Rejoignez-nous

Vaud

L'administration fiscale vaudoise veut se rapprocher du contribuable

Publié

,

le

L'Administration cantonale des impôts chapeautée par la ministre vaudoise des Finances Valérie Dittli se veut aussi accessible est inclusive que possible (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

L'administration cantonale des impôts (ACI) affiche sa volonté de se rapprocher du contribuable vaudois afin de lui faciliter la tâche. Tutoriels, campagnes de sensibilisation auprès des jeunes et maintien de la déclaration manuscrite pour ceux qui le souhaitent, elle a présenté ses mesures pour se revendiquer aussi accessible et inclusive que possible.

"Nous avons 580'000 clients qui ne peuvent pas se désabonner. Nous nous devons de faire le maximum pour leur simplifier la vie et répondre à leurs besoins", a déclaré Séverine Siegenthaler, l'adjointe à la directrice générale de l'ACI, lundi devant les médias, en présence de la ministre des finances, Valérie Dittli.

En 2024, l'ACI entend donc pérenniser les sessions Vaud Tax lancées l'an passé, destinées à permettre aux contribuables de se familiariser avec cette prestation en ligne, appelée à remplacer le logiciel du même nom. Cette dernière comporte par ailleurs désormais une fonction de sauvegarde, ainsi que des tutoriels, facilitant son utilisation.

L'administration entend aussi poursuivre ses campagnes de sensibilisation auprès des jeunes, qui doivent remplir une déclaration d'impôts dès 18 ans. Les pages "impôts" du site internet de l'Etat de Vaud, seront retravaillées pour rendre la navigation plus intuitive et transparente.

Respect des allergiques au numérique

L'ACI souligne toutefois que "la cyber-administration n'est qu'un pan de notre proximité". Les contribuables peuvent aussi se manifester physiquement au guichet, par téléphone, courrier postal, mail ou encore Skype. Au total, l'ACI a été sollicitée 230'062 fois en 2023, majoritairement par téléphone (129'305 appels) et par mail (88'338 courriels).

Toujours dans une volonté "de ne laisser personne au bord du chemin", l'Etat de Vaud accueillera les déclarations d'impôts manuscrites "aussi longtemps que des gens voudront les remplir, même si cela a un coût", a déclaré Marinette Kellenberger, directrice générale de la fiscalité. Le canton a ainsi reçu un peu plus de 16'000 déclarations papier pour l'exercice 2023. "Il ne s'agissait pas seulement de personnes âgées, mais de personnes avec une non-volonté de travailler sur le numérique", a-t-elle précisé.

Au total, l'Etat de Vaud compte quelque 580'000 contribuables. En 2023, ceux-ci étaient constitués de 525'192 personnes physiques et 50'802 personnes morales. Le budget 2024 table sur 6,540 milliards de francs de recettes fiscales, soit environ 59% du budget de l'Etat de Vaud, devisé à 11,014 milliards.

Baisse de 3,5% de l'impôt cantonal

Parmi les mesures légales qui changeront en 2024, la déduction pour frais de garde passera de 13'000 à 15'000 francs par enfant, tandis que l'impôt cantonal sur le revenu baissera de 3,5%. Le Grand conseil vaudois a acté cette mesure le 10 octobre dernier.

Les contribuables bénéficieront de cette baisse dans leur décision de taxation 2024, cependant les acomptes 2024 n'ont pas pu en tenir compte. "Cette baisse d'impôts était encore soumise au délai référendaire au moment de l'envoi des acomptes à la fin novembre 2023", a expliqué Valérie Dittli, précisant au passage que les contribuables pourraient bénéficier d'un "intérêt rémunératoire" pour les montants payés en trop.

Au 1er janvier 2024, 81,75% des déclarations d'impôts 2022 avaient été taxées. A la même date, quelque 66'468 sommations, comprenant un émolument de 50 francs avaient été envoyées pour l'année civile 2023. Pour rappel, le délai général de dépôt des déclarations d'impôts est fixé au 15 mars, avec une tolérance jusqu'au 30 juin. Il est également possible de faire une demande de délai gratuite jusqu'à cette date.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sport

A Villars, un championnat du monde de ski pour les tout-petits

Publié

le

Les jeunes skieurs pouvaient participer à trois courses. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Depuis mardi, des bambins âgés entre 2,5 et 5 ans dévalent les pistes de la station de Villars-sur-Ollon (VD). Au programme de ces jeunes skieurs: des entraînements, puis trois compétitions de slalom géant, slalom combiné et slalom parallèle adaptées à leur âge. Un classement sera établi après chaque course, puis un classement général couronnera un ou une "champion/ne du monde" pour chaque catégorie.

