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Pic de la 1ère vague dépassé dans les EMS vaudois

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Sur les 172 EMS du canton de Vaud, 69 sont touchés par la deuxième vague du coronavirus, soit plus du tiers. On compte à ce jour 482 cas positifs pour une moyenne de 6 à 8 cas par EMS touchés. (Image archive - ©Keystone/GAETAN BALLY)

La situation sanitaire liée à la deuxième vague du coronavirus dans les EMS vaudois est très inquiétante. Le pic des cas positifs de la première vague a été dépassé. Le plus grand problème pour ces établissements médicaux-psycho-sociaux est le manque de personnel soignant et la fatigue accumulée.

"On a dépassé le pic du 6 avril 2020 la semaine dernière, soit 451 résidents atteints du Covid-19. On est désormais légèrement au-dessus", a indiqué jeudi à Keystone-ATS François Sénéchaud, secrétaire général de l'Association vaudoise des EMS/EPSM (HévivA). Sur 172 EMS, 69 sont touchés, soit plus du tiers. On compte à ce jour 482 cas positifs pour une moyenne de 6 à 8 cas par EMS touchés, détaille-t-il.

Il y a environ trois semaines, les statistiques du canton annonçaient près de 230 cas positifs et 35 décès dans les EMS depuis le 2 août. "La situation est très inquiétante. On espère chaque jour que l'on est arrivé au sommet de la deuxième vague", dit M. Sénéchaud.

Durant la phase aiguë de la première vague de la pandémie, entre le 11 mars et le 5 juin dernier, 255 décès avaient été déplorés, tandis qu'un millier de résidents avaient guéri, selon l'HévivA. Environ 43% des EMS avaient été touchés. "On n'a pas autant de décès que lors de la première vague. Le taux de mortalité semble plus bas", constate le secrétaire général de l'association.

Trois différences avec ce printemps

Dans l'ensemble, les EMS sont mieux armés que lors de la première vague, avait montré fin août une enquête de Keystone-ATS. Les mesures logistiques de protection sont bien en place et prises plus rapidement, il y a davantage de matériel de protection, la gestion des visites, des repas communs, des promenades et des flux avec l'extérieur s'est améliorée. Il y a aussi un meilleur traçage.

Cela dit, François Sénéchaud voit trois grandes différences par rapport à ce printemps. "Il n'y a plus de problème de manque de matériel mais un grand problème de manque de personnel soignant. Il y a de plus en plus de collaboratrices et collaborateurs malades du Covid-19 sans compter la fatigue accumulée depuis le début de la pandémie", explique-t-il.

Autre différence, les cas positifs semblent a priori moins graves. "Il y a beaucoup plus de résidents qui sont asymptomatiques".

Troisième constat, l'impression de voir des virus différents dans cette deuxième vague. "La sévérité et le spectre des symptômes, leurs atteintes à la santé, sont très différentes d'un EMS à l'autre. Pourquoi? Mystère", observe M. Sénéchaud. Il cite le cas d'un EMS avec 80% de cas positifs mais peu ou pas de symptômes et d'un autre EMS avec nettement moins de cas positifs, mais avec des symptômes graves et d'importants besoins d'oxygène.

Inquiétudes financières

Pour M. Sénéchaud, l'enjeu principal de cette deuxième vague dans les EMS est d'avoir du personnel soignant en suffisance. "Nous sollicitons en priorité les agences de travail temporaire puis des étudiants en médecin ou HES en santé", relève-t-il. "Actuellement, sans les infirmières recrutées à l'étranger, on ne fonctionnerait pas", confie-t-il.

L'armée serait très utile, selon lui, mais elle se concentre sur les hôpitaux. La Protection civile (PCi) est, elle, venue en renfort. Son rôle est limité du fait qu'elle ne fournit pas de personnel soignant. Mais il est très apprécié pour des questions logistiques ou, par exemple, pour le maintien du lien entre les résidents et leur famille via vidéos ou lors des visites", souligne le responsable de l'HévivA.

Aux inquiétudes de pénurie de personnel s'ajoutent celles strictement financières. "Nous n'avons toujours pas reçu d'aides concrètes du canton. Le processus suit son cours mais il n'y a eu aucune injection d'argent pour les EMS depuis ce printemps afin de pallier les surcoûts et éponger les pertes. On a reçu un écho favorable de la ministre de la santé Rebecca Ruiz mais on reste dans l'attente", affirme-t-il.

