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Économie

Vaud: 17'000 signatures contre la fermeture de 19 bureaux de poste

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Benoit Gaillard, co-initiant de la pétition, a remis les 17'000 paraphes récoltés contre la fermeture annoncée d'offices postaux dans le canton de Vaud à Sylvie Grossenbacher, responsable région Vaud, Valais, Fribourg de la Poste (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le collectif vaudois Stop aux fermetures d'offices de poste a remis lundi à Cully une pétition de 17'000 signatures à des représentants de la Poste suisse. Le texte demande au géant jaune de renoncer à fermer 19 offices de poste supplémentaires dans le canton de Vaud.

"L'annonce de la Poste a provoqué beaucoup de réactions politiques, mais également dans la population. La pétition a tout de suite eu un succès incroyable. Aujourd'hui, nous déposons 17'000 cris du coeur", a déclaré Benoît Gaillard, co-initiant de la pétition, devant la presse.

"Nous avons rempli notre objectif: donner une voix, non à une thématique partisane mais à une colère, celle de la population, celle des communes", a ajouté le socialiste vaudois, chargé notamment de la communication à l'Union syndicale suisse.

Les fermetures annoncées menacent le lien social, a-t-il poursuivi.

Communes très remontées

Ces revendications ont été relayées par Jean-Pierre Haenni, syndic de Bourg-en-Lavaux, chef-lieu de district menacé par une fermeture. Quel espoir nourrit-il? Sa réponse.

Jean-Pierre HaenniSyndic de Bourg-en-Lavaux

Et le syndic de s'étonner de ces fermetures alors qu'aujourd'hui, "on parle d'écologie, de mobilité douce, de déplacements. Pour nous, il est exclu qu'on ferme notre office", a-t-il soutenu.

"Pour les communes, le progrès, c'est créer des places de crèche, de cantines scolaires, des cabinets médicaux des commerces. Tous ont besoin de la Poste qui fait l'inverse et se recroqueville", a déploré Valérie Legrand Germanier, vice-syndique de Saint-Cergue, commune qui a initié "l'Alliance des communes romandes contre la fermeture des bureaux de poste".

"45 communes qui ont signé, c'est un vrai mouvement de fond qui refuse cette stratégie de démantèlement", a-t-elle souligné. Et de rappeler que de Saint-Cergue, il faut 40 minutes de train pour aller à l'office postal le plus proche. Et que les aînés n'ont pas toutes les compétences numériques nécessaires pour réaliser des opérations en ligne. "On est très, très remonté", a-t-elle lancé.

Le Conseil des Etats en ligne de mire

"Ce n'est pas un hasard si nous remettons cette pétition maintenant", a poursuivi M. Gaillard. Le 11 mars, le Conseil des Etats devra se prononcer sur une motion, déjà acceptée par le Conseil national. Elle demande des éclaircissements sur le mandat de service universel de La Poste avant toute nouvelle restructuration, estimant que les bases légales en vigueur lui laissent une trop grande marge de manoeuvre pour les fermetures d'office. Tous les élus romands ont assuré les pétitionnaires de leur soutien. Il sera, en revanche, peut-être plus difficile de convaincre les Alémaniques et Tessinois. Benoît Gaillard, conseiller communal socialiste à Lausanne.

Benoît GaillardConseiller communal socialiste à Lausanne

Service de proximité

Une représentante de la Poste a reçu les 17'000 signatures des mains de Benoît Gaillard. Le service de presse du géant jaune a rappelé que la Poste ne veut pas "supprimer des filiales, nous voulons les transformer, prioritairement en filiales en partenariat et rester là où se trouvent nos clients", au vu du recul des opérations au guichet. Les précisions de Nathalie Dérobert, porte-parole de la Poste.

Nathalie DérobertPorte-parole de la Poste

170 bureaux à la trappe

Pour mémoire, la direction de La Poste Suisse a annoncé en octobre dernier sa volonté de réduire de 170 le nombre de bureaux de poste dans le pays. En Suisse romande, outre les 19 fermetures dans le canton de Vaud, 14 sont prévues en Valais,11 à Neuchâtel, 9 à Fribourg, 8 dans le Jura, 5 à Genève et 7 dans le Jura bernois et en ville de Bienne.

