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Vaud

L'imposition des Vaudois reste lourde, malgré la baisse de 3,5%

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Vaud taxe toujours lourdement les personnes physiques, selon le dernier baromètre fiscal vaudois (Image prétexte). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le canton de Vaud est "à la traîne" en matière d'imposition des personnes physiques. Et la baisse de 3,5% récemment votée n'apportera que peu de changements, selon le "Baromètre fiscal vaudois" publié mardi par KPMG et la CVCI.

Le "baromètre" le répète depuis plusieurs années: en comparaison intercantonale, la fiscalité vaudoise des personnes physiques est "anormalement élevée" tant au niveau de l'impôt sur le revenu que sur la fortune. Malgré les déductions introduites ces dernières années, la position du contribuable vaudois s'est généralement dégradée, écrivent KPMG et la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) dans un communiqué.

La baisse de 3,5% de l'impôt cantonal sur le revenu votée en octobre dernier par le Grand Conseil et qui sera applicable dès l'année 2024 ne devrait guère changer la donne. Cet abattement n'améliorera pas sensiblement la compétitivité du canton en matière d'imposition des personnes physiques, affirme l'étude.

"Son impact sur le positionnement du canton est pratiquement nul, d'autant plus qu'il n'inclut pas la fortune", explique Philippe Miauton, directeur de la CVCI, cité dans le communiqué. Selon lui, l'initiative des milieux économiques intitulée "Baisse d'impôt pour tous", qui prévoit une réduction de 12%, n'améliorerait pas fondamentalement le positionnement intercantonal, mais elle "permettrait de soulager substantiellement les contribuables vaudois".

Philippe Miauton appelle, lui, à une réforme profonde: un remaniement des barèmes.

Philippe MiautonDirecteur de la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie

Et Philippe Miauton d’également prêcher pour sa paroisse, et l’initiative pour une baisse de 12% proposée par les milieux économiques. Une mesure qui ne changerait pas, selon le baromètre, les faits : Vaud resterait en queue de peloton par rapport aux autres cantons mais Philippe Miauton estime qu'il faut faire un geste pour les ménages. Il espère même un changement de paradigme, alors qu'il estime que le Canton de Vaud ne voit les impôts que comme un moyen de remplir les caisses. On retrouve le directeur de la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie.

Philippe MiautonDirecteur de la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie

Classes moyennes et supérieures

Vaud connaît une des impositions les plus élevées de Suisse pour les personnes physiques, avec un taux maximal de 41,50 %. Seuls Genève (44,47%) et Bâle-Campagne (42,17%) appliquent des plafonds plus élevés pour l'imposition individuelle.

Selon le baromètre, Vaud taxe lourdement les classes moyennes à supérieures. Une famille avec deux enfants disposant d'un revenu brut de 125'000 francs, soit avant toute déduction fiscale ou sociale, devra s'acquitter d'une charge fiscale de près du double qu'une famille genevoise ou zurichoise. Vaud applique donc une taxation plutôt linéaire, contrairement à d'autres cantons. Exemple avec Janick Pochon, de KPMG.

Janick PochonResponsable chez KPMG

Attractif pour les entreprises

Le canton est en revanche attractif pour les entreprises. Il affiche un taux légèrement inférieur à la moyenne suisse (14%, contre 14,69% pour la moyenne suisse).

Pour maintenir son attractivité dans le cadre de l'implémentation à venir de l'imposition minimale mondiale de 15%, Vaud doit réfléchir à de nouvelles mesures, estime KPMG. Vaud a décidé d'introduire un barème progressif pour l'impôt sur le bénéfice dès 2025. Le taux restera à 14% pour la part des bénéfices inférieure à 10 millions, et elle grimpera à 14,7% pour la part excédentaire.

Isabelle Bertolini avec Keystone-ATS

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NL: Genève-Servette maîtrise Lausanne et se relance

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Les Aigles ont maîtrisé les Lausannois 4-2 et reviennent à deux partout dans la série. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le derby lémanique est relancé! Lausanne s'est incliné 4-2 à domicile contre Genève-Servette en quarts de finale des play-off. Les Lions voient leur adversaire revenir à 2-2 dans la série.

Après deux succès de rang, les Vaudois ont payé cher leur manque de réalisme devant les buts grenat. Maîtrisés par un GHSC enfin libéré offensivement, ils perdent l'avantage de la glace.

Contrairement aux deux derniers duels, l'ouverture de la marque a été genevoise, après seulement 1'11 de jeu. Les Aigles ont débloqué le score en supériorité numérique par Simon Le Coultre, 17 secondes après qu'Aurélien Marti a concédé la pénalité. Auteurs de sept tirs cadrés en première période, les hommes de Geoff Ward se sont heurtés à Stéphane Charlin, excellent dans les cages grenat vendredi.

Au cours du tiers médian, Antti Suomela est passé tout près de l'égalisation à la 26e, mais n'a trouvé que le poteau de Charlin. Malmenés, les hommes de Ville Peltonen ont pourtant doublé la mise par Vincent Praplan, parfaitement servi par Marc-Antoine Pouliot à la 28e.