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Des experts en faveur d'un rappel de vaccin spécifique à Omicron

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Omicron et ses sous-variants ont dominé les contaminations au cours de l'année 2022, à tel point qu'ils représentent désormais la grande majorité des infections du monde entier (archives). (© KEYSTONE/AP CDC/HANNAH A. BULLOCK, AZAIBI TAMIN)

Un comité d'experts américains s'est prononcé mardi en faveur d'un rappel de vaccin visant spécifiquement le variant Omicron du SARS-CoV-2. Cette décision laisse augurer un besoin d'injections annuelles contre le Covid-19, à l'instar de la grippe.

Les scientifiques, conviés par l'agence américaine du médicament, la FDA, ont approuvé la mesure par 19 voix contre 2 au terme d'une journée passée à examiner les données disponibles, dont des projections concernant les futures vagues et des résultats préliminaires fournis par les fabricants de vaccins.

Un scientifique de la FDA a résumé la complexité de la situation: anticiper l'évolution d'un virus qui a souvent défié les prédictions et mute encore plus vite que la grippe. "Nous travaillons aujourd'hui dans un domaine très compliqué, car aucun d'entre nous ne dispose d'une boule de cristal", a-t-il dit.

Large protection visée

Membre du comité, le professeur de médecine Michael Nelson de l'université de Virginie a indiqué avoir voté en faveur de la mesure, car il craignait que l'efficacité déclinante des vaccins ne se traduise par des cas graves pour les personnes à risque. "Il faut que nous passions à l'action sans tarder."

Pfizer et Moderna, qui ont récemment annoncé que leurs vaccins développés spécifiquement contre le variant Omicron présentaient des résultats prometteurs, se sont adressés au comité d'experts mardi, ainsi que Novavax.

La plupart des scientifiques ont semblé vouloir privilégier un vaccin qui ciblerait à la fois la première souche du virus, pour obtenir une large protection, et les derniers sous-variants d'Omicron BA.4 et BA.5. Pfizer et Moderna ont indiqué être en mesure de passer à la production de tels vaccins dans les trois mois.

Contrairement aux variants Alpha et Delta, qui avaient fini par fléchir, Omicron et ses sous-variants ont dominé les contaminations au cours de l'année 2022, à tel point qu'ils représentent désormais la grande majorité des infections du monde entier, a indiqué au comité Jerry Weir, de la FDA.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L’OFSP annonce 33'108 nouveaux cas de coronavirus en sept jours

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L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé mardi 33'108 nouveaux cas de coronavirus en sept jours (image symbolique). (© KEYSTONE/DPA/JENS KALAENE)

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé mardi 33'108 nouveaux cas de coronavirus en sept jours. On déplore 14 décès supplémentaires et 300 malades ont été hospitalisés. De nouvelles mesures ne sont pas prévues pour l'heure.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 24'704 cas sur le même laps de temps. Le même jour, il dénombrait 11 décès et 251 hospitalisations supplémentaires. En une semaine, le nombre de nouveaux cas a ainsi augmenté de 34%. Les hospitalisations ont dans le même temps augmenté de 19,5%.

605 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 6,00% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 75,60%.

Depuis le début de la pandémie, 3'759'713 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 21'846'062 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 13'399 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 54'383.

Aucune mesure prévue

Il n'y a toujours pas lieu d'agir, a estimé mardi la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS). Le processus qu'elle a défini pour recommander aux cantons les mesures à mettre en oeuvre n'a pas encore été déclenché, indique-t-elle à Keystone-ATS. Et d'ajouter: "rien n'indique pour l'instant que les services de santé seront soumis à une charge particulière en raison de la vague estivale".

Des recommandations d'associations professionnelles, par exemple concernant le port du masque dans les cabinets médicaux, ou l'obligation du port du masque dans certains hôpitaux, sont toutefois judicieuses, estime la CDS.

L'OFSP a lui aussi maintenu mardi son évaluation actuelle de la situation. Malgré l'augmentation du nombre de cas, il ne s'attend pas à ce que le système de santé soit gravement touché, compte tenu de l'immunité répandue dans la population et du caractère saisonnier du SARS-CoV-2.

