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Élections cantonales vaudoises

Le POP Vaud lance deux candidats pour le Conseil d'Etat

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Vincent Keller et Céline Misiego se lancent dans la course au Conseil d'Etat vaudois. (©Christophe Grand)

Le POP Vaud lance Céline Misiego et Vincent Keller pour l'élection au Conseil d'Etat de mars prochain. Ils feront campagne autour de thèmes chers à leur parti: gratuité des transports publics, salaire minimum, caisse maladie publique et taux d'impôt communal unique.

Céline Misiego et Vincent Keller siègent actuellement au Grand Conseil et au Conseil communal de leur ville, respectivement à Lausanne et Renens. Anaïs Timofte, la présidente du POP vaudois, a vanté lundi devant la presse une liste "crédible et combative", composée de "deux personnalités politiques engagées de longue date."

Interrogée sur l'absence d'alliance avec l'autre formation de la gauche radicale, Ensemble à Gauche (EàG), Anaïs Timofte a expliqué que des discussions avaient eu lieu, mais qu'aucun accord n'avait pu être trouvé sur la "bonne formule" à adopter. Tandis qu'EàG lance cinq candidats, les popistes ont préféré présenter une liste resserrée autour d'un binôme "bien ancré dans le paysage politique vaudois."

Anaïs Timofte a toutefois assuré que l'entente était bonne entre les deux formations qui, par exemple, feront liste commune pour le Grand Conseil dans l'arrondissement de Lausanne.

Initiative sur le point d'aboutir

En matière de programme, Vincent Keller a reconnu que le POP revenait toujours avec "les mêmes salades", mais que cette persévérance était nécessaire pour changer les esprits. Il a pris l'exemple de l'initiative populaire sur la gratuité des transports publics dans le canton de Vaud, dont la récolte de signatures n'a "jamais été aussi facile", a-t-il noté. "Nous arriverons aux 12'000 signatures et le peuple pourra se prononcer", a-t-il dit.

Parmi les autres axes du programme, Céline Misiego a relevé qu'il était "grand temps" que le canton de Vaud se mette au salaire minimum, face notamment à "l'ubérisation de plusieurs corps de métier." Elle a aussi soutenu une caisse maladie publique pour mettre fin au système actuel, qu'elle a jugé "désuet et nocif". La campagne du POP défendra aussi des hôpitaux publics et de proximité, a-t-elle ajouté.

Autre "combat de longue date", le taux unique d'imposition communal doit mettre fin "aux disparités colossales" selon les communes, a relevé Vincent Keller. Il a rappelé, à ce titre, que le Grand Conseil devait encore se prononcer sur son initiative parlementaire, déposée fin 2020.

Avec ces différentes thématiques, le POP souhaite proposer "une alternative à 20 ans de majorité dite de gauche au Conseil d'Etat", a résumé Anaïs Timofte. Des autorités qui, selon elle, n'ont pas amélioré le pouvoir d'achat de la grande majorité de la population, ni répondu à l'urgence climatique.

Avant le POP, plusieurs autres partis ont dévoilé leurs candidats. Le PS présente ses ministres sortantes Nuria Gorrite, Cesla Amarelle et Rebecca Ruiz, qui feront liste commune avec le Vert Vassilis Venizelos. Le PLR lance Christelle Luisier, Isabelle Moret et Frédéric Borloz, tandis que l'UDC mise sur Michaël Buffat. EàG part avec Elodie Lopez, Taraneh Aminian, Gabriella Lima, Mathilde Marendaz et Hadrien Buclin.

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Élections cantonales vaudoises

En direct 🔴 UDC ou PS, qui va siéger au Conseil d'Etat?

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L'UDC Jean-Francois Thuillard et le solcialiste Roger Nordmann (© Keystone-ATS / Cyril Zingaro)

La bataille pour succéder à Rebecca Ruiz touche à sa fin. Le PS Roger Nordmann ou l'UDC Jean-François Thuillard va devenir Conseiller d'Etat du canton de Vaud. Suivez l'évolution des résultats en direct avec nous tout au long de la journée.