L'Ecole suisse de ski, les remontées mécaniques et les hôteliers de la station se sont associés pour lancer les premiers championnats du monde des tout-petits, écrivent-ils dans un communiqué. Ces "Little Rockets World Championships" se terminent samedi avec la remise des prix, une cérémonie de clôture et une mini-disco.

L'événement vise à renforcer l'attractivité de la station pour les familles durant les vacances de Pâques, une période où les pistes sont souvent moins fréquentées. Selon les organisateurs, c'est le moment idéal pour skier avec de jeunes enfants, grâce aux températures douces et à l'affluence modérée. Le domaine skiable est ouvert jusqu'au 12 avril.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Lausanne

Un guide sur les 111 lieux à ne pas manquer autour du lac Léman

Publié

le

Un nouveau livre dédié à des adresses insolites autour du Léman vient de paraître aux éditions Emons (photo d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

De nombreuses adresses insolites de la région lémanique sont désormais regroupées dans le guide "111 lieux pour les familles autour du lac Léman à ne pas manquer". Le livre, signé Magalie Savoye, est disponible depuis jeudi en librairie.

L'ouvrage a été pensé comme un "guide destiné à l'évasion", où sont recensés conseils pratiques destinés aux sorties familiales. Il se présente comme une sorte de "boîte à idées pour ralentir, apprendre et s’amuser ensemble", résument les éditions Emons, éditeur de la collection "111 lieux".

Labyrinthe de maïs géant, villages féeriques, activités sportives, rencontres avec des espèces surprenantes et autres activités "kids friendly" jalonnent les 240 pages du guide. Des anecdotes, des photos et des cartes agrémentent aussi la lecture.

De quoi "redécouvrir le Léman autrement", résume l'autrice du livre, également fondatrice du site internet My Family Pass. Le guide "111 lieux pour les familles autour du lac Léman à ne pas manquer" est disponible actuellement au prix de 27,90 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

"On va arracher la vigne": le cri du cœur d'un vigneron

Publié

le

Entre baisse de la consommation mondiale et pressions sur les prix, certains vignerons sont contraints à l'arrachage. François Montet, président de la Fédération vigneronne vaudoise, livre un témoignage sans fard sur une profession à la croisée des chemins.(© LFM)

La consommation mondiale de vin a chuté de 12 % entre 2018 et 2024. Frappés par ce recul, les vignobles vaudois n’échappent pas à la disparition de certaines parcelles. En Lavaux, de gros tas de souches ont déjà remplacé les plantations. Pour certains viticulteurs, l’arrachage devient la seule solution face à la baisse de la demande. Sophie Vassutine s’est rendue dans un vignoble à Blonay. Reportage.

Reportage en Lavaux avec François Montet Par Sophie Vassutine

Sur les hauteurs de Blonay et les pentes du Lavaux, le bruit des sécateurs laisse parfois place à celui plus sourd de l'arrachage. François Montet, vigneron-encaveur et président de la Fédération vigneronne vaudoise, se trouve aujourd'hui dans une situation délicate sur certaines parcelles dont il est locataire. Le groupe Schenk, acteur majeur du secteur, a dénoncé ses contrats d'achat, laissant des hectares sans débouchés pour la récolte.

Un séisme économique pour le vignoble vaudois

Le retrait de gros acheteurs n'est pas anecdotique. Selon François Montet, le groupe Schenk représente environ 24% de la récolte vaudoise. «Là-dessus, ils vont dénoncer, entre non-reconduction des contrats de location et des contrats d’achat de raisin, ça représente 8% des 3800 hectares du canton, soit à peu près 300 hectares qui ne seront plus pris en charge».

«C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte»

Pour ces vignes, l'issue est souvent radicale. «C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte», explique le vigneron en désignant ses rangs. Une décision dictée par la rentabilité: sans acheteur garanti et avec des frais de culture constants, l'exploitation devient impossible.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par LFM - La Radio (@lfmlaradio)

Des aides au compte-gouttes

Face à cette crise, les mesures de soutien annoncées par le Canton et la Confédération peinent à convaincre sur le terrain. Les critères d'éligibilité excluent une grande partie des exploitants. François Montet pointe du doigt une complexité administrative décourageante: «Les vignerons doivent déjà être éligibles aux paiements directs. Ça veut dire que tous ceux qui n’ont pas de formation CFC, qui ne sont pas enregistrés, ou qui ont plus de 65 ans, ne sont pas éligibles».

