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Lausanne

Une micro-ferme sur les terres agricoles du campus lausannois

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Avoir plusieurs hectares de terres arables sur un campus universitaire n'est pas courant. C'est le cas à l'UNIL et l'EPFL. CREDIT: UNIL/EPFL

Une micro-ferme voit le jour sur les terres agricoles du campus universitaire de Lausanne. La Ferme de Bassenges a été confiée à un collectif de jeunes agriculteurs. Leur démarche associera maraîchage, arboriculture et élevage en cycle fermé.

Peu de gens le savent, mais le campus de l'EPFL et de l'UNIL dispose d'une ferme, tout à l'ouest au lieu-dit Bassenges, comprenant plusieurs bâtiments et des terres agricoles (environ 75'000 m2). A la suite du décès de l'exploitant en 2017, l'EPFL et l'UNIL ont lancé en 2019 un appel d'offre pour "un projet durable, apte à sensibiliser la communauté universitaire aux grands enjeux écologiques et alimentaires", indiquent-ils mardi dans un communiqué.

Le jury, composé de représentants de l'EPFL de l'UNIL, des communes de Lausanne et Ecublens et d'agriculteurs, a porté son choix sur le projet d'un collectif. Ses membres sont agriculteurs, ingénieurs agronomes ou en environnement et gestionnaires. Ils ont présenté un dossier qui dessine les contours d'une "micro-ferme agroforestière de polyculture-élevage", selon le communiqué.

Les principes agronomiques que les fermiers appliqueront au domaine s'appuient sur l'agriculture biologique et la biodynamie. Grandes cultures, arboriculture, maraîchage et élevage composeront le quotidien du groupe, dont les membres habiteront sur place, dans l'ancienne maison d'habitation, rénovée, précisent l'EPFL et l'UNIL. Quelque 500 arbres, dont 250 fruitiers (pommes, poires, cerises, pêches, abricots, etc), et des haies vives (aubépines, sureau, églantiers) ont été plantés.

Animaux et basse-cour

Premiers animaux à avoir rejoint le site, des brebis paissent déjà sur le domaine. Deux chevaux et un âne aideront les fermiers au travail du sol, tandis qu'un couple de cochons valorisera les sous-produits du maraîchage et de la production de fromage de brebis. Une basse-cour viendra compléter le cheptel.

"Notre intention est véritablement de fonctionner en cycle fermé", explique Baptiste Calliari, maraîcher et membre du collectif. "Nous produirons sur le domaine le fourrage et la litière pour les animaux. En retour, ceux-ci nous fourniront la fumure dont nous aurons besoin pour les champs".

Les produits de la ferme - légumes et fromages de brebis la première année, fruits, céréales et autres à plus long terme - seront vendus directement à la ferme, voire sous forme de paniers ou auprès des restaurateurs du campus.

"Dès l'appel à projet, notre intention était que les terres du campus servent aussi de laboratoire vivant et de vitrine aux réflexions que la société se doit aujourd'hui de mener quant à son mode d'agriculture et d'alimentation", relève Benoît Frund, vice-recteur de l'UNIL en charge de la durabilité sur le campus. Le collectif travaillera en toute indépendance, sous la forme d'une société à responsabilité limitée.

 

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1 commentaire

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  1. L'histoire Corrigée

    1 mars 2020 à 13:49

    C'est une honte ! La biodynamie est une invention de la secte raciste des anthroposophes, qui consiste en une ritualisation de l'agriculture. Par exemple, mettre de la bouse dans des cornes à enterrer les soirs de pleine lune, des formules magiques destinées à faire pousser les courges plus vite, etc.
    Je me demande quels sont les liens de l'université lausannoise avec la secte du gourou Steiner !

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Lausanne: des initiations sportives pour les jeunes

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La manifestation est organisée aux abords du Musée olympique (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Semaine olympique reprend ses quartiers dans les environs du Musée olympique à Lausanne. Durant la première semaine des vacances d'automne, du 16 au 20 octobre, les jeunes âgés de 8 à 15 ans pourront s'initier à différents sports.

Après deux éditions tenues en ligne en raison de la pandémie, la Semaine olympique est de retour. Pour sa 41e édition, elle propose plus de 23 initiations sportives ainsi que des ateliers sur le journalisme sportif, la santé dans le sport ou la conservation des objets dans un musée.

Des activités pour tous seront organisées en fin de journée. Les enfants et leurs familles pourront notamment rencontrer des athlètes ou assister à des démonstrations sportives. Toutes les activités sont gratuites, mais l'inscription en ligne est obligatoire car les places sont limitées. L'événement se tient du parc olympique aux quais d'Ouchy, en passant par le collège de l'Elysée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La stratégie vélo fait encore débat

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Après de longs débats au Grand Conseil, la stratégie vélo du canton de Vaud va pouvoir se concrétiser (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La stratégie vélo du canton de Vaud a, une nouvelle fois, longtemps accaparé le Grand Conseil. Mardi lors du deuxième débat, la droite a tenté en vain de modifier le projet initial du Conseil d'Etat.