 

 

Avec Keystone-ATS

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Élections cantonales vaudoises

Au lendemain des élections vaudoises, l'avis d'un politologue

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Frédéric Borloz, droite, le nouveau Conseiller d'Etat vaudois pour le parti PLR, embrasse la nouvelle Conseillère d'Etat vaudoise Valérie Dittli, pour le parti Le Centre. L'élection de cette dernière a fait changer la majorité du gouvernement vaudois (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Le Conseil d'Etat vaudois est passé à droite hier. Un changement de majorité, décidé par les électeurs suite à la nomination de Valérie Dittli en lieu et place de Cesla Amarelle. Retour sur ces résultats avec René Knüsel, politologue.

On connaît désormais le visage du Conseil d'Etat vaudois pour la législature 2022-2027: il sera composé de trois PLR, deux socialistes, un Vert et une centriste. Un verdict sorti des urnes ce dim anche, à l'issue du second tour de l'élection au Conseil d'Etat vaudois. Ce nouveau gouvernement entrera en fonction dès le mois de juillet.

Quatre nouvelles têtes, un basculement de majorité, un changement attendu de présidence, de nombreux changements sont suspectés au sein du Conseil d'Etat vaudois.

Retrouvez ici notre entretien avec le politologue René Knüsel, réalisé 24heures après les résultats du second tour des élections vaudoises :

René KnüselPolitologue

Le nouveau Gouvernement vaudois avec de gauche a droite, Vassilis Venizelos, Isabelle Moret, Rebecca Ruiz, Nuria Gorrite, Christelle Luisier, Frédéric Borloz et Valérie Dittli. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

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Élections cantonales vaudoises

"La terre politique a tremblé" dans le canton de Vaud

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Cesla Amarelle (au centre) est la grande battue des élections cantonales vaudoises. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Entre la sensation Valérie Dittli et la non-réélection de Cesla Amarelle, la presse revient lundi sur les élections vaudoises. Des élections qui ont abouti à un renversement de majorité au Conseil d'Etat, qui repasse à droite après 11 ans de domination de la gauche.

Pour Le Temps, la majorité rose-verte "ne s'est pas remise suffisamment en question" en se contentant, surtout en début de campagne, de simplement défendre son bilan. "Beaucoup d'observateurs lui reprochent un manque d'humilité, pour ne pas parler d'arrogance. Il faut aussi reconnaître qu'onze ans de pouvoir, cela use", écrit le journal.

Les journaux reviennent surtout sur l'éviction de Cesla Amarelle, qui a fait les frais d'un département très exposé, celui de la formation. "La droite, bien aidée par les syndicats, a fait de Cesla Amarelle la cible et le maillon faible de ces cantonales", remarque 24 heures. Le quotidien vaudois estime désormais "logique" que la droite s'essaie à ce dicastère, en main de la gauche depuis 1994.

Pour La Région, les 15'000 voix qui séparent Cesla Amarelle de ses colistières socialistes Nuria Gorrite et Rebecca Ruiz sont "un gouffre qui ressemble à une sanction." Le journal du Nord vaudois s'interroge sur l'avenir politique de l'Yverdonnoise, qui veut "se donner le temps de la réflexion."

La Liberté affirme que "la terre politique a tremblé" dans le canton de Vaud. Le journal fribourgeois rappelle que peu de monde aurait osé miser, il y a encore quelques semaines, sur cet "incroyable renversement de majorité" au Conseil d'Etat. Le canton "dit adieu à un compromis efficace gauche-droite qui lui a tant réussi et doit se préparer à une vie politique nettement plus rude", prévient La Liberté.

Défaite amère pour l'UDC

Pour 24 heures, l'UDC figure aussi parmi les perdants, même si elle a contribué à faire basculer la majorité du gouvernement à droite. Son candidat Michaël Buffat a terminé dernier dimanche. "Durant des années, les candidats UDC ont fait les porteurs d'eau pour les élus PLR. Cette fois, l'UDC fait encore mieux, elle permet l'accession au Conseil d'Etat d'une candidate (la centriste Valérie Dittli) qui n'a pas de socle électoral dans le canton de Vaud. La pilule est dure à avaler", remarque 24 heures.

