Vaud
Philippe Leuba: un enthousiasme débordant au service de l'Etat
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Philippe Leuba a passé quinze ans au Château cantonal. Le député jadis trublion a rapidement endossé sa veste d'homme d'Etat collégial. L'ancien arbitre de football s'est aussi distingué par son sens de la formule et son enthousiasme débordant.
Ceux qui ont vu ces images s'en souviennent encore. Tel un supporter, Philippe Leuba bondit le premier et hurle les poings levés lorsque Lausanne obtient les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) en 2015 à Kuala Lumpur.
L'image contraste avec sa retenue sur les photos officielles du Conseil d'Etat vaudois, immortalisées devant le Château cantonal, siège du gouvernement vaudois. Sur ces images, il sourit rarement, ou alors à demi, toujours un peu guindé.
Avec force
Devant le Grand Conseil, le PLR défend ses dossiers avec force. Si ce passionné s'emporte parfois, il a aussi le sens de la formule et de l'humour. Bien ancré à droite, ce juriste a travaillé dans l'immobilier avant d'accéder en 2007 au Conseil d'Etat où il a dirigé le Département de l'intérieur, puis celui de l'économie.
En 2010, il était aux commandes des prisons lors de la mort de Skander Vogt. Le détenu est décédé asphyxié dans sa cellule, sans qu'on ne lui porte secours, le personnel se retranchant derrière les directives. Philippe Leuba avait réagi, ordonnant la réorganisation des pratiques et nommant une nouvelle cheffe de service.
Passé au Département de l'économie, il est monté au front lors de la pandémie de coronavirus qui a entraîné une crise économique majeure. Il a subi les critiques des restaurateurs et des commerçants qui lui reprochaient des aides insuffisantes. Vaud est un des cantons qui en fait le plus, s'est-il défendu inlassablement.
Sur les traces du père
En politique, Philippe Leuba, 55 ans, a suivi - en partie au moins - les traces de son père Jean-François Leuba, décédé en 2004, qui a également été conseiller d'Etat, puis conseiller national. "J'ai une très forte admiration pour lui, il m'a beaucoup appris, notamment la notion de service aux autres", disait-il juste après son élection.
Au gouvernement, il s'est montré collégial, malgré ses envolées oratoires. Vindicatif à ses débuts - lorsqu'il était secrétaire général du Parti libéral vaudois ou député -, il a su arrondir les angles et s'atteler à la recherche de solutions concrètes.
Un enfant de Lavaux
Libéral plus que radical, vin blanc plutôt que vin rouge, le politicien est un enfant de Lavaux, "sa" région pour laquelle il a un "amour fou". Sa mère, qu'il a perdue alors qu'il n'avait que treize ans, est une Neyroud, un patronyme local. Il est un ardent défenseur des produits du terroir et de l'économie vaudoise, qui se porte globalement bien.
Le déficit du spectacle "Champions!", lancé pour marquer le 100e anniversaire du CIO à Lausanne, constitue l'un des principaux couacs de sa carrière. Ce show payé par la ville de Lausanne et le canton laissera une ardoise de plus d'un million de francs.
Il sera également épinglé pour avoir accordé avec légèreté un prêt de 500'000 francs à la start-up S3, Swiss Space Systems, alors que les voyants financiers étaient au rouge. Au début de la pandémie, sur le plateau de la RTS, il a commis la maladresse de minimiser le danger sanitaire, avant de rapidement rétropédaler.
Le sport, une passion
Un portrait de Philippe Leuba serait incomplet sans évoquer sa passion du sport en général et du football en particulier. Le ministre de l'économie, de l'innovation et du sport a été arbitre de football au niveau international. Une photo le montre en tenue d'arbitrage en train de serrer la main de David Beckham, alors capitaine de l'équipe d'Angleterre.
Habitué des JO, où le Conseil d'Etat est régulièrement invité par le CIO, Philippe Leuba a fait récemment le déplacement de Tokyo. En 2014, des photographies le montrent à Sotchi lorsque Vladimir Poutine avait visité la Maison suisse. Il est fier que Vaud abrite le siège du CIO et 61 fédérations sportives internationales.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Bouclier fiscal: la possibilité d'une action civile sera examinée
Le Grand Conseil vaudois ne lâche pas l'affaire du bouclier fiscal. Il a soutenu mardi une motion demandant d'examiner, via une commission spéciale, l'ouverture d'une procédure civile. Elle servirait à évaluer d'éventuelles responsabilités financières dans ce dossier.