L'objectif principal de la lutte contre la pandémie reste d'éviter une surcharge du système de santé et des infrastructures essentielles, souligne l'OFSP. Il n'est pas prévu de mesures visant à maintenir un faible nombre de cas, par exemple en raison des cas de Covid long. Dans la plupart des cas de maladie post Covid-19, les symptômes disparaissent d'eux-mêmes, explique l'office.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Moderna demande une autorisation pour un vaccin contre Omicron

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Le fabricant Moderna a adapté son vaccin contre le Covid-19 et souhaite maintenant obtenir une autorisation de mise sur le marché en Suisse (archives). (© KEYSTONE/DPA-zentralbild/BODO SCHACKOW)

Le laboratoire Moderna a déposé auprès de Swissmedic une demande d'autorisation pour un vaccin contre le coronavirus adapté au variant Omicron. La composition du produit a été adaptée, de manière à garantir une plus grande efficacité.

L'entreprise Moderna a déposé une demande d'extension de l'autorisation dont elle bénéficiait depuis janvier 2021 pour son vaccin Spikevax, indique vendredi Swissmedic dans un communiqué. Le vaccin bivalent contient de l’acide ribonucléique messager (ARNm) aussi bien pour la protéine spike de la souche de Wuhan que du variant Omicron.

Swissmedic veut examiner cette demande d'extension de l'autorisation en continu. Les requérants ne sont donc pas tenus de déposer un dossier complet dès le début. Ils peuvent se contenter de transmettre à l’institut les premières séries de données dont ils disposent, avec un échéancier indiquant les dates auxquelles ils déposeront les autres séries de données.

Les données reçues jusqu'à présent, actuellement en cours d'examen, incluent des analyses issues d'essais en laboratoire, ainsi que de premières données sur la fabrication et la qualité du vaccin. Swissmedic précise aussi que la date à laquelle une décision pourra être prise sur le rapport bénéfice/risque dépendra aussi de résultats d'essais cliniques qui n'ont pas encore été communiqués.

L'EMA déjà au travail

L'institut suisse des produits thérapeutiques précise en outre que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les membres de la Coalition internationale des autorités de réglementation des médicaments (ICMRA) évaluent en continu la composition des vaccins adaptés pour lutter contre les variants actuels du SARS-CoV-2.

Il y a une semaine, l'Agence européenne des médicaments (EMA) avait déjà annoncé avoir commencé à examiner une nouvelle version du vaccin Moderna contre le Covid-19, adaptée notamment au variant Omicron. L'entreprise américaine avait présenté le 8 juin les premières données sur l'efficacité de son sérum adapté.

Les 437 volontaires ayant reçu la nouvelle préparation comme deuxième rappel avaient, au bout d'un mois, nettement plus d'anticorps neutralisants qu'après une vaccination de rappel avec le produit traditionnel, en particulier contre Omicron, affime le laboratoire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Modélisation: 20 millions de morts évités en 2021 grâce aux vaccins

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Selon une étude, les vaccins anti-Covid ont permis d'éviter le plus grand nombre de décès dans les pays à revenu élevé et intermédiaire (12,2 millions sur 19,8 millions), ce qui traduit les inégalités dans l'accès aux vaccins dans le monde (image symbolique). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La vaccination contre le Covid-19 a permis d'éviter 19,8 millions de morts sur un potentiel de 31,4 millions au cours de la première année suivant l'introduction des vaccins en décembre 2021, avance une première vaste étude de modélisation, publiée vendredi.

L'étude, publiée dans The Lancet Infectious Diseases, est basée sur des données provenant de 185 pays et territoires, du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021. Elle est la première à tenter d'évaluer les décès évités directement et indirectement à la suite de la vaccination contre le Covid-19.

Pour cela, elle utilise les chiffres officiels des morts avec Covid mais aussi le total des décès excédentaires de chaque pays (ou des estimations quand les données officielles n'étaient pas disponibles). L'excès de mortalité correspond à l'écart entre le nombre de personnes décédées (quelle que soit la cause de leur mort) et le nombre de morts attendues (à partir des données passées).

Lorsque les données officielles n'étaient pas disponibles, l'équipe a utilisé des estimations de la surmortalité toutes causes confondues. Ces analyses ont été comparées à un scénario hypothétique alternatif dans lequel aucun vaccin n'aurait été administré.

Le modèle a tenu compte de la variation des taux de vaccination d'un pays à l'autre, ainsi que des différences dans l'efficacité des vaccins dans chaque pays en fonction des types de vaccins connus pour avoir été principalement utilisés dans ces régions. La Chine n'a pas été incluse dans l'analyse en raison de sa grande population et de ses mesures de confinement très strictes, ce qui aurait faussé les résultats, est-il précisé.

