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Vaud

Le canton de Vaud veut renforcer son soutien aux proches aidants

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La conseillère d'Etat vaudoise Rebecca Ruiz, en charge de la santé et du social, a rendu hommage jeudi aux proches aidants du canton et a présenté de nouvelles mesures et nouveaux projets de soutien (Archives © Keystone/LAURENT GILLIERON)

Vaud veut améliorer la vie, la santé et le statut des 86'000 proches aidants du canton, soit 14% de la population, qui s'occupent à domicile au moins une fois par semaine de 75'000 proches malades, vieillissants, en situation de handicap ou en perte d'autonomie. Valoriser leur engagement, prévenir leur épuisement ou encore faciliter la relève de nuit à domicile font partie des priorités.

"L'engagement des proches aidants est non seulement important pour la personne aidée, mais pour la société dans son ensemble. Leur rôle est central et indispensable dans notre dispositif sociosanitaire. Il doit donc être reconnu", a déclaré jeudi devant la presse la conseillère d'Etat Rebecca Ruiz, cheffe du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS).

Depuis 2012, Vaud s'est doté d'un programme cantonal proches aidants. Il avait lancé parallèlement la même année la "Journée des proches aidants", qui a désormais lieu tous les ans le 30 octobre.

Le canton propose diverses prestations de soutien comme les soins à domicile, la relève à domicile, l'accueil temporaire, les rencontres de type formation ou d'échanges d'expériences ou encore la consultation psychologique. L'objectif est d'éviter l'épuisement des proches aidants, leur isolement social voire de devoir renoncer à leur activité professionnelle.

D'ici 2026

Jeudi, la ministre en charge de la santé et du social a présenté les nouveaux projets et les prochaines étapes de ce programme cantonal. Afin de l'adapter aux besoins actuels, le Conseil d'Etat a mené, début 2021, une large consultation auprès de 76 organismes concernés. Cette démarche lui a permis d'identifier des priorités pour un plan d'action à l'horizon 2026.

La première des priorités est d'élaborer une nouvelle définition de proches aidants, en concertation avec les autres cantons de la coordination intercantonale (VD, GE, NE, JU, FR, VS, TI, BE, GR). S'agissant du statut juridique, le Conseil d'Etat observera les suites données par le Conseil fédéral à la demande de la Communauté nationale d'intérêts de proches aidants (CIPA) et proposera - si nécessaire - une disposition cantonale en 2025.

Vers une carte de légitimation?

A terme, le gouvernement imagine aussi une carte de légitimation afin de mieux identifier le proche aidant en milieu hospitalier par exemple. L'idée est qu'il puisse facilement disposer d'informations médicales ou obtenir une formation pour le retour à domicile d'un proche après hospitalisation.

L'autre priorité et nouveauté, c'est une meilleure accessibilité à la relève de nuit à domicile pour que les proches aidants puissent se reposer, protéger leur santé et leur vie sociale. Un forfait incitatif de 150 francs pour une nuit de relève de 20h00 à 07h00 sera développé dès 2022. Des bons pour quatre premières heures de relève gratuites du 1er novembre 2021 au 28 février 2022 seront offerts aux proches aidants qui ne connaissent pas encore ce service.

Le canton réfléchit aussi à des soutiens financiers supplémentaires, soit via la compensation de perte de gain, actuellement plafonnée à 25'000 francs par année, ou via une aide plus directe, aujourd'hui plafonnée à 2400 francs par année. Ce sujet n'a pas fait l'objet d'un consensus lors de la consultation.

Nouveaux projets sur les rails

D'autres nouveaux projets ont débuté: le CHUV intégrera davantage les proches aidants dans la prise en soins à l'hôpital et dans la préparation du retour à domicile; dès novembre 2021, ils pourront bénéficier d'un coaching pour parvenir à mieux concilier leur vie professionnelle et leur vie privée; une formation continue sera proposée aux employeurs afin de mieux les sensibiliser aux besoins de leurs employés proches aidants.

Jusqu'ici, le programme cantonal bénéficie d'un budget annuel de 14 millions de francs. Avec le renforcement des mesures, il pourrait augmenter dans une fourchette de 400'000 à 500'000 francs par an environ, selon Mme Ruiz.

