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Vaud

Violences sexuelles: prise en charge étendue

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Dans le canton de Vaud, les victimes de violences sexuelles auront d'autres choix que le CHUV de Lausanne pour être prises en charge et obtenir le constat médico-légal nécessaire pour porter plainte (photo symbolique). (©Keystone/APA/HANS KLAUS TECHT)
Vaud renforce son aide aux victimes d'agressions sexuelles. Jusqu'ici, elles devaient se rendre au CHUV à Lausanne pour obtenir un constat médico-légal, document indispensable pour porter plainte. Elles pourront désormais se rendre dans cinq autres hôpitaux du canton.

Le constat du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) est clair: de trop nombreuses atteintes à l'intégrité sexuelle ne sont pas dénoncées aux autorités compétentes. Les raisons de ne pas signaler une agression sont multiples. L'accès le plus simple et rapide possible à un constat médico-légal est toutefois déterminant pour permettre aux victimes d'exercer leurs droits.

"Eviter le déplacement ou la nécessité de raconter plusieurs fois un récit douloureux à différents professionnels: ces améliorations peuvent dans certains cas faire la différence et encourager une dénonciation face à laquelle la victime était hésitante", a déclaré mardi devant la presse à l'Hôpital d'Yverdon-les-Bains (eHnv) la conseillère d'Etat vaudoise en charge de la santé Rebecca Ruiz.

En Suisse et dans le canton de Vaud, des études montrent que seules 8% environ des femmes agressées sexuellement dénoncent les faits à la police. En 2018, le canton a établi 89 constats médico-légaux, dont 47 sur demande de la victime, et 123 pour 2019, dont 75 sur demande de la victime, selon les chiffres de l'Etat de Vaud. Les 95% des cas concernent des femmes.

Gynécologue et médecin légiste

Concrètement, les cinq hôpitaux régionaux du canton proposeront aux victimes de violences sexuelles une prise en charge par un binôme formé d'un ou une gynécologue et d'un ou une médecin légiste, a expliqué la cheffe du DSAS. Outre les soins médicaux, ils assureront les constats des lésions et la rédaction d'un rapport médico-légal.

La nouveauté est que la victime sera accompagnée par la police à l'hôpital le plus proche de son domicile. Elle ne sera donc plus obligée de se déplacer au CHUV qui propose ce service spécialisé depuis mai 2018 à travers le Centre universitaire romand de médecine légale (CURML). Elle ne devra pas non plus répéter le récit du traumatisme subi.

Les médecins légistes du Ministère public vaudois, une dizaine, se rendront eux aussi au plus vite dans l'hôpital choisi par la victime. Le gynécologue sera issu de l'hôpital en question. Dans l'idéal, le constat devrait se faire dans les deux heures suivant l'agression, selon Tony Fracasso, responsable de l'Unité romande de médecine forensique du CHUV et des HUG.

Unique en Suisse romande

L'extension aux hôpitaux d'Yverdon, de Rennaz (Riviera-Chablais), de Payerne (HIB), de Morges et de Nyon, véritable décentralisation du dispositif, sera effective dès le 15 juillet pour les trois premiers et dès le 31 juillet pour les deux derniers. Les soins nécessaires et l'obtention d'un constat médico-légal seront possibles 24h/24h.

La prestation, unique en Suisse romande, est entièrement financée par l'Etat de Vaud, donc gratuite pour la victime. Actuellement, cela correspond à 42'000 francs par année, soit environ 600 francs par cas, a précisé Mme Ruiz.

Pour Julien Ombelli, directeur médical de l'hôpital d'Yverdon, ce renforcement du dispositif est un "soulagement". "Nous étions un peu démunis face à ce genre de cas, pas toujours assez professionnels même, car nous ne possédions pas les outils nécessaires, surtout pour la partie médecine légale".

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Lausanne

Lausanne: 150 personnes dénoncent le négoce des matières premières

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La coalition "Stop pillage" a réuni environ 150 personnes lundi soir à Lausanne. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Environ 150 personnes se sont réunies lundi soir à Lausanne pour manifester contre le sommet du négoce des matières premières. Le rassemblement s'est déroulé dans le calme.

Ce sommet international se tient chaque année dans la capitale vaudoise. Plus de 530 personnes, représentant notamment des entreprises de négoce et les milieux financiers, sont réunies jusqu'à mardi au Beau-Rivage Palace à Lausanne.

