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Vaud prononce l'état de nécessité: bars et restos fermés

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Les conseillers d'État vaudois Philippe Leuba, centre, parle avec Nuria Gorrite, droite, devant Denis Froidevaux, gauche, chef de l'État-Major cantonal de conduite EMCC lors d'une conférence de presse le mardi 3 novembre 2020 à Lausanne. (©KEYSTONE/LAURENT GILLERON)

Le canton de Vaud prononce l'état de nécessité: musées, cinémas, salles de théâtre, de sport, fitness, restaurants seront fermés dès mercredi 17h00 et jusqu'au 30 novembre. Les commerces restent ouverts.

En prononçant l'état de nécessité, le Conseil d'État se donne ainsi tous les moyens pour gérer la crise. En concertation avec les autres cantons romands et à l'image du Jura, de Neuchâtel ou de Fribourg et sans aller aussi loin que Genève, le gouvernement vaudois renforce une fois de plus son dispositif. L'objectif reste de faire baisser la pression sur le système hospitalier:

Nuria GorritePrésidente du Conseil d'Etat, VD

Le CHUV comptait ce mardi matin 173 patients Covid, dont 37 aux soins intensifs. Les projections font état de près de 200 patients hospitalisés d'ici dimanche dont potentiellement 55 aux soins intensifs:

Rebecca RuizConseillère d'Etat, VD

Diverses mesures sont prises pour soulager l'hôpital et dégager des capacités. Les interventions et consultations ambulatoires non-urgentes sont par exemple suspendues. Des salles d'opération sont fermées pour libérer des collaborateurs spécialisés et les réaffecter dans des unités de prise en charge. Les transferts de patients sont également activés:

Rebecca RuizConseillère d'Etat, VD

Les mesures suivantes entrent en vigueur le 4 novembre à 17h et sont prévues jusqu'au 30 novembre à minuit

  • Les manifestations privées et publiques sont interdites au-delà de 5 personnes, sauf si la cellule familiale est plus importante. Les funérailles peuvent se tenir dans la stricte intimité des familles.
  • Les lieux suivants sont fermés: cafés, restaurants, bars, musées, cinémas, salles de concert, théâtres, casinos, salles de jeux, établissements de loisirs, centres de sport et de bien-être (fitness).
  • Les écoles et garderies restent ouvertes.
  • Les commerces restent ouverts, moyennant un plan de protection.
  • Les cantines d'entreprises ou des lieux de formation peuvent continuer de fonctionner.
  • Les lieux d'étude comme les salles de lecture et bibliothèques restent ouverts.
  • Les night clubs et discothèques restent fermés.
  • Le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos, les lieux de travail intérieurs, les véhicules à partir de deux occupants (sauf personnes du même ménage), les zones de forte affluence, définies par les communes.

Parmi les mesures notables de ce nouveau palier, la poursuite de l'activité des commerces. Le canton a tiré les enseignements du mois de mars et compte sur une application drastique des mesures sanitaires:

Nuria GorritePrésidente du Conseil d'Etat, VD

Les restaurants et bars doivent par contre fermer, comme au printemps. Là aussi pourtant des plans de protection existent et sont appliqués. Les raisons de cette décision sont ailleurs, selon Nuria Gorrite:

Nuria GorritePrésidente du Conseil d'Etat, VD

Concernant le sport amateur, la pratique individuelle est autorisée, contrairement aux sports de contact, au sport en groupe dans des lieux intérieurs et aux compétitions. Les enfants de moins de 16 ans peuvent pratiquer le sport normalement en salle ou en extérieur, à l'exception des compétitions. Entre 12 et 16 ans, ils doivent porter le masque en salle.

Le télétravail est imposé partout où cela est possible, dans les administrations publiques comme dans les entreprises privées. Les réunions professionnelles sont autorisées jusqu'à 30 personnes sauf exception, moyennant le port du masque et le respect des distances.

Des contrôles quotidiens seront effectués dans les commerces et sur les chantiers. Une amende jusqu'à 10'000 francs pourra être prononcée par la police du commerce. Si les prescriptions cantonales ne sont pas respectées, le commerce risque la fermeture.

Les manifestations politiques sont par ailleurs interdites. Ce n'est pas tolérable selon le canton, alors que tant d'efforts sont demandés à la population.

Le gouvernement entend par ailleurs le ras-le-bol des citoyens après tant de mois d'efforts. Mais il ne faut pas relâcher, selon Nuria Gorrite:

Nuria GorritePrésidente du Conseil d'Etat, VD

Le Conseil d'Etat tiendra ce jeudi 5 novembre une conférence de presse, après concertation auprès des partenaires économiques et sociaux, pour détailler les mesures d'aide et d'accompagnement pour les secteurs touchés.

Revoir la conférence de presse en vidéo


Bars et restaurants interpellent les députés vaudois

Des bars, clubs et restaurants ont mené une action mardi en début d'après-midi devant le Parlement vaudois, juste avant la reprise des débats au Grand Conseil. Ils ont interpellé les députés pour demander des aides urgentes face à la crise du coronavirus.