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Vaud

Les jeunes LGBT sont davantage la cible de violences que les autres

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Quinze pour cent des jeunes LGBT disent avoir été victimes d'agressions sexuelles au cours des trente derniers mois, contre 3% pour les personnes hétérosexuelles. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les jeunes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) sont davantage la cible de violences sexuelles et de harcèlement que les autres, montre une étude vaudoise. Ils consomment aussi plus de substances psychoactives et se considèrent en moins bonne santé.

Un jeune sur six (16,5%) indique avoir une orientation non exclusivement hétérosexuelle, selon l'étude réalisée par Unisanté à Lausanne et publiée mardi. Parmi ces personnes, 15% disent avoir été victimes d'agressions sexuelles au cours des trente derniers mois, contre 3% pour les hétérosexuels. Et 16% rapportent avoir subi du harcèlement (y compris en ligne) de manière hebdomadaire sur les douze derniers mois (contre 8%).

S'agissant de la prise de substances psychoactives, les jeunes non exclusivement hétérosexuels sont 49% à déclarer boire de l'alcool chaque semaine (contre 43%). Ils consomment aussi plus de tabac (42% contre 27%), de cannabis (15% contre 11%) ainsi que d'autres stupéfiants (10% contre 5%, sur douze mois) et pratiquent davantage le "binge drinking", soit le fait de boire beaucoup d'alcool en peu de temps (57% contre 52%, sur trente jours).

Des chiffres qui confirment les tendances internationales. Mais posséder des données vaudoises est précieux, selon Raphaël Bize, médecin cadre à Unisanté et coauteur de l'étude.

Raphaël BizeMédecin cadre à Unisanté et coauteur de l'étude

Troubles psy et dépressivité

Autre donnée révélée par l'étude: un cinquième (20%) des jeunes non exclusivement hétérosexuels s'estiment en mauvaise santé générale (contre 11%). Quatre sur cinq (79%) décrivent des troubles somatiques et psychoaffectifs récurrents (contre 56%) et 58% font état de dépressivité (contre 36%). Encore une fois pas de surprise, autant pour les chercheurs que les acteurs de terrain. Le Canton de Vaud, lui, se dit conforté dans la stratégie mise en place. Il rappelle notamment le plan d'action lancé il y a une année sur ce thème. Un des buts visés: prévenir l'homophobie et la transphobie en milieu scolaire. L'étude sonne ainsi comme une piqûre de rappel, comme le note Caroline Dayer, déléguée aux questions d'homophobie et de transphobie au sein du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture.

Caroline DayerDéléguée aux questions d'homophobie et de transphobie au sein du DFJC

Notons encore que le Canton de Vaud a récemment nommé Catherine Fussinger au poste, fraîchement créé, de déléguée cantonale pour les questions LGBTIQ.

Mettre un visage sur des chiffres

Les acteurs de terrain ont, quant à eux, salué la publication de l'étude. Etude que l’association Vogay s'est attachée à illustrer au travers de vidéos. On y voit six jeunes queer, lesbienne ou trans témoigner de leur vécu. Les précisions de Sara Blaser, responsable sensibilisation au sein de Vogay.

Sara BlaserResponsable sensibilisation au sein de Vogay

Les capsules vidéo sont à retrouver sur le site de Vogay. Le Canton, de son côté, rappelle le lancement d’un plan d’action l’an dernier dans le cadre scolaire. Il renforce notamment la prévention pour lutter contre l’homophobie et la transphobie.

Précisons que l'enquête a été menée en 2017 auprès de 1817 jeunes en deuxième année de formation post-obligatoire du canton de Vaud. Elle a été effectuée au moyen d'un questionnaire auto-administré anonyme soumis à un échantillon représentatif de classes d'écoles publiques. Le taux de participation a été d'environ 90%. Médecin cadre à Unisanté et coauteur de l'étude, Raphaël Bize a parlé de "données robustes", lors de la présentation des résultats mardi à Lausanne.

Isabelle Bertolini avec Keystone-ATS

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Vaud

Recherche bénévoles pour faciliter la cohabitation en Lavaux

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Lavaux Patrimoine mondial veut harmoniser la cohabitation entre les différentes populations qui fréquentent le vignoble en terrasses (Image prétexte). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Avec le retour des beaux jours, le vignoble en terrasses de Lavaux attire de nombreux visiteurs, qui ne respectent pas toujours ce site inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco. Des bénévoles sont recherchés pour participer à des campagnes de sensibilisation.

