Rejoignez-nous

Vaud

Le logiciel VaudTax vit sa dernière année

Publié

,

le

Avec la fin annoncée du logiciel VaudTax pour 2026, une page se tourne à la Direction générale de la Fiscalité, chapeautée par la ministre des Finances Valérie Dittli (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Direction générale de la fiscalité (DGF) s'attend à vivre en 2025 une année charnière, qui mènera à l'abandon du logiciel VaudTax, après vingt ans de bons et loyaux services. Dès 2026, ce dernier sera remplacé par la prestation en ligne du même nom.

"Il s'agit d'une transition naturelle. Nous voulions laisser à la population le temps de se mettre à niveau", a déclaré lundi Séverine Siegenthaler, l'adjointe à la Directrice générale, devant les médias réunis à Lausanne. Elle s'exprimait en présence de la ministre des Finances, Valérie Dittli.

Successeuse du logiciel VaudTax, la prestation en ligne a été lancée en 2020 pour les "situations simples" puis ouverte en 2021 à tous les contribuables. Le nombre de déclarations déposées par son intermédiaire est passé de 27'000 en 2022 à 183'000 en 2024, soit un chiffre supérieur aux quelque 178'000 déclarations déposées avec le logiciel. C'était le signal qu'attendait la DGF.

"Non seulement le logiciel est coûteux à entretenir, mais sa technologie est obsolète, ce qui le rend insatisfaisant", a expliqué la directrice générale de la fiscalité, Marinette Kellenberger. Contrairement à la prestation en ligne, le logiciel n'est en effet pas disponible en tout temps sur tablette ou smartphone, ne comporte pas de mise à jour automatique, ne permet pas le calcul de la demi-part de quotient familial et n'est pas accessible aux personnes malvoyantes.

Tourner la page en douceur

De nombreuses mesures d'accompagnement sont toutefois prévues pour permettre aux adeptes du logiciel de réaliser une transition en douceur. Le nombre de "sessions découverte" consacrées à la prestation en ligne passera ainsi à 41 dans tout le canton (contre de 27 l'an dernier), tandis que la durée des sessions sera rallongée.

De telles présentations auront également lieu dans les gymnases, les écoles professionnelles et même les prisons. "On pourrait croire que les détenus ne s'intéressent pas à la fiscalité, mais c'est tout le contraire: cette année on ira dans 7 pénitenciers au lieu de 2 l'an dernier", a précisé Madame Siegenthaler. Les quelque 20'000 contribuables ayant reçu l'an dernier une taxation d'office seront également conviés à ces sessions.

A noter que si le logiciel ne sera plus disponible dès 2026, il sera toujours possible de remplir une déclaration manuscrite. Cette option connaît toutefois en déclin marqué puisqu'elle a été utilisée dans un peu plus de 29'000 cas en 2018, 16'000 en 2023 et 14'000 en 2024.

Soutien à la transition énergétique

Parmi les modifications fiscales qui attendent les contribuables en 2025, la DGF mentionne la réduction additionnelle de 0,5% de l'impôt cantonal sur le revenu, qui s'ajoute à celle de 3,5% annoncée l'an passé. Pour autant que ces 0,5% supplémentaires ne fassent pas l'objet d'un référendum, les contribuables pourront bénéficier de cette baisse totale de 4%, pour autant qu'ils adaptent eux-mêmes leurs acomptes, souligne la DGF.

Des changements fiscaux entrent également en vigueur en 2025 afin de soutenir les engagements du Conseil d'Etat pour la transition énergétique. Le délai de déduction des frais pour les économies d'énergie a ainsi été raccourci, y compris pour les bâtiments neufs, tandis que les employeurs désireux d'encourager la mobilité douce de leurs employés disposeront de l'allocation d'une indemnité non-fiscalisée en la matière.

Zoom sur les déductions fiscales

Par ailleurs, un événement destiné à tous les contribuables intéressés aura lieu le 25 mars au Palais de Beaulieu. Il sera notamment consacré au thème des déductions fiscales.

Pour rappel, les recettes fiscales (6,983 milliards) représentent près de 60% des revenus au budget 2025 de l'Etat de Vaud. Le canton compte plus de 530'000 contribuables. Au 1er janvier dernier, 82,07% des déclarations d'impôts 2023 avaient fait l'objet d'une taxation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture
1 commentaire

1 commentaire

  1. Nicolet

    14 janvier 2025 à 15:45

    Chère Mme Marinette Kellenberger, votre argument ne tient pas la route, ce n'est pas aux utilisateurs de subir les incompétences de vos informaticiens insatisfaits. Rien ne les empêchent de recréer un VaudTax 2 Offline pour les utilisateurs. Aujourd'hui, si tu n'es pas connecté au réseau, tu es obligé de retourner à la version PAPIER .. Autre argument inacceptable, c'est des remplir sa déclaration en Online, laissant la porte grande ouverte au piratage ..Donc cette décision est totalement irrationnelle et ridicule .. Bon, espérons que l'IA pourra remplir notre déclaration en 5 secondes ..!!