Et comme chaque année, la coalition "Stop pillage", regroupant différentes organisations, collectifs et individus, tient un contre-sommet. Celui dénonce "le pillage systématique des ressources du Sud Global."

La manifestation est partie vers 18h00 de la place du 14 juin et s'est terminée au bord du lac, place de la Navigation. "Non au sommet des pilleurs" ou encore "Luttons contre l'extractivisme et l'impérialisme", pouvait-on lire sur des banderoles. Le cortège s'est déroulé sans débordement, selon un journaliste de Keystone-ATS.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Un nouveau journal en ligne démarre mardi à Yverdon

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Tous les jeudis, Yverdon.express proposera des idées de sorties à son public, comme ici le festival des arts de rue "Castrum" en août 2024 (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

La région d'Yverdon-les-Bains compte un nouveau média. Baptisé Yverdon.express, il se veut un "laboratoire de journalisme local" et est conçu pour être consulté sur les téléphones mobiles. Le lancement aura lieu mardi et ouvrira une phase-test d'environ trois mois, pendant laquelle le média sera accessible librement.

"En tant que "petit nouveau", Yverdon.express se veut chaleureux, agile, concis, utile, à l'écoute de la communauté", indiquent ses concepteurs lundi dans un communiqué. Ils précisent que le projet est un "complément" à l'offre médiatique existante.

Concrètement, le média donnera trois rendez-vous hebdomadaires à son public, à savoir des actualités locales le mardi, des idées de sorties le jeudi, ainsi qu'un podcast avec des personnalités de la région le vendredi.

Une journaliste ainsi qu'une responsable des communautés porteront le projet sur le terrain. Elles auront pour cheffe d'édition l'ancienne rédactrice en cheffe de La Broye Hebdo à Payerne, Danièle Pittet. Le trio sera notamment épaulé par le journaliste Jean Abbiateci en tant que responsable éditorial et par l'entrepreneur et éditeur Tibère Adler.

Expansion espérée

Financièrement, le média est soutenu par le Fonds d'innovation pour le journalisme multimédia. Une association de soutien doit être créée prochainement pour "consolider la suite" après la phase-test.

Yverdon.express est le premier projet de la société Innomedia, créée à cette occasion, et dont la vocation est de développer de nouvelles solutions journalistiques et technologiques pour les médias locaux, précise le communiqué. Si le concept fonctionne, "l'idée est d'exporter ce modèle à d'autres villes", a déclaré à Keystone-ATS la journaliste et co-fondatrice du média, Olivia Schmidely.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Il perd la maîtrise de son véhicule et décède à Oron-la-Ville

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L'accident s'est déroulé dimanche vers 15h50 (illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Un Suisse de 74 ans a perdu la vie dimanche après avoir perdu la maîtrise de son véhicule à Oron-la-Ville (VD). Pour une raison encore inconnue, sa voiture a quitté la chaussée puis percuté les barrières du pont enjambant le ruisseau de la Longive avant de s'immobiliser sur le toit dans le cours d'eau.

Les faits se sont déroulés vers 15h50. "Le conducteur est resté incarcéré dans son véhicule", a indiqué la Police cantonale vaudoise lundi dans un communiqué. Malgré les premiers secours prodigués par les témoins puis par les sauveteurs, le malheureux, seul à bord, est décédé sur place. Une enquête a été ouverte.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Le SLO condamne les incidents survenus après sa demi-finale

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Certains supporters des Sauterelles s'en sont pris à leurs joueurs et aux infrastructures de la Pontaise, à la suite de leur élimination en demi-finale de la Coupe de Suisse samedi. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Stade Lausanne-Ouchy a réagi à la suite des incidents survenus après sa demi-finale de Coupe de Suisse. Dans un communiqué, le club vaudois dénonce le comportement de certains supporters de GC.

"Alors que cette rencontre devait être une fête du football, réunissant familles, enfants et passionnés, des comportements graves et inacceptables ont été constatés de la part de certains groupes de supporters du Grasshopper Club Zürich", déplore le SLO.

Les Stadistes confirment notamment "la mise en danger de spectateurs, des tentatives d'intrusion, des dégradations matérielles importantes, des bâches incendiées, des sièges brûlés et détruits, ainsi que des vols, notamment des caisses de buvettes.

Le Stade Lausanne-Ouchy condamne ces "agissements totalement inacceptables" et affirme que le club "collaborera pleinement avec les autorités compétentes afin que toute la lumière soit faite sur ces incidents, que les auteurs soient identifiés et que les responsabilités soient établies."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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