De plus, l'arrachage subventionné impose des programmes de biodiversité coûteux qui peuvent parfois dépasser le montant de l'aide reçue. Dans certains cas, comme sur des pentes trop raides, ces programmes sont simplement inapplicables.

Quel avenir pour le patrimoine de l'UNESCO?

L'image de la Suisse romande est intimement liée à ses terrasses de vigne, mais ce décor est fragile. Si l'arrachage reste limité, l'impact paysager pourrait être contenu. Cependant, François Montet prévient: «Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO».

«Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO»

Le désarroi gagne une partie de la profession, coincée entre des accords de libre-échange facilitant les importations et un franc fort qui pénalise l'exportation. Malgré ce constat réaliste, la viticulture vaudoise a déjà connu des variations de surface par le passé. «La viticulture va survivre à ça, ce n'est pas la première fois que la surface diminue», tempère le président de la Fédération. L'enjeu réside désormais dans la promotion et la capacité du vignoble à s'adapter aux nouvelles habitudes de consommation.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

Continuer la lecture

Vaud

Le parc animalier de La Garenne veut attirer davantage de visiteurs

Publié

le

Le parc animalier La Garenne à Le Vaud (VD) souhaite attirer davantage de visiteurs et rétablir sa situation économique. Elle peut compter, depuis fin mars, sur la première naissance en 10 ans d'un bébé gypaète barbu (image d'archive). (© KEYSTONE/LAURENT DARBELLAY)

Presque en faillite en décembre dernier, le parc animalier de la Garenne sur la Côte se doit désormais d'innover pour attirer et maintenir son public. Depuis vendredi dernier, les visiteurs peuvent se parer d'audioguides pour en apprendre davantage sur les animaux du site.

Les personnes de passage à Le Vaud (VD) peuvent dorénavant choisir quelle capsule écouter parmi les 60 disponibles. Espérance de vie de l'animal, nombre d'enfants, représentation en 1800: les sujets ont été écrits par des naturalistes et permettent d'en savoir davantage sur l'animal vu et l'histoire de son espèce.

"C'est une offre en plus", explique à Keystone-ATS Guillaume Strobino, président de la fondation à but non lucratif qui gère le parc. "Les audioguides sont inclus dans le prix d'entrée et chacun a la possibilité de faire avec ou sans".

Loin d'être sortie de nulle part, la démarche vient d'une volonté de "redorer le blason" du site qui s'opère depuis quelque temps déjà. "Les visiteurs boudent la Garenne" depuis plusieurs années, relève le responsable.

"Tout doit tourner autour des familles"

Objectif: maintenir le nombre de 50'000 entrées par année et échapper à la faillite, frôlée en décembre. "On doit faire en sorte que ça fonctionne, augmenter la rentabilité sans augmenter les prix", affirme M. Strobino. Ceux-ci ont d'ailleurs tous été baissés, hormis le ticket d'entrée.

"On veut pouvoir offrir ce contact avec les animaux, la faune et la flore locale au plus grand nombre (...) Avant, il y avait une manière très scientifique de voir les choses, mais ce n'est pas ça qui va faire venir les familles. Tout doit tourner autour d'elles", souligne-t-il.

Et de rappeler que le parc, ancré dans la région depuis près de 60 ans, est moins un zoo qu'un centre de soins. Même si le public n'y a pas accès, c'est là que se déroule le coeur des activités du site. Actuellement, une centaine d'animaux - ou "patients" - y sont pris en charge, dont une huitantaine de hérissons.

Arrivée d'un bébé gypaète

Les missions du parc n'ont ainsi pas changé, selon Guillaume Strobino. Reproduction, réintroduction, préservation et éducation restent les mots d'ordre.

Dernier exemple en date: la naissance "rarissime" fin mars d'un gypaète barbu, espèce toujours fortement menacée. Un événement "exceptionnel arrivé à point nommé", selon le directeur du parc.

Il s'agit du "premier petit en dix ans, alors que La Garenne était le pionnier européen de la réintroduction de cette espèce". L'arrivée du bébé est d'autant plus "exceptionnelle" qu'il s'agit du premier enfant du couple et que la situation est généralement très compliquée. "Là, tout se passe bien, les gens sont contents, les soigneurs aussi", précise M. Strobino.

Pour voir la petite boule de plumes, il faudra toutefois attendre quelques semaines. Pour l'heure, seuls les soigneurs sont autorisés à lui rendre visite une fois par jour. Ses parents peuvent, eux, être aperçus de loin par les visiteurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Gémeaux

Mercure, votre Gouverneur, navigue dans les eaux floues des Poissons. Vous si logique et vif, vous pourriez vous sentir plus rêveur.

Les Sujets à la Une