Face à l'actuelle interrogation sur la responsabilité d'un ou plusieurs membres du Conseil d'Etat qui ont eu à gérer l'affaire du bouclier fiscal de 2009 à 2021, seul le Grand Conseil peut décider d'intenter à un ou une ministre une action en responsabilité et demander une indemnité. Celle-ci est fondée sur l'article 9 de la Loi sur la responsabilité de l'Etat, des communes et de leurs agents (LRECA).
Dans le cas du bouclier fiscal, la mauvaise application du mécanisme entre 2009 et 2021, dénoncée dans le rapport Paychère, pourrait être considérée comme un préjudice financier pour le canton. D'où une responsabilité civile, dite patrimoniale dans ce contexte, avec pour conséquence une réparation du dommage.
Acceptée par 74 oui (gauche + quelques UDC et PLR), 39 non (droite) et 29 abstentions (UDC et PLR surtout), après un long débat, la motion portée par la verte Ariane Morin demande concrètement un décret portant sur l'ouverture d'un procès civil contre un ou plusieurs conseillers d'Etats, dont la responsabilité pourrait être engagée dans cette affaire.
Première étape
Mais ce n'est qu'une première étape qui a passé la rampe mardi. Les parlementaires se sont, en effet, uniquement prononcés sur la saisine d'une commission spéciale chargée, elle, d'examiner à titre préliminaire le bien-fondé d'une telle action civile. C'est le Bureau du Grand Conseil, auquel la motion est renvoyée, qui devra établir cette commission.
Elle sera appelée à instruire les faits, à entendre les personnes concernées et à formuler un préavis à l'attention du Parlement. Ce dernier demeurera seul compétent pour décider de l'éventuelle ouverture ou non d'une procédure civile.
La désignation d'une telle commission se justifie pleinement au regard de la gravité et de l'ampleur des dysfonctionnements liés à l'affaire du bouclier fiscal et de l'importance du préjudice en cause, tout récemment estimé "théoriquement" à 202 millions de francs. Elle revêt en outre une certaine urgence, vu le délai de prescription d'une année prévu par la loi. Telles ont été les arguments avancés par la motionnaire et la gauche en général.
"Sans haine et sans peur"
Ariane Morin (Vert-e-s) a défendu sa position en rappelant que la démarche visait "uniquement à examiner si une responsabilité financière existe, indépendamment des procédures pénales ou politiques en cours", respectivement auprès du Ministère public vaudois (MP) et de la Commission de gestion (COGES). "Il ne s'agit pas de se substituer au MP, à la COGES ni à une Commission d'enquête parlementaire (CEP)" refusée en début d'année par le Parlement, a-t-elle affirmé.
Elle a plusieurs fois insisté sur le fait que la prise en considération de la motion avait une portée limitée: elle ne lance pas un procès, mais permet uniquement de créer une commission chargée d'examiner si une action civile est justifiée et dont le "travail se fera sans haine, sans peur et sans préjugé".
De son côté, la droite a critiqué une démarche bien plus "politique que juridique", ajoutant qu'il fallait attendre le résultat de l'enquête pénale du MP. D'autres députés PLR et UDC ont plaidé pour une recherche plus générale des responsabilités, pas seulement centrées sur le grand argentier de l'époque Pascal Broulis, mais aussi sur les présidences durant cette période (Pierre-Yves Maillard et Nuria Gorrite).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Démission du député vaudois Guy Gaudard
Le député PLR Guy Gaudard démissionne du Grand Conseil vaudois. Cette figure du Parlement, parfois à contre-courant des idées de la droite, affirme ne plus se sentir aligné avec les valeurs de son parti.
Guy Gaudard a annoncé mardi sa démission dans une interview accordée au Temps. "Aujourd'hui, le parti s'est droitisé, il s'est mis à la remorque de l'UDC sur de nombreux thèmes. On oublie la précarité grandissante, la baisse du pouvoir d'achat, la détresse des seniors qui ne trouvent plus de logements décents après une vie de labeur. Cette déconnexion me navre", regrette-t-il.
