ne veulent en revanche pas de prestations virtuelles comme la télémédecine. Ils préfèrent recevoir une visite, constate le professeur.

Fini le cinéma, le théâtre ou les musées

Les personnes interrogées sont aussi 78% à vouloir être utiles à leurs proches. S'ils sont largement bénéficiaires de la solidarité de proches aidants (87%), ils sont eux-mêmes aidants dans 64% des cas.

La satisfaction la plus faible concerne les loisirs encore possibles (58%) ou l'offre d'activités dans la commune ou le quartier (42%). A titre d'exemple, environ 55% des répondants ont totalement renoncé à aller au cinéma, au théâtre, au concert ou au musée. Environ quatre sur dix ne se promènent plus ou très rarement.

Le manque de distractions et de lien social pèse: quatre répondants sur dix déclarent se sentir seuls ou déprimés. Ce sont essentiellement l'état de santé et le fait de vivre seul qui influencent les résultats, a relevé Mme Garcia. Il n'y a par contre que peu de différences entre genres, âges ou lieux d'habitation.

Nouvelles perspectives

Etre respecté dans ses choix et dans son autodétermination est prioritaire pour 78% des participants, ce qui tord le cou à certains stéréotypes, a relevé la directrice. Pour 75%, il s'agit de partager du temps avec sa famille et ses amis, entretenir les liens sociaux, pour 66%, rester actif et autonome.

"Ces réponses ouvrent de nouvelles perspectives", a commenté Mme Garcia. Une collaboration plus soutenue entre les différents prestataires au service des personnes âgées doit être encouragée. Certaines nouvelles prestations devraient être développées pour favoriser la vie sociale. Le renforcement des compétences des collaborateurs des CMS est d'ailleurs en cours.

L'enquête a été réalisée auprès des clients des CMS vaudois. Un travail d'écoute approfondi a tout d'abord été conduit auprès de seniors des différentes régions. Dans le volet quantitatif, 3280 questionnaires portant sur la vie quotidienne ont été envoyés à des personnes de 65 à 80 ans, qui constituent 77% de la clientèle senior des CMS. Le taux de réponse a été de 44%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne: pétition lancée pour interdire le Grand-Pont aux voitures

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Parallèlement au lancement d'une pétition, une centaine de personnes ont manifesté samedi sur le Grand-Pont à Lausanne, le jour de sa réouverture, pour demander sa fermeture au trafic individuel motorisé. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

PRO VELO Région Lausanne, l'Association Transports et Environnement Vaud (ATE Vaud) et actif-trafiC ont lancé samedi une pétition qui demande de fermer le Grand-Pont à Lausanne au trafic individuel motorisé, tout en le laissant ouvert et accessible aux transports publics, piétons, vélos et véhicules d'urgence. Elle sera ensuite remise au Conseil communal lausannois.

La Ville de Lausanne a récemment annoncé que le Grand-Pont serait rouvert dès ce samedi à toutes les mobilités "pour une durée provisoire, mais non déterminée". "Cette réouverture annonce donc le retour des voitures sur le Grand-Pont et nuit au développement rapide d’une stratégie de mobilité durable pour Lausanne permettant un apaisement du centre-ville", écrivent les pétitionnaires.

"Le chantier de rénovation mené en 2022 et ayant entraîné la fermeture du pont durant neuf mois a pourtant montré qu'il était possible, en termes de fluidité du trafic et d'accessibilité, de limiter la circulation automobile sur cet itinéraire", ajoutent-ils.

Trafic de transit

Les pétitionnaires soulignent d'ailleurs que le Grand-Pont est essentiellement utilisé pour du trafic de transit, soit à hauteur de 72%, selon l'Observatoire de la mobilité qu'ils citent.

"Or ces véhicules ne font que traverser la ville sans s'y arrêter et ne bénéficient donc aucunement aux commerçants", note David Raedler, président de l'ATE Vaud et député écologiste au Grand Conseil vaudois.

"De nombreuses études et exemples concrets de villes européennes ont prouvé les bienfaits économiques des centres-villes avec une circulation automobile limitée ainsi que les avantages pour la santé des résidents et la convivialité des quartiers", relève pour sa part Céline Gandar, coprésidente de PRO VELO Région Lausanne.

Manifestation sur le pont

La réouverture du Grand-Pont aux véhicules motorisés est une "opportunité manquée pour augmenter l'attractivité du centre-ville pour les vélos". "Cette réouverture crée aussi inutilement des risques pour les piétons, en rendant par ailleurs leur traversée du centre-ville plus dangereuse, bruyante et désagréable", souligne encore Thibault Schneeberger, cosecrétaire romand d'actif-trafiC.