    PAS D'ACCORD .."Non seulement le logiciel est coûteux à entretenir, mais sa technologie est obsolète, ce qui le rend insatisfaisant", a expliqué la directrice générale de la fiscalité, Marinette Kellenberger.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sport

A Villars, un championnat du monde de ski pour les tout-petits

Publié

le

Les jeunes skieurs pouvaient participer à trois courses. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Depuis mardi, des bambins âgés entre 2,5 et 5 ans dévalent les pistes de la station de Villars-sur-Ollon (VD). Au programme de ces jeunes skieurs: des entraînements, puis trois compétitions de slalom géant, slalom combiné et slalom parallèle adaptées à leur âge. Un classement sera établi après chaque course, puis un classement général couronnera un ou une "champion/ne du monde" pour chaque catégorie.

L'Ecole suisse de ski, les remontées mécaniques et les hôteliers de la station se sont associés pour lancer les premiers championnats du monde des tout-petits, écrivent-ils dans un communiqué. Ces "Little Rockets World Championships" se terminent samedi avec la remise des prix, une cérémonie de clôture et une mini-disco.

L'événement vise à renforcer l'attractivité de la station pour les familles durant les vacances de Pâques, une période où les pistes sont souvent moins fréquentées. Selon les organisateurs, c'est le moment idéal pour skier avec de jeunes enfants, grâce aux températures douces et à l'affluence modérée. Le domaine skiable est ouvert jusqu'au 12 avril.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Lausanne

Un guide sur les 111 lieux à ne pas manquer autour du lac Léman

Publié

le

Un nouveau livre dédié à des adresses insolites autour du Léman vient de paraître aux éditions Emons (photo d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

De nombreuses adresses insolites de la région lémanique sont désormais regroupées dans le guide "111 lieux pour les familles autour du lac Léman à ne pas manquer". Le livre, signé Magalie Savoye, est disponible depuis jeudi en librairie.

L'ouvrage a été pensé comme un "guide destiné à l'évasion", où sont recensés conseils pratiques destinés aux sorties familiales. Il se présente comme une sorte de "boîte à idées pour ralentir, apprendre et s’amuser ensemble", résument les éditions Emons, éditeur de la collection "111 lieux".

Labyrinthe de maïs géant, villages féeriques, activités sportives, rencontres avec des espèces surprenantes et autres activités "kids friendly" jalonnent les 240 pages du guide. Des anecdotes, des photos et des cartes agrémentent aussi la lecture.

De quoi "redécouvrir le Léman autrement", résume l'autrice du livre, également fondatrice du site internet My Family Pass. Le guide "111 lieux pour les familles autour du lac Léman à ne pas manquer" est disponible actuellement au prix de 27,90 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

"On va arracher la vigne": le cri du cœur d'un vigneron

Publié

le

Entre baisse de la consommation mondiale et pressions sur les prix, certains vignerons sont contraints à l'arrachage. François Montet, président de la Fédération vigneronne vaudoise, livre un témoignage sans fard sur une profession à la croisée des chemins.(© LFM)

La consommation mondiale de vin a chuté de 12 % entre 2018 et 2024. Frappés par ce recul, les vignobles vaudois n’échappent pas à la disparition de certaines parcelles. En Lavaux, de gros tas de souches ont déjà remplacé les plantations. Pour certains viticulteurs, l’arrachage devient la seule solution face à la baisse de la demande. Sophie Vassutine s’est rendue dans un vignoble à Blonay. Reportage.

Reportage en Lavaux avec François Montet Par Sophie Vassutine

Sur les hauteurs de Blonay et les pentes du Lavaux, le bruit des sécateurs laisse parfois place à celui plus sourd de l'arrachage. François Montet, vigneron-encaveur et président de la Fédération vigneronne vaudoise, se trouve aujourd'hui dans une situation délicate sur certaines parcelles dont il est locataire. Le groupe Schenk, acteur majeur du secteur, a dénoncé ses contrats d'achat, laissant des hectares sans débouchés pour la récolte.

Un séisme économique pour le vignoble vaudois

Le retrait de gros acheteurs n'est pas anecdotique. Selon François Montet, le groupe Schenk représente environ 24% de la récolte vaudoise. «Là-dessus, ils vont dénoncer, entre non-reconduction des contrats de location et des contrats d’achat de raisin, ça représente 8% des 3800 hectares du canton, soit à peu près 300 hectares qui ne seront plus pris en charge».

«C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte»

Pour ces vignes, l'issue est souvent radicale. «C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte», explique le vigneron en désignant ses rangs. Une décision dictée par la rentabilité: sans acheteur garanti et avec des frais de culture constants, l'exploitation devient impossible.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par LFM - La Radio (@lfmlaradio)

Des aides au compte-gouttes

Face à cette crise, les mesures de soutien annoncées par le Canton et la Confédération peinent à convaincre sur le terrain. Les critères d'éligibilité excluent une grande partie des exploitants. François Montet pointe du doigt une complexité administrative décourageante: «Les vignerons doivent déjà être éligibles aux paiements directs. Ça veut dire que tous ceux qui n’ont pas de formation CFC, qui ne sont pas enregistrés, ou qui ont plus de 65 ans, ne sont pas éligibles».