Les visiteurs et les randonneurs qui se promènent en Lavaux n'adoptent pas toujours un comportement adéquat. Ils circulent sur des secteurs interdits, traversent les parcelles de vigne privées, s'y installent pour pique-niquer et laissent leurs déchets sur place.

Depuis 2020 et le début de la pandémie, Lavaux Patrimoine mondial (LPm) organise des actions pour sensibiliser la population aux bonnes pratiques. Cette année, ses guides continueront de sillonner le vignoble tous les week-ends ensoleillés de mai à novembre.

Mais l'association souhaite renforcer son dispositif d'accueil, d'information et de médiation en y intégrant des bénévoles. Tout particulièrement pour deux week-ends de grande affluence: les caves ouvertes vaudoises des 4 et 5 juin et le passage du Tour de France le 10 juillet, explique LPm dans un communiqué.

Par ailleurs, l'accroissement du nombre de cyclistes dans le vignoble est au coeur de discussions entre vignerons, communes, police, acteurs du tourisme et du patrimoine. Un état des lieux de la signalétique est en cours de réalisation de même qu'une stratégie liée au cyclisme et son évolution sur le site. L'objectif est de limiter les risques inhérents à la pratique du vélo et de garantir aux piétons un accès privilégié au vignoble, ajoute le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Vaud: lancement de la plateforme d'action "agissons-ch.org"

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La plateforme citoyenne "Ag!ssons" doit permettre aux citoyens de choisir parmi 18 propositions trois thèmes qui feront l'objet d'un lancement d'une initiative populaire vaudoise (photo prétexte). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Une nouvelle plateforme d’action citoyenne en ligne a vu le jour: agissons-ch.org. Jusqu'au 17 juin, elle met en consultation populaire 18 propositions politiques. Les trois mesures qui auront récolté le plus de points seront transformées en initiatives populaires vaudoises.

Les Suisses sont appelés à voter pour de futures initiatives populaires vaudoises. Ceci par le biais d’une plateforme d’action citoyenne qui a été lancée ce mardi : agissons-ch.org. Le concept : soumettre donc 18 propositions politiques à un vote en ligne. Steven Tamburini, ancien gréviste du climat et co-initiateur de ce projet, nous donne un aperçu des idées à retrouver sur la plateforme Ag!ssons.

Steven TamburiniAncien gréviste du climat et co-initiateur du projet

Au final, trois propositions sortiront du lot et seront transformées en initiatives populaires cantonales. Steven Tamburini nous explique comment l’ensemble des idées soumises ont été sélectionnées.

Steven TamburiniAncien gréviste du climat et co-initiateur du projet

Une démarche positive

L’idée des initiateurs : lancer un appel en faveur d’un plan d’urgence démocratique, écologique et social. Ceci d’une manière positive.

Steven TamburiniAncien gréviste du climat et co-initiateur du projet

La population a jusqu’au vendredi 17 juin à minuit pour voter. Et les initiateurs du projet d’annoncer que deux initiatives supplémentaires seront lancées. L’une porte sur l'instauration d'une chambre citoyenne permanente vaudoise, l'autre sur la protection de l'agriculture et la démocratisation de l'accès à une alimentation saine et locale.

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Culture

Les musées de la Riviera ouvriront gratuitement samedi soir

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Les visiteurs pourront s'initier aux techniques de la photographie au Musée suisse de l'appareil photographique à Vevey. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La 22e Nuit des musées de la Riviera vaudoise aura lieu samedi. Dix institutions pourront être visitées gratuitement de 17h00 à minuit, en plus d'autres animations et activités.

Le public pourra découvrir onze expositions temporaires et permanentes et dix-sept animations conçues spécifiquement pour l'occasion, a communiqué mardi l'Association des musées de la Riviera vaudoise (AMRV). Des véhicules d'époque permettront de se déplacer d'un musée à l’autre.

"La soirée sera marquée par des découvertes culturelles en tous genres", présente l'AMRV. Les visiteurs pourront s'initier aux techniques de l'horlogerie et de la photographie au Musée suisse de l'appareil photographique à Vevey, écouter le Quatuor du Lac lors de sessions sonores dans le jardin de la Villa Le Lac Le Corbusier ou encore participer à des ateliers culinaires sur le thème "Super food de l'espace" à l'Alimentarium.