À lire également : Bars et restaurants interpellent les députés vaudois

Fribourg ferme à son tour les restaurants

Le Conseil d'Etat fribourgeois décide d'un nouveau tour de vis face à la deuxième vague de Covid-19. Il fermera dès mercredi à 23h00, et jusqu'au 30 novembre, les restaurants, bars, théâtres, cinémas, musées, centres de loisirs, fitness et piscines.

À lire également : Fribourg ferme à son tour les restaurants

Neuchâtel ferme restaurants et cinémas

Le canton de Neuchâtel va fermer dès mercredi à 23h00 les bars et les restaurants, tout comme les lieux de spectacles et les musées, en raison de la pandémie de Covid-19. Les cérémonies religieuses sont également interdites, à l’exception des funérailles.

À lire également : Neuchâtel ferme restaurants et cinémas

Genève en semi-confinement

Face à la flambée de cas de contamination et d'hospitalisations, Genève se reconfine partiellement dès lundi à partir de 19h00. Les bars, les restaurants et les commerces non indispensables seront fermés. En revanche, les écoles et les crèches restent ouvertes.

À lire également : Genève en semi-confinement

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Alain Berset admet des contacts avec le directeur de Ringier

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"Bien entendu, je savais qu'il y avait des contacts avec le CEO de Ringier", affirme Alain Berset dans la presse. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le ministre de la santé Alain Berset admet avoir eu connaissance des contacts avec le directeur du groupe Ringier pendant la pandémie. Mais rien de confidentiel n'a été échangé, affirme-t-il mercredi soir dans la presse.

Le conseiller fédéral tire à boulets rouges sur le rapport des commissions de gestion (CdG) rendu public il y a deux semaines. "J'aurais attendu une enquête ouverte", dit-il dans les titres alémaniques du groupe Tamedia.

Le document ressemble, aux yeux du Fribourgeois, à une tentative de prouver que toutes les indiscrétions proviennent du Département fédéral de l'intérieur. "Je tiens à préciser d'emblée que je ne tolère aucune violation du secret de fonction au sein de mon département", précise-t-il.

"Bien entendu, je savais qu'il y avait des contacts avec le directeur de Ringier", affirme Alain Berset, admettant avoir été parfois présent lors de ces échanges. L'administration a toujours des contacts avec les milieux concernés par les décisions, dit-il.

"Je ne savais pas"

Le ministre de la santé affirme en outre que pas un seul élément du rapport des CdG montre que des informations auraient été utilisées pour influencer les décisions du gouvernement via les médias. Les contacts avec le directeur de Ringier étaient d'une toute autre nature qu'un contact avec un professionnel des médias, dit-il.

Alain Berset affirme en outre avoir pris connaissance des informations confidentielles partagées par son chef de la communication pendant l'enquête. "Je ne le savais pas, dit-il. Il va de soi que je ne lis ni ne contrôle les emails de mes collaborateurs".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Fuites: Alain Berset au courant des échanges mais pas du contenu

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Le président de la Confédération Alain Berset était au courant des échanges entre son chef de la communication et les médias pendant la crise du coronavirus, mais pas de leur contenu. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Le président de la Confédération Alain Berset avait connaissance des échanges entre son chef de la communication et les médias dans le cadre des fuites pendant la pandémie. Mais il n'aurait pas su leur contenu, ont informé vendredi les commissions de gestion.

Il n'y a aucun indice qui permet de ne pas croire ce qu'a dit M. Berset, a indiqué Philippe Bauer (PLR/NE) au nom des commissions de gestion du Parlement devant la presse à Berne.

Les commissions ont rapidement pu établir qu'il y a eu de nombreuses indiscrétions. Mais "nous n'avons pas réussi à identifier tous les auteurs des indiscrétions, ni tous les destinataires", a précisé M. Bauer. "Des e-mails ont été effacés." L'ancien chef de la communication du Département fédéral de l'Intérieur (DFI) a notamment fait effacer ses mails privés.

M. Bauer a toutefois ajouté que, selon les commissions de gestion, d'autres mails envoyés par ou destinés à l’ancien chef de la communication du DFI laissent penser que les informations classifiées ou non publiques étaient traitées "à la légère". Il n’était pas rare que des informations soient sciemment partagées avec des personnes extérieures ou des médias.

Interrogé sur sa définition d'une indiscrétion, l'ancien chef de la communication Peter Lauener a indiqué que des renseignements pouvaient sans problème être partagés avec des journalistes afin de leur donner des informations contextuelles. Mais cette conception ne correspond pas aux prescriptions, indiquent les commissions dans leur rapport.

Le Neuchâtelois a cependant précisé: "Nous avons voulu garder la proportionnalité." Il n'est pas possible de contrôler toutes les adresses mails privées et publiques de toutes les personnes susceptibles d'avoir été concernées.