De plus, l'arrachage subventionné impose des programmes de biodiversité coûteux qui peuvent parfois dépasser le montant de l'aide reçue. Dans certains cas, comme sur des pentes trop raides, ces programmes sont simplement inapplicables.

Quel avenir pour le patrimoine de l'UNESCO?

L'image de la Suisse romande est intimement liée à ses terrasses de vigne, mais ce décor est fragile. Si l'arrachage reste limité, l'impact paysager pourrait être contenu. Cependant, François Montet prévient: «Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO».

«Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO»

Le désarroi gagne une partie de la profession, coincée entre des accords de libre-échange facilitant les importations et un franc fort qui pénalise l'exportation. Malgré ce constat réaliste, la viticulture vaudoise a déjà connu des variations de surface par le passé. «La viticulture va survivre à ça, ce n'est pas la première fois que la surface diminue», tempère le président de la Fédération. L'enjeu réside désormais dans la promotion et la capacité du vignoble à s'adapter aux nouvelles habitudes de consommation.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

Continuer la lecture

Vaud

Le parc animalier de La Garenne veut attirer davantage de visiteurs

Publié

le

Le parc animalier La Garenne à Le Vaud (VD) souhaite attirer davantage de visiteurs et rétablir sa situation économique. Elle peut compter, depuis fin mars, sur la première naissance en 10 ans d'un bébé gypaète barbu (image d'archive). (© KEYSTONE/LAURENT DARBELLAY)

Presque en faillite en décembre dernier, le parc animalier de la Garenne sur la Côte se doit désormais d'innover pour attirer et maintenir son public. Depuis vendredi dernier, les visiteurs peuvent se parer d'audioguides pour en apprendre davantage sur les animaux du site.

Les personnes de passage à Le Vaud (VD) peuvent dorénavant choisir quelle capsule écouter parmi les 60 disponibles. Espérance de vie de l'animal, nombre d'enfants, représentation en 1800: les sujets ont été écrits par des naturalistes et permettent d'en savoir davantage sur l'animal vu et l'histoire de son espèce.

"C'est une offre en plus", explique à Keystone-ATS Guillaume Strobino, président de la fondation à but non lucratif qui gère le parc. "Les audioguides sont inclus dans le prix d'entrée et chacun a la possibilité de faire avec ou sans".

Loin d'être sortie de nulle part, la démarche vient d'une volonté de "redorer le blason" du site qui s'opère depuis quelque temps déjà. "Les visiteurs boudent la Garenne" depuis plusieurs années, relève le responsable.

"Tout doit tourner autour des familles"

Objectif: maintenir le nombre de 50'000 entrées par année et échapper à la faillite, frôlée en décembre. "On doit faire en sorte que ça fonctionne, augmenter la rentabilité sans augmenter les prix", affirme M. Strobino. Ceux-ci ont d'ailleurs tous été baissés, hormis le ticket d'entrée.

"On veut pouvoir offrir ce contact avec les animaux, la faune et la flore locale au plus grand nombre (...) Avant, il y avait une manière très scientifique de voir les choses, mais ce n'est pas ça qui va faire venir les familles. Tout doit tourner autour d'elles", souligne-t-il.

Et de rappeler que le parc, ancré dans la région depuis près de 60 ans, est moins un zoo qu'un centre de soins. Même si le public n'y a pas accès, c'est là que se déroule le coeur des activités du site. Actuellement, une centaine d'animaux - ou "patients" - y sont pris en charge, dont une huitantaine de hérissons.

Arrivée d'un bébé gypaète

Les missions du parc n'ont ainsi pas changé, selon Guillaume Strobino. Reproduction, réintroduction, préservation et éducation restent les mots d'ordre.

Dernier exemple en date: la naissance "rarissime" fin mars d'un gypaète barbu, espèce toujours fortement menacée. Un événement "exceptionnel arrivé à point nommé", selon le directeur du parc.

Il s'agit du "premier petit en dix ans, alors que La Garenne était le pionnier européen de la réintroduction de cette espèce". L'arrivée du bébé est d'autant plus "exceptionnelle" qu'il s'agit du premier enfant du couple et que la situation est généralement très compliquée. "Là, tout se passe bien, les gens sont contents, les soigneurs aussi", précise M. Strobino.

Pour voir la petite boule de plumes, il faudra toutefois attendre quelques semaines. Pour l'heure, seuls les soigneurs sont autorisés à lui rendre visite une fois par jour. Ses parents peuvent, eux, être aperçus de loin par les visiteurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Lion

L'authenticité de l’échange, avec un ami, fait mouche et résonne avec vos valeurs fondamentales, vous marquant durablement.

Les Sujets à la Une