L'oeil dans le rétro

Une soirée tout en rythme est proposée au Musée historique de Vevey et au Musée de la Confrérie des vignerons avec le groupe Cake O'Phonie. Au château de Chillon, contes, spectacles et animations évoqueront les secrets de la forteresse, tandis que le Musée suisse du jeu invite à découvrir le tournage sur bois tout en admirant la reproduction de jeux de l'Antiquité et du Moyen Âge.

Du côté des expositions, "Art Cruel" se dévoile au Musée Jenisch avec une visite guidée en musique. "Claude Nobs, de l'enfant de Territet au Festival de Jazz" permet d'en apprendre plus sur cette figure emblématique de la Riviera au Musée de Montreux. Et pour les nostalgiques de la Fête des vignerons, le Musée de la Confrérie offre une plongée au coeur de l'événement.

Le Blonay-Chamby propose quant à lui un voyage à bord des trains Belle Epoque et une visite guidée du musée. Il est obligatoire de s'inscrire pour embarquer.

www.museesriviera.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

EMS à Corseaux: 4 associations unies contre sa construction

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Quatre associations de défense du patrimoine et du Lavaux combattent le projet de la Municipalité de Corseaux de transformer 10'000 m2 de vignoble en un EMS, objet d'un référendum spontané (photo prétexte). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Les habitants de Corseaux se prononceront le 19 juin sur le plan d'affectation spécial (PA) "EMS Résidence du Léman". Quatre associations, dont la Fondation Franz Weber et Sauver Lavaux, s'unissent pour combattre ce projet "destructeur du patrimoine et du paysage" et qui veut "raser 10'000 m2 de vigne pour construire un EMS".

Le 9 octobre 2019, la Municipalité de Corseaux, village inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco, a mis à l'enquête le PA "EMS Résidence du Léman". Il vise à "autoriser la construction de bâtiments gigantesques, en sacrifiant 10'000 m2 de vignoble", écrivent les associations Protégeons Corseaux, Sauver Lavaux, Patrimoine Suisse section Vaud et la Fondation Franz Weber (FFW) mardi dans un communiqué commun.

Le projet avait reçu plus de 200 oppositions. En octobre 2021, le Conseil communal de Corseaux a décidé d'approuver le PA, mais de le soumettre à un référendum spontané. Les quatre associations font désormais front commun "pour tenter de tuer dans l'½uf le projet" soumis aux Corsalins le 19 juin.

Menaces pour le patrimoine

Pour la présidente de Sauver Lavaux Suzanne Debluë, "le paysage si typique de Lavaux et l'identité du village s'en verraient à jamais dégradés, en contradiction avec la protection du vignoble, introduite dans la Constitution vaudoise en 1977 par l'initiative de Franz Weber. Le classement de la région au Patrimoine mondial de l'Unesco s'en verrait également menacé."

Le bétonnage de cette immense parcelle aujourd'hui entièrement plantée en vignes aurait pour conséquence de faire perdre l'appellation "Clos de Châtonneyre" à ce domaine historique, ajoute-t-elle.

Déjà un EMS

Le PA autoriserait la construction d'un nouvel EMS, alors même que la commune en abrite déjà un, au bord du lac, dans un bâtiment inscrit à l'inventaire du recensement architectural, regrette pour sa part Georges Charotton, président de Protégeons Corseaux et ancien syndic de la commune.

Et de déplorer que la Municipalité préfère confier à un tiers la construction d'un nouveau bâtiment plutôt que de contraindre les exploitants de l'EMS à rénover les infrastructures actuelles, pas remises aux normes depuis 10 ans. Parallèlement, un autre PA a été déposé qui permettrait aux propriétaires de l'actuel EMS de construire, à sa place, des logements de luxe, poursuit M. Charotton.

Crèche comme carotte

Pour tenter de faire"passer la pilule", la commune a décidé d'inclure au projet la création de nouvelles places de crèche, qui font défaut dans la région. Seulement, les procédures politiques et judiciaires, ainsi que les longs délais inhérents à la durée des travaux de construction, ne permettront certainement pas à cette garderie de voir le jour avant au moins dix ans, avertissent les opposants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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