200 articles concernés

Quelque 200 articles publiés par 24 titres de presse concernant le Covid-19 ont été rédigés sur la base d'indiscrétions. Et 38 séances sur 50 du Conseil fédéral ont été "contaminées", a précisé Thomas de Courten (UDC/BL).

Les commissions ont étudié environ 500 articles et 50 séances du gouvernement. Seules douze d'entre elles n'ont pas été sujettes à indiscrétions. Dans les 38 autres cas, les décisions du Conseil fédéral avaient été publiées avant la séance.

Ce sont surtout les médias alémaniques, en premier lieu les médias de Ringier et de Tamedia, qui ont profité des indiscrétions de l'administration fédérale et obtenu des informations classifiées. Le Blick, le Sonntagsblick, le Tages-Anzeiger et la SonntagsZeitung ont publié chacun 60 articles sur la base d'informations confidentielles; contre seulement six pour Le Temps et 24 heures.

Dans certains cas, ces journaux alémaniques étaient les premiers à publier des projets de mesures ou des contenus de propositions ou de co-rapports. D’autres journaux ont ensuite explicitement fait référence à ces premières publications dans leurs propres articles.

Perte de confiance

Le Conseil fédéral a essayé de prendre un certain nombre de mesures à cet égard, qui se sont "vite révélées relativement vaines", a poursuivi Philippe Bauer, citant par exemple l'augmentation du degré de classification des documents. Au final, le gouvernement "s'est résigné". Cela a conduit à une perte de confiance de la part de certains conseillers fédéraux, qui ont renoncé à déposer des co-rapports, ou alors ceux-ci étaient simplifiés.

En janvier dernier, les commissions de gestion ont décidé d’enquêter sur les indiscrétions liées aux affaires du Conseil fédéral relatives au Covid-19, y compris sur le rôle du chef du Département fédéral de l’intérieur.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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PNR 78: coopération insuffisante entre science et politique

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Quelque 200 chercheurs ont étudié différents aspects du coronavirus dans le cadre du Programme national de recherche "Covid-19". (Photo d'archives) (© Keystone/CHRISTIAN BEUTLER)

La science et la politique n'ont pas suffisamment collaboré pendant la pandémie de coronavirus. C'est la conclusion à laquelle sont parvenus les chercheurs dans le rapport de synthèse du Programme national de recherche "Covid-19" (PNR 78).

Le partenariat entre la communauté scientifique et les institutions publiques n'a pas été suffisamment développé pour résister à l'énorme pression d'une crise pandémique, peut-on lire dans le rapport final publié mardi devant la presse à Berne.

Sur le fond, les chercheurs tirent toutefois un bilan positif. Le programme de recherche a apporté une contribution constructive à la compréhension scientifique de la pandémie en Suisse, indique le rapport.

Le PNR 78, financé à hauteur de 20 millions de francs, a été lancé en avril 2020 dans le but d'acquérir de nouvelles connaissances sur Covid-19, d'élaborer des recommandations pour la gestion clinique et la santé publique et de faire progresser le développement de vaccins, de traitements et de diagnostics.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le soutien du personnel fédéral à Lonza jugé positif

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Lonza a produit des vaccins anti-Covid sur le site de Viège (VS) (archives). (© Keystone/GAETAN BALLY)

Le soutien temporaire du personnel de la Confédération à l'entreprise Lonza à Viège (VS) durant la crise du Covid-19 est positif, a estimé mercredi le Conseil fédéral. Cette intervention étatique n'a pas distordu la concurrence et ne nécessite pas de revoir la loi.

En avril 2021, le Conseil fédéral a lancé le projet "Leute für Lonza" pour soutenir le site de production qui peinait à recruter du personnel. L'objectif était d’éviter tout retard dans la livraison des vaccins contre le Covid-19.

Au total, 29 spécialistes de l’Institut fédéral de métrologie, d’Agroscope, de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires et des deux écoles polytechniques fédérales (EPFZ et EPFL) ont travaillé pour Lonza jusqu'à fin 2021.

A la demande de la commission de gestion du Conseil national, le Conseil fédéral a évalué ce programme notamment en ce qui concerne l'intervention étatique dans l'économie privée et les bases légales. Il conclut que les collaborateurs de la Confédération ont "apporté une contribution précieuse pour renforcer la sécurité de la production."

Engagement volontaire

Etant donné qu’à ce moment-là, seule Lonza produisait un composant d’un vaccin contre le Covid-19 en Suisse et qu’elle était en manque de personnel, le programme n’a pas faussé la concurrence, indique-t-il sur la base d'un rapport qu'il a adopté mercredi.

Par ailleurs, l’engagement des personnes concernées ne pose pas de problème au regard de la loi sur le personnel de la Confédération. Les collaborateurs fédéraux ont décidé volontairement de s'engager. Mais si le placement avait eu lieu contre leur volonté, il faudrait compléter la loi, selon le rapport.

Le Conseil fédéral n’estime donc pas nécessaire d’adapter la loi sur le personnel de la Confédération. Tout programme similaire restera fondé sur le volontariat, précise-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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