Culture
L'avenir au coeur de la 75e édition du Festival de Locarno
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La programmation de la 75e édition du Festival du Film de Locarno se penche, avec des dizaines de premières mondiales, sur la façon de "relever les défis qui se proposent à nous à l'avenir", selon les organisateurs. Ceux-ci l'ont dévoilée mercredi devant la presse.
Dix-sept films de onze pays, dont dix premières mondiales, seront projetés sur la Piazza Grande. La sélection de films de cette édition 2022 s'ouvrira le 3 août avec "Bullet Train" du réalisateur américain David Leitch. Cette production, dans laquelle le spectateur pourra voir entre autres Brad Pitt et Sandra Bullock, sera "un succès" selon le directeur artistique du festival Giona Nazzaro.
Le célèbre cinéma en plein air de Locarno, qui peut accueillir 8000 spectateurs, diffusera également la coproduction belgo-suisse "Last Dance" ou "Where the Crawdads Sing", adaptation cinématographique du roman à succès de Delia Owens, dont le titre en français est "Là où chantent les écrevisses".
En guise de film de clôture, le documentaire helvético-allemand "Alles über Martin Suter. Ausser die Wahrheit" sera présenté en première mondiale au public. Son auteur, le cinéaste André Schäfer donne ainsi vie aux romans de l'écrivain zurichois par le biais d'inserts fictionnels.
Oeuvres du monde entier
D'autres productions seront également présentées dans les sections de compétition. Dans le Corso internazionale, le public pourra découvrir "De Noche los Gatos Son Pardos" du réalisateur suisse Valentin Merz. Dans le Concorso Cineasti del presente, on trouve des oeuvres des Etats-Unis ("A Perfect Day for Caribou" de Jeff Rutherford), de Norvège ("Sister, What Grows Where Land Is Sick ?" de Franciska Eliassen) ou encore d'Ukraine ("How Is Katia ?" de Christina Tynkevych).
Les spectateurs pourront aussi découvrir, dans la section Pardi di domani, 40 autres premières mondiales dans différentes sous-catégories. Une série a par ailleurs été mise sur pied pour cette 75e édition.
Sous le titre "Postcards from the Future", onze personnalités renommées du cinéma international et national, dont le réalisateur suisse Fredi M. Murer, ont réalisé des courts métrages qui seront projetés chaque soir sur la Piazza Grande.
Programme basé sur l'avenir
Les nombreux films à l'affiche du Festival du film de Locarno mettent en avant des thèmes de notre époque, mais aussi les défis à relever en vue de l'avenir. Au-delà des projections classiques, le spectateur pourra aborder ces thématiques sous différentes formes. Par exemple le "24-Stunden-Talk", une discussion au long cours sur le rôle du cinéma à l'avenir, diffusée en streaming et organisée par l'Università della Svizzera italiana.
L'avenir est aussi au coeur des initiatives Pardo Verde WWF et Green Film Fund. Toutes deux visent à sensibiliser le public à l'action verte et à signaler l'engagement écologique du festival tessinois. Pour Marco Solari, président de la manifestation, le devoir de celle-ci est d'aider un tout petit peu" à faire du monde un endroit meilleur, aujourd'hui et à l'avenir.
Si la notion d'avenir occupe une place centrale dans cette édition 2022, le présent n'est pas laissé de côté. Les cinéphiles pourront notamment découvrir le film "Porlogos", la dernière ½uvre de Mantas Kvedaravičjus présentée en première mondiale. Un film poignant dans le contexte actuel sachant que le réalisateur lituanien a perdu la vie lors de la guerre contre l'Ukraine qu'il voulait documenter avec ses propres images.
Bonne santé financière
"Les contributions de sponsoring ont augmenté de 40% par rapport à 2019", a déclaré Raphaël Brunschwig, directeur opérationnel du festival à Berne. "L'arrivée de nouveaux partenariats de renom et le maintien des anciens sont un signe de confiance", a ajouté Marco Solari.
Néanmoins, si l'événement est plus fort qu'avant la pandémie, c'est aussi grâce à la "main protectrice de la politique" et à une "force intérieure incroyable", a expliqué M. Solari en parlant de l'équipe. "Il y a une volonté indomptable de défier toute concurrence et de conserver notre position de festival mondial".