Inégalités dans l'accès aux vaccins

Selon cette étude, les pays à revenu élevé et intermédiaire ont représenté le plus grand nombre de décès évités (12,2 millions sur 19,8 millions), ce qui traduit les inégalités dans l'accès aux vaccins dans le monde.

Près de 600'000 décès supplémentaires auraient pu être évités si l'objectif de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de vacciner 40% de la population dans chaque pays d'ici la fin de 2021 avait été atteint, conclut-elle.

"Nos résultats montrent que des millions de vies ont probablement été sauvées en mettant des vaccins à la disposition des gens partout dans le monde", a déclaré le Dr Oliver Watson, auteur principal de l'étude, de l'Imperial College de Londres, cité dans le communiqué de la revue. "Cependant, on aurait pu faire plus."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les Etats-Unis démarrent la vaccination anti-Covid des tout petits

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Depuis mardi, les enfants de moins de cinq ans peuvent être vaccinés contre le Covid-19 aux Etats-Unis, comme ici à Los Angeles. (© KEYSTONE/AP/Jae C. Hong)

Les Etats-Unis ont démarré mardi leur campagne de vaccination des moins de cinq ans contre le Covid. Cette étape a été saluée par certains parents, désireux de protéger leurs enfants des pires conséquences du virus.

"Nous sommes ravis", déclare Amisha Vakil, la mère de deux garçons de trois ans, qui portent des tee-shirts Spiderman assortis pour recevoir leur vaccin Moderna dans un hôpital pour enfants de Houston, au Texas.

L'un des jumeaux a subi trois opérations à coeur ouvert au cours de ses cinq premiers mois. "Il présente un risque très élevé, alors vous savez, nous avons vécu dans une petite bulle" pendant toute la pandémie, ajoute sa maman. "Maintenant, il a une petite armure qui l'aide beaucoup".

Dans le même hôpital, Anna Farrow, venue avec son mari Luke, espère que "c'est en quelque sorte le début d'une enfance normale" pour ses deux enfants, George, 3 ans, et Hope, 10 mois.

"Etape historique"

"C'est une étape historique, un pas en avant monumental", s'est félicité le président américain Joe Biden, alors que des millions de vaccins étaient déployés dans tout le pays. Pour "la première fois dans notre lutte contre cette pandémie, presque chaque Américain peut avoir accès à des vaccins vitaux", a-t-il ajouté depuis la Maison Blanche.

L'Agence américaine des médicaments (FDA) avait donné la semaine dernière son feu vert aux vaccins de Pfizer et Moderna pour les bébés, enfants et adolescents dès 6 mois d'âge, alors que seul le vaccin Pfizer était autorisé jusque-là pour les plus de cinq ans. Dans la foulée, les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence sanitaire du pays, les ont recommandés samedi.

Une poignée d'autres pays et territoires, dont l'Argentine, le Bahreïn, le Chili, la Chine, Cuba, Hong Kong et le Venezuela, proposaient auparavant des injections de Covid pour les tout-petits, mais pas des vaccins à ARNm (Pfizer, Moderna), considérés comme la technologie de pointe en la matière.

L'Agence européenne des médicaments examine actuellement le vaccin Moderna pour son utilisation chez les moins de six ans et pourrait suivre la décision américaine.

500 décès

Les enfants âgés de six mois à quatre ans sont loin de courir un risque aussi grand que les adultes en cas d'infection. Mais l'ampleur des contaminations a entraîné plus de 45'000 hospitalisations et près de 500 décès - sur plus d'un million au total - dans le groupe des 0-4 ans aux Etats-Unis depuis le début de la pandémie.

Selon une enquête de la Kaiser Family Foundation en mai, seul un parent sur cinq d'enfants de moins de cinq ans était impatient de les faire vacciner immédiatement.

Signe que la politisation persiste aux Etats-Unis autour des vaccins, le gouverneur de Floride et possible rival de Donald Trump pour la présidentielle de 2024, Ron DeSantis, a refusé de passer une commande auprès du gouvernement fédéral pour les vaccins des plus jeunes enfants, "qui ont zéro risque d'attraper quoi que ce soit", selon lui.

"Ce n'est pas le moment de faire de la politique", a répondu Joe Biden, "il s'agit de permettre aux parents de faire tout ce qu'ils peuvent pour assurer la sécurité des enfants".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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