La Côte s'interroge sur le futur positionnement de Valérie Dittli. "Sans groupe parlementaire, celle qui assure vouloir conserver ses valeurs risque de devoir néanmoins renvoyer l'ascenseur au camp bourgeois qui l'a propulsée au Conseil d’Etat", écrit le journal. Il ajoute que la jeune centriste devra "avoir les épaules solides" pour assumer ses nouvelles fonctions.

Conseil de campagne

La presse alémanique s'est aussi intéressée à l'élection vaudoise, du fait notamment de l'origine zougoise de Valérie Dittli. La NZZ donne la parole à sa soeur aînée, Laura, qui tentera elle aussi cet automne de devenir conseillère d'Etat à Zoug. Laura Dittli, qui était présente dimanche à Lausanne, dit avoir retenu qu'une campagne se gagne "dans la rue, en discutant avec la population."

De son côté, le Tages-Anzeiger revient également sur la "débâcle électorale" de la gauche. Selon le quotidien zurichois, le PS s'est contenté de "défendre ses acquis" sans apporter de nouveaux arguments aux électeurs. Il reproche aussi aux socialistes de ne pas avoir assez soutenu Cesla Amarelle dans sa gestion de l'école vaudoise, et d'avoir considéré les Verts comme un simple "partenaire junior."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Election au Conseil d'Etat VD: la gauche perd la majorité

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Le nouveau gouvernement vaudois avec de gauche a droite, Vassilis Venizelos, Isabelle Moret, Rebecca Ruiz, Nuria Gorrite, Christelle Luisier, Frederic Borloz et Valerie Dittli. (©KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

La gauche ne sera plus majoritaire au gouvernement vaudois pour la législature 2022-2027. La sortante socialiste Cesla Amarelle n'a pas été réélue, laissant sa place à la centriste Valérie Dittli.

On connaît désormais le visage du Conseil d'Etat vaudois pour la législature 2022-2027: il sera composé de trois PLR, deux socialistes, un Vert et une centriste. Un verdict sorti des urnes ce dimanche, à l'issue du second tour de l'élection au Conseil d'Etat vaudois.

Dans le détail, sont arrivées en tête de ce second tour de l'élection: les socialistes sortantes Nuria Gorrite et Rebecca Ruiz (55% des voix). Un résultat qui n'empêche pas la gauche de perdre la majorité au gouvernement, la sortante Cesla Amarelle n'ayant pas été réélue. La réaction de Nuria Gorrite.

Nuria GorriteCandidate socialiste élue au Conseil d'Etat

Le centre-droit en force

Les deux socialistes sont suivies des PLR Isabelle Moret et Frédéric Borloz (53% des suffrages). Une élection qui permet à l'ancien syndic d'Aigle, actuellement conseiller national de retrouver un exécutif.

Frédéric BorlozCandidat PLR élu au Conseil d'Etat

Le Vert Vassilis Venizelos est, lui, arrivé en cinquième position avec 49% des suffrages. Le parti écologiste n'est d'ailleurs pas passé loin de perdre sa place au gouvernement, à la suite du retrait de Béatrice Métraux.

Vassilis VenizelosCandidat vert élu au Conseil d'Etat

Valérie Dittli, la centriste, remporte le septième et dernier fauteuil avec un peu moins de 49% des voix. Valérie Dittli, candidate sur le ticket bourgeois, prône désormais une alliance forte au gouvernement :

Valérie DittliCandidate centriste élue au Conseil d'Etat

Echec pour l'UDC

L'UDC, de son côté, échoue à nouveau à reconquérir un siège au gouvernement. Michaël Buffat a fermé la marche pour ce second tour avec 44% des voix.

Michaël BuffatCandidat UDC non élu au Conseil d'Etat

Ce nouveau gouvernement, composé donc de trois PLR, deux socialistes, un Vert et une centriste, entrera en fonction début juillet.

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