En terres vaudoises, les fermetures concernent Apples, Aubonne, Bière, Chernex, Crissier, Cully, Forel, Granges-près-Marnand, L'Isle, La Sarraz, Lausanne, Le Pont, Les Diablerets, Lucens, Lully, Mézières, Saint-Cergue, Saint-Prex et Thierrens .

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Économie

Manifestation contre la fermeture de 14 offices postaux valaisans

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Le Conseiller national Emmanuel Amoos (PS) a appelé à lutter contre le démantèlement en cours des bureaux de poste, en Suisse, à l'occasion d'un rassemblement, vendredi à Sion. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Fin octobre 2024, la direction de La Poste Suisse annonçait vouloir réduire de 170 le nombre de bureaux de poste. Parmi ceux-ci, 14 se situent en Valais, dont six sont depuis devenus des agences postales. Un rassemblement de protestation s'est tenu vendredi à Sion.

L’ex-régie fédérale dit vouloir fermer ces bureaux de poste à cause des réductions conséquentes des volumes des transactions aux guichets. Le syndicat syndicom a appelé vendredi à un rassemblement devant l'office postal de Sion 2 Nord. Une cinquantaine de personnes se sont mobilisées.

Selon La Poste, des contrats ont été conclus, ces derniers mois, avec des structures locales (commerces, banque) situées à Mörel, St-Léonard, St-Nicolas, Orsières et à Sion (Sion 2 Nord). L'agence postale de Simplon-Village est déjà en fonction depuis août 2025.

Par contre, aucun accord n'a été trouvé pour les offices de poste de Chippis, Evolène, Grimisuat, Lens, Munster, Nendaz, Troistorrents et Vouvry. Des discussions sont encore en cours.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Brésil: la croissance rebondit au premier trimestre

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Le rebond de l'économie brésilienne est dû notamment à la bonne performance de l'agriculture, habituelle au Brésil lors des premiers mois de l'année en raison des périodes de récoltes. (archives) (© KEYSTONE/AP/Silvia Izquierdo)

Le Brésil, première économie d'Amérique Latine, a enregistré au premier trimestre une croissance de 1,1% par rapport au trimestre précédent et 1,8% en glissement annuel, poussée par l'agriculture et l'industrie, selon les données officielles publiées vendredi.

Ces chiffres sont bienvenus pour le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui doit briguer sa réélection en octobre.

Au quatrième trimestre 2025, le produit intérieur brut (PIB) du pays n'avait progressé que de 0,3% par rapport au troisième, selon les chiffres révisés par l'institut de statistiques IBGE (contre 0,1% lors de la première annonce en mars).

Ce rebond est dû notamment à la bonne performance de l'agriculture (+2%), habituelle au Brésil lors des premiers mois de l'année en raison des périodes de récoltes.

Mais l'industrie a également montré son dynamisme (+1%), tandis que les services ont connu une progression moins soutenue (+0,5%).

La consommation des ménages a pour sa part augmenté de 1%.

L'an dernier, la croissance du Brésil s'était élevée à 2,3%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Italie: l'inflation accélère encore en mai avec l'énergie

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Les prix de l'essence en particulier ont enregistré une très forte progression en mai (archives). (© KEYSTONE/AP/LUCA BRUNO)

L'inflation s'est accélérée en Italie au mois de mai, à 3,2% sur un an, après 2,7% en avril, selon une première estimation publiée vendredi par l'Institut national des statistiques (Istat).

Cette accélération est due notamment à une hausse des prix de l'énergie liée à la guerre qui a débuté fin février au Moyen-Orient.

Les prix de l'énergie non réglementée, comme les carburants, ont grimpé de 12,6% sur un an (après +9,6% en avril), tandis que ceux du gaz et de l'électricité ont augmenté de 5,8% (contre +5,3% en avril).

Les prix de l'essence en particulier ont enregistré une très forte progression (+6,9% par rapport au mois d'avril) de 10,7% en mai sur un an. Ceux des autres carburants pour les moyens de transport personnels ont augmenté de 4,8% par rapport à avril, à +9,8%.

La progression de l'indice des prix à la consommation en mai a également été portée par les services de transport (+1,8% sur un an en mai, contre +0,6% en avril) ainsi que les services récréatifs, culturels et de soins à la personne (+3% sur un an en mai, contre +2,6% en avril).

"Un effet de frein sur la dynamique de l'inflation provient en revanche des prix des produits alimentaires, qui maintiennent globalement stable leur rythme de croissance", a noté l'Istat.