Au terme de quatre minutes à 4 contre 5 à la suite d'une double pénalité concédée par Marti pour crosse haute, le Lausannois Drake Cagiula s'est retrouvé en bonne position à la 36e, mais son tir est parti dans les airs.

Les Aigles se sont assuré la victoire dès l'entame de la dernière période, d'abord par Matthew Verboon à la 43e, en glissant la rondelle entre les jambes de Kevin Pasche, puis par Jesse Puljujärvi une minute plus tard. Le portier lausannois, impérial lors des deux dernières rencontres, fut contraint de céder sa place à Connor Hughes dans la foulée. Les Lions ont sauvé l'honneur en marquant le 4-1 par un tir rageur d'Erik Brännström à la 56e, puis par Damien Riat deux minutes avant la sirène.

Geoff Ward, qui n'avait pas apporté le moindre changement dans son effectif par rapport au troisième duel, a jusqu'à dimanche pour revoir sa copie avant l'acte V aux Vernets.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Genève-Servette maîtrise Lausanne et se relance

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Genève a fait preuve de réalisme contre le LHC (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le derby lémanique est relancé! Lausanne s'est incliné 4-2 à domicile contre Genève-Servette en quarts de finale des play-off. Les Lions voient leur adversaire revenir à 2-2 dans la série.

Après deux succès de rang, les Vaudois ont payé cher leur manque de réalisme devant les buts grenat. Maîtrisés par un GHSC enfin libéré offensivement, ils perdent l'avantage de la glace.

Contrairement aux deux derniers duels, l'ouverture de la marque a été genevoise, après seulement 1'11 de jeu. Les Aigles ont débloqué le score en supériorité numérique par Simon Le Coultre, 17 secondes après qu'Aurélien Marti a concédé la pénalité. Auteurs de sept tirs cadrés en première période, les hommes de Geoff Ward se sont heurtés à Stéphane Charlin, excellent dans les cages grenat vendredi.

Au cours du tiers médian, Antti Suomela est passé tout près de l'égalisation à la 26e, mais n'a trouvé que le poteau de Charlin. Malmenés, les hommes de Ville Peltonen ont pourtant doublé la mise par Vincent Praplan, parfaitement servi par Marc-Antoine Pouliot à la 28e.

Au terme de quatre minutes à 4 contre 5 à la suite d'une double pénalité concédée par Marti pour crosse haute, le Lausannois Drake Cagiula s'est retrouvé en bonne position à la 36e, mais son tir est parti dans les airs.

Les Aigles se sont assuré la victoire dès l'entame de la dernière période, d'abord par Matthew Verboon à la 43e, en glissant la rondelle entre les jambes de Kevin Pasche, puis par Jesse Puljujärvi une minute plus tard. Le portier lausannois, impérial lors des deux dernières rencontres, fut contraint de céder sa place à Connor Hughes dans la foulée. Les Lions ont sauvé l'honneur en marquant le 4-1 par un tir rageur d'Erik Brännström à la 56e, puis par Damien Riat deux minutes avant la sirène.

Geoff Ward, qui n'avait pas apporté le moindre changement dans son effectif par rapport au troisième duel, a jusqu'à dimanche pour revoir sa copie avant l'acte V aux Vernets.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Yverdon: pas de libération conditionnelle pour Claude D.

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Claude D. s'est retrouvé cette semaine au tribunal à Yverdon, où il avait été condamné à la prison à vie il y a 10 ans. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Claude D. ne doit pas bénéficier d'une libération conditionnelle. Le Tribunal criminel de la Broye et du Nord vaudois a refusé jeudi à Yverdon la requête du récidiviste, assassin de Marie en 2013 après avoir déjà tué une femme en 1998.

Condamné à la prison à vie et à une mesure d'internement, Claude D. ne demandait pas expressément à retrouver la liberté, mais à suspendre sa peine au profit d'un placement thérapeutique au sein de la prison-hôpital genevoise de Curabilis.

Les juges yverdonnois ont toutefois estimé qu'ils n'avaient pas "la vocation" de se prononcer sur le lieu où Claude D. devait exécuter sa peine ni quelles mesures devaient être ordonnées. La Cour a aussi rappelé que le condamné avait entrepris une autre procédure pour être placé à Curabilis, laquelle est toujours pendante.

Les juges devaient, en revanche, se prononcer sur l'éligibilité du Fribourgeois de bientôt 50 ans à une libération conditionnelle. Et sur ce point, la réponse a été négative.

Risque de récidive

Il n'est pas imaginable que Claude D. se comporte "correctement" en liberté, a conclu la Cour, se référant aux différents experts ayant suivi Claude D. Elle a aussi rappelé ses "antécédents gravissimes", les violences "abjectes" qu'il a fait subir à ses victimes.