Pour y arriver, la manifestation tessinoise mise notamment sur la confrontation avec des thèmes d'actualité comme la guerre en Europe, la démocratie en danger, mais aussi la mise en perspective, l'assimilation et la promotion de débats entre les représentants du monde du cinéma et le public. Il n'y a rien de mal à ce qu'un "soupçon de mélancolie plane sur le festif" en des temps comme ceux-ci a expliqué le président du festival.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Lausanne: le festival Booklovers revient pour une 3e édition
Le site muséal lausannois de Plateforme 10 accueille le week-end prochain la troisième édition de Boolovers, le premier festival romand dédié à la littérature pour jeunes adultes. Une figure phare, l'autrice française Morgane Moncomble, viendra présenter son dernier ouvrage "La révolte de la reine". Elle participera à plusieurs conférences et séances de dédicaces.
Le festival, organisé par Plateforme 10 et Payot Librairie, annonce une édition 2026 "plus ambitieuse", avec la présence d'une vingtaine d'autrices et d'influenceuses qui marquent l'actualité du genre. Parmi les invitées figurent l'Ecossaise Estelle Maskame et les Françaises Delinda Dane et Dahlia Blake.
Des conférences aborderont les évolutions de la littérature pour jeunes adultes ainsi que les enjeux sociétaux actuels. Une table ronde sera consacrée aux représentations des identités trans.
Le festival entièrement gratuit propose aussi des séances de dédicaces, des masterclasses et des ateliers créatifs, notamment de calligraphie, d'écriture de fanfiction et de jaspage (décoration de la tranche des pages d'un livre). Une librairie éphémère, un défilé cosplay, un spectacle d'improvisation et des expériences de réalité virtuelle complètent le programme.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Musée romain de Lausanne-Vidy: de l'Antiquité aux mangas japonais
Le Musée romain de Lausanne-Vidy propose un voyage au pays du Soleil-Levant. Intitulée "Kodai", sa nouvelle exposition temporaire part à la découverte de la pop culture japonaise et de l'une de ses sources d'inspiration, l'Antiquité gréco-romaine. A découvrir jusqu'au 24 janvier 2027.
De la fascination des élites nippones du 19e siècle pour la Grèce antique à l'influence actuelle du manga et de l'animation japonaise sur les artistes francophones, en passant par la déferlante en Europe du media mix des années 80, l'exposition témoigne d'un dialogue inattendu entre deux cultures, expliquent ses responsables.
"Deux cultures que rien ne prédisposait à se croiser, mais dont la rencontre a donné naissance à un univers foisonnant, en perpétuelle réinvention. Outre la créativité des artistes japonais et la qualité de leurs oeuvres, 'Kodai' met en lumière la force de l'Antiquité et de ses représentations, foyer d'imaginaire, au-delà des mers et à travers le temps", écrivent-ils dans leur dossier de presse.
Dialogue présent-passé
Pour créer cette exposition, le Musée romain de Lausanne-Vidy s'est entouré de Matthieu Pellet. Maître d'enseignement et de recherche à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Lausanne (UNIL), cet universitaire est un grand connaisseur de pop culture, comme du Japon.
Plus de 200 objets emblématiques de cette pop culture japonaise (manga, bande dessinée, animé ou encore jeu vidéo) dialoguent avec des objets archéologiques provenant de musées suisses. Parmi eux, le Musée cantonal d'archéologie et d'histoire ou le Musée romain d'Avenches.
Grâce à une scénographie immersive, le public est invité à plonger dans l'intimité du bureau d'un intellectuel japonais du début du 20e siècle, puis à traverser une rue japonaise en pleine effervescence ou encore à goûter à l'ambiance studieuse d'un magasin de mangas.
Suivre l'héroïne Nova
Un parcours a été spécialement conçu pour le jeune public, grâce à une héroïne de bande dessinée imaginée pour l'occasion et prénommée Nova. Cette dernière accompagne les plus jeunes tout au long de leur visite et leur fait découvrir l'exposition à travers des jeux et postes crées uniquement pour eux, souligne le musée lausannois.