Les premières signatures ont été récoltées samedi à Lausanne. Parallèlement, une centaine de manifestants ont déambulé sur le pont durant environ une demi-heure vers 11h00, bloquant la circulation, a constaté un journaliste de Keystone-ATS. Cette action séparée était organisée par le Comité pour un centre-ville sans voitures, un comité citoyen et la Critical Mass, un mouvement de cyclistes. Ils demandent la même chose que la pétition. Le défilé était autorisé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le lausannois Swissborg cherche à lever 24 millions de francs

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La vague de levées de fonds en cryptomonnaies (ICO) a commencé en 2017 (photo symbolique). (© Keystone/EPA/RUNGROJ YONGRIT)

La plateforme lausannoise d'investissements en cryptomonnaies Swissborg cherche à lever 24 millions de francs pour poursuivre son expansion. La firme revendique dans une pré-présentation vendredi une valorisation d'un demi-milliard et affiche l'ambition d'atteindre les quatre milliards dans les cinq ans.

Rappelant être l'une des rares jeunes pousses crypto à avoir survécu depuis la vague de levées de fonds en cryptomonnaies (ICO) de 2017, Swissborg prévoit d'ouvrir son capital aux investisseurs résidant en Suisse, dans l'Union européenne (UE) ou encore au Royaume-Uni.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Hockey

Joël Genazzi: "Il aurait suffi de 3 à 5% de plus de chacun"

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Lausanne n'a pas su profiter de ses temps forts jeudi soir contre Bienne (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Jeudi soir face à Bienne, Lausanne n'est pas parvenu à enchaîner un deuxième succès après sa victoire à Ambri mardi. Défaits 4-2, les Vaudois ont sabordé le momentum à des instants-clés.

Difficile de penser qu'au sein de cette équipe lausannoise il y a une envie quasi irrépressible de coller à la définition du masochisme. Toujours est-il que le LHC 22/23 a une fâcheuse tendance à tendre sa crosse à l'adversaire pour le laisser en jouir à sa guise.

Face à Bienne jeudi soir, les hommes de Geoff Ward ont une fois encore réussi à se saborder. Lorsque Robin Kovacs égalise à 37 secondes de la fin du tiers initial, Lausanne a le vent dans le dos. Mais Damien Riat réussit l'exploit de prendre deux pénalités différentes sur une seule et même séquence en toute fin de période. Résultat des courses, le LHC attaque le tiers médian en infériorité numérique et Bienne en profite pour marquer deux fois.

Il y a aussi cette scène de la 31e minute. Yannick Rathgeb effectue une charge au centre de la glace qui ne plaît pas aux Lausannois. Alors que l'ancien défenseur de Fribourg reste stoïque, Robin Kovacs vient le pousser à plusieurs reprises. Les arbitres ne bronchent pas, mais Cody Almond décide d'en remettre une couche et prend logiquement deux minutes de pénalité. Deux tueurs de momentum, cet ascendant psychologique ou ces bonnes périodes qui interviennent lors d'une rencontre.

Pas d'émotions

Jamais homme à se cacher lorsqu'il s'agit d'évoquer ses performances ou celles de son club, Joël Genazzi a mis le doigt sur ce qui n'a pas fonctionné face aux Seelandais: "Il manque 3 à 5% de plus chez chaque joueur. Je ne pense pas que tous les joueurs étaient dans le match. En tout cas moi je n'étais pas content du mien. On doit se regarder dans le miroir et être honnête. Un soir comme aujourd'hui, ça ne suffit pas. Même si on a des poteaux, même si on reste dans le match, cela ne suffit pas, surtout face à une équipe comme Bienne qui veut jouer de manière offensive avec des attaquants qui "trichent" en essayant de passer derrière les défenseurs."

Autre bémol selon le défenseur des Lions, l'absence d'émotions: "On revient à 3-2 mais il a manqué les émotions. Je ne suis pas content des émotions montrées par le collectif sur la glace. On n'a pas respecté l'esprit de cette enceinte. OK, il n'y a pas 9600 personnes mais un peu plus de 6000. Le manque d'ambiance ne doit pas être imputé aux spectateurs, c'est de la nôtre. On ne leur donne pas une chance d'être fiers de nous et de chanter pour nous. Il y a deux-trois choses qui ont manqué et ce n'est ni le système ni les spectateurs. Je ne pense qu'on n'était pas au top de notre niveau."