Pour les différents experts, le risque de récidive reste élevé et même "imminent" si Claude D. devait côtoyer une femme en liberté. Mercredi lors de son audition, le condamné avait lui-même reconnu que s'il se retrouvait aujourd'hui "dans les mêmes conditions" qu'avec ses précédentes victimes, "il y aurait un risque".

Pour la Cour, le "tableau clinique" de Claude D. n'a quasiment pas évolué ces dernières années.

Les juges sont aussi restés "songeurs" au sujet des envies de thérapie de Claude D. Celui-ci serait davantage "préoccupé par son propre sort" que par une "authentique prise de conscience", ont-ils estimé. Et de relever que depuis son incarcération aux Etablissements de la plaine de l'Orbe en novembre 2024, le condamné n'avait pas sollicité le Service de médecine et psychiatrie pénitentiaires.

Recours

Le procureur général du canton de Vaud, Eric Kaltenrieder, s'est dit "satisfait" d'un jugement qui suit les réquisitions du Ministère public. Le refus d'accorder une libération conditionnelle à Claude D. permet de "veiller à ce que la sécurité publique soit garantie."

Claude D. pourra théoriquement redemander une libération conditionnelle dans deux ans. Mais selon Eric Kaltenrieder, il est peu probable qu'il évolue à court terme. "Seule la médecine" pourra dire s'il peut changer un jour, a-t-il dit.

Pour Guglielmo Palumbo, avocat de Claude D., ce jugement est "injustifié" et fera l'objet d'un appel. Il a affirmé que son client continuera de "se battre pour les soins dont il a besoin" et pour un placement à Curabilis.

A ses yeux, la décision du Tribunal d'Yverdon constitue une "violation claire" de la Convention européenne des droits de l'homme. Refuser Curabilis à Claude D. revient à le priver de son "droit à l'espoir", avait-il affirmé dans sa plaidoirie.

Deux assassinats

Claude D. a violé et abattu son ancienne compagne dans un chalet à La Lécherette (VD) en 1998. Il a été condamné à 20 ans de prison, avant de bénéficier d'un régime d'arrêts domiciliaires. En 2013, alors qu'il portait un bracelet électronique, il a enlevé et étranglé Marie dans une forêt près de Châtonnaye (FR).

Le récidiviste a été condamné en 2016 à la prison à vie et, dans un premier temps, à un internement à vie. Celui-ci a toutefois été cassé et commué en internement ordinaire sur décision du Tribunal fédéral.

Ces dernières années, le Fribourgeois a transité par plusieurs prisons du pays et multiplié les actions en justice pour faire évoluer son régime de détention.

Pour mémoire, l'assassinat de Marie avait suscité une grande émotion dans tout le pays et plongé le canton de Vaud dans une crise institutionnelle, marquée notamment par de vives tensions entre les pouvoirs judiciaire et législatif.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Jeux olympiques

Le CIO rétablit les tests génétiques de féminité pour les JO 2028

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Porteuse du gène SRY, Caster Semenya, ici en 2022, ne pourrait plus concourir aux JO (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le CIO a conditionné jeudi la participation aux épreuves féminines des JO 2028 de Los Angeles à des tests chromosomiques. Ils étaient déjà en vigueur de 1968 à 1996 dans le monde olympique.

L'admissibilité aux compétitions olympiques féminines "est désormais réservée aux personnes de sexe biologique féminin", non-porteuses du gène SRY, a expliqué le CIO dans un communiqué, après une réunion de sa commission exécutive.

En tournant le dos aux règles édictées en 2021, qui laissaient chaque fédération internationale fixer sa politique, le CIO bannit à la fois les sportives transgenres et une grande partie des athlètes intersexes, naturellement porteuses de variations génétiques tout en étant considérées comme des filles depuis leur naissance.

Cette nouvelle politique, la première mesure majeure de la Zimbabwéenne Kirsty Coventry depuis son élection il y a un an à la tête de l'instance olympique, s'appliquera à partir des JO 2028 et "n'est pas rétroactive".

Elle ne remet donc pas en cause la médaille d'or obtenue aux JO de Paris par la boxeuse algérienne Imane Khélif, qui a elle-même indiqué être porteuse du gène SRY bien que née fille et constamment présentée comme telle par le CIO quand elle était attaquée sur son genre.

Dans le détail, il reviendra aux fédérations internationales et aux instances sportives nationales d'organiser ces tests chromosomiques, qui devront être passés "une seule fois dans la vie de l'athlète", a indiqué le CIO.

Ces politiques sont déjà en vigueur depuis l'an dernier dans trois disciplines, l'athlétisme, la boxe et le ski, bien que leur application soulève des difficultés pratiques et légales: en France par exemple, les lois de bioéthique ne permettent pas de test génétique sans nécessité médicale.

Le CIO avait déjà eu recours à des tests chromosomiques de féminité entre 1968 et les JO 1996 d'Atlanta, avant d'y renoncer en 1999 sous la pression de la communauté scientifique qui contestait leur pertinence, et de sa propre commission des athlètes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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