"Cette exposition est née d'une curiosité d'enfant. Celle d'une petite fille des années 80 qui, devenue directrice d'un Musée romain, s'est demandé pourquoi tant de héros japonais de son enfance étaient liés à l'Antiquité gréco-romaine, des Chevaliers du Zodiaque à Sailor Moon en passant par Ulysse 31", relève Karine Meylan, directrice de l'institution, citée dans un communiqué.
Un programme culturel accompagne "Kodai": atelier de dessin pour jouer au mangaka, soirée jeux vidéo, conférences, théâtre et cinéma.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Les oeuvres d'Eric Alibert sur l'Arve au Musée de Carouge (GE)
L'Arve et ses berges dans les oeuvres du peintre franco-suisse Eric Alibert seront au centre de la nouvelle exposition du Musée de Carouge (GE). Du 4 juin au 9 août, le public pourra observer ce dialogue avec la nature sur papiers japonais.
"Nous sommes la nature !", affirme notamment l'artiste qui a peint plusieurs animaux. Les badauds pourront voir cinq salles qui font le lien entre l'être humain et celle-ci.
La rivière, les langages non humains, la nature qui se cache ou encore la conscience écologique constituent les différentes composantes au menu.
Une exposition complémentaire d'une vingtaine de panneaux aura aussi lieu du 5 juin au 11 août aux Bains des Pâquis. Les professions liées à la rivière, ses infrastructures ou encore ses animaux seront au centre d'une approche plus historique de l'Arve.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Décès du sociologue français Edgar Morin, "braconnier du savoir"
Le sociologue et philosophe Edgar Morin est mort vendredi à l'âge de 104 ans, a appris l'AFP samedi auprès de son épouse. Celui qui se considérait comme un "braconnier du savoir" était une figure majeure de la vie intellectuelle française.
Géant de la pensée marqué politiquement à gauche, il était l'auteur d'une oeuvre très diverse, connue bien au-delà de la France, à contre-courant de la sociologie traditionnelle et se présentant comme une réflexion sur l'Homme à partir des données de la science.
"Jusqu'à ses derniers jours, Edgar Morin est demeuré attentif au monde, aux autres, et aux grands enjeux humains qui ont nourri sa pensée", a indiqué son épouse, Sabah Abouessalam Morin, dans un communiqué transmis à l'AFP.
"Aujourd'hui, le vide qu'il laisse est immense. Mais son courage, sa fidélité aux êtres et aux idées, son exigence morale et son espérance continuent de nous accompagner", a-t-elle ajouté.
Malgré son grand âge, Edgar Morin était toujours présent et écouté dans le débat intellectuel. Car ses réflexions sur le changement de nos modes de vie, alors que s'accélère la mondialisation, disent beaucoup sur notre époque.
Briser les frontières
Docteur honoris causa de 38 universités étrangères, dont celle de Genève, il a écrit une quarantaine d'ouvrages, largement traduits.
L'originalité de ce juif laïque a été de refuser la parcellisation de la connaissance, au profit d'une vision culturelle et scientifique pluridisciplinaire. A la fois historien, philosophe et scientifique, il a tenté de briser les frontières entre les disciplines.
Dans le cinquième volume de son maître-livre, qui en compte six, "La Méthode", il écrivait: "Plus nous connaissons l'humain, moins nous le comprenons. Les dissociations entre disciplines le fragmentent, le vident de vie, de chair, de complexité et certaines sciences réputées humaines vidangent même la notion d'homme".
Edgar Nahoum était né enfant unique le 8 juillet 1921 à Paris, dans une famille juive originaire de Salonique en Grèce, émigrée à Paris. En 1941, il rejoint le Parti communiste et entre dans la Résistance sous le pseudonyme de Morin.
Il frappe les esprits en publiant en 1959 "Autocritique", qui relate son exclusion du PCF, dont il a été un des cadres, et ses propres aveuglements face au stalinisme. Il est aussi à cette époque l'un des fondateurs du comité des intellectuels contre la guerre d'Algérie.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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