Changements trop longs

Lorsque Joël Genazzi évoque le système, on se demande si les joueurs ont gardé des réflexes de l'ère John Fust? "Cela reste du hockey sur glace. Il y a encore des détails qui ne sont pas automatiques. Mais tu peux nous donner le meilleur système et le meilleur speech avant les tiers, à la fin c'est à nous de faire le travail. Et on avait tout pour faire juste, mais on ne l'a pas fait d'un point de vue collectif."

Fin analyste, l'ancien international souligne quelques précieux détails: "Je pense que l'on a fait des changements trop longs. On était trop longtemps sur la glace, surtout lors du deuxième tiers. Si tu as des jambes fraîches face à des jambes fatiguées dans cette ligue, c'est difficile à défendre. On avait amélioré ce détail dernièrement, mais là on a tous refait des changements un peu longs. Ce qui fait qu'on a perdu le momentum au deuxième tiers. On est dans le match mais pas tant que ça finalement. Il aurait suffi de 3 à 5% de plus de chacun."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Lausanne: l'orgue en vedette grâce à un nouveau festival

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Benjamin Righetti, organiste, joue pendant le concert d'ouverture lors de la première édition de la Biennale Organopole dans l'église Saint-Francois à Lausanne. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La première édition de la Biennale Organopole se déroule en décembre à Lausanne. Pendant tout le mois, le festival propose de nombreux concerts pour promouvoir l’univers de l’orgue, la majorité avec entrée libre. A découvrir à l'église St-François, à la cathédrale, ou encore dans les quartiers.

Lausanne est une cité d’orgues extraordinaire, se réjouit la Fondation Organopole dans un communiqué. La Cathédrale dispose du plus grand instrument loin à la ronde, l’église Saint-François vibre aux sons de quatre orgues et quelques-unes des églises de quartiers sont pourvues de véritables bijoux, parfois méconnus.

Pour découvrir ces précieux instruments, douze concerts sont à l'affiche à l'église St-Francois, la Biennale faisait partie du programme de clôture des festivités de ses 750 ans. Quatre "organic sundays" sont prévus les dimanches à la Cathédrale, ainsi que huit visites dans les quartiers.

Récitals de légende

A l'affiche, des récitals de légendes de l'orgue tel que Leo Van Doeselaar, des concerts pour ch½ur avec Pro Arte, l'Ensemble vocal de Lausanne ou l'Académie vocale de Suisse romande, des concerts avec les étudiants de la HEMU et du Conservatoire, ou encore un ciné-concert sur un film muet historique.

Des improvisations sur des thèmes de Noël feront vivre l'esprit des Fêtes. Des artistes locaux feront découvrir leur passion pour l'orgue, à l'instar de Benjamin Righetti, directeur artistique du festival et Valentin Villard.

Tous les événements de la Biennale sont en entrée libre, à l'exception des concerts des dimanches 4, 11 et 18 décembre à Saint-François, précisent les organisateurs.

https://biennale.organopole.com/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Une bourse pour l'artiste plasticienne Nastasia Meyrat

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Une installation de l'artiste plasticienne Nastasia Meyrat lors de l'exposition des Swiss Art Awards 2018 à Bâle (archives). (© Keystone/GEORGIOS KEFALAS)

La Bourse arts plastiques 2022 du canton de Vaud a été attribuée à Nastasia Meyrat. L'artiste reçoit 20'000 francs pour mener à bien son projet de film explorant les défis professionnels des artistes tout en revisitant "L'escamoteur" de Jérôme Bosch. La lauréate a été choisie parmi huit dossiers.

"Nastasia Meyrat affectionne une pratique pluridisciplinaire mêlant sculpture, peinture, écriture ou encore création sonore. Son travail s'articule principalement autour de problématiques sociales et sociétales, afin de questionner certains mécanismes d'aliénation tout en revalorisant l'agentivité des corps mis en marge ou mal-aimés", écrit jeudi l'Etat de Vaud dans un communiqué.

Détentrice d'un Bachelor Arts visuels et d'un Master en pratiques artistiques contemporaines de la Haute école d'art et de design de Genève (HEAD), Nastasia Meyrat vit et travaille à Lausanne.

"Maniant l'humour et la satire, la plasticienne s'inspire souvent dans ses créations des univers du jeu et du grotesque. Elle a présenté son travail dans plusieurs expositions personnelles ainsi qu'un nombre important de sélections collectives en Suisse et à l'étranger", note encore le Canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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