Via un amendement, Jean-Luc Bezençon a demandé d'enlever 1,8 million de francs à un projet de décret de 28,6 millions, destinés à financer des études en vue notamment de l'aménagement du réseau cyclable cantonal.

Le député PLR s'en est pris précisément aux dix postes (équivalents plein temps), essentiellement des ingénieurs, qui seront créés au sein d'un centre de compétences vélo à la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR).

Selon M. Bezençon, huit postes seraient suffisants pour réaliser ces études, ajoutant que l'Etat de Vaud avait toujours tendance à "viser très haut" lorsqu'il s'agit de créer des postes. "On pourrait arriver au même résultat en visant plus bas", a-t-il assuré.

"Une taquinerie"

La gauche a critiqué une "taquinerie", une volonté de la droite de "mettre son grain de sel" et "d'amputer" un projet en supprimant deux postes "sortis du chapeau".

La Verte Alice Genoud a notamment martelé qu'il fallait suffisamment "de cerveaux" pour mettre en place cette stratégie ambitieuse. "Nous ne pouvons pas nous contenter de demi-mesures", a-t-elle dit, soulignant le retard vaudois en matière d'aménagements cyclables.

De son côté, la conseillère d'Etat en charge du dossier, Nuria Gorrite, a demandé aux députés de "faire confiance au calibrage" prévu par la DGMR au sujet de ce futur centre de compétence vélo.

La ministre a été entendue et l'amendement Bezençon a été refusé (75 non, contre 66 oui) avec les voix de la gauche, additionnées à celles des Vert'libéraux et de quelques PLR.

Surfaces agricoles

Un autre amendement de la droite, du libéral-radical Loïc Bardet, est ensuite revenu sur la question des terres agricoles qui devront être sacrifiées pour construire des pistes cyclables. Le député a demandé que ces surfaces d'assolement (SDA) ne soient "en principe" pas utilisées, sauf s'il n'y avait pas d'alternatives.

Nuria Gorrite lui a répondu que de telles "précautions" existaient déjà dans le Plan directeur cantonal. Avant d'empiéter sur les SDA, il est déjà exigé de "faire la démonstration qu'il n'y a pas d'alternative", a-t-elle dit, jugeant dès lors cet amendement "un peu excessif".

Là aussi, les députés ont suivi l'avis de la conseillère d'Etat, mais de peu, l'amendement étant refusé pour une voix.

Troisième débat nécessaire

Le Grand Conseil s'est ensuite penché sur un deuxième projet de décret, de 13,25 millions de francs cette fois-ci. Celui-ci englobe des subventions que l'Etat accordera pour construire le réseau cyclable cantonal.

Les députés n'ont pas remis en cause ce crédit. Mais comme Jean-Luc Bezençon a retiré un amendement qui avait été accepté en premier débat, un troisième et dernier débat sera nécessaire avant de valider définitivement ces premiers paquets de la stratégie vélo.

Présentée en novembre dernier par le Conseil d'Etat, cette stratégie vise à ce que le vélo représente 10% des déplacements dans le canton de Vaud en 2035, contre une part de 2,2% en 2015 (derniers chiffres à disposition). Cela passera, entre autres, par un développement des aménagements réservés aux cyclistes, de 180 km actuellement à 500 km d'ici quinze ans.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

Vaud lance sa campagne automnale de vaccination contre le Covid-19

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La vaccination de rappel demeure gratuite (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Vaud lance sa campagne automnale de vaccination et propose à la population une dose de rappel avec un nouveau vaccin Moderna bivalent. Dès aujourd’hui, les personnes âgées de 65 ans et plus et les personnes vulnérables peuvent s'inscrire pour recevoir gratuitement leur injection de rappel, a annoncé mardi le canton.

Les premières administrations de vaccin bivalent se feront uniquement à partir du 10 octobre, précise-t-il. Les personnes de 16 à 64 ans qui souhaitent bénéficier d'un rappel pourront s'inscrire prochainement. Le nouveau vaccin Moderna dit "bivalent" cible la souche originelle du Covid plus une souche d'Omicron.

Le rappel doit être administré au moins quatre mois après la dernière vaccination ou après la guérison, et ce pour tous les groupes d'âge, souligne-t-on encore.

Sept centres et des pharmacies renforcées

"Ces deux dernières années ont montré que l'automne est propice à une hausse de la transmission du Covid-19, en raison de la multiplication des contacts étroits dans les espaces clos lorsqu'il fait froid. Vaud est bien armé pour faire face à cette augmentation des contaminations puisque plus de 98% de sa population présente des anticorps, grâce notamment à un excellent taux de vaccination", écrivent les autorités cantonales.