Ces derniers mois et années, le maître-électricien s'est distancé de son parti sur plusieurs questions, par exemple sur l'accueil des réfugiés ou plus récemment sur l'introduction d'un salaire minimum.
Le Lausannois est aussi sorti du rang pour prendre la défense de Valérie Dittli. "Je ne dis pas que je la soutiens aveuglément, mais Valérie Dittli subit un acharnement indigne, un dénigrement systématique. Quoi qu'elle dise, elle aura tort aux yeux de ses détracteurs. On profite du fait qu'elle soit jeune, Alémanique, et qu'elle n’ait pas de base politique pour la soutenir au Grand Conseil", estime-t-il.
Elu en 2017 puis réélu en 2022, Guy Gaudard quitte le Grand Conseil à moins d'une année des élections de février 2027, laissant la place à son vient-ensuite Henri Klunge.
Politiquement, le sexagénaire souhaite se concentrer sur le Conseil communal de Lausanne, où il a été élu en mars dernier. "Je préfère dépenser mon énergie là où elle est utile, pour ma ville, plutôt que de me dissoudre dans des guerres dogmatiques qui oublient le citoyen", affirme-t-il.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Pétition contre une gravière dans les bois de Ballens déposée
Une pétition pour dire non à une grande gravière dans les bois de Ballens, au pied du Jura, a été déposée mardi au Grand Conseil vaudois. Lancé le 20 septembre dernier et muni de plus de 15'000 signatures, le texte demande purement et simplement l'abandon de la réalisation du projet.
Intitulée "Non à la mégagravière des bois de Ballens", la pétition est pilotée par l'Association pour la sauvegarde des bois de Ballens (ASBBE). Selon les pétitionnaires, si le projet se réalise, "ce sont des décennies, voire des siècles de patrimoine naturel qui disparaîtront".
Pour eux, "43 hectares d'une grande et magnifique forêt du Parc Jura vaudois, le bois du Sépey, véritable réservoir de biodiversité et haut lieu de vie et de ressourcement de la population de la région, seraient détruits de façon irréversible". Ils s'inquiètent aussi pour le bas marais du Paudex, d'importance nationale, qui "subirait inévitablement des impacts".
L'ASBBE estime aussi que "sacrifier ces forêts affaiblirait encore notre résilience au climat". Selon elle, les villages alentours "suffoqueraient à cause du passage de plus de 250 camions par jour, le train n'absorbant que 40% du transport". Enfin, elle craint que l'alimentation en eau de la région soit directement menacée.
Pour rappel, les pétitions adressées au Grand Conseil sont transmises à la commission des pétitions par le Bureau du Grand Conseil. Elle étudie puis émet une recommandation à l'attention du Parlement, qui servira de base à la décision finale de ce dernier. En cas de prise en considération par les députés, une pétition est renvoyée au Conseil d'Etat, qui a trois mois pour y donner une suite.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Nouvelles acquisitions pour le Musée olympique à Lausanne
Le Musée olympique à Lausanne a présenté une partie des plus de 300 objets récoltés durant les JO de Milan et Cortina. Les skis de Mathilde Gremaud, le casque de Franjo von Allmen ou encore la combinaison de Loïc Meillard rejoignent notamment la collection du musée.
C'est le cas également de l'équipement de Marianne Fatton, elle aussi médaillée d'or pour la Suisse en février dernier en Italie. Parmi les autres stars internationales de ces JO, le fondeur norvégien Johannes Klaebo, sextuple champion olympique, a fait don de ses bâtons, tandis que la patineuse de vitesse italienne Francesca Lollobrigida, double médaillée d'or, a cédé sa combinaison.
Une cérémonie de donation publique a aussi été organisée mardi à Lausanne. Des athlètes présents aux JO y ont participé, à l'image de la hockeyeuse suisse Alina Müller, médaillée de bronze et porte-drapeau à la cérémonie de clôture.
En plus des équipements sportifs, les responsables des collectes sont revenus d'Italie avec des objets liés à l'identité visuelle des Jeux et aux cérémonies d'ouverture et de clôture.
Le Musée olympique abrite plus de 90'000 objets collectés au cours des 120 dernières années. Cette collection existe grâce à la générosité des athlètes, lesquels "contribuent à préserver la précieuse histoire olympique et ses objets pour les générations futures", relève l'institution lausannoise.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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