La progression des prix des biens alimentaires, des produits d'entretien du foyer et d'hygiène personnelle est en effet restée stable en mai, à +2,3%.

La Banque d'Italie a prévu que l'inflation grimpe jusqu'à 4% sur l'année si la guerre venait à se prolonger au Moyen-Orient.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

France: PIB en recul, inflation en hausse: un cocktail décevant

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Les dépenses de consommation des ménages se sont, elles, repliées en avril (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Recul du PIB, inflation en hausse, repli de la consommation: la santé de l'économie française se dégrade, selon des indicateurs publiés vendredi, relançant les craintes de récession, même si le gouvernement affirme ne pas "céder à l'alarmisme".

Le produit intérieur brut (PIB) français a reculé de 0,1% au premier trimestre par rapport au dernier trimestre de 2025, a indiqué dans ses résultats détaillés l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). L'institut avait initialement annoncé une croissance nulle de janvier à mars.

Pour l'Insee, ce recul paraît davantage dû à des causes internes à la France qu'à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février.

Tant la demande intérieure que le commerce extérieur ont pesé sur la croissance au premier trimestre, et seules les variations de stocks ont atténué la baisse du PIB.

"C'est une mauvaise surprise", après une croissance de 0,2% au quatrième trimestre 2025 et de 0,9% sur l'année 2025, a reconnu Dorian Roucher, chef du département de la conjoncture de l'Insee, lors d'un point presse.

"Il y a des surprises sectorielles, dont on peut penser qu'elles sont ponctuelles", comme "les très mauvais chiffres sur la rénovation des logements: c'est très rare que ce secteur-là baisse autant", a-t-il cependant tempéré.

Gouvernement "vigilant"

Autre indicateur publié vendredi par l'Insee, l'inflation a continué à augmenter en mai, à 2,4% sur un an, après 2,2% en avril, sous l'effet de la hausse des prix de l'énergie avec la guerre au Moyen-Orient. Ceux-ci ont augmenté de 16,8% en mai sur un an, après 14,3% en avril.

Quant aux dépenses de consommation des ménages, elles se sont repliées en avril, tant sur un mois (-0,5%) que sur un an (-0,4%), lestées par la baisse des dépenses de carburant, de gaz et d'électricité.

Ces différents chiffres ravivent les craintes pour l'économie française, notamment celle d'une récession technique, marquée par deux trimestres consécutifs de recul du PIB.

Pour Dorian Roucher toutefois, "le plus probable à ce stade n'est quand même pas un nouveau repli du PIB" au deuxième trimestre. Mais on "peut s'attendre à ce que le choc se diffuse" dans l'économie, a-t-il averti.

Le ministre de l'Economie Roland Lescure, qui avait fustigé ces derniers jours les "oiseaux de malheurs" annonçant une récession, a réaffirmé vendredi que le gouvernement "restait vigilant, sans céder à l'alarmisme".

L'inflation "demeure limitée et globalement contenue, notamment par rapport à nos voisins européens", et la croissance a souffert "de plusieurs vents contraires conjoncturels et de l'adoption tardive du budget", a-t-il argumenté.

"Signaux mitigés"

Mais certains économistes sont moins optimistes. Pour Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévision de l'OFCE, "le risque de récession est assez fort" désormais. Il estime que les chiffres publiés vendredi sont "inquiétants".

Moins alarmiste, Fabien Bossy, chef économiste France chez Société Générale CIB, juge que les chiffres du PIB "envoient des signaux mitigés".

"Il faut relativiser cette baisse qui est peut-être la contrepartie d'une accélération un peu exagérée au milieu de 2025", souligne-t-il. Mais "il est évident que la croissance 2026 aura du mal à être au-dessus de celle de 2025", poursuit-il.

Stéphane Colliac, de BNP Paribas, relativise aussi. Pour lui, le recul du PIB au premier trimestre est lié "principalement à des effets exceptionnels, notamment la baisse des exportations d'Airbus au premier trimestre".

"Au deuxième trimestre, on ne pense pas que ça ferait une récession, parce que ces effets exceptionnels du premier trimestre se corrigeront", explique-t-il.

Dans sa dernière note de conjoncture parue en mars, l'Insee misait sur une croissance de 0,2% à la fois au premier et au deuxième trimestres.

Sa nouvelle note sera publiée à la mi-juin et la première estimation du PIB du deuxième trimestre paraîtra le 30 juillet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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