La vaccination est offerte sur l'entier du territoire vaudois, avec des centres à Nyon (CMC), Gland (clinique de la Lignière), Rennaz (HRC), Payerne (HIB), Morges (eHc) et Lausanne (Unisanté et Bois-Cerf). Des pharmacies renforcées à Avenches, Clarens, Lausanne, Orbe, Prilly, Rolle, Signy, Vallorbe et Yverdon complètent ce dispositif.

Quelques cabinets médicaux ayant déjà vacciné en 2021 proposeront également cette prestation dans des régions de montagne éloignées d'un centre de vaccination.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Quelque 850 signatures pour la pétition pour réguler les corvidés

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La pétition vaudoise contre la surpopulation de corvidés a recueilli 850 signatures (photo d'illustration). (© KEYSTONE/ADRIEN PERRITAZ)

Lancée en août, la pétition d'agriculteurs et viticulteurs vaudois pour demander des actions contre la surpopulation de corbeaux freux et les corneilles a recueilli 850 signatures. Elle a été déposée mardi au Grand Conseil.

Les pétitionnaires relèvent dans leur communiqué que l'agriculture vaudoise est "régulièrement victime de dégâts majeurs causés par les corvidés aux cultures vivrières". Ils mentionnent "d'importantes pertes" de production, de temps et de revenus.

Les agriculteurs et viticulteurs, soutenus par la députée Marion Wahlen et le conseiller national Olivier Feller, disent avoir déjà alerté les autorités cantonales. "Malheureusement, les quelque mesures proposées et mises en oeuvre par l'Etat n'ont pas réglé le problème de base", estiment-ils.

Leur pétition demande des actions "concrètes, immédiates et efficaces" à mettre en oeuvre d'ici la fin de l'année. Elle sera transmise pour examen à la commission des pétitions du Grand Conseil.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne souhaite élargir ses zones de baignade à Ouchy

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La Municipalité tire un bilan positif des expériences de buvettes éphémères et de nouvelles zones de baignade et souhaite continuer à égayer de la sorte les rives lausannoises (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Une zone de baignade sur toute la longueur des quais d'Ouchy à Lausanne, du Musée olympique à la tour Haldimand: c'est le projet de la Municipalité qui va le soumettre prochainement au Conseil communal. La Ville souhaite aussi pérenniser trois buvettes éphémères testées cet été.

"Après une saison estivale 2022 qui a vu des essais pour trois buvettes estivales au bord de l'eau et la création d'une zone de baignade éphémère, en face du Musée olympique, la Municipalité tire un bilan positif de ces expériences et souhaite continuer à égayer les rives lausannoises", indique-t-elle mardi dans un communiqué.

"Les possibilités de se baigner dans des lacs ou des rivières et les animations saisonnières des rives constituent des atouts indéniables. Ils contribuent à la qualité et à l'attractivité de la vie urbaine", explique le municipal de la sécurité et de l'économie Pierre-Antoine Hildbrand, cité dans le communiqué.

L'installation de trois nouvelles buvettes temporaires à différents emplacements du bord du lac et d’une zone de baignade éphémère a permis de diversifier l'offre existante et répond à la demande de la population. Que ce soit à la sortie du bureau ou en week-end, elles ont contribué à donner à Lausanne une touche méditerranéenne au c½ur d’un été où rafraichissements et répits étaient les bienvenus, note encore la Ville.

Buvettes pour cinq ans

Fort de ces constats, la Municipalité va prochainement soumettre au Conseil communal la création d'une zone de baignade pérenne tout le long des quais d'Ouchy, depuis la hauteur du Musée olympique jusqu'à la tour Haldimand peu avant la frontière à l'est avec Pully. Pour rappel, la Ville avait aussi aménagé une zone de baignade dans le Vieux-Port d'Ouchy en 2021.

La Municipalité veut également pérenniser trois emplacements pour des établissements saisonniers sur les rives, soit des buvettes avec terrasses. Un appel d'offres sera effectué prochainement. Les contrats avec les personnes sélectionnées seront limités à cinq ans, non renouvelables. Objectif: accroître la diversité de l'offre et permettre des évolutions, selon la Ville.

Celle-ci rappelle que la surface totale des terrasses à Lausanne est "en croissance constante". Depuis 2019 une augmentation de 15% sur l'ensemble de la ville a pu être autorisée. A ce jour, 608 surfaces de terrasses, dont plus de 15'000 m2 sur le domaine public, égayent les rues lausannoises alors que d'autres sont en cours de création, d'extension ou de légalisation